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François Fillon, candidat Les Républicains à la présidentielle

Gouvernance  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com

Si aucun des deux candidats à la primaire des Républicains n'a prononcé les mots "environnement" ou "climat" durant leur débat télévisé du 24 novembre, chacun a abordé ces questions dans son programme.

Gagnant du second tour le 27 novembre, François Fillon a récemment inséré un volet "Environnement et transition énergétique" dans sa plateforme. Le candidat des Républicains estime que la position du parti socialiste et ses alliés, qui entend faire passer la part du nucléaire à 50% dans le mix énergétique d'ici à 2025, "est un choix dogmatique, intenable et contraire à l'intérêt général". Il propose de prolonger la durée d'exploitation des réacteurs de 40 à 60 ans et de stopper la fermeture de la centrale de Fessenheim (Alsace). La filière nucléaire, présentée comme le fleuron de l'industrie française représentant "220.000 emplois", selon M. Fillon, sera "consolidée" par le soutien de l'Etat.

Le nucléaire revient en grâce

La décarbonation est le maître mot : prix plancher à 30 € des quotas de CO2 sur le marché carbone européen, "négocié en parallèle avec la Chine, les Etats-Unis et d'autres pays" pour éviter des distorsions de concurrence, arbitrage en faveur des énergies "décarbonées", nucléaire au premier chef, mais aussi énergies renouvelables, qui n'auront cependant pas vocation à atteindre des objectifs fixés.

Le soutien public aux énergies renouvelables via les tarifs de rachat est présenté par M. Fillon comme plus coûteux que les "55 milliards d'euros" nécessaires au grand carénage des réacteurs nucléaires. Le candidat des Républicains propose de mettre fin "progressivement" à la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), mécanisme de soutien aux énergies renouvelables.

Sur le cadre général des politiques, M. Fillon entend réorganiser l'essentiel des compétences en matière environnementale : retrait "assumé" de l'Etat, suppression des outils de planification qui "pullulent", tels que les Plans climat-énergie territoriaux, remplacés par des schémas "prescriptifs" lorsqu'ils seront "nécessaires". L'ouverture à la concurrence des secteurs des transports et de l'énergie sera accélérée dans le cadre de politiques décentralisées.

Jugé "idéologique", le principe de précaution, inscrit dans la Constitution par Jacques Chirac en 2005, sera transformé en un "principe responsabilité".

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