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Actu-Environnement

Deux groupes de travail pour structurer les filières industrielles des ENR et du nucléaire

Energie  |    |  Florence Roussel

La nécessité d'un « made in France » va être au centre de deux nouveaux groupes de travail sur les énergies renouvelables et le nucléaire. Sous la houlette des ministères de l'Industrie et de la Transition énergétique, en lien avec les comités stratégiques de filière (CSF) nucléaire et nouveaux systèmes énergétiques, des acteurs publics et privés vont plancher sur les manques industriels au sein de ces filières. Moyens de production, technologies, compétences… Que faut-il pour renforcer la souveraineté industrielle du pays et son indépendance énergétique ?

À propos des énergies renouvelables, le groupe de travail doit permettre « d'éviter de passer d'une dépendance à une autre », selon les ministères. Il s'agira de dresser un état des lieux détaillé de l'ensemble des chaînes de valeurs industrielles : photovoltaïque, solaire thermique, éolien, éolien en mer, éolien flottant, géothermie, bois-énergie, biogaz, biocarburant, etc. À partir de cet état des lieux, le groupe de travail aura pour mission de combler les trous en mobilisant tous azimuts : « plan France 2030, dispositifs Bpifrance et Ademe, mesures réglementaires, modalités législatives (notamment la future loi de programmation énergie climat et le futur projet de loi Industrie verte) ». Ces mesures viseront « à se battre à armes égales avec nos principaux concurrents à l'échelle mondiale, notamment à la suite de l'« Inflation Reduction Act » mis en place par les États-Unis », rappelle les ministères. Adoptée début août 2022, cette loi prévoit des dépenses budgétaires de 386 milliards de dollars en dix ans en faveur de l'énergie et du climat. Des aides d'État qui pourraient attirer les grands industriels aux dépens des sites européens et français.

Côté nucléaire, l'accent est mis en priorité sur le volet compétence. Le Gifen, syndicat de l'industrie nucléaire, doit remettre d'ici au 15 avril prochain son étude baptisée « Match », outil de pilotage de l'adéquation des ressources de la filière à son plan de charge. L'Université des métiers du nucléaire doit, quant à elle, proposer, d'ici au 15 mai prochain, un plan détaillé afin de déployer un véritable « plan Marshall des compétences » au sein des industries de l'énergie nucléaire, avec notamment des propositions opérationnelles pour préparer la rentrée de septembre 2023.

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