Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

France énergie éoliennne défend la mise en place d'un tarif d'achat évolué

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Alors que les mesures de soutien aux énergies renouvelables devraient évoluer, avec une disparition ou une évolution du tarif d'achat, France énergie éolienne (FEE) s'inquiète des effets de ces évolutions sur le marché de l'éolien. Très fragilisé par les bouleversements réglementaires de ces dernières années, ce secteur connaît aujourd'hui un léger rebond. "Les carnets de commande se remplissent", confirme Jean-Pierre Gorgé, président de FrancEole, fabricant de mâts d'éoliennes. Les mesures de simplification inscrites dans la loi Brottes ont permis de donner un nouveau souffle à l'éolien terrestre.

Cependant, la filière reste prudente et attend les conclusions de la consultation sur la remise à plat des mécanismes de soutien aux EnR. Quel sort sera-t-il fait au tarif d'achat ? FEE défend une évolution du tarif d'achat, avec une diminution du tarif compensée par un allongement de la durée du contrat d'achat et une variabilité du niveau de rémunération en fonction de la production annuelle. Quant aux parcs dont le contrat d'achat s'achève, FEE propose la mise en place d'un mécanisme de plafonnement du prix de l'électricité en échange d'un prix minimum.

Le secteur éolien est également suspendu à la décision du Conseil d'Etat, qui pourrait considérer le tarif d'achat éolien comme une aide d'Etat illégale. Saisie par la haute juridiction française, la Cour de justice européenne a, fin décembre 2013, remis en cause ce mécanisme de soutien. Le Conseil d'Etat pourrait donc rapidement annuler ce tarif d'achat. Or, un nouveau projet d'arrêté (20300), transmis à la Commission en octobre dernier, est toujours "bloqué au niveau européen", indique Frédéric Lanoë, président de FEE.

Réactions2 réactions à cet article

 

Laissons la parole à M;Mestrallet GDF SUEZ, N°1 de l'éolien en France:
"Nous demandons la réduction des subventions pour les technologies renouvelables matures comme l' éolien et le solaire.
Le commissaire européen à la Concurrence, Joaquim Almunia, étudie actuellement le système de soutien aux énergies renouvelables dans le cadre de sa responsabilité sur les aides d'Etat.
La fin des obligations de rachat des énergies vertes à prix fixe pendant 15 à 20 ans- à l'origine d'une explosion des coûts_ est clairement sur la table.
On pourrait s'orienter sur un shéma beaucoup plus adapté à la réalité avec une subvention fixe qui conduit les investisseurs à gagner plus si les prix sont élevés et moins si le marché est bas. En attendant notre position est connue: nous demandons la réduction des subventions pour les technologies renouvelables matures comme le solaire et l'éolien, et leur maintien pour les énergies de demain, comme l'éolien en mer par exemple, qui doivent être aidées pour se développer."
Il faudra aussi penser au remboursement des revenus indus...

Louise | 21 mars 2014 à 11h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Pourquoi les industriels de l'éolien auraient-ils plus besoin d'être aidé que d'autres industriels qui se battent tous les jours sur un marché concurrentiel. Ils faut que ces derniers innovent, investissent,trouvent de nouveaux clients, se remettent en cause en permanence et sans aucune garantie de lendemains radieux. Je proposerai aux marchands d'éoliennes un cadre simple et pérenne: faites votre métier sans rien demander à quiconque et vous n'aurez plus à trembler à chaque remise en cause de l'une ou l'autre des politiques vous concernant. Démarchez directement une clientèle volontaire pour acheter votre production à votre prix sans chercher à imposer un prix fort à tous. Et quand à force d'effort et d'imagination vos coûts seront compétitifs, alors vous pourrez conquérir le monde sans avoir à vous justifier.
Une électricité moins chère qu'aujourd'hui, j'achète. Des éoliennes qui augmentent le prix de l'électricité, je n'en veux pas.
Quant à M Mestrallet, il est candidat (avec des turbines Areva, celui qui fait les centrales nucléaires) à un appel d'offre pour construire des usines électriques à vent sur nos côtes. Son offre de prix est cinq fois supérieure au prix du marché, on peut comprendre qu'il essaye de se justifier, car le filon est juteux.

ITC78 | 24 mars 2014 à 23h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager