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La France va renforcer son soutien au GIEC, confirme Nicolas Hulot

Gouvernance  |    |  Agnès SinaïActu-Environnement.com

'Il y a un décalage entre les objectifs et la réalité des trajectoires actuelles. Nos chances sont de plus en plus réduites car la fenêtre d'opportunité est de plus en plus courte. Cela doit renforcer notre détermination. Le mérite de la COP 23 est de se mettre en ordre de marche pour que la COP 24 puisse permettre sans attendre à certains Etats de mettre sur la table de nouvelles ambitions. La nature ne s'accommodera pas de notre lenteur'', a déclaré hier Nicolas Hulot lors d'une conférence de presse à la COP 23.

Loi sur les hydrocarbures, proposition d'Emmanuel Macron de rehausser le prix de la tonne du CO2 à 30€ sur le marché carbone européen, sortie du charbon, voitures électriques généralisées à l'horizon 2040, mobilisation des collectivités sont les éléments de ''l'ambition'' française sur le front climatique. Lors du One Planet Summit qui se tiendra à Paris le 12 décembre à l'initiative du président de la République, des fonds supplémentaires seront récoltés pour abonder le Fonds vert pour le climat qui, en 2020, doit atteindre la jauge de 100 milliards de dollars (contre 10 Mds actuellement).

Le ministre a également annoncé le lancement de "Mon projet pour la planète", en partenariat avec l'Ademe et l'Agence Française pour la Biodiversité (AFB). Ce projet de mobilisation de la société civile, financé à hauteur de 3 millions d'euros, s'inscrit dans le Plan Climat et invite les citoyens à proposer des projets dans les domaines de l'énergie, de l'économie circulaire et de la biodiversité. Les projets seront présélectionnés par un jury, auquel tout citoyen peut se porter candidat pour être membre. Les projets retenus seront ensuite soumis au vote des internautes.

Confirmation des positions du ministre sur le nucléaire

Sur le nucléaire, Nicolas Hulot a corroboré ses prises de positions antérieures : ''On passe d'une situation figée à une dynamique qui va nous mener de manière rationnelle vers un premier étage de 50% de nucléaire dans le mix'' dans un délai ''réaliste'' et non selon les échéances fixées par la loi de transition énergétique. ''Sauf à envisager la réouverture des centrales thermiques, cet objectif n'était pas tenable''.

Parmi les annonces du gouvernement français, la plus concrète est l'annonce de la participation renforcée de la France au soutien du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), dans le cadre de l'initiative ''Science, come to France'' qui vise à accueillir des chercheurs américains. ''Le président du GIEC a retrouvé le sourire, ces derniers mois il a passé plus de temps à stabiliser son économie qu'à faire son travail. Le GIEC a très peu de moyens''.

Le retrait des financements américains menace l'organe de référence mondiale en matière de climat d'un trou budgétaire de deux millions de dollars sur un budget total annuel de cinq millions. La France propose d'accueillir la 47ème session plénière du GIEC au printemps 2018 qui ouvrira le 6ème rapport d'évaluation. Une étape importante pour les négociations climatiques, puisque le GIEC présentera l'année prochaine un rapport très attendu sur les trajectoires vers un monde à +1,5°C.

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