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Grand Hamster : polémique autour des mesures réglementaires d'extension de zones de protection

Aménagement  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Alors que la France est menacée depuis juin 2011 de sanctions européennes pour n'avoir pas suffisamment protégé le Grand Hamster (ou Hamster commun), les deux arrêtés, publiés récemment par l'Etat qui étendent les périmètres d'habitat de l'espèce, ne font pas l'unanimité.

Recours des maires devant le Conseil d'Etat

Le 30 novembre, une cinquantaine de communes d'Alsace ont déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre l'arrêté gouvernemental paru fin août dernier estimant que les mesures prises dans le texte "sans concertation avec les élus locaux" sont "disproportionnées" et empêcheraient, selon eux, "de construire des hôpitaux, des écoles, des entreprises", a expliqué à l'AFP Audrey Schimberlé, de la Communauté de Communes d'Obernai (Bas-Rhin). 
Or, l'arrêté n'interdit pas les constructions dans ces zones, mais doivent faire l'objet d'une demande de dérogation qui ''fixe des mesures de compensation, dont le niveau est évalué au regard de l'impact résiduel du projet", précise le texte.

Début novembre dernier, un nouvel arrêté est paru venant renforcer la protection de l'habitat sur les zones de présence de l'espèce. Le territoire d'intervention est constitué "des surfaces favorables au hamster situées sur les zones tampons de 600 mètres autour des terriers connus en 2010, 2011, et 2012, ainsi que des secteurs indispensables à leurs continuités". La surface concernée fait 9.319 hectares et est constituée de trois zones.

Alsace Nature : des mesures gouvernementales "insuffisantes"

Mais la fédération d'associations environnementales Alsace Nature considère, de son côté, que le zonage actuel de l'espèce et les protections qui en découlent (protection de 600 m autour des terriers observés,…) sont "insuffisants pour assurer la survie à long terme de l'espèce". Elle juge que la politique proposée par l'État conduit "celui-ci à s'acheminer indirectement vers une création de « Réserves » à Hamsters et à ne s'intéresser qu'à la protection de ces seules zones". Et de dénoncer : "Les dérogations accordées jusqu'alors (ancien accord-cadre,…) ont permis à de nombreux projets d'urbanisme de se réaliser sans qu'aucune mesure compensatoire n'ait été mise en œuvre alors que des sols favorables à l'espèce étaient présents".

Les associations demandent qu'une aire vitale du Hamster - bénéficiant de mesures de protection "réelles et immédiates" - soit définie en référence "à l'aire de répartition au moment de sa protection en 1993". Elles demandent également une forte augmentation "du taux de cultures favorables au Hamster dans cette aire" donnant lieu à des mesures compensatoires "adaptées et efficientes" pour toute urbanisation.

"L'échec ne peut continuer. Les populations sont en très forte régression (300 terriers soit une régression de 30 % par rapport à 2011) et chaque année le nombre de communes où l'espèce est présente diminue : il reste à peine 19 localités en Alsace", ont averti les associations.

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