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Actu-Environnement

Le gouvernement veut structurer la filière française du vélo

Transport  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Le 30 septembre, le gouvernement a confié une mission parlementaire à Guillaume Gouffier-Cha, député LREM du Val-de-Marne, « afin de développer une réelle industrie du vélo en France ». Durant trois mois, le député sera chargé de « faire un état des lieux des forces et faiblesses de l'industrie du cycle en France, et de faire des propositions pour développer la relocalisation sur le territoire national », ont précisé les ministères de la Transition écologique et de l'Économie dans un communiqué. L'objectif est que la filière dépende moins des importations, notamment de certaines pièces provenant d'Asie.

« L'avenir du vélo passe par la structuration d'une filière industrielle forte en France », a déclaré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique sur Twitter. « Bon pour l'environnement et la santé, le vélo présente aussi de belles perspectives économiques pour notre pays et nos territoires », a souligné Guillaume Gouffier-Cha. Le nombre d'emplois de la filière pourrait passer de 78 000 aujourd'hui jusqu'à 270 000 en 2030, estiment les ministères.

Mi-septembre, Barbara Pompili et le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari ont dressé un bilan des trois ans de mise en œuvre du plan national en faveur du vélo. Les pistes cyclables se sont allongées d'un tiers. Et d'ici la fin du quinquennat, le gouvernement aura investi 850 millions d'euros pour développer la pratique.

Réactions4 réactions à cet article

 

Les pouvoirs publics, au niveau national comme local, n'ont-ils pas surinvesti pour développer une demande au profit de l'importation et en pratique contribué à renforcer des entreprises asiatiques - plutôt que stimuler une offre industrielle nationale. Maintenant que le renard est dans le poulailler....

Alpes64 | 04 octobre 2021 à 13h02
 
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Chez mon marchand de vélos, en quête d'un modèle "musculaire" (eh oui, j'abhorre le vélo électrique), le vendeur m'annonce ne pas pouvoir m'en vendre un avant avril 2022 !!!
Par contre, tout plein de bécanes électriques à fourguer aux écolos...

Albatros | 04 octobre 2021 à 15h14
 
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Pour compléter cet article, je joins ci dessous d'autres extraits de cette intervention, que j'ai pû lire sur d'autres médias.

- "Ce travail est dense. Il ne va pas consister à créer un vélo industriel made in France, mais à étudier l'ensemble des leviers qui permettront de faire bénéficier aux entreprises françaises de cette économie en forte progression".
- "On ne va pas tenter de produire des dérailleurs comme avant, mais soutenir les initiatives liées aux nouvelles technologies, aux services, aux équipements, à la formation professionnelle et aux infrastructures qui permettent de circuler et stationner son vélo en toute sécurité", précise le député du Val-de-Marne en pointant l'importance de rester maître des "datas" créées par cette mobilité".
- Concrètement, il s'agirait de développer des clusters de vélos, comme la Vélo Vallée installée dans le Gers qui accueille l'ensemble de la filière pas très loin de Toulouse où sont installées les grandes entreprises de l'aéronautique et du spatial".
"Il y a des ponts avec ces industries comme avec celle de l'automobile, pour preuve, Valéo qui a créé l'un des moteurs les plus performants pour les vélos classiques mais aussi pour les vélos cargo qui sont l'élément majeur de la livraison sur le dernier kilomètre. Il y a quelques années, un dirigeant de Shimano disait craindre la concurrence des équipementiers de l'automobile, il avait raison", se réjouit le député".

nimb | 05 octobre 2021 à 09h18
 
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Autres points abordés dans le même article :

-"La mission va aussi soulever des points réglementaires comme la réglementation sur la vitesse, la TVA à appliquer sur les vélos d'usage professionnel ou une signalisation spécifique".
- "Il faut s'interroger sur un alignement de la vitesse maximum de l'assistance électrique qui est de 25 km/h en France et atteint 30 km/h dans des pays de l'Union européenne", indique Guillaume Gouffier-Cha.

Ce que je retiens personnellement de toute cette communication, c'est que quand bien même on s'aperçoive que le pays est "à poil" pour fabriquer un vélo, le but n'est visiblement pas de remonter la pente pour être en capacité de le (re)faire.
Mais plutôt de s'assurer d'un minimum de "stock stratégique" pour pouvoir assembler un vélo ici. Je dis bien assembler un vélo car je ne suis pas convaincu qu'on veuille prioriser la fabrication locale de toutes les pièces d'un vélo.
D'ailleurs, je lis aussi qu'on souhaite (avant tout) mettre le paquet sur tous les services liés au vélo... ce qui me parait logique, économiquement parlant, et en lien direct avec la politique d'activités à forte plus value dont on veut désormais affubler le pays > comprendre que la faible plus value restera pour l'Extreme Orient.

Quant à la vitesse de 30km/h pour les vélos et trottinettes électriques... on n'a pas fini de se faire la guerre entre différentes usagers sur les pistes cyclables, et c'est bien dommage.

nimb | 05 octobre 2021 à 09h26
 
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