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Grenelle de l'environnement : le discours de Sarkozy suscite de nombreuses réactions de satisfaction

Très attendu, le Président Sarkozy a étonné en satisfaisant à la plupart des attentes des écologistes impliqués dans le Grenelle de l'Environnement. Parfois à tel point que la prudence reste de mise quant à l'application des mesures.

Gouvernance  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
   
Grenelle de l'environnement : le discours de Sarkozy suscite de nombreuses réactions de satisfaction
   
Malgré le retard pris lors des tables rondes finales du Grenelle, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a présenté comme prévu jeudi 25 octobre, les premières conclusions du Grenelle de l'environnement. Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un New Deal écologique en France, en Europe et dans le monde, a-t-il lancé devant José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Al Gore et Wangari Maathai, les deux prix Nobel de la Paix, l'ensemble du gouvernement et des participants au Grenelle de l'environnement réunis à l'Elysée.

Annonçant que le temps de l'action est venu, le président de la République a affirmé dans son discours, qu'il allait engager une révolution totale dans la méthode de gouvernance et qu'il engageait à porter et à mettre en œuvre les propositions issues du Grenelle de l'environnement, qu'il a confirmé faire siennes. C'est bien à une révolution que nous invite ce Grenelle de l'environnement, a-t-il jugé, une révolution dans nos façons de penser, dans nos façons de décider, une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs et dans nos critères. Le Président a d'ailleurs demandé à ce que toutes les décisions publiques soient arbitrées en intégrant leur coût environnemental. Al Gore a quant à lui plaidé pour un Grenelle mondial soulignant qu'il fallait agir ensemble.

Le Président était attendu pour statuer sur les propositions : suspension de la culture commerciale des OGM en attendant une loi, réduction de moitié de l'usage des pesticides agricoles, développement des énergies renouvelables, investissement dans la recherche, les logements et les transports propres.

Lors de son discours, Nicolas Sarkozy a en effet promis une politique d'investissement massif dans les transports. La France va construire 2.000km de lignes nouvelles de TGV d'ici à 2020 et plus de 1.500km de tramway, voies de bus et vélo, hors Ile-de-France. Autre mesure concernant les transports : la création d'une écopastille. La taxe écologique annuelle sur les véhicules neufs les plus polluants doit permettre de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable, pour aider au rachat d'un véhicule propre, a-t-il déclaré.

Concernant la taxe Carbone, dont les effets présumés ont été très controversé, le Président s'est engagé à étudier la création d'une taxe climat-energie qui viendrait en contrepartie d'un allégement de la taxation du travail. À ce sujet, il a demandé à la Commission européenne d'étudier une taxe sur les produits importés de pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto. À l'inverse il a également demandé la création d'une TVA à taux réduit sur tous les produits écologiques qui respectent le climat et la biodiversité et s'est prononcé contre toute fiscalité supplémentaire qui pèserait sur les ménages et les entreprises.
Il n'est pas normal qu'un produit traversant le monde coûte moins cher qu'un produit local […] il faut traiter ce dossier au niveau communautaire, a-t-il lancé à José Emmanuel Barroso, en précisant la nécessité de taxer les produits venant de pays ne respectant pas le protocole de Kyoto d'ici 6 mois. Il faut traiter le dumping environnemental au niveau européen.

En ce qui concerne l'agriculture, le président de la République a demandé au ministre de l'agriculture, Michel Barnier, de lui proposer avant un an, un plan pour réduire de 50 % l'usage des pesticides dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. Pour atteindre cet objectif il a promis d'accélérer la mise au point de substances de substitution et jugé urgent de renforcer la recherche publique.

Au niveau de la recherche, Nicolas Sarkozy a annoncé un programme doté d'un milliard d'euros sur quatre ans pour les énergies et les moteurs du futur, la biodiversité et la santé environnementale.
Là où nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons également un euro pour la recherche sur les technologies propres et sur la prévention des atteintes à l'environnement, a annoncé Nicolas Sarkozy, tout en précisant que même si je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires, je sais que nous ne devons pas renoncer à cette énergie.
Le Président a, notamment sur ce point, promis un droit à la transparence totale en s'engageant à ce que toutes les données sans exception seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM, a-t-il expliqué.

Le chef de l'Etat a par ailleurs tenu à défendre le principe de précaution, que la commission Attali sur la libération croissance avait proposé de retirer. Proposer sa suppression au motif qu'il briderait l'action repose à mes yeux sur une grande incompréhension, a déclaré le président de la République. Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction. C'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude, a-t-il poursuivi. Le principe de précaution n'est pas un principe d'interdiction. C'est un principe de vigilance et de transparence. Il doit être interprété comme un principe de responsabilité.

Concernant le bâtiment, le chef de l'Etat a confirmé que toutes les constructions neuves devront répondre aux normes de basse consommation d'ici à 2012, et qu'en 2020, toute nouvelle construction sera à énergie positive. Pour les logements anciens, le Président souhaite un plan de rénovation de quatre cent mille logements par an, en commençant par les 800.000 logements HLM dégradés.
Le Président de la République a également promis que, dès que des alternatives existeront à prix raisonnable, les appareils les plus consommateurs d'énergie seront interdits. Nous le ferons en 2010 pour les ampoules à incandescence ou les fenêtres à simple vitrage, a-t-il précisé.

Enfin, sur la question des OGM, question qu'il fut probablement la plus difficile à débattre lors du Grenelle, le Président a déclaré vouloir suspendre leur culture commerciale en attendant les conclusions d'une expertise à conduire par une nouvelle instance, qui sera créée d'ici à la fin de l'année tout en précisant au Président de la Commission européenne que la directive en la matière sera bien transposée par le Parlement français.

Largement attendu, le discours prononcé par le président Nicolas Sarkozy a finalement suscité de nombreuses réactions de satisfaction. À tel point qu'il suscite aussi des réactions de prudence dans l'attente de la mise en place des mesures annoncées. Les associations environnementales ont globalement salué le discours, mais attendent toutefois des actes. On a fait en quelques mois ce qu'on n'a pas fait en une dizaine d'années, a estimé l'animateur Nicolas Hulot, qui a donné 18 sur 20 au président. Le discours de Nicolas Sarkozy marque l'acte I d'un nouveau dialogue environnemental et d'une nouvelle démocratie écologique, a dit Sébastien Genest, le Président de France Nature Environnement tout en soulignant qu'il serait très vigilant à ce que le jeu des lobbies et des vieilles habitudes ne vienne empêcher la mise en application des mesures.
Pour Yannick Jadot, le porte-parole de l'Alliance pour la planète, le processus participatif affiché est intéressant, et le Président annonce des avancées concrètes, mais le flou continue de planer sur des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incinération, nucléaire… Nicolas Sarkozy n'a pas dépassé les contradictions françaises.
Parmi les mécontents, Sortir du Nucléaire, un réseau de 700 associations qui avait refusé de participer au Grenelle, a estimé que l'annonce du président d'un gel du nombre de sites nucléaires était aussi ridicule que provocatrice. La France a déjà plusieurs centaines de sites nucléaires répartis sur tout le territoire et, de plus, les projets de nouvelles installations sont tous sur des sites déjà existants, indique le Réseau dans un communiqué.

Du côté des partis politiques, on souligne des avancées même si l'on reste prudent. CAP 21, parti écologiste présidé par l'ancienne Ministre Corinne Lepage se félicite que le chef de l'Etat fasse sienne la proposition de New Deal Ecologique qu'elle avait avancée en 2006. Le changement est notable dans le discours, la volonté est affichée, reste à en attendre désormais la traduction en actions et en moyens dans la loi et dans l'ensemble des décisions publiques pour savoir si la révolution écologique tant attendue est en marche, souligne Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21.
Le PS a, de son côté, affirmé qu'il restait dubitatif sur la volonté réelle du Président de la République et de sa majorité d'aller jusqu'au bout de l'ensemble des annonces. La vraie question qui nous est posée maintenant, c'est celle de la mise en œuvre et des moyens financiers qui vont être dégagés.
Enfin les Verts considèrent que l'ensemble des mesures proposées par Nicolas Sarkozy sont séduisantes mais à condition qu'elles soient mises en œuvre. Le Grenelle de l'environnement n'est pas fini. Il commence à peine, avertit Yann Wehrling, Porte-parole des Verts.

Réactions10 réactions à cet article

 
Encore du nucléaire ?

Sur le nucléaire, une simple phrase pour tromper son monde et faire croire qu'il n'y aurait pas de nouveaux réacteurs nucléaires.

Pourtant, la construction de l'EPR n'est pas stoppée.
Est-ce bien raisonnable lorsque l'on s'aperçoit que
le prix de l'électricité nucléaire devrait bientôt doubler

En effet, une analyse rigoureuse des disponibilités et de la production montre que l'uranium nécessaire au nucléaire va connaître un pic de production vers 2025. La pénurie se fera déjà sérieusement sentir dans sept à huit ans.

Avec un prix à 10$/lb, l'uranium comptait pour 5% du coût de production de l'électricité nucléaire. Avec un prix à 100$/lb en 2007, cela devient 34% et le coût du kWh nucléaire augmente de 45%.

Bilibis | 27 octobre 2007 à 01h40
 
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pas d accord!!!

Devant tant de louanges venant d’horizons si divers, je me sens jouer le mauvais rôle du râleur de service, le toujours mécontent, l’insatisfait professionnel,le faux prophète, le crypto-réac ..bref le vrai c… Surtout que toutes les mesures annoncées relèvent m’est avis d’effets de manche. Ainsi le bâtiment où les normes proposées..sont déjà dans les engagements pris par la France au niveau européen. Bruxelles vient d’ailleurs de sommer la France de se mettre à jour dans ses engagements sous peine d’amende. Rien de nouveau donc.
Quant aux pesticides..on ne voit pas en quoi il convient d’attendre 10 ans ..pourquoi pas 20 ? Si les pesticides empoisonnent les sols et les gens il convient de les arrêter maintenant et non pas d’attendre que des substituts aient été trouvé alors que par ailleurs on mégotte méchamment sur les crédits de recherche.
Quid des nitrates par ailleurs ? Doit-on rappeler que la France vient de se faire lourdement taper sur les doigts pour non respect aggravé des normes nitrates en Bretagne.Quid des autoroutes ? Gel nous dit-on mais il n’y a plus de liaisons autoroutières financièrement intéressantes maintenant. Le principe de l’adossement qui réglait les concessions ne fait plus recette.
Quid de l’EPR ? Des déchets radio-actifs ? Des déchets ménagers et industriels ?
Quid surtout de la croissance qui est la grande absente des débats. Je rappelle le théorème de Pessiot ( version simplifiée ) Si la moitié du monde consommait la moitié de ce que consomme un américain moyen..il n’y aurait plus de vie possible…Cela permet de re-situer l‘urgence du débat écologique loin des grenelettes qui ne font que reprendre les obligations signées par la France à Bruxelles .

kakadou n'diaye | 28 octobre 2007 à 19h36
 
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Re:Encore du nucléaire ?

Et sans nucléaire, quel serait le prix de l'électricité ?

Poil_a_gratter | 29 octobre 2007 à 15h52
 
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Et le vélo reste aux abonnés absents

Le fait que le président ait dit qu'on allait construire "plus de 1.500km de tramway, voies de bus et vélo, hors Ile-de-France" ne constitue pas non plus une réelle avancée. D'abord parce que j'ai plus confiance en un relevé de décisions qu'en un discours. Ensuite parce que 1500 km de "couloirs à vélo" (si on ne faisait que ça) ce n'est guère qu'une piste cyclable qui irait de Lille à Marseille, on voit bien qu'on n'est pas à l'échelle. Enfin parce que c'est peut-être encore plus en Ile-de-France qu'ailleurs (en tout cas au moins autant) que le besoin d'axes structurants cyclistes est un besoin crucial.

Isabelle Lesens | 01 novembre 2007 à 09h09
 
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info ou intox?

ce discours me surprend de la part de sarkozy qui ne mettait pas tant l'environnement au centre de sa politique (son programme était d'ailleurs noté par l'alliance de la terre comme un des plus mauvais au niveau de l'environnement avec 8/20).

Espérons que cela ne soit pas que des beaux discours politiciens comme on a trop l'habitude et que des actions fortes seront engagées sur les pesticides, ogm, etc...

grain de sable | 01 novembre 2007 à 11h16
 
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Re:Re:Encore du nucléaire ?

en consommer moins est la seule perspective raisonnable pour payer un prix plus élevé et rentabiliser les EnR !

Anonyme | 02 novembre 2007 à 11h10
 
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Re:pas d accord!!!

No comment, rien à rajouter puisque tes dires sont vrais et réalistes.

Le grenelle n'a servi qu'à remettre les pendules à l'heure au niveau du territoire. Quant aux pesticides, les entreprises de ce marché sont côtées en bourse, les chefs d'état n'ont pas envie de perdre certains interêts.
En bref, ds dix ans les ogm seront en force, le climat déjà foutu ( il l'est déjà), et il nous restera plus qu'à manger des cailloux...Le pire est déjà ds les pays du sud, de l'asie et de l'afrique. Ces pays sont ds la course au rendement ( on ne peut leur en vouloir), ils n'ont pas vu l'erreur économique où nous les embarquons...

Le trou d'ozone est irreparable et n'est pas prêt de s'arranger. L'humanité est au "compte à rebours", les dirigeants le savent bien. Hypocrisie pour endormir les citoyens de tte nation.

Mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras, étant aussi responsable de la dégradation de ma planète, j'ai opté pour la consommation moderée, sans superflu, à ne voir que l'essentiel. Mais bon, chacun a sa propre échelle de valeurs...

sélène | 05 novembre 2007 à 08h27
 
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Re:Re:pas d accord!!!

L' Afrique dis tu dites vous est à l' heure du rendement....malheureusement pas...l'Afrique d'abord crève la faim. J'y habite, j'essaie d'y cultiver quelques haricots et d'y élever quelques vaches...enfin je vais commencer d'ici quelques semaines. La saison des pluies a été dure. BOuleversement climatique? je ne sais mais au manque de pluies a succéder trop de pluies. Mon village a été coupé du monde ..ce qui a retardé mon installation.. bref je veux seulement dire qu'il y a en Afriquedes problèmes de production de connaissances, comment obtenir sans engrais des sols cultivables, comment nourrir les animaux?...certes je sais des études ont été faites mais il est incroyablement difficle d y avoir accés, de les mettre en oeuvre...internet est à 20kms de chez moi et me coûte quasi 1 euros de l' heure..ce qui rend l'information onéreuse et bien sur il n y a aucune bibliothèque..aucune..pas un livre hors ceux que je possède..bref en Afrique il y a encore de la vie avant le déluge technique mais il faut y introduire de la science sans déluge.

kakadou n'diaye | 05 novembre 2007 à 10h59
 
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Re:Re:Re:pas d accord!!!

Je ne sais d'où tu tu écris en Afrique, bien sure que votre continent est à bout de souffle, trop d'exploitations inégales et tjrs pour le profit des mêmes individus qui dirigent le monde occidental. Certains pays d'Afrique sont un peu plus " privilégiés" que d'autres, mais ds tt ça, c'est le peuple qui trinque et tu es bien placé pour le savoir...
Quand je parle de la course au rendement, je veux parler des dirigeants qui ne peuvent faire autrement , le systhème économique que l'on nomme " anglo-saxon" a fait le tour de la boucle, il est SATURE. Le mode libéral et capitaliste ne répond plus aux besoins fondamentaux des humains. Tous les économistes le disent mais on continue à aller droit ds le mur...Ne pense pas que les Européens sont à l'abris, au contraire, leur descente commence, et il y aura des millions de sacrifiés.
Dans l'utopie, c'est les peuples du monde entier qui devraient dire stop mais comment un continent comme le votre peut-il faire face à cette dégradation? Les gens meurent de faim et ce n'est plus de la vie dont on parle ds ce cas là mais de survie. L'environnement englobe un tout, on nous parle des changements climatiques mais on ne nous parle pas des millions de pertes humaines qui se produisent déjà ds les pays que l'on nomme sous-développés.L'échelle des valeurs humaines doit changer, car admets que si tu avais les moyens tu ferais comme tout humain sur cette planète, c'est à dire : la voiture, les produits de ttes sorte pour te rassurer et faire partie DU MONDE; perso, je n'achète pas d'or car je connais toute la misère en amont qui se produit avant que ça se retrouve autour de mon cou ( et ce n'est qu'un exemple).
En fait, j'ai changé mon échelle de valeurs et je ne m'en porte pas plus mal, j'en ai les moyens me dirais tu, pas forcément mais c'est un choix en tte connaissance de causes...Pour ton exploitation agricole, je peux t'indiquer des ressources ou t'envoyer des documents sur l'agriculture "bio" ou modérée. Car saches qu'en Europe, nos terres sont mortes à cause des pesticides, les minéraux ne sont plus actifs et du coup ne filtrent plus l'eau. Oui, on mange à notre faim ( c'est tres relatif ce que je dis) mais nous mourons de cancers et d'autres maladies qui ne peuvent se soigner. Je ne fais pas partie d'un mouvement politique queconque, ce ne sont que des convictions intimes. On me jugera comme une "looser"?!
MAIS J' EN SUIS UNE et c'est tant mieux. Ce que je sais c'est que l'humain est l'espèce la plus dangereuse sur cette planète, elle a ce don unique de la connaissance, donc du choix...A nous de prendre le meilleur pour offrir une nouvelle conscience à nos enfants. La technologie n'est pas incompatible avec l'évolution humaine, mais c'est toujours cette notion de choix qui s'impose.

Bon courage, n'hésites pas à me contacter si tu veux des ressources, pour les agricultures ds les pays arrides, je te conseille Pierre RAHBI, il a réussi à faire renaitre une oasis en plein desert, tout le monde l'a pris pour un fou, n'empêche, ça marche.

sélène | 05 novembre 2007 à 22h24
 
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Energie, soyons adultes au delà des discours

Il est certain que si nous n’appliquons pas et si nous ne réussissons pas une politique de diminution de la démographique pour aller vers un équilibre entre les ressources renouvelables et notre consommation, nous allons à la ruine de l’humanité.
La régulation et le contrôle du nombre des naissances dans une famille a toujours été la marque de sagesse et d’évolution.
On devrait se souvenir que si l’on peut poser en principe, que dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après cette opération « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » pour appliquer ce principe à la richesse. La richesse ne se crée pas, elle se partage et la part est d’autant plus petite que vous êtes nombreux. Le travail lié à toute richesse n’est que l’agglomération de cette dernière par la transformation de la matière primaire que l’on sait non inépuisable.
Aujourd’hui, il est utopique de penser que chacun sur terre pourrait bénéficier d’une voiture, d’un pavillon etc. avec tout le confort que l’on connaît dans les civilisations occidentales.
Par exemple :
Prenons le bois : énergie renouvelable sur un cycle de 60 à 150 ans.
Pour chauffer votre maison familiale, vous avez besoin de 32 mètres cubes de bois pour alimenter votre chaudière.
Il vous faudra 32x100=3200 mètres cubes de bois sur 100 ans soit équivalents mètres cubes en arbres 3200/0,8=4000 arbres.
Par année vous aurez besoin de 40 arbres par ans.
Si vous vivez en ville regardez combien de temps vous pouvez vous chauffer avec les arbres de votre rue.
Si vous êtes à la campagne pensez qu’il vous faut une forêt de 10 hectares pour assurer votre besoin dans un cycle écologique.
Votre richesse la voilà, elle est le fruit du travail du temps et de vos ancêtres se sont les arbres de votre rue, votre bois de 10 hectares.
Cette richesse est disponible aujourd’hui et votre éducation moderne fait que vous vous sentez coupables de ne pas la partager. Vous en oubliez même votre famille, 100ans vous n’y arriverez jamais et puis cette forêt elle est si grande.
Partagez avec 10 familles soit 400 arbres par an : quelle longueur de rue, quelle surface est nécessaire.
Vous avez multipliez vos besoins par 10 mais le nombre d’arbres dans votre rue et le même, votre bois n’a pas changé, votre potentiel richesse pour l’instant est le même.
Dans 10 ans soyons large dans 12 ans vous n’aurez plus de bois.
Vos amis, votre famille, plus personne ne pourra se chauffer.
Dans les campagnes dans beaucoup de sociétés que nous jugeons comme sous évoluées ces principes étaient respectés, des traces existent dans les coutumes ou les actes notariés.
Je ne vous dis pas de ne pas être généreux, ni d’être égoïstes mais soyons raisonnables pour nous et pour nos enfants si pour avoir été généreux aujourd’hui nous ne voulons pas être ou les rendre tous miséreux demain.
Faites attention à toutes ces chimères où l’on vous vend en potentiels comme solutions écologiques.
Aujourd’hui dans l’état des maîtrises technologiques et sous toutes réserves, je vous ai donné l’exemple du bois.
De même, l’éolien présenté comme solution à notre contrainte européenne ou législative de produire 20% d’énergie renouvelable d’ici 2015 est pris en solution dans son potentiel alors que son rendement n’est que d'environ 25%.
L’énergie solaire photovoltaïque demande d’importants investissements avec des rendements qui décroissent rapidement par vieillissement prématuré des composants.
Le vent, le solaire sont des énergies renouvelables dont on peut jouir par opportunités, le bois avec sagesse.
L’énergie hydraulique de nos cours d’eau et l’énergie nucléaire sont sous toutes réserves les seules solutions alternatives à nos besoins grandissants ou pas d’énergie.
Pérennes, fiables, constantes, transformées en électricité elles sont facilement transportables et utilisables.
Pourtant elles sont décriées, faites comme moi posez-vous la question pourquoi ?
Nous devrions les développer, rendre plus sûr le nucléaire de même que nous devons améliorer l’isolation de nos habitations et le rendement de nos machines.
Arithmétiquement la simple réduction individuelle ou collective de nos consommations n’empêchera pas l’augmentation de nos besoins en énergie du fait de notre expansion fait du nombre.

Bien cordialement

Paysan | 13 février 2009 à 00h55
 
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