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Géothermie de surface : le gouvernement prépare un plan, avec l'aide du nouveau collectif France Géoénergie

Energie  |    |  Félix Gouty

À l'occasion du Salon des maires et des collectivités locales, ce mardi 22 novembre à Paris, l'Association française des professionnels de la géothermie (AFPG), le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), Equans, filiale du groupe Bouygues, et Celsius Energy, filiale de la société SLB, ont engagé une dizaine d'acteurs privés et publics à rejoindre un nouveau collectif : France Géoénergie. Pour Cindy Demichel, présidente de Celsius Energy, ce collectif « a pour vocation à faire converger les enjeux des territoires avec ceux de la géothermie de surface, en lien étroit avec les usagers ». Il rassemble aussi bien l'Agence de la transition écologique (Ademe), la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) et le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) que des entreprises comme Bouygues Immobilier, Vinci Construction, Engie Solutions ou encore le promoteur immobilier, Nexity.

À peine né, France Géoénergie devrait déjà jouer un rôle-clé dans l'effort actuel de planification énergétique lancé par le gouvernement. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a en effet annoncé qu'un « grand plan sur la géothermie », destiné à accélérer le déploiement de la géothermie de surface et la structuration de la filière, sera dévoilé « dans les prochains jours ». Celui-ci aura pour objectif « d'évaluer le potentiel de la géothermie » et la place qu'elle peut prendre au sein de la prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), bientôt débattue au Parlement.

Ce « plan » semble répondre à la proposition, formulée en octobre dernier par le Haut-Commissariat au plan, de favoriser l'investissement et le développement de la formation autour de cette « source d'énergie sous-exploitée, inépuisable et sûre ». Il s'appuiera, par ailleurs, sur une cartographie des gisements géothermiques nationaux. En cours d'élaboration par le Cerema et le BRGM, cette dernière devrait être rendue disponible « dans le courant de l'année 2023 ». Selon le BRGM, 97 % des sols français devraient être éligibles à des opérations de géothermie de surface (entre 1 et 200 mètres de profondeur) et ainsi permettre de produire l'équivalent de 100 térawattheures (TWh) de réseaux de chaleur d'ici à 2040 (pour seulement 4,7 TWh à l'heure actuelle). À noter que le collectif ne mise pas sur la géothermie profonde, dont la réputation a été ternie par les opérations réalisées dans le Bas-Rhin.

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