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Actu-Environnement

Golfe de Gascogne : la pêche bientôt interdite sur les hauts-fonds du plateau de Rochebonne

Biodiversité  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

La ministre de la Mer, Annick Girardin, a annoncé le 26 avril dans un communiqué la création par arrêté d'une zone de cantonnement sur le plateau de Rochebonne situé à 35 milles nautiques au large de l'île de Ré dans le golfe de Gascogne.

Le futur arrêté devrait interdire l'exercice de la pêche, professionnelle comme de loisir, pendant dix ans sur une surface de 42 km2 dans l'objectif de repeupler les fonds marins. « Cette zone de cantonnement permettra la préservation de ce site emblématique caractérisé par des valeurs écologique, halieutique et patrimoniale fortes », annonce la ministre qui indique répondre ainsi à une demande des pêcheurs. Un suivi scientifique sera également mis en place.

Le plateau de Rochebonne est un site Natura 2000 marin. Il a été classé en site d'importance communautaire en raison de la présence du marsouin commun et du grand dauphin, ainsi que pour ses habitats constitués de récifs. En décembre 2019, la préfète de Nouvelle-Aquitaine avait annoncé la fin de la pêche au chalut pélagique sur le plateau suite à de très fortes mortalités de cétacés et aux menaces sur les zones de nourricerie et de reproduction du bar. Elle avait aussi lancé les concertations sur la constitution d'une zone de protection forte sur le plateau, évoquant la création d'une réserve naturelle. Une option finalement écartée au profit d'une simple zone de cantonnement.

Réactions5 réactions à cet article

 

Si l'on pouvait étendre cette interdiction sur le plateau continental jusqu'à l'embouchure de l'Adour, on pourrait peut-être sauver, outre les espèces marines et les cétacés, tous les grands migrateurs en danger d'extinction : aloses, saumons, lamproies, qui sont pillés sans vergogne par tous les professionnels et les faux amateurs avant d'atteindre les rivières où ils se reproduisent normalement.

petite bête | 28 avril 2021 à 10h57
 
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Partout où ont été créés des parcs marins, à la protection forte, les professionnels de la mer, après avoir crié bien souvent à la dictature verte (ça défoule et ça créé une communauté soudée un moment, permettant d'oublier un temps les petites rivalités et pour certains d'assoir leur leadership...), ont constaté que leurs prises augmentaient quantitativement et qualitativement après quelques années en périphérie de ces zones. L'effet réserve, bien connu à terre, fonctionne aussi en milieu marin.
Mais las, ce gouvernement petit bras sur les questions concrètes d'environnement a préféré une mesurette réduite dans le temps qu'une pérenne et réellement efficace. Certes, c'est mieux que rien, nos dirigeants savent se contenter du verre à moitié plein. Mais ce n'est pas avec des demi mesures qu'on pourra freiner efficacement le déclin de la biodiversité qui, rappelons-le utilement, est notre véritable assurance vie.

Pégase | 28 avril 2021 à 12h23
 
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je pense que c'est une bonne mesure. Mais que deviennent les homards achetés en Angleterre immergés devant le phare des Baleines.
Avant guerre un repeuplement de homards le long de l'île de Ré avait été tenté. Touristes et pêcheurs ont tout détruit...
Comment éviter qu'à chaque grande marée, les gros mangeurs de fruits de mer ne viennent piller l'estran, tout cela pour faire une bonne bouffe.

jean HESBERT | 28 avril 2021 à 12h33
 
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Dommage, on devrait pouvoir y implanter des éoliennes... et aussi tout y interdire, pour faire bonne mesure "gros bras".

Albatros | 28 avril 2021 à 13h18
 
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Tout ce qui peut réduire la pêche au chalut (dit pèche arrière) ne peut être que bénéfique à la reproduction des poissons, il faudrait arriver à que ne reste plus que lignards et caseyeurs à travailler pour la marée.
Et puis plus belle marchandise se gardant mieux donc vendue plus chère, tout le monde est gagnant.

pemmore | 28 avril 2021 à 13h37
 
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