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Vers un tarif d'achat de l'électricité produite à partir du gaz de mine

Energie  |    |  Philippe Collet Actu-Environnement.com

Le gouvernement va créer d'ici la fin de l'année un tarif d'achat spécifique pour permettre la production d'électricité à partir de gaz de mine, rapporte l'AFP. Ce tarif sera établi au titre des installations qui valorisent des énergies de récupération et sera financé par la Contribution au service public de l'électricité (CSPE).

Le gaz de mine, communément appelé grisou, est du gaz naturel qui s'échappe des anciens puits miniers. Depuis 1992, la société Gaznor le récupère dans le Nord-Pas-de-Calais. Cette récupération permet notamment de réduire les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre, et de limiter les risques d'accidents en surface.

Pascal Canfin, ministre délégué en charge du développement, a annoncé mardi 18 juin la création de ce tarif d'achat en réponse à une question d'un sénateur du Pas-de-Calais. Contacté par l'AFP, le ministère de l'Ecologie a précisé que "ce tarif ne concernera que le gaz de mine, c'est à dire du gaz résiduel s'échappant d'anciennes galeries minières, et non le gaz de couche, qu'il faut aller extraire par forage dans des veines de charbon".

Jusqu'à maintenant, le gaz de mine était injecté dans le réseau de gaz naturel national. Mais ce n'est aujourd'hui techniquement plus possible pour l'un des deux puits qui ne remplit plus les critères de qualité nécessaires à l'injection sur le réseau gazier, explique l'agence de presse. La solution préconisée consiste donc à capter et à valoriser ce gaz dans une centrale électrique.

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Le gaz de mine n'a déja plus la qualité suffisante pour être injecté dans le réseau même à dose faible dose. C'est un problème classique dès lors qu'on veut augmenter la production dans un gisement souterrain, qu'il soit naturel ou artificiel, il suffit d'augmenter la dépression de pompage ce qui a pour effet d'augmenter les infiltrations d'autres gaz (oxygène, CO2...) à la périphérie du rayon d'action du pompage sans augmenter la production souterraine de méthane : ce qui rend le forage impropre à son objet initial. La solution est alors de faire un autre forage à la périphérie de la zone d'action initiale. Par ailleurs le gaz de qualité réseaux est géneralement utiliser dans les meilleurs conditions de rendement thermodynamique (turbines à gaz ou chaudières industrielles à condensation...) et d'émissions CO2. Qu'en sera t'il pour ce gaz subventionné pour produire de l'électricité avec un rendement de machine à vapeur? (il faut alors 2.5kWh gaz (énergie primaire) pour produire 1KWH d'électricité. Va t'on subventionner 2.5kWH de gaz pour obtenir 1 kWh d'électricité? Va t'on également subventionner le 1.5kWh d'énergie perdue à la source froide, mais subventionnée. Le politique ferait bien de s'interesser autant aux industriels qu'aux consommateurs et aux chomeurs sous peine de ne faire que déplacer les problèmes en écoutant les lobbyistes au dépend du pouvoir d'achat et de l'emploi.

Bob | 19 juin 2013 à 19h21
 
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