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Les ONG ne veulent pas d'un Grenelle de la sobriété mais souhaitent un vrai débat sur le nucléaire

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Les propos qu'a tenus Nicolas Sarkozy en ce début de semaine sur la politique énergétique de la France suscitent de nombreuses réactions. Pour rappel, lundi, lors d'un déjeuner sur le Grenelle avec les ONG, le Président de la République proposait l'organisation d'un Grenelle de la sobriété. Mardi, lors d'un déplacement sur le site de la centrale nucléaire de Gravelines, il réaffirmait son soutien au nucléaire. Réactions.

Les ONG refusent le Grenelle de la sobriété

Nicolas Sarkozy a proposé ''une sorte d'acte II du Grenelle sur la sobriété énergétique''. Huit ONG (Greenpeace, WEFC, Hespul, Réseau Sortir du nucléaire, Agir pour l'environnement, Les amis de la terre, le CLER et le Réseau action climat) ont d'ores et déjà annoncé, dans un communiqué commun, qu'elles refusaient de participer à une telle initiative. ''Proposer un acte II du Grenelle sur la sobriété énergétique élude la question cruciale de la production et donc, du nucléaire. Et comment discuter d'économies d'énergie sans questionner la problématique de la production de celle-ci et spécifiquement la production d'origine nucléaire, en contradiction avec la maîtrise de l'énergie ?'', expliquent ces associations.

Celles-ci rappellent que l'efficacité énergétique a été largement abordée lors du Grenelle de l'environnement, au sein du groupe de travail climat-énergie. Des objectifs ambitieux ont alors été fixés, mais les moyens d'actions pour les atteindre ''font aujourd'hui cruellement défaut''. ''Quant à la mesure phare en matière de sobriété énergétique, la contribution climat énergie, elle a tout simplement été abandonnée par le gouvernement au lendemain de sa défaite aux élections régionales, après avoir été réduite à une simple taxe carbone, plus favorable au nucléaire''.

Le refus de débattre sur la question nucléaire agace

''L'Etat français doit sortir de sa posture de VRP du nucléaire pour assumer sa responsabilité publique, collective, internationale, anticiper la fin de l'uranium et entamer une véritable rupture dans sa stratégie énergétique'', estime France Nature Environnement (FNE).

Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire rappellent tous deux les résultats d'un sondage réalisé en mars dernier par l'IFOP : 70 % des Français sont favorables à la sortie du nucléaire. Ils demandent au président de respecter la volonté des Français.

Pour Stéphane Lhomme, président de l'Observatoire du nucléaire, ''M. Sarkozy trompe l'opinion en prétendant
 que la France a fait le choix du nucléaire et
 en attribuant au nucléaire de fausses vertus'' : le nucléaire a été imposé en France sans consultation de la population ni même de l'Assemblée nationale.

Enfin, sur la question du coût de démantèlement, ''Nicolas Sarkozy a justifié de l'impossibilité pour la France de démanteler son parc''. Un argument jugé fallacieux par FNE qui préconise d'anticiper au contraire l'avenir du nucléaire : sa déconstruction !

Réactions1 réaction à cet article

 

Le refus de débattre sur la question nucléaire agace : le refus de discuter sur autre chose que le nucléaire agace aussi fortement...

dmg | 29 mai 2011 à 15h04
 
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