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Nucléaire : l'AIEA adopte un plan d'action de sûreté volontaire

A l'issue de sa conférence générale, l'AIEA a adopté un plan d'action post-Fukushima, applicable sur la base du volontariat. Elle a par ailleurs présenté un scénario 2030 qui, bien que revu à la baisse, anticipe une augmentation des capacités.

Energie  |    |  Philippe Collet  |  Actu-Environnement.com
   
Nucléaire : l'AIEA adopte un plan d'action de sûreté volontaire
Yukiya Amano, le directeur de l'AIEA, lors de la conférence générale
© AIEA
   

Un plan d'action visant à renforcer la sûreté des centrales nucléaires après la catastrophe de Fukushima a été adopté jeudi 22 septembre 2011 à Vienne (Autriche) où se tient la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Avec son adoption officielle par les représentants des 151 Etats membres de l'AIEA, le plan d'action pour la sûreté nucléaire négocié la semaine dernière par les 35 pays représentés au conseil des gouverneurs de l'Agence, entre en vigueur.

Un plan d'action volontaire

Le plan d'action prévoit douze mesures visant à améliorer la sûreté des installations nucléaires. Des actions applicables sur une "base volontaire", insiste à plusieurs reprises le document.

Le caractère non contraignant des mesures adoptées concerne le financement du plan lui-même, la création d'équipes nationales d'intervention d'urgence et la réalisation d'audits sous l'égide de l'AIEA visant la sûreté des installations nucléaires, la culture de sûreté, l'indépendance et les ressources des autorités de régulation.

Selon l'AFP, la Chine et les Etats-Unis figureraient au premier rang des Etats s'étant opposés à des mesures contraignantes et applicables à 10 % de 433 réacteurs en service dans le monde, et en particulier les plus anciens. A l'opposé, l'Allemagne et la Suisse ont critiqué les reculs enregistrés lors de la négociation du plan d'action.

"Certains disent « oui, mais c'est sur une base volontaire » : d'accord, mais, de toute façon, qui allait imposer à un Etat qui ne l'aurait pas voulu", a répondu le ministre de l'Energie français, Eric Besson, rappelant qu'"en Europe, nous l'avions bien fait tous sur une base volontaire aussi".

Projections revues à la baisse

Par ailleurs, tenant compte de la catastrophe de Fukushima (Japon), l'Agence a fait état d'une légère révision à la baisse des projections pour 2030.

La projection basse évalue à 501 gigawatts (GW) la puissance des réacteurs en activité en 2030, contre une capacité installée de 367 GW actuellement. Avec cette hausse d'un peu moins de 150 GW en vingt ans, soit quelque 90 nouveaux réacteurs, l'AIEA abaisse de 8 % son estimation basse précédente.

Quant à l'estimation la plus optimiste, elle est réduite de 7 % par rapport à la précédente et elle s'établit à 746 GW. Le nombre des nouveaux réacteurs construits au cours des deux prochaines décennies s'élèverait alors à environ 350 unités.

Grande incertitude en Europe

S'agissant des perspectives régionales, l'AIEA juge que "la plupart de la croissance" viendra des pays possédant déjà des réacteurs. L'Agence anticipe "la plus forte croissance" en Extrême-Orient, avec un passage de 80 GW aujourd'hui à des capacités comprises entre180 et 255 GW en 2030, soit une légère révision à la baisse des projections précédentes (une baisse de 17 et 12 GW respectivement).

L'Europe de l'Ouest présente le plus grand écart entre le bas et le haut de la fourchette. La prévision la plus conservative prévoit une baisse des capacités installées d'ici 2030. Elles passeraient alors à 83 GW contre 123 GW aujourd'hui. Quant au haut de la fourchette, il anticipe une puissance installée de 141 GW soit quasiment une division par deux de la hausse (18 GW de hausse dans le scénario 2011, contre une hausse attendue à 35 GW dans le scénario 2010).

Enfin, l'Amérique du Nord, qui compte actuellement 114 GW de puissance installée, compterait entre 111 et 149 GW selon les scénarios de l'AIEA.

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