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Glyphosate : des études scientifiques accablantes ont été rejetées sans raison valable selon les ONG

Risques  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

Pourquoi les études scientifiques démontrant la dangerosité du glyphosate n'ont-elles pas été prises en compte dans le processus d'évaluation de cet herbicide ? C'est à cette question que les ONG Générations Futures et PAN Europe ont voulu répondre. Elles ont ainsi fait appel à un consultant pour éplucher le rapport d'évaluation des risques du glyphosate et identifier les raisons évoquées pour évincer ces études.

Ce rapport est rédigé par les agences européennes lors des procédures d'autorisation de mise sur le marché. Selon l'analyse des ONG, celui du glyphosate ne contiendrait que 51% des études universitaires publiées qui devraient s'y trouver soit 76 études. Seules 24 d'entre elles ont été discutées scientifiquement parlant. Les autres ont été rejetées pour des raisons très diverses : 49 motifs différents sont évoqués. "Utilisation contestable de données de contrôle historique, déclassement arbitraire quasi systématique des études ne suivant pas les lignes directrices et les bonnes pratiques de laboratoire, non prise en compte des effets sur certains organes, non prise en compte des études ne montrant pas une relation dose/effet…", citent les ONG jugeant ces motifs "très contestables scientifiquement".

Les ONG dénoncent une nouvelle fois la procédure d'évaluation de la substance en estimant qu'elle "n'a pas été faite de manière satisfaisante et qu'[elle] ne devrait donc pas être autorisé[e] à nouveau", déclare François Veillerette, directeur de Générations Futures. Les deux associations espèrent mettre la pression sur le gouvernement français pour qu'il prenne ces éléments en compte lors du prochain vote prévu le 9 novembre prochain. Les Etats membres doivent une nouvelle fois se prononcer sur le renouvellement de l'herbicide. La Commission européen pourrait proposer une ré-autorisation pour cinq ans.

Réactions2 réactions à cet article

 

Veillerette parle surement de l ' étude de Séralini !!! Et il oubli de dire que toutes les principales agences d ' études des risques sauf le CIRC note le glyphosate sans risque …
L ' avis du CIRC est de plus en plus fragile au vu des révélations qui commencent à se réveler sur son manque de transparence et les liens de certains responsables avec les associations anti glyphosate et les manipulations sur l' avis émis .

balxha | 06 novembre 2017 à 23h48
 
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Sans compter les intérêts de pools d'avocats spécialistes des class-actions et de certaines infiltrations dans l'IARC.

Albatros | 07 novembre 2017 à 12h18
 
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