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Gaz de schiste : le rapport Montebourg refait surface

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le 6 avril, Le Figaro a publié le rapport relatif à la fracturation à l'heptafluoropropane, rédigé fin 2013 à la demande d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif. "Enterré par Hollande", le document détaille "comment la France pourrait bénéficier en termes de croissance, d'emplois, de compétitivité industrielle et d'indépendance énergétique" du déploiement de cette variante de la fracturation hydraulique classique. En janvier 2014, Le Canard Enchaîné avait déjà expliqué qu'Arnaud Montebourg s'apprêtait à publier ce rapport après les élections municipales de mars 2014.

En réaction, Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a d'abord expliqué sur les réseaux sociaux qu'"[il n'y a] rien à cacher. Les gaz de schiste ne sont plus d'actualité", ajoutant qu'"[elle] refuse toutes demandes d'autorisation de forages pour gaz de schiste malgré la pression de lobbies canadiens".

120.000 à 225.000 emplois créés

Dans un second temps, un communiqué de presse du ministère de l'Ecologie a répondu aux principaux arguments du rapport. L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels générerait de 3 à 10 milliards d'euros de revenus par an, créerait de 120.000 à 225.000 emplois et apporterait un gain de +0,9 à +1,7 point de croissance chaque année ? Au contraire, "relancer le débat sur les gaz de schiste pourrait déstabiliser l'effet de relance économique créé par la transition énergétique", rétorque Roquelaure, appelant à "de la stabilité et de la cohérence dans les priorités, pour que les investissements montent en puissance".

Par ailleurs, outre le fait que la technique "n'est pas mature et sans retour d'expérience", le ministère de l'Ecologie souligne que "l'heptafluoropropane [est] une molécule dont le potentiel de réchauffement climatique est 3.000 fois celui du CO2 [et,] en cas de fuite, l'effet sur le climat serait catastrophique".

Enfin, comme l'avaient souligné les experts auditionnés par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), le ministère de l'Ecologie rappelle que "le principe reste toujours la fracturation de la roche-mère, l'eau [étant] remplacée par de l'heptafluoropropane".

Pour rappel, la technique de fracturation au propane avait été présentée en avril 2013 par John Trash, directeur général de EcorpStim, l'entreprise qui développe la technique, à l'occasion de l'audition publique tenue par l'Opecst dans le cadre de la préparation de son rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels.

Réactions1 réaction à cet article

 

On a pourtant pas besoin d'être agrégé en chimie pour comprendre que remplacer de l'eau par une molécule d'alcane additionnée de 7 atomes de fluor, est forcément infiniment dangereux pour le climat...
Ne serait-ce que par analogie avec les trop célèbres CFC & HFC, également des hydrocarbures fluorés, qu'on a arrêtés de produire mais qui se baladent encore tranquillement au dessus de notre troposphère pour de nombreuses années.
A ce stade on ne sait plus si c'est de l'ignorance ou de l'inconséquence...

Philippe | 08 avril 2015 à 10h48
 
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