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Hausse du prix de l'électricité : l'usager est prié de financer les erreurs d'EDF

L'annonce de la hausse du prix de l’électricité illustre à la fois l'art consommé du mensonge au regard du prétendu financement massif des énergies renouvelables et l'incompétence caractérisée des décideurs politiques français en ce qui concerne la politique de l'énergie.

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Hausse du prix de l'électricité : l'usager est prié de financer les erreurs d'EDF
Corinne Lepage
Ancien Minsitre de l'Environnement, Présidente de Cap21
   

Le prix de l'électricité est moins élevé en France que dans nombre de pays européens. Ce choix historique et délibéré était destiné à favoriser le chauffage électrique pour assurer la vente de l'électricité nucléaire en surcapacité. Le contribuable a en effet financé les investissements d'EDF et en bénéficie aujourd'hui, même si cette politique nous a fait perdre 30 ans en terme d'efficacité énergétique et 20 ans en terme de développement d'énergies renouvelables.

Aujourd'hui, le choix français est à l'opposé du choix allemand et va creuser de manière abyssale nos déficits industriels, économiques, commerciaux et financiers.

En effet, contrairement aux mensonges publics, la hausse du prix de l'électricité n'est pas destinée à permettre le financement des énergies renouvelables... Pour la bonne et simple raison que le gouvernement s'acharne à empêcher leur développement et à les détruire si elles parviennent néanmoins à croître. Après avoir scientifiquement détruit la capacité française de développer une filière éolienne, il s'est attaqué avec la même efficacité à la filière solaire et plus précisément photovoltaïque dont les tarifs de rachat viennent d'être très brutalement baissés en même temps que l'avantage fiscal qui  y était attaché  était considérablement réduit.

On risquait d'atteindre en 2012 les objectifs de 2020 ! Quelle catastrophe !
De surcroît, on risquait de voir apparaître une filière industrielle française qui aurait pu revendiquer d'être traitée comme un employeur français… quel scandale !

Financer le statu quo

D'où haro sur la « spéculation » du solaire après la descente en flamme de l'éolien coupable de défigurer les beaux paysages de France merveilleusement respectés par les centrales nucléaires et les couloirs de ligne à haute tension qu'elles génèrent. La hausse des prix de l'électricité est donc présentée comme la nécessité de compenser le coût du rachat des énergies vertes. Faux. Pour 2010, la Commission de Régulation de l'Energie rappelle que le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41%.

La hausse du prix n'est donc pas destinée à permettre à la France d'atteindre son objectif virtuel et purement publicitaire de 23% d'énergies renouvelables en 2020. Elle est destinée d'abord à renflouer EDF qui peine après ses investissements absurdes dans Constellation aux Etats-Unis. La situation de trésorerie est si préoccupante que le gouvernement a autorisé en catimini EDF à vendre ses filiales britanniques au secteur privé. Ainsi, la hausse du prix de l'électricité est d'abord la contribution de l'usager français à la folie des grandeurs d'EDF à l'international, demain peut être au mercato nucléaire pour financer le rachat par EDF du capital d'Areva.

Mais c'est avant tout le financement du fiasco que représente l'EPR dont le coût a augmenté de 50% ainsi que le coût des travaux nécessaires à la prolongation de la durée de vie des centrales. Et c'est là que la politique française est à l'inverse de la politique allemande, inscrite dans le XXIéme siècle et qui vise à couvrir 80 % de ses besoins en électricité et 50 % de ses besoins en énergies grâce aux énergies renouvelables à l'horizon 2050. Le financement à hauteur de 20 milliards d'euros par an sera financé par le public et par les exploitants de centrales nucléaires puisque, 60 % des profits générés par l'allongement de la durée de vie des centrales iront à l'État sous la forme de taxes ou d'investissements dans les énergies renouvelables.

En France, c'est exactement le contraire. L'usager est prié de financer l'allongement de la durée de vie des centrales. Le nucléaire est chargé d'empêcher le développement des filières renouvelables et ainsi l'usager non seulement ne finance pas les filières du renouvelable par l'augmentation des tarifs mais finance leur enterrement progressif.

En définitive, le citoyen français perd trois fois :

- il paye plus cher (6% en 6 mois, 6% dans 6 mois s'ajoutant aux hausses précédentes, c'est-à-dire le plan Gadonneix qui avait au moins eu l'honnêteté de reconnaître que la hausse des prix était pour les investissements nucléaires) et perd le bénéfice de la rente qu'il a pourtant payé comme contribuable

- il ne finance pas le développement de filières françaises d'Enr et se condamne au nucléaire à l'intérieur ou à l'importation de sources et d'électricité vertes

- il s'expose à un risque nucléaire croissant en raison des pressions exercées par les exploitants pour réduire les coûts, donc la sûreté, pour réduire les exigences de l'ASN sur les conditions de renouvellement des centrales et de construction de l'EPR.

C'est sans doute ce que nos grands dirigeants appellent un développement durable !

Corinne LEPAGE, avocate, ancien Ministre de l'Environnement, Présidente de Cap21.

Réactions53 réactions à cet article

 

C'est dramatique! Merci pour cette éclairage.
Je partage.

CJung | 28 octobre 2010 à 21h29
 
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"Ce choix historique et délibéré était destiné à favoriser le chauffage électrique pour assurer la vente de l’électricité nucléaire en surcapacité."

Ne serait-ce pas le premier choc pétrolier de 1973-74 qui a en premier lieu justifié l'élaboration d'une filière nucléaire française ? Le prix est resté bas, mais la nouvelle loi nome va changer ceci en donnant au secteur privé 20% de la production électrique nucléaire française a prix coutant ! De plus ceux-ci, ne vont pas financer les travaux de prolongement de la durée de vie. Tous les experts nous disent que le prix va grimper de 25% en moins de 10 ans !Merci la concurrence !Merci l'Europe !

"cette politique nous a fait perdre 30 ans en terme d’efficacité énergétique"
De quelle efficacité énergétique parlez vous ? Celle des carburants fossiles ou des logements ?En même temps, je voudrais bien savoir ou en sont les autres pays européens...Sur quels chiffres écrivez-vous ceci ?

"La Commission de Régulation de l’Energie rappelle que le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41%."

Oui sans doute, mais combien ces 23% fournissent d'électricité et a quels moments ? Est-ce que ces moyens pourraient être mobilisés aux heures de pic de la demande ?NON, je ne penses pas que l'on puisse demander au soleil de briller quand on en a besoin ou aux vent de souffler aux heures des pics de la demande. C'est d'ailleurs ce que savent sans doutes les allemands avec les centrales de pointe fonctionnant au charbon ou au gaz. d'ailleurs il me semble que Merkel et sa coalition viennent de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes ...(Ce qui a suscité de vives protestations des allemands aussi)

"Les ENR solaires ...dont les tarifs de rachat viennent d'être très brutalement baissés en même temps que l'avantage fiscal qui y était attaché était considérablement réduit."
Ben oui, il faut choisir entre taxe et déficit. Et comme les élections approchent, les taxes ne sont pas bonnes...Vive le court terme comme d'habitudes. Cela dit le rapport cout/production du photovoltaïque est loin du nucléaire, du pétrole, du gaz, et même du charbon. en terme de bilan carbone, je ne suis pas si sûr que cela vaille le coup dans tout le pays.Voire carte des rayonnement ou jours d'ensoleillement satisfaisant. Même chose pour l'éolien => voire carte des vents du pays.
Et oui les éoliennes défigurent autant les paysages que les lignes a hautes tension mais la quantité d'énergie n'est pas la même ! Comparer des dizaines de kilovolts, et des centaines de kilovolts ? Je n'aurais pas osé !

"ses investissements absurdes dans Constellation aux États-Unis" Pourquoi est-ce si absurde selon vous ? De mon coté, je penses que les américains vont peut être développer le nucléaire a l'avenir, sauf s'ils décident d'accroitre leurs extractions de charbon des appalaches...Le vote a ce sujet (et férocement combattu par les états miniers évidemment) est dans quelques jours ou semaines (avant ou après le vote de mi-mandat, je ne me rappelle plus). Toujours est il que si ils veulent lutter contre le changement climatique, ils devront passer par la transition nucléaire afin de limiter les dégâts en terme d'émissions carbone.

"Le financement à hauteur de 20 milliards d'euros par an sera financé par le public et par les exploitants de centrales nucléaires puisque, 60 % des profits générés par l’allongement de la durée de vie des centrales iront à l'État sous la forme de taxes ou d'investissements dans les énergies renouvelables."
Mais au fait, c'est combien le coup des travaux pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes ?

Par ailleurs, nous avons choisi le nucléaire depuis plus de 50 ans et nous avons une filière qui fait aussi travailler beaucoup de monde puisqu'elle est aussi très complète : extraction, raffinage, retraitement, stockage, transport. Et aussi, l'EPR a aussi pour but d'exploiter le MOX a 100% dans le réacteur contrairement aux réacteurs actuels qui ne peuvent en absorber que 30%.
Et puis, il faut aussi rappeler que la fission actuelle ne "fissionne" que l'U235 (moins de 5% de l'uranium composants la matière fissile, le reste étant de l'U238 (95 -97.5 %)). Nos chercheurs travaillent aussi au développement des réacteurs de 4ème génération et a l'utilisation de l'U238 qui permettrait une tout autre durée de vie de nos stocks d'uranium de la hague.
Mais encore, si nous voulons respecter le facteur 4 de réduction des émissions d carbone, nous ne pouvons démanteler nos centrales (çà aussi, çà a un coup).
Il y a aussi des chercheurs français au CEA (ah tiens un organisme issu du nucléaire !) qui travaillent a la fabrication et l'amélioration de silicium métallurgique de haute performances et de faible de consommation pour sa production en cellules solaires. J'ai regardé une vidéo a ce sujet hier et il me semble qu'ils ont atteint des rendements pas si mauvais avec des fours qui consomment moins …
Mais ou achète t-on le solaire depuis 10 ans en France ? Et comment c'est fabriqué ? Quel est le bilan carbone de ce qui est fabriqué dans un autre pays a l'autre bout de la planète ?
Et les voiture électriques, comment on les rechargent sans vent et sans soleil ? Avec des batteries ? Mais alors quel est le bilan carbone des batteries ?Et quid du recyclage ?

Le nucléaire malgré un niveau de maintenance élevé ces derniers temps fourni encore 75% de l'électricité aux français !
=> http://www.rte-france.com/fr/developpement-durable/maitriser-sa-consommation-electrique/consommation-production-et-contenu-co2-de-l-electricite-francaise#courbeDeCharge


Vous le comprendrez, je veux bien entendre qu'EDF et les gouvernements successifs ont fait des erreurs, mais je ne penses pas que c'est le moment de démanteler nos centrales qui pourront toujours être transformées sur leurs emplacements actuels. Pour l'instant elles émettent tout de même moins de CO2 que les centrales thermique allemandes a puissance égale. Et ce sera encore vrai pour un bon moment !

Moise44 | 29 octobre 2010 à 07h04
 
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Il estvraiment regrettable que des "politiques" comme Corinne Lepage n'ai rien compris aux problèmes de l'énergie. C'est affligeant pour la France. Est ce un problème de formation ?
Entre les difficultés il faut choisir Notre principal ennemi sur le plan de l'énergie est est le réchauffement climatique et par consequent le CO2

Jean-Marie | 29 octobre 2010 à 09h59
 
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Oligarchie. Seul maître mot de cette affaire. Et pas seulement de cette affaire d'énergie, car, en France, depuis des temps immémoriaux, la minorité possédante a toujours dicté sa Loi.
En l'occurrence, l'oligarchie du Corps des ingénieurs des Mines (environ 600 oligarques) dicte sa loi énergétique en France depuis que les folies de grandeur se sont cristallisées sur l'atome.
Ne cherchez pas plus loin les explications de l'absurdité des décisions françaises en matière d'énergie.

Claudio | 29 octobre 2010 à 10h06
 
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L'article est fort intéressant. Au même titre que le commentaire de Moise44 par ailleurs.

Juste un point technique sur lequel je voudrais réagir. Les lignes haute tension servent au transport de l'énergie électrique. Hormis un système ou tout serait renouvelable, consommé et produit localement, elles ont leur utilité, et serait présente malgré les recommandations que vous préconisez, madame Lepage.

Concernant les hausses des prix, il est vrai qu'il est assez facile pour le gouvernement et pour la direction d'EDF de mettre tout sur le dos du renouvelable. Ce n'est bien entendu que partiellement vrai. Malgré tout, les prix de l'énergie devrait augmenter progressivement, et on ne peut pas tout mettre sur le dos de la gestion d'EDF. Entre le prix des matières premières, les rénovations du réseau pour le rendre plus performant, l'intégration des énergies renouvelables, et bien d'autres facteurs, il est évidemment que le prix du kW ne peut qu'augmenter. Malgré tout, les systèmes domestiques et industriels progressent en efficacité énergétique et il n'est pas dit que la facture finale augmente considérablement à moyen et long terme.

S Crey | 29 octobre 2010 à 10h07
 
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En premier lieu il ne s'agit pas d'un speudo, car en ma qualité de Président de LIBR'ACTEURS il faut pouvoir se situer.
Cette lamentable pantalonnade, remet en lumière l'impérieuse nécéssité qu'il y a à réinstaurer une vraie planification d'une part, et l'urgence d'une pédagogie dans le domaine des énergies d'autre part. Je voudrai redire ici, qu'il y a une vingtaine d'années, la france possédait les bons brevets pour les chauffes-eau a énergie solaire (comme elle en posséde en matière d'usines marée motrice ou par effet de houle)mais cela faisait de l'ombre à.....la filière électrique.L'allemagne et la Suéde ont creusé l'idée.On instaure ensuite des avantages fiscaux....pour les chauffes-eau solaires.L'ennui c'est qu'aucune entreprise française n'en fabriquait, tout bénéfice pour les économie et l'emploi en RFA ou en Suéde.Aujourd'hui REICHSTETT, raffinerie alsacienne qui va fermer ses portes.
Faute de prévisions et d'incapacité des élus a se projetter vers l'avenir, aucune reconversion du site n'a été sérieusement engagée.
La France créve du poids de ses lobbies, et du peu de considération que l'on apporte aux lanceurs d'alerte. Dans le domaine environnemental, ils sont pourtant primordiaux.Il est trop simple de placardiser ceux qui osent suggérer qu'a trop mettre tous nos oeufs dans le panier nucléaire, nous pourrions avoir des lendemains qui déchantent.

HASSELMANN | 29 octobre 2010 à 10h18
 
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Bonjour Monsieur Moise44
Sur les avantages des centrales, je suis d’accord avec vous, et cette décision du général De GAULLE nous sauvé des fluctuations du prix du baril de pétrole.
Quand aux éoliennes et panneaux voltaïques, pour être d’accord, il faudrait que le rendement soit ou égale ou moins cher que les centrales, alors que dans ce cas c’est le particulier qui finance cette électricité aléatoire.
Je suis étonné qu’une personne avec vos connaissances ne parle pas de la possibilité d’études sur les moteurs magnétiques, qu’en pensez-vous ????????????

jtitus1 | 29 octobre 2010 à 10h47
 
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Le CO2 a bon dos. C'est en son nom que le ardents défenseurs de l'environnement que sont, depuis toujours, les partisans du nucléaire nous assènent que leur mode préféré de production d'électricité est un moyen "propre". Sans rire.
Et dans leur délire scientiste il vont parfois jusqu'à nous soutenir que le nucléaire est "renouvelable".

Claudio | 29 octobre 2010 à 10h49
 
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Moise 44 a dit ce qu'il fallait dire.
Chiche ! On supprime le chauffage électrique, on supprime le chauffage à base d'énergies fossiles évidemment polluantes. À la place on met le bois, les éoliennes et le solaire sans oublier nos 60 TWH d'hydraulique.
Quant à l'Allemagne, le modèle, attendons les lendemains qui vont chanter bien plus fort que la cigale de M. de La Fontaine, quand leur charbon et leur lignite en épuisement auront fini de polluer la planète.
Bien évidemment, quelles que soient les énergies utilisées, la décision prioritaire, c'est l'économie d'énergie, à commencer par le logement évidemment. Pas besoin d'être "écolo" à la Lepage" pour que tout le monde soit d'accord à ce propos.
On s'étonne du rejet des politiciens par les français ?

micocharly | 29 octobre 2010 à 10h51
 
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Le message de Moise44 ne montre en fin de compte qu'un manque de recul et une mauvaise connaissance des enjeux énérgétiques et en plus des véritables enjeux du changement climatique (d'accord), mais aussi d'un développement durable. L'enjeu énergétique et de baisse des émissions en GES, ne peut pas être opposé à la nécessité de proposer aux habitants, un environnement sain et sécurisé (y compris aux habitants des zones d'extraction de l'uranium et des zones de stockage)...

daria | 29 octobre 2010 à 11h16
 
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Mame Lepage.... vous qui défendez si bien l'éolien et le solaire, si vous nous rappeliez comment vous avez été Ministre pionniére pour détruire l'hydroélectricité? d'ailleurs encore aujourd'hui vous ne la citez meme pas bien qu'elle soit la premiére.... quand on veut donner des leçons, un peu d'éthique !

Cage | 29 octobre 2010 à 11h18
 
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@jtitus1

Bien sûr, le prix du renouvelable à l'heure actuelle ne peut concurrencer le nucléaire, voire même d'autres moyen de productions conventionnels. Toutefois, il apporte, et devrait apporter de plus en plus vus les avancées technologiques dans le domaine, une source d'énergie à la fois "différente" et relativement propre.

Pourquoi différente? Elle permet avant tout de diversifier les acteurs avec lesquels on commercialise des denrées concernant la production d'énergie et permet dans ce sens de contribuer à une meilleure indépendance énergétique, en offrant une plus grosse segmentation au mix énergétique français. Elle est par ailleurs légèrement plus "propre" que la majorité des autres moyens de production.

Bien sûr, à l'heure actuelle, ces sources sont quasiment négligeables dans la production globale. Mais je pense qu'elles deviendront de plus en plus intéressante, autant au niveau économique, que écologique, et donc finalement au niveau politique.

Mon opinion est donc qu'il est primordial à ce jour d'amorcer la pompe du renouvelable, même si cela a un prix. Car si l'on voulait attendre la maturité technologique du produit, le prix serait bien plus important, car les acteurs de terrain ne seraient pas formés, les populations ne seraient pas sensibilisés, et le réseau électrique serait complètement inapte à recevoir ces sources d'énergie en quantité importante. Si l'on veut à terme posséder un mix énergétique intéressant, concurrentiel, et stable, il faut passer par l'étape d'initialisation, et je serai même pour une intensification dans la mise en œuvre de ces sources. Le débat est bien entendu ensuite politique.

S Crey | 29 octobre 2010 à 16h57
 
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Si la hausse est due à l'augmentation de la taxe CSPE des factures, je ne comprends pas comment le produit de cette taxe pourrait servir à autre chose... par quel tour de passe-passe ?

Il me semble assez raisonnable qu'il y a un problème avec le tarif de rachat du photovoltaïque. Erreur d'appréciation au départ ? En tout cas, quand on voit les offres PV qui vous proposent de financer votre installation, sans dépenser un centime et vous laissent miroiter des rendements extraordinaires, on peut au moins se poser des questions... LE PV serait-il devenu un placement financier pur et simple, financé par le contribuable (via les exonérations d'impots) et par les autres consommateurs (hausse de 40% de la taxe CSPE).

Ne serait-il pas temps d'examiner de près la rentabilité du PV à moyen et à long terme, ainsi que le bilan carbone réel des installations ?

Sur les autres énergies renouvelables, pourquoi parle-t-on si peu de l'hydraulique, en effet ?

pierre s | 29 octobre 2010 à 18h56
 
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Merci a Mme Lepage pour cet eclairage . Je partage absolument son point de vue concernant le veritable scandale que constitue cette nouvelle hausse ( en catimini ) de la facture pour les clients d'EDF .
Les raisons invoquees sont absolument mensongeres et manipulatrices . EDF a tres mal investi a l'international et est incapable de bien faire tourner ces centrales ( disponibilite de dix points inferieure aux Belges ou aux Americains !) . Il est invraissemblable que le gouvernement cautionne ainsi cette augmentation qui est une veritable prime a la mediocrite . Les clients d'EDF n'ont pas vocation a payer encore et encore pour les erreurs et l'incompetence chronique des equipes de direction successives d'EDF . Les surcouts et retards de l'EPR vont encore faire perdre 3 mds d'euros supplementaires a l'entreprise electrique au moment meme ou l'EPR est en train de couler ( trop cher , trop complexe , trop puissant , ...bref invendable ! ) .En attendant le prochain fiasco qui se profile pour EDF, British Energy ,payee deux fois le prix du marche (14,5 mds d'euros) pour y implanter .........une flotte d'EPR !!!!!!!! De nouvelles augmentations de tarifs en perspective ...

Patraig | 29 octobre 2010 à 20h32
 
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Aberrant et affligeant. N'oublions pas que le cabinet Huglo-Lepage assiste les promoteurs dans le cadre de leurs démarches. Il s'agit bien pour elle de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or. L'argent brassé par l'éolien est une véritable manne financière dont il faut essayer de profiter le plus longtemps possible. L'Allemagne, malgré ses 25000MW éoliens, ne fournit que 5 à 7% de son énergie électrique par ce biais, 65% provenant de la lignite. Bravo pour les énergies fossiles. Que l'on soit pour ou contre le nucléaire, force est de constater qu'il est incontournable, sauf à revenir aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon....Mais nous n'en sommes pas à une contradiction près. L'important c'est de faire un maximum d'argent dans un minimum de temps sur le dos des gogos que nous sommes.
La France détient la palme des pays émettant le moins de CO2, l'Allemagne et le Danemark celle des pays les plus polluants. Mais que ne ferait-on pour de l'argent?

Eric | 29 octobre 2010 à 22h42
 
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bla bla bla ...moi aujourd'hui quand on parle d'énergie renouvelables et d'augmentation de prix ...je ne vois qu'une chose ...ces monstrueuses éoliennes sur terre comme sur mer . Technologie inefficace , aléatoire , imprévisible , faible , malsaine , polluante et destructrice de l'environnement , destructrice de la beauté , destructrice d'emplois, destructrice des économies touristiques etc ... de plus, trés bientôt nous ne fabriquerons plus que les milliers de tonnes de béton nécessaires par pied car elles seront faites en Chine ...arrêtons . Le renouvelable doit être exemplaire et il a beaucoup mieux a faire que de dépenser des dizaines de milliards pour faire plaisir aux faux verts . Mme Lepage déménagera t'elle dans une maison avec des éoliennes a 500 mètres .... achètera t'elle une maison secondaire une maison secondaire avec des monstres de 170 m de haut en face de la plage a 15 km ....bien sûre que non . ..les pro du renouvelable et écologistes doivent faire le ménage chez eux ...et tant qu'on restera dans ces business douteux , malsains , sans scrupule , profiteur etc ...le renouvelable n'avancera pas ...trop dommage !

pierro | 30 octobre 2010 à 09h48
 
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du Offshore, l'électricité va sortir a 12 ctmes du KWH ;...vous y ajoutez les côuts de distribution , marge d'EDF et autres , incidences sur les taxes ...je vous dis pas le résultat ....et si en plus nous exportons au prix de marché ...bonjour les pertes !! et pour les maisons a 100000 euros ..toutes au chauffage électrique ...comment qu'on fait ? alors évidemment avec subventions et autres ...on peut cacher cette réalité ! pourquoi pas mais il faut bien peser les avantages et inconvénient de chaque nouvelle technologie ....perdre de l'argent et faire payer les gens pour du négatif , du polluant et du non durable je suis pas d'accord . pour l'instant le Nucléaire et l'hydrolique c'est encore ce qu'il y a de mieux ...je trouve aussi pour ma part qu'on parle pas assez d'économie d'énergie , d'isolation , efficacité énergétique et de recherche . sur ces 4 points alors oui les dépenses et augmentations sont utiles et justifiables . cordialement

pierro | 30 octobre 2010 à 10h08
 
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je li encore ...j'aime bien les arguments de Moise ...quand a corine Lepage voila qu'elle prend l'argument des paysages pour défendre l'éolien industriel !!! je l'ai déja entendu celle la mais de la part des extrémistes anti nucléaires ou promoteurs en éolien ...je suis donc trés surpris ! . " l’éolien coupable de défigurer les beaux paysages de France merveilleusement respectés par les centrales nucléaires et les couloirs de ligne à haute tension qu’elles génèrent ". Vous justifiez cette nouvelle pollution par la première ...intelligent comme argument ! et puis Franchement au mètre carré souillé, le m2 nucléaire produit combien de kwh ? et le m2 d'éolien produit combien de KWH ? il faudrait couvrir la surface totale de combien de département pour avoir la même production ? sans parler du fait que l'éolien est aléatoire car il faudra construire de nouvelles centrale thermique ...quand aux cables sans doute qu'avec l'éolien il n'en faut pas !....l'electricité éolien voyage avec le vent ! ... poétique, n'est ce pas . En mer c'est pareil ...il faut pas oublier que ces machine font 170 m de haut soit plus de 50 étages !!! monstrueux pour les homme et les oiseaux migrateurs attirés par la lumière . remarquez que ça va nourrir les bulos !
épour la mer, l'hydrolien me semble plus prometteur non ! ....mais pas de solaire au nord ni d'éolien industriel presque partout en France ...sauf peut être sur des zone industrielles ou en bout de ligne . pas bien écolo tout ça .

pierro | 30 octobre 2010 à 16h35
 
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Complètement d'accord avec vous micocharly. Je souhaiterais m'arrêter sur le simple geste d'éducation à limiter le gaspillage énergétique. En effet, rien que le fait de limiter sa consommation ne serais-ce que par des simples gestes du quotidien (couper les appareils en veille, utiliser des appareils moins consommateurs, privilégier certains gestes manuels plutôt que l'utilisations de certains appareils,...) permet une économie considérable sur la facture, tant sur le point environnemental que financier.
Bien-sûr, ces gestes malins ne vont pas dans le sens de la création d'emploi et de développement de l'économie en matière d'énergie, ce qui ne plait pas à la classe politique française. C'est ainsi que l'on voit rarement des incitations et des méthodologies permettant d'aider les ménages français à réduire leur consommation et leur empreinte environnementale voir le jour. Nous sommes plutôt dans une tendance à soutenir tout ce qui crée matière à développer des secteurs économiques en difficulté (comme celui du bâtiment avec les incitations sur les travaux d'isolation par exemple). Bien entendu, elles sont applicables uniquement si l'on fait appel à une entreprise pour réaliser les travaux...
Tout cela pour dire que tant que l'on sera dans cette optique de consommation irrationnelle et que celle-ci sera soutenue (ou en tout cas peu combattue comme le traduit l'"exemplarité des politiques") l'augmentation de la facture sera dure à avaler par l'usager.

jmton | 31 octobre 2010 à 23h43
 
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Les dindons de la farce.
Quand je lis tous vos commentaires, sur les centrales, les éoliennes, les photovoltaïques etc.….,je me demande si nos gouvernants n’ont pas raison de continuer a nous demander de payer pour l’incapacité des dirigeants d’ EDF a maitriser leurs couts de bonne ou mauvaise production.(s’ils étaient employés dans le privé ils seraient chômeurs depuis longtemps)
Nous avons des personnes qui recherchent depuis pas mal d’années la possibilité de faire de l’électricité presque gratuite en faisant, je schématise tourner une gêné comme celle des éolienne par des moteurs MAGNETIQUES.(pas de pollution, débit permanent, pas de problème de vent et ou de soleil)
Pas de commentaires, pas de bruit de la part des élus, même les verts qui font tant de bruit sur les centrales et leurs soient disant pollution n’en parle, alors que si on y mettait un peu d’argent dans cette recherche nous aurions une solution qui sera surement l’avenir de notre production énergétique en électricité.
Il faut noter que nos élus sont souvent très bons dans les discours mais loin de comprendre des fois des solutions techniques, c’est pour cela qu’ils ne les défendent pas.

jtitus1 | 02 novembre 2010 à 10h40
 
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Les arguments d'EDF repris par le gouvernement et par la presse sont faux à force d'être lapidaires, insuffisants et partiels. Mais les arguments de Mme Lepage sont excessifs, voire faux. Quant aux comparaisons avec l'Allemagne et le Danemark, elles seraient à employer avec prudence mais, las, elles sont employées à toutes les sauces.
La CSPE n'a pas augmenté depuis plus de 4 ans alors qu'elle couvre effectivement 3 réalités bien différentes dont on savait qu'elles augmenteraient, notamment parce que des Directives européennes, votées avec le plein accord de notre gouvernement (et à tout le moins sa pleine connaissance et prévisibilité des conséquences), imposent un développement salutaire de la production d'énergies renouvelables. Où est donc la surprise et l'urgence de cette augmentation ?
Oui, la priorité est de diminuer la consommation d'énergie. Et devinez à qui on a confié cette tâche importante parmi toutes : à EDF. Si, si. Ceux-là même qui vivent de la vente de l'énergie, c'est eux qui se sont proposés pour financer la révision de la totalité des règles de l'art du bâtiment en quelques années à peine. Autoproclamé "meilleur expert national des économies d'énergie" par la magie d'un "marché financier", les Certificats d'Economie d'Energie, EDF garde la main sur le comment les maçons doivent monter un mur et poser un isolant !!!
Oui, la grande peur d'EDF est de voir le pouvoir de la production d'énergie se diluer de façon si démocratique... et efficace pour limiter les besoins de transport et pour lutter contre la concentration des risques. Mais ça, nos membres du Corps des Mines ont un peu de mal à le reconnaître.
Je m'arrête là. Non sans vous avoir fait part d'un bref échange de ce weekend avec une ancienne responsable de la communication d'EDF qui ne m'a pas démenti sur ces points...

Arnaud2d | 04 novembre 2010 à 07h44
 
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Bravo, enfin le message est clair. Le nucléaire c'est cher et dangereux, il faut le dire, le répéter encore et encore. Pas de honte même pour Corinne Lepage, ex ministre. De grâce, Arrêtons.

On le savait et c'est bien dit. Félicitation!!

Et si les politiques faisaient vraiment une campagne alternative responsable, peut être que nous n'aurions pas ce gouvernement plus que conservateur ? Réformiste, quelle rigolade....
Quelle majorité a le courage de dire qu'il faut sortir du nucléaire??? soyons clair aussi, aucune. Alors il faut construire quelque chose de vert, orange , rose et vite.

Et qu'en penserons nos enfants de cette gouvernance aveugle?

Eric | 04 novembre 2010 à 10h33
 
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tout cela est du vent: Mme Lepage comme EDf^prêche pour leur paroisse.
La seule vérité est l'incapacité de gérer quoique ce soit en France soit le politique raméne sa fraise et il n'y connait rien soit les dirigeants de grandes sociétés EDF, GDF, VEOLIA etc profitent de leur monopole pour maximaliser leur profit sur le dos du consommateur paralysé par des propos écologiquement corrects.
Bien sûr une foultitude d'autres entreprises s'engouffre dans la brêche..

dequisemoqueton | 04 novembre 2010 à 10h47
 
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Même si je suis pas tout le temps d'accord avec Mme Lepage, je trouve cette article clair, net et précis.
Il est vrai qu'il est plus facile d'attribuer l'augmentation du prix d'EDF au photovoltaïque, alors que tout le monde sait que c'est faux.
Diviser pour mieux régner, tactique connue.

mirage40 | 04 novembre 2010 à 11h28
 
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Même si je suis pas tout le temps d'accord avec Mme Lepage, je trouve cette article clair, net et précis.
Il est vrai qu'il est plus facile d'attribuer l'augmentation du prix d'EDF au photovoltaïque, alors que tout le monde sait que c'est faux.
Diviser pour mieux régner, tactique connue.

mirage40 | 04 novembre 2010 à 11h31
 
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Il faut arrêter de faire de la politique avec l'environnement ...et ça c'est valable pour Mme Lepage comme pour Mr Borloo . dans le cadre de remaniement il faut mettre a la tête du ministére de l'environnement une personne ayant toutes les qualités suivantes réunies :
- Ingénieur ou scientifique ou les deux indispensable
- économiste indispensable
- Humaniste et amoureux de la France
et de son capital nature ...les deux
- ni de droite ni de gauche ou les deux a la fois

Cherchez ....qui .... ?

pierro | 04 novembre 2010 à 17h07
 
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On peut résumer tout ça en les traitant de voleurs et de capitalistes vampires non ?
Mais qui se soucie aujourd'hui des plus démunis ? Quelle entreprise ne souhaite pas maximiser ses revenus quelque soit les conséquences pour les autres ?
Bilan Carbone, énergie verte ou plus vertueuse qu'une autre, le frein est toujours le même : le gain

solvin | 05 novembre 2010 à 10h45
 
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Parler de CO2 n'a aucune signification face au nucléaire puisqu'elle n'en produit que peu il est vrai, parler du côté sanitaire de l'environnement d'une centrale nucléaire est par contre très dommageable pour cette industrie.
Chaque énergie a ses défauts et ses qualités. Mais je préfère nettement et sciemment que l'énergie soit décentralisée que centralisée, que chacun voit ou s'occupe de sa propre production et on verra que les économies d'énergie iront de soit tout simplement.
Bref, je soutiens Mme Lepage dans cette argumentation.

Kent | 05 novembre 2010 à 12h45
 
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Lors d'une déclaration préalable à l'installation de panneaux solaires sur le toit de mon hangar en 2006, me heurtant à des refus répétés et pour finir obtenir un accord sur un tiers de la surface de la toiture en 2009, un architecte des batiments de France, nous à laché en sourdine: on nous demande de freiner au maximum, les accords de permis, nous devons en permanence trouver des raisons de refuser les demandes, en inventant des phrases comme: Le caractère atypique des panneaux photovoltaiques porte atteinte au paysage, et autres inventions, pour refuser les demandes.
Finalement sur 400 m2 de toiture plein sud 4 ans après rie na été monté, et sa restera comme ça en attendant des jours meilleurs.
Merci Mme Lepage de nous parler clair et sans détours.

tip top | 05 novembre 2010 à 19h20
 
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Décidement Madame Corinne Lepage ne sait que dénigrer EDF et le nucléaire et on se lasse !!!. J'aimerais qu'elle aborde d'autres sujets....

André | 05 novembre 2010 à 21h13
 
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Cet article est vraiment très bon, il ne faut pas oublier non plus la catastrophe économique de l'EPR Finlandais car si les ingénieurs Français se sont trompés dans les devis, les Finlandais ne vont sûrement pas payer l'addition, ce sera de nouveau le contribuable Français.Cet EPR Finlandais est déjà à 2,5 fois le montant du devis initial d'après mes informations.
Mais Edf et toutes les grandes entreprises fournisseuses et sous traitantes vivent grassement sur le dos du contribuable. Je pense qu'en 2013 après les élections et quelquesoit le gagnant la gauche ou la droite, beaucoup de choses vont changer et ils seront obligés de réduire considérablement la voilure du paquebot EDF.

GRELOR57 | 05 novembre 2010 à 21h44
 
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Madame Corinne LEPAGE raisonne toujours de façon sentimentale, aveuglée par son raisonnement (faux) antinucléaire. On peut résumer le problème comme suit :
MYTHES et REALITES ENERGETIQUES

Pour être objectif et juger les problèmes énergétiques, il importe a priori de prendre en compte 3 critères :
-Technique : performance, rendement, énergie massique, continue ou dissipée
- Économique : coût pour l’Etat (subventions) et l’individu
- Environnement : pollution amont et aval, plus aspect sociétal (géopolitique) ;
Sinon on fait du sentiment et de l’émotionnel.

1 – Les énergies éolienne et solaire, qui plaisent beaucoup aux écologistes, restent des systèmes intermittents d’appoint (pas d’éolien sans vent convenable, et pas de PV la nuit). Et, comme il faut assurer la continuité électrique, qui ne se stocke pas, on met en route des centrales à gaz ou au charbon : productrices de CO 2.
Avec, de plus, des rendements faibles (éolienne ~ 25 %, PV =10 à 15 %).
Ainsi, la « vertueuse » Allemagne (le plus grand parc éolien et de PV de l’UE), produit par habitant 2 fois plus de CO 2 que la France. Alors que, l’énergie nucléaire qui n’en produit pas, et pour laquelle le Monde entier reconnaît un « savoir-faire » à la France, est constamment dénigrée… un véritable masochisme national.

En particulier, le grand débatteur Dany Cohn-Bendit, leader des « Verts », par ailleurs sympathique, est un élu de Francfort, ville qui possède une des plus grande centrale charbonnière d’Allemagne,

Tous les « écolos » font preuve de bons sentiments, et probablement certains sont sincères, mais pratiquement peu d’entre eux pourraient expliquer le fonctionnement technique des systèmes qu’ils critiquent.

À puissance égale, l’éolien consomme quelque 10 fois plus de béton (socle) et d’acier (mat) que le nucléaire. Et la fabrication de silicium pour le PV reste très énergétivore (car on ne fait plus alors des « puces » électroniques, mais des m2 de surface).

Seuls le nucléaire et l’hydraulique apportent des énergies massives et continues, mais hélas, il n’existe pratiquement plus de site compatible pour l’hydraulique lourde dans l’UE. Mais, l’EPR en cours permet à la fois un rendement et une sécurité meilleurs, en réduisant le taux de déchets.

Notons, toutefois, que dans les statistiques des énergies nouvelles et renouvelables, l’hydraulique déjà ancienne, mais toujours excellente, compte pour 80 %… c’est dire la faiblesse des autres.



2 – Grâce au nucléaire, nous bénéficions en France de l’électricité la moins chère d’Europe (ce que savent bien les industriels voisins qui nous l’envient). À tel point que l’ensemble des concurrents d’EDF demande à l’UE que 25 % leur soit cédée à prix coûtant… « pour assainir la concurrence » sic (Loi NOME en cours). Preuve que notre courant français est bien économiquement compétitif.
Permettez à un ingénieur qui a participé autrefois, avec sa société, à établir le coût de revient du nucléaire, d’affirmer que sont bien pris en compte : l’amortissement des investissements, le recyclage des déchets, et le démantèlement. Même si ces deux derniers postes restaient imprécis, on sait aujourd’hui que les centrales dureront environ 60 ans alors que le retour sur investissement avait été calculé sur seulement 30 ans.
Par contre, du fait des généreuses subventions, le coût de l’éolien représente de 2,5 à 4 fois celui de l’électricité produite par EDF, et celui du photovoltaïque de 8 à 15 fois (Loi du10 février 2000 sur les nouvelles énergies raccordées au réseau)
Et ceci garanti pour 20 ans : Une véritable rente de situation pour les possesseurs.

Coût de production du mix électricité en France (essentiellement nucléaire+hydraulique) = 3 à 4 centimes €/kWh

Ainsi, le vent et le soleil ne sont pas gratuits comme le présente la pensée unique, mais nous coûtent et coûteront très cher. Déjà, chaque contribuable paie une quote-part de ceci avec la CSPE (voir à l’envers de votre facture EDF) plus l’insidieuse sur tarification de l’abonnement… avant le renouvellement des compteurs « intelligents » Ce n’est pas faire œuvre de devin que prévoir de nouvelles augmentations pour pallier la gabegie des subventions.

En effet, la France ne produit pas d’éoliennes (importations : D, DK, E), ni de cellules
PV (importation : D + Extrême-Orient), de forte valeur ajoutée… mais, victoire, nous assurons le montage et la maintenance en réduisant le chômage.

D’où un accroissement du déficit du commerce extérieur. Ainsi, avec le financement des subventions pour les installateurs et utilisateurs, nous brûlons la chandelle par les deux bouts.


3 –Les centrales nucléaires sont drastiquement contrôlées, bien plus que l’industrie chimique. Il existe une échelle de risques, notée de 1 (bénin) à 8 (très grave)… et, malgré les détracteurs, l’on a jamais, en France, dépassé le niveau 2.

La catastrophe de Tchernobyl, en Biélorussie, a marqué pour longtemps les esprits, et effectivement elle fut dramatique (fusion du cœur : niveau 8). Il faut toutefois savoir que cet accident ne résultait pas d’un fonctionnement normal, mais d’une expérience dictée par les hautes autorités soviétiques d’alors (pour activer un redémarrage rapide), après avoir arrêté toutes les sécurités.
De plus, on le sait, les centrales russes (type RBMK) ne disposaient pas de confinement du réacteur (par ailleurs instable, avec un modérateur graphite), comme en possèdent les classiques centrales occidentales (type PWR). Fort heureusement ces dernières sont à la fois mieux protégées et surveillées

Reste l’épineux problèmes des déchets radioactifs, non encore résolu.

Il y a moins d’un siècle, on professait que l’atome était indivisible (ce qui correspond du reste à son nom Grec). Aujourd’hui on prétend que certains déchets radioactifs sont contaminés pour des siècles. On n’hésite pas à citer des contaminations pouvant durer plus de 100.000 ans !

Quel homme, fut-il savant, peut affirmer ceci, alors que l’on ignore totalement quel sera l’état d’avancement de la science et des techniques de nos descendants dans un demi-siècle. C’est faire peu de confiance aux compétences des générations futures que penser ainsi… Un peu de modestie, d’autant plus que beaucoup de savants se sont déjà trompés. Et, nos petits-enfants trouveront, probablement, dans ces déchets, une énergie en conserve.

Ainsi, a priori, on disposera dans moins de deux générations de plusieurs moyens pour pallier les réserves de combustibles et de réduire les déchets avec plusieurs stades possibles :
. Déjà une partie des déchets (plutonium) est récupérée sous forme de nouveau combustible MOX (utilisé par 20 réacteurs en France).
. Développer le surgénérateur, qui utilisera de l’uranium non-fissile (abondant) et les déchets actuels de fission, ce qui rendra cette énergie renouvelable. La faisabilité du procédé est déjà assurée, mais il reste à la sécuriser. L’atome deviendra alors une énergie renouvelable.

L’arrêt prématuré de « Super Phénix » à fait perdre plus de 20 ans d’avance technique à la France. (Il est vrai qu’il y eut des incidents, comme dans toutes les techniques de « rupture »… et surtout un mort lors de manifestations). Les Japonais n’ont jamais abandonné cette voie et le projet français est reparti sous le nom de réacteur RJH (en hommage à Jules Horowitz grand spécialiste de l’atome).

. Utiliser la Fusion, à base de deutérium et tritium, issus de l’eau de mer, et ne laissant pratiquement pas de déchets (rappelons que le prototype international ITER qui sera réalisé à Cadarache a été confié à la France)
. Se servir de l’apport des nanotechnologies pour transmuter tous les déchets. Car le problème se posera, avec ampleur dans le futur, pour tous les matériaux.

À terme, la maîtrise de l'énergie nucléaire de fusion : peu ou pas radioactive marquera probablement la grande découverte du XXI ème siècle, et supprimera totalement "l'épée de Damoclès" des systèmes à base fossile.

Il faut encore bien noter que le risque industriel existe partout, les installations chimiques en constituent l’illustration, et bien sûr, une action malveillante reste possible (agression terroriste, bombe sale), mais il en est de même des stocks de munitions …et de bombes à gaz existant dans le Monde… Or on vit avec… et, c’est dans leur lit que le plus de gens meurent.

Dans une optique réaliste, seuls le nucléaire et hydraulique lourde sont capables de fournir une énergie massique continue pour un coût réduit, à l’échelle de la Planète (nous serons ~ 9 milliards d’individus en 2050).

Pour information : Production énergétique mondiale actuelle - 2008 (en %)
- Energies massives et continues
Pétrole 34 %
Gaz 24 %
Charbon 29 %
Nucléaire 5 %
Hydraulique 6 %
- Énergies intermittentes d’appoint
Eolien 1 %
Autres 1 % (dont Photovoltaïque 0,04 %)
Bois : non-mesurable, et non mesuré, évalué à environ 10 % (dispersé dans l’ensemble).

Ce n’est pas avec des énergies marginales (éolien+PV), que l’on pourra satisfaire la demande mondiale (2 milliards d’individus vivent sans eau potable et sans électricité… et y ont droit). Et, substituer les énergies fossiles dont la part reste encore primordiale avec leurs émissions de CO 2.
Il faut savoir que l’eau est utilisée à 70 % pour l’agriculture, elle conditionne donc le « marché de la faim »… Et il faut de l’ordre de 5 kWh pour en produire 1 m3 par dessalement de l’eau de mer (par osmose inverse).
Le nucléaire a donc devant lui un grand avenir.

Reyne | 06 novembre 2010 à 12h50
 
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Cet article me met un peu de baume au cœur dans le sens où il dénonce justement la réalité (néfaste) de notre politique énergétique mono-nucléaire, en appelant au développement des énergies renouvelables qui contrairement au nucléaire nous assureraient une réelle indépendance énergétique, réduirait sans commune mesure les risques pour notre environnement et nos concitoyens, sans compter les retombées commerciales, économiques et sociales relatives à la mise en place d'une filière industrielle française dans les EnR.
Oui à la production d'énergie locale ! Sortons du mono-nucléaire et de la centralisation. Eau, Soleil, Vent, des énergies d'avenir à conjuguer au présent !!!

Elyan | 06 novembre 2010 à 19h04
 
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Hypothèse ...du jour au lendemain plus de nucléaire en France comme ailleurs !!!? que ce passe t'il ? CO2 ? prix du baril ? centrale thermiques ? environnement ?
ça veut pas dire qu'il ne faut pas faire des investissements colossaux sur la recherche et les économies d'énergies .... pour réduire le nucléaire ! mais attention a ne pas créer de nouvelle pollutions et je pense au CO2 et aussi aux éoliennes industrielles particulièrement pleines de défauts ! d'ailleurs dénoncées par la revue l'écologiste .
j'aime pas ces politiques qui prennent des positions radicales
ceci dans le seul but ...la politique , se faire élire et argent aussi .

pierro | 08 novembre 2010 à 09h30
 
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Étant moi même agent EDF je dis bravo car tout ce qui est dit dans cet article est malheureusement vrai et je rajouterai en plus que le capital d'EDF est ouvert à la spéculation boursière et il faut bien que les actionnaires gagnent de l'argent.Ne pas oublier que si l'entreprise EDF est ce quelle est aujourd'hui c'est grâce a la population Française qui a tout payé et actuellement le bénéfice de cet engagement financier n'est partagé qu'entre les grosses fortunes c'est scandaleux .

calidero | 08 novembre 2010 à 13h44
 
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Merci Reyne pour votre commentaire qui peut servir de contre article.
Il est bien plus riche et clair que le mien que personne ne lit plus vu que je l'ai déposé en premier et qu'il se trouve tout en bas.
Les gens pensent que les renouvelables c'est bien parce qu'elles sont subventionnées mais lorsqu'il faut d'évoquer le prix sans subventions, c'est une autre affaire.
Sur l'EPR finlandais, c'est AREVA qui va payer, pas EDF. Et puis pour prendre le contre exemple, les chinois construisent le leur très vite, et même plus vite que nous. Ce qui explique sans doute pourquoi le président chinois est venu souscrire la fourniture d'uranium fissile a AREVA ce week end.
Certes, le gouvernement nous raconte des salades en disant que c'est le coup des renouvelables qui fait grimper le prix et n'inclue pas le coup de restructuration des réacteurs actuels. Mais comme le dit reyne, le MOX est déja utilisé, et ces restructurations permettront d'en mettre encore plus (30% actuellement mais 100% a terme). Par ailleurs comme le dit reyne, les coûts de recyclage et autre stockages sont inclus dans le calcul du nucléaire. Bien sur, le nucléaire émet du CO2 mais pas dans les même proportion par kwh que du solaire ou de l'éolien. Et la consommation de matière ?Acier? Béton ? Pétrole ?
Pour ceux qui trouvent l'article clair, je vous conseille de revoir le plan de production énergétique du pays. Sans compter la phrase alambiqué sur les comparaisons entre politique française et allemande a la fin de l'article. Les allemands vont aussi payer des surcoût (pour la restructuration de leurs centrales nucléaires) que Mme Lepage n'évoque aucunement.
Reyne, si vous pouviez nous trouver la puissance installée en Allemagne toutes énergies confondues et la comparer avec la nôtre, on y verrais un peu plus clair. Alors nous nous rendrions compte que les chiffres sont têtus.On pourrait aussi comparer les plan d'évolution et leurs surcoût respectifs, autant en CO2 qu'en énergie ou en matières.

Moise44 | 08 novembre 2010 à 14h04
 
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@ M. Reyne et Moise44 :

Avez-vous un lien ou une source concernant la prise en compte du traitement des déchets nucléaires et du démantèlement des centrales dans le prix du KhW d'EDF ? Merci d'avance.

On ne peut pas ignorer comme vous le faites la question strictement politique (philosophie politique) du stockage des déchets à très long terme. C'est un réel sujet qui ne peut pas se résumer à pari technologique sur l'avenir.

Dès lors, la prudence recommande naturellement à ne pas mettre les œufs dans le même panier. Je ne suis pas anti-nucléaire mais je suis farouchement opposé au scénario du tout-nucléaire dont on a tant de mal à se défaire.

En Allemagne, l'éolien et le photovoltaïque représentent déjà 6 à 7 % de la production d'électricité. Pourquoi la France affiche-t-elle des résultats 10 fois inférieurs ? Il y a un vrai problème à régler d'urgence, et ce n'est pas en continuant à faire l'apologie du nucléaire qu'on y arrivera. Il faut diversifier notre mix énergétique, aussi bien que l'Allemagne l'a entrepris, 10 fois plus vite que nous !

Sur l'intermittence de l'éolien et du photovoltaïque, l'hydraulique peut assurer la régulation aussi bien que les centrales à flamme. Et d'ailleurs, les sites de pompage - turbinage permettent d'associer l'éolien et hydraulique pour maitriser la production.

Observons aussi que contrairement au nucléaire, les énergies renouvelables sont optimisées par leurs sites d'implantation : photovoltaïque dans les pays chauds, éolien en off-shore, etc.

Il serait temps d'arrêter cette opposition frontale entre pro- et anti-nucléaire qui nous fait tourner en rond. Il faut diversifier les sources primaires vers le renouvelable évidemment car l'épuisement des ressources reste un problème y compris pour votre nucléaire adoré ;-)

Pourquoi ne pas s'entendre sur quelques principes simples comme par exemple, la fin de l'utilisation de l'électricité pour le chauffage car le bilan énergétique est catastrophique, même si cette proposition peut paraître paradoxale pour les pro-nucléaires aussi bien que pour les anti-nucléaires partisans des énergies renouvelables.

pierre s | 08 novembre 2010 à 17h07
 
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A pierre s : l'éolien industriel n'est pas du renouvelable . En mer avec 3000 tonnes de béton par pied pour 20 ans , matériaux composites , les dannois délocalisent en chine ! il faut en parallèle du thermique car c'est une technologie particulièrement et trés aléatoire . De plus c'est trés moche et ça va détruire notre capital paysage ....c'est important les paysages non ? même a 15 km en mer c'est des kilomètres de côte dont l'économie touristique sera trés dégradée ...imaginez ces machines font jusqu'a 50 étages ...même corine Lepage voudrait pas avoir ça devant chez elle ...et si elle dit le contraire, elle ment .
...oui aux énergies renouvelables mais il faut faire de choix ...c'est pas tjs le chemin le plus facile !! l'éolien flottant trés certainement , l'hydrolien , les vagues etc ...la géothermie profonde , bio masse et j'en passe ....l'efficacité énergétique et et encore et encore limiter les gaspillage .

pierro | 08 novembre 2010 à 18h28
 
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Précision pour Pierre S et Moïse 44
Naturellement le problème des déchets radioactifs sera résolu. Il l'est pratiquement avec le surgénérateur qui brûlera les déchets actuels et utilisera de l'Uranium non enrichi (mais grâce aux écolos nous avons perdu 20 ans d'avance française : cf "Superphénix").
Faites un peu confiance à ceux qui nous suivrons. Si l'on vous avez dit il y a 30 ou 40 ans que avec un tout petit appareil vous pourriez communiquer avec le Monde entier, vous ne l'auriez pas cru !
Pour Moïse 44 qq chiffres :
Différence d’énergie utilisé pour produire de l’électricité en Allemagne et en France (en %- 2009) :

Allemagne France
Fossiles 56 10
Nucléaire 26 78
Hydraulique4 11
Eolien 5 0,4
Solaire 1 0,1
Autres 9 0,5

Production totale (en TWh) :

600 549

Répartition des émanations de C0 2, en %, des principaux pays industriels - 2008 :

tonne CO 2 part mondiale
par habitant globale de CO 2
------------------------------------------------------------
USA 19,1 19,9
Australie 18,7
Canada 17,3
Russie 11,2
Arabie Sud 14,7
Corée Sud 10,0
Allemagne 9,7
Japon 9,6
Angleterre 8,6
Espagne 7,6
Italie 7,3
Afrique Sud 7,2
Ukraine 6,7
Iran 6,5
France 5,8
Chine 4,5 20,9

Et les "grunnens" nous donnent des leçons d'écologie

Hélas il est très difficile de trouver le montant de nos importations d’éoliennes (mais je les rechercherai), celui des cellules photovoltaïques était de l’ordre de 2 milliards € pour 2009

Reyne | 08 novembre 2010 à 19h22
 
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@Pierre S

"En Allemagne, l'éolien et le photovoltaïque représentent déjà 6 à 7 % de la production d'électricité. Pourquoi la France affiche-t-elle des résultats 10 fois inférieurs ? Il y a un vrai problème à régler d'urgence, et ce n'est pas en continuant à faire l'apologie du nucléaire qu'on y arrivera. Il faut diversifier notre mix énergétique, aussi bien que l'Allemagne l'a entrepris, 10 fois plus vite que nous !"

C'est parce que l'Allemagne a moins de nucléaire et plus de centrales a carbone fossile qu'elle peut faire cet investissement sur les renouvelables. Car avec ses centrales a charbon elle peut équilibrer rapidement. Ce qui n'est pas aussi évident avec une centrale nucléaire (c'est plus difficile de redémarrer la réaction en chaine contrôlée que d'allumer un bruleur !Cf expérience ratée de Tchernobyl)).Heureusement, nous ne faisons pas ce genre d'expérience et en plus nous avons des réacteurs de conception différente. Je suis d'accord avec vous sur fait qu'il faut se diversifier mais pas au détriment d'autres très grosses autres industries : par exemple, le tourisme (75-78 millions de visiteurs/an) et l'agriculture...En plus les éoliennes et le solaire PV, ne sont pas si écologique que çà car il faut les fabriquer et les installer aussi !

« Sur l'intermittence de l'éolien et du photovoltaïque, l'hydraulique peut assurer la régulation aussi bien que les centrales à flamme. Et d'ailleurs, les sites de pompage - turbinage permettent d'associer l'éolien et hydraulique pour maitriser la production. »

Sur le principe, je suis d'accord avec vous, mais ans le principe seulement car n,être réseau de centrales hydrauliques n'a pas été construit avec éventualité future. Mais au fait d'où vient la puissance qui sert a remonter l'eau des barrages ?Demandez aux suisses.

« Observons aussi que contrairement au nucléaire, les énergies renouvelables sont optimisées par leurs sites d'implantation : photovoltaïque dans les pays chauds, éolien en off-shore, etc. »

Mais vous ne les voyez pas les éoliennes dans les champs en France ? Et les panneaux PV sur les hangars et les maisons dans nos villes ? Pourtant nos éoliennes ne sont pas toutes proches de la mer. Et la France n'est pas un pays chaud !D''ailleurs la température et le nombre de jours de soleil ne sont pas forcément corrélé. Ne pas confondre chaleur et intensité lumineuse.

« Il serait temps d'arrêter cette opposition frontale entre pro- et anti-nucléaire qui nous fait tourner en rond. Il faut diversifier les sources primaires vers le renouvelable évidemment car l'épuisement des ressources reste un problème y compris pour votre nucléaire adoré ;-) »

Vous écrivez çà, comme si vous n'aviez pas lu l'article de Mme Lepage ...Cet article tire a boulet rouge sur le modèle énergétique a base de nucléaire a la française !
Tant que nous aurons besoin de bcp d'énergie pour fabriquer du silicium et de bcp de pétrole pour fabriquer les matières synthétiques des pales d'éoliennes, le béton des éoliennes, l'acier du pylône , ces énergies ne seront pas forcément renouvelables lorsque nous n'aurons que très peu de carburant pour entretenir et maintenir ces systèmes !Sachant que pour l'instant bcp de parties de ces systèmes sont fabriqués a l'autre bout de la planète et notamment en chine qui construit l'équivalent d'une tranche nucléaire électrique mais au charbon !

« Pourquoi ne pas s'entendre sur quelques principes simples comme par exemple, la fin de l'utilisation de l'électricité pour le chauffage car le bilan énergétique est catastrophique, même si cette proposition peut paraître paradoxale pour les pro-nucléaires aussi bien que pour les antinucléaires partisans des énergies renouvelables. »

Et vous chauffez comment ? Avec des renouvelables ? Mais alors la nuit ? Et sans vent ? Avec des batteries ? Mais alors les batteries, nous la fabriquons comment ? Avec quelles matières rares ? Et quelle durée de vie ? Je dis çà parce que vous ne reformerez pas un parce de logement installé, y compris historiques, simplement en l'écrivant ! NON, je ne pense pas que votre proposition soit réalisable a moins d'interdire au gens de s chauffer ! Mais alors les dépenses de sécurité sociale risques d'exploser.
La vraie solution au pb du chauffage électrique, c'est l'isolation ! La taxe carbone aurait pu servir a cette tâche, mais personne ne veut voir la réalité en face : l'énergie est presque gratuite et abondante. Or nous savons tous que le meilleur levier pour la diminution de la consommation c'est le prix !La taxe aurait eu un double avantage : faire baisser la consommation (avec toute la stimulation sur l'innovation technique qui en découle et donc l'efficacité énergétique), et permettre a l'état d'isoler les bâtiments publique et de financer ds aides aux particulier pour isoler leur logement et éventuellement installer des systèmes PV ou chauffe eau solaire.

Notez que l'on pourrait aussi dvp la cogénération en récupérant la chaleur qui sort de ces tours aero-régfrégirantes des centrales nucléaires mais aussi de toutes les centrales thermiques en général.

Voilà ce que je pouvais vous répondre.

Mais cracher sur le nucléaire pour cracher sur le gouvernement comme le fait Mme Lepage dans cet article c'est une erreur qui prouve sa méconnaissance du Pb énergétique et l'opportunisme associé presque cynique.
Mais encore, je répète que le nucléaire est déjà installé; lui ! Et a moins que nous trouvions un source d'énergie plus efficace avec aussi peu d'émissions de CO2, il serait une très mauvaise idée de détruire ou même de donner le signe que nous voulons revenir en arrière. Les allemands, ont fait bcp d 'études avant de remettre en question la fin du nucléaire, et si Merkel a fait ce choix c'est que les mesures économiques ne lui donne pas le choix. N'oubliez pas l'objectif des 4 -20 de l'Europe pour 2020. En même temps, grâce ou a cause de leur infrastructure du passé il devient intéressant peur eux de mettre en place ces nouvelles énergies.
Autre rappel : on entend et on lit bcp « les énergies propres » pour désigner les nouvelles sources comme l'éolienne ou le Pv voir l'hydraulique. Il n'existe pas d'énergie propre ou sale mais simplement l'utilisation que l'on en fait. Ainsi, est-ce que le barrages des trois gorges en chine est une solution d 'énergie propres ou sale, pour ma part j'ai encore du mal a trancher la question. Mais long terme, le barrages sur le yang tsé kiang (orthogragraphe a vérifier) apportera des solutions dans bcd de domaines a la chine. Comme pour la suisse l'a fait dans le passé et dont elle profite aujourd'hui.
Pour terminer il faut simplement rappeler que pour l'instant consommer moins est la meilleure solution et il faut relever toutes les situations de gabegie énergétique pour y mettre un terme !

Moise44 | 09 novembre 2010 à 18h39
 
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Merci à Moise44 et puis surtout à Reyne pour leurs interventions intelligentes et surtout fondées.
"l'impact carbone" de l'éolien et du PV rend ces énergies "renouvellables" peu efficaces et surtout contribuent à l'augmentation du déficit.
Le bois énergie en tant que combustible, pour ceux qui comprennent le concept, est évidemment l'axe sur lequel le gouvernement aurait dû se concentrer en matière d'EnR. Cela permettait de cocher tellement de cases en matière d'économie locale, d'emploi et surtout d'abondance de matière première... et cela en tant qu'appoint, bien évidemment.
Qu'il faille faire des économies d'énergie(s), cela va de soi.
J'ai confiance en l'avenir, j'ai confiance en l'évolution des technologies et aux progrès en matière de recyclage mais je ne comprend pas comment les différents gouvernements (allemand compris) peuvent tant s'affaiblir lorsqu'il s'agit de communiquer sur l'énergie. Il ne s'agit que de communication au final, et d'éducation.
Nous devrions être fier de notre production française, une valeur sûre à l'export!

FreddyStG | 09 novembre 2010 à 22h52
 
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Je comptais intervenir sur cet article, mais je vois que "Reyne", dans son commentaire du 08 Novembre 2010 à 19h22 a exposé la situation d'une manière très claire, bien argumenté et surtout avec un chiffrage correct.
J'ajouterais à sa liste des "nominés du CO²" le Danemark, nation "écologique" s'il en fut, bien placé dans le peloton de tête.
Pour mémoire, si le protocole de Kyoto ne demande pas à la France de réduire ses émissions de CO2 mais simplement de les maintenir au niveau de l’année 1990, c’est parce que l’empreinte carbone du pays est relativement faible, conséquence d’une électricité à 80% nucléaire. Nombre de nos voisins se voient par contre assigner des objectifs de réduction importants : Autriche : -13% ; Danemark : -21% ; Royaume Uni : - 12,5% ; Allemagne : -21% etc…
Pour ces pays, l’absence ou la contribution limitée du nucléaire a pour conséquence un recours massif aux combustibles fossiles induisant une empreinte carbone élevée qu’il convient de corriger.
En fait, de tous les grands pays industrialisés, c’est bien la France (avec la Suède) qui est le meilleur élève de la classe écologique dans la lutte contre le CO2.
Il ressort de ces chiffres que si tous les pays développés avaient eu la même politique énergétique que la France et la Suède pour produire leur électricité (combinaison nucléaire + hydraulique ou autres énergies non carbonées) les rejets de CO2 évités se monteraient à environ 7 milliards de tonnes annuelles, soit près du tiers des rejets mondiaux actuels. Ceux-ci, au lieu de s’établir à 26 milliards de tonnes, évolueraient sous les 20 milliards. Une bonne partie du chemin eût été ainsi accomplie dans la maîtrise des émissions de CO2.
En conclusion :
- Le nucléaire n’est pas toute la solution à l’effet de serre. Mais sans lui la solution n’apparaît pas.
- Le développement des surgénérateurs, projet tué dans l'oeuf par un manque de transparance du CEA et des gouvernements de l'époque d'une part, et l'acharnement maladif des verts d'autre part, aurait permis de ranger le problème des "déchet" nucléaires au rang des souvenirs.
- La prochaine étape sera la fusion nucléaire, en lieu et place de l'actuelle fission nucléaire, et là, le débat des déchets sera clos.
- La propagande de l'éolien comme du photovoltaïque n'a qu'un effet bénéfique, c'est la prospérité du compte en banque de ses promoteurs.

Tireman | 10 novembre 2010 à 10h00
 
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Toutes les réactions sur cet article sont extrêmement manichéenne tout de même. Reyne, Moïse44 et Tireman, je suis globalement d'accord avec vos arguments pro-nucléaire. Mais un fait important est à noter dans vos réactions. Vous dîtes que le nucléaire est extrêmement bien, qu'il subsiste le problème des déchets, et que la fission n'est pas maîtrisée mais que la recherche parviendra à amener des solutions. Par contre, concernant le renouvelables, vous ne spécifiez aucun levier de développement qui pourrait être fourni par la recherche. Alors, que dans le cas du photovoltaïque, il est flagrant que cette énergie n'en est qu'à ses balbutiements, et que si les progrès continuent à ce rythme, cette énergie deviendra assez vite sérieuse. Donc pour ma part, ce n'est pas une aberration d'avoir initialisé la filière, pour former les différents acteurs. Ainsi, lors de la maturation de ce procédé, les coûts seront réduits.

Je ne considère pas non plus que le renouvelable doive disposer d'une part majoritaire dans notre mix energétique, mais pour diverses raisons, elle doit pouvoir, pour prévoir l'avenir sereinement, faire partie intégrante de nos possibilités.
En effet, dans vos différentes analyses sur les energies, le facteur géopolitique est quasiment ignoré, alors qu'il pourrait dans certain cas être significatifs. Bien sur, le Canada, principal producteur d'uranium, continuera a priori durablement d'exporter son uranium, mais si d'aventure, d'autres pays exportateur limitaient leur production, les cours pourrait flamber et une trop forte dépendance à ce minerai engendrerait un affaiblissement. Très peu crédible à l'heure actuelle, mais la politique doit prendre en compte toutes les conjonctures potentielles je pense.

S Crey | 10 novembre 2010 à 11h07
 
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Tous vos articles sont toujours sur l’existant que l’on connaît, les centrales, les éoliennes, les photovoltaïques ect….Aujourd’hui les centrales sont ce qu’il y a de mieux, pollution au minimum, et le meilleur débit en MWH. Je ne parlerai pas des éoliennes qui nous donnent environ 40MWH et a 25% du temps, ce qui veut dire que s’il n’y avait pas les centrales, il faudrait revenir à la bougie le reste du temps. Les panneaux photovoltaïques sont comme les éoliennes avec un débit aléatoire qui coutent aux contribuables et en plus en matériaux difficile à détruire et polluant.
Ceci pour venir à une étude qui serait surement plus rentable dans le temps à condition de l’améliorer, qui se nomme le moteur magnétique qui peut être utilisé pour de nombreuses applications, comme entraînement des générateurs (celui des éoliennes) pour produire de l’électricité.
Avec ce principe pas de pollution, électricité pratiquement gratuite et permanente et en n’importe quel lieu.
Bien entendu il faudrait que nos responsables s’intéressent au problème, car peut être que cette solution sera la solution pour l’avenir.

jtitus1 | 10 novembre 2010 à 13h09
 
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En réponse à S Crey.
Les utopies ne manquent pas dans l'énergétique, et les prototypes sont légion. Mais le but consiste à produire de l'énergie pour satisfaire la Planète, avec une pollution réduite.
- On reparle de « l’énergie du point zéro », qui consisterait à extraire une énergie inépuisable et gratuite du vide ? Il remet en cause le principe de conservation de l’énergie (*) et, de ce fait, considéré comme un fantasme par la communauté scientifique.
(*) L’énergie ne peut être crée ou détruite, mais elle peut se transformer, généralement sous forme de chaleur.
Ce système est basé sur l’effet, dit Casimir, qui montre l’attraction de 2 plaques séparées par le vide (mais qui nécessite au préalable un travail de séparation).
- Toujours dans les idées d’énergie libre et gratuite, il faut citer le vortex de Schaunberger, ou moteur à impulsion, qui consiste à provoquer un tourbillon pour créer de l’énergie dans l’eau et entraîner un alternateur, ou, dans l’air, pour actionner une « soucoupe volante » par effet vortex ?
Parmi les nouveaux projets nucléaire, citons le système de « TerraPower » aux USA, soutenu par Bill Gates et Toshiba, qui concerne un réacteur à ondes progressives (TWR : « Traveling-wave reactor ») qui consisterait à alimenter un bloc d’uranium naturel avec une faible quantité d’U 235 enrichi pour obtenir du Pu 239, par vagues de combustion se déplaçant par couches successives dans le bloc, avec un refroidissement par sodium liquide (550°C). Ce qui, selon les auteurs, permettrait d’utiliser les stocks existants d’uranium appauvri et de réduire le risque de détournement à des fins militaires, et, aurait une durée de vie centenaire (*).
(*) L’idée semble farfelue, mais il faut rappeler que dans la mine d’uranium de Mouana au Gabon, une réaction naturelle a pu fonctionner en pile atomique pendant des années (ce qui a du reste appauvri le minerai local d’uranium).
- Ou, encore la rumeur qui revient périodiquement : le moteur à eau (son origine nous vient de l'injection d'eau dans les moteurs de "Spitfire" durant la guerre 39-45, pour sauver le pilote en mauvaise position : il fallait ensuite refaire le moteur).
- Toujours dans la même veine, le moteur de voiture à air comprimé : mais il faut d'abord dépenser de l'énergie pour comprimer cet air (ce que l'on fait déjà dans les catapultes de porte-avions).
Rappelons enfin qu'il faut toujours penser à la notion de rendement et que celui des éoliennes est voisin de 25 % seulement et celui du PV varie de 10 % (polycristallin) à 15 % (monocristallin). Toutefois comme il s'agit d'une filière proche de l'électronique, il faut bien sûr, être attentif à son évolution.

Reyne | 10 novembre 2010 à 15h19
 
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@jititus1

Ne le prenez pas mal mais, ce genre de soltuons me paraît hors de propos. Votre « machine » éventuelle se rapproche d'une hypothétique invention d' « extraction du point Zero » quelques fois appelé aussi énergie du vide dont, dit on Nikkola Tesla aurait trouvé le moyen de la faire fonctionner … Mais le vrai problème n'est pas celui-ci. Ce genre de croyance nous empêche de faire avancer d'autres solution et nous fait imaginer que qu'en fait les solutions existent. Or une telle idée nous empêche de développer les vraie solutions techniques.Mais surtout une telle idée emp^che les esprits de changer de comportement !
Votre solution ne ferait que faire mentir la théorie de la relativité restreinte élaborée par Einstein ! Qui je vous le rappelle n'as pas été démentie depuis plus de 70 ans d'expérimentations scientifiques !
Cherchez « le mystère de l'horloge » sur google vous trouverez un documentaire diffusé sur arte qui banalise avec une facilitée déconcertante la théroie dela relativitée restreinte et générale....

@S Crey
Vous écrivez :
« Vous dîtes que le nucléaire est extrêmement bien « 

Vos déductions ne sont pas nos écrits. Nous disons simplement que nous n'avons pas trouvé mieux en matièer de densité énergétique !qu'il reste effectivement des pb a régler concernant les déchets mais en fait la quatitée de déchets de longue demi-vie(dangeuereux longtemps) est faible. Et que l'isotope U238 (95% de l'uranium dans les réacteurs actuels n'ayant pas de MOX) pourrait être utilisé dans des réacteurs de 4eme génération si superphénix n'avait pas été abandonné !Ce qui porterait les stock énergétiques du pays a plus de 1000 ans !Autant vous dire que le pb énergétique serait quelques peu déporté !Et nous donnerais une chance de faire la transition sereinement pour éviter un réchauffement top fort et trop rapide.

Vous écrivez aussi : « et que la fission n'est pas maîtrisée »
Bien sur que si ! C'est justement la FISSION contrôlée qui est a l'œuvre dans nos réacteurs !
C'est la FUSION que nous ne savons pas faire de manière continue et contrôlée. Je vous revoie a des recherches sur google dans ce domaine afin de vous informer correctement. En fait, beaucoup nos centrales énergétiques utilisent de la chaleur : les centrales thermiques utilisent la chaleur de la réaction chimique de « combustion » qui se produit entre le carbone et l'oxygène, et les réacteurs nucléaires exploitent l'énergie nucléaire contenu a l'intérieur des noyaux des atomes d'uranium en cassant le lien entre proton et neutron a l'aide d'un neutron étranger, ce qui dégage de l'énergie sous forme de chaleur ...Il en résulte d'autres métaux moins connu parmi lesquels le plutonium qui sert a faire du MOX car il dégage naturellement de la chaleur et des neutrons. Il sert aussi a d'autres applications moins intéressenates : les bombes ! D'où le strict contrôle par L'AIEA …

Vous écrivez aussi : « Par contre, concernant le renouvelables, vous ne spécifiez aucun levier de développement qui pourrait être fourni par la recherche. »

C'est faux ! Lisez mon premier commentaire tout en bas, vous verrez que je parle des recherches du CEA sur le silicium métallurgique nécessitant moins d'énergie pour sa fabrication avec des rendement proches du silicium classique.

« ce n'est pas une aberration d'avoir initialisé la filière, pour former les différents acteurs. Ainsi, lors de la maturation de ce procédé, les coûts seront réduits »

Oui mais je ne crois pas que donner des fortunes aux sociétés fabricantes et productrices entrainera systématiquement de la recherche dans ce domaine.
« Je ne considère pas non plus que le renouvelable doive disposer d'une part majoritaire dans notre mix energétique, mais pour diverses raisons, elle doit pouvoir, pour prévoir l'avenir sereinement, faire partie intégrante de nos possibilités. »

je suis bien d'accord avec çà, mais pas a n'importe quel prix !
Prix du Kwh revendu par EDF au consommateurs(€ HT) : 0,05400(HC) et 0,08730(HP)
Rachat kwh par EDF en € TTC du photovoltaïque : 0.58€TTC !

Regardez le cout exhorbitant du prix de rachat ! Alors quand je vois ce prix, je me dit que l'argent doit bien venir de quelques part ! Mais heureusement pour l'instant la quantité d'énergie produite est encore faible ! Un lien sur les trifs de rachats : http://fr.edf.com/obligation-d-achat/contrat-et-tarifs-d-achat-48663.html
Et en plus, voici un autre lien qui nous montre qu'EDF ne passe pas son temps a démolir les renouvellables comme le dit Mme Lepage : http://collectivites.edf.com/energies-renouvelables/acheter-de-l-energie-verte/la-gamme-kwh-equilibre-47694.html

« En effet, dans vos différentes analyses sur les energies, le facteur géopolitique est quasiment ignoré, alors qu'il pourrait dans certain cas être significatifs. Bien sur, le Canada, principal producteur d'uranium, continuera a priori durablement d'exporter son uranium, mais si d'aventure, d'autres pays exportateur limitaient leur production, les cours pourrait flamber et une trop forte dépendance à ce minerai engendrerait un affaiblissement. Très peu crédible à l'heure actuelle, mais la politique doit prendre en  compte toutes les conjonctures potentielles je pense. »

Je ne suis pas sur que vous que l'Australie arrêterait d'exporter une grosse partie de son PIB aussi facilement que vous le dites !Mais aussi la Namibie ou même le Niger(malgré des prises d'otages). De la même façon que les pays pétroliers ne réduisent pas leur production lorsque le prix augmente, c'est même plutôt l'inverse jusqu'à ce que les infrastructures ne puissent plus monter en puissance d'extraction. Si la demande baisse, alors la production aussi sinon le prix chute et l'argent ne rentre plus dans leurs caisses !Personnellement je préfère que l'argent reste dans nos caisses et serve a réduire la consommation globale du pays ...(par exemple la consommation de pétrole a baissé de 10% pendant la flambée de juillet 2008). L'intérêt d'un taxe carbone, encore et encore ...
Sur l'augmentation du prix, il est certains qu'il va grimper jusqu'à ce que nous ayons réussi la mise en œuvre la 4eme génération ….( 20 ou 30 ans peut être !)
Pour prendre en compte les conjonctures, il faut d'abord maîtriser la filière, ce qui est notre cas. Ainsi,; nous pouvons revendre des « combustibles » prêt a l'emploi et garder la main sur la source d'énergie au moins pour un temps. Pour un temps parce que plus cette méthode va se développer, moins nous pourrons garder la main. Nous venons d'ailleurs tous juste d'augmenter nos capacités d'enrichissement de yellow cake, contrairement aux russes ou aux américains.
Il serait donc aberrant de détruire ou même de planifier une sortie d'une filière presque complète.

@ freddySTG

Je suis bien d'accord avec vous sur le bois énergie. Cette solution aujourd'hui très efficace grâce a l'amélioration de la technique peut apporter un très bon appoint a condition de ne pas consommer plus vite que la croissance naturelle des arbres (ce qui la rend renouvelable). Et là, j'ai bien peur que l'on s'emballe un peu trop vite …
Il semblerait que la France n'ait pas e filière bois satisfaisante ou mal structurée§.de plus nous sommes importateurs de bois ce qui est aberrant quand on que la forêt française croit de 30% /an !
Et paradoxalement, ce sont les mines de charbon qui ont sauvé les forêts françaises pourraient être réouvertes dans quelques années, sans rire !Aujourd'hui, nos centrales charons brulent du charbon sud africain ou polonais !

Moise44 | 10 novembre 2010 à 16h19
 
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@ Reyne, il me semble que votre message répond plus à jtitus1 que à ma réaction.

Toutefois, cette phrase manquait cruellement pour moi dans vos exposés précédents.
"Toutefois comme il s'agit d'une filière proche de l'électronique, il faut bien sûr, être attentif à son évolution."

Je suis avec cet ajout la majorité de vos idées, que vous avez par ailleurs bien argumentées pour ne pas amener à un débat trop rapidement stérile.

S Crey | 10 novembre 2010 à 16h22
 
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Je regrette la polarisation actuelle du débat sur le nucléaire, le photovoltaïque et l’éolien. Pour rappel sur le mix énergétique français :

- Produit pétrolier : 68,4
- Gaz : 37 MTep
- Electricité (dont nucléaire) 32,5 MTep
- Chauffage au bois : 8,2 MTep
- Charbon et coke : 6,5 MTep
- Hydroélectrique : 5,5 MTep
- Biocarburant : 2,1 MTep
- Autres (dont éolien et solaire) : 1,5 MTep
(Chiffres DGEC)

Je ne rentre pas dans la polémique du nucléaire, mais ces chiffres montrent que les filières nucléaires, éolien et PV ne sont qu’une partie du problème et des solutions. Il faut certes avancer, mais ça ne suffit pas. Il me semble donc utile d’expliquer quelques réalités du bois énergie (10% de la production d’énergie mondiale), issus de mon expérience dans la filière.

La France est un des plus gros utilisateurs de biomasse en Europe, mais le parc d’appareil au bois est composé principalement d’appareil de très mauvaises qualités.

La croissance annuelle de la forêt française est de 50 millions de tonnes. Ce potentiel n’est pas mobilisé aujourd’hui, faute d’une filière bois en mauvaise état, mais une politique volontariste en faveur du bois énergie et une réorientation de la filière permettrait de le rendre mobilisable.

La biomasse peut être valorisée simplement sous forme de chaleur (la chaleur représente environ 40% de besoin d’énergie finale). Cette valorisation peut être extrêmement qualitative : les chaudières les plus modernes (à granulés par exemple) atteignent des rendements (sur PCI) montant jusqu’à 104% (pas besoin de 11 zéros pour faire de la recherche dessus, la technologie est mature).

La filière du chauffage au bois français à 10 ans de retard sur les allemands et les autrichiens en terme de compétence industrielle. Donc le matériel vendu n’est pas français. La politique française fait la part belle au projet de forte puissance (on y retrouve la logique mégalithique de nos chères élites). Ces projets ne sortent pas car trop complexes.

Encore une fois, il serait facile de dénoncer l’entêtement des autorités Française à ne pas développer massivement des solutions connues et efficaces.

En tout cas, aucune énergie renouvelable ne remplacera à elle seule le pétrole, le gaz, le charbon et le nucléaire. Par contre, il est possible d’en réduire très fortement la consommation en avançant sur l’efficacité énergétique et en développant sérieusement le potentiel évident des énergies renouvelables. Malheureusement ca n’est pas le chemin pris, et ni EDF ni le nucléaire, ni le gouvernement ne joue cette partition.

Pour élargir le débat, deux lectures :
- Le hors série pour la science sur l’énergie qui offre un panorama passionnant sur les réalités et perspectives énergétiques.
- Le rapport Re-thinking 2050 de l’EREC !

Samy2050 | 11 novembre 2010 à 09h59
 
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A Moise 44
Bonjour Monsieur, d’abord, je ne prends pas mal le fait que ma solution serait hors de propos, mais je pense qu’il y a surement d’autres solutions que ce que nous écrivons et connaissons a ce jour. Je profite de ce message pour vous demander ce que vous pensez de la loi NOME .
Le particulier a surement beaucoup à perdre avec ce principe d’achat et de revente de l’électricité fabriqué par nos centrales nucléaires que nous avons payées avec nos impôts.
Bien sur l’Europe est derrière la demande, mais actuellement un particulier touche en moyenne le KW a environ 13 a14 centimes d’euro, d’âpres vous, allons nous surement payer beaucoup plus cher et de combien suivant le revendeur.Et serons nous obligé de quitter EDF.

jtitus1 | 11 novembre 2010 à 13h51
 
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@ Samy2050

merci pour votre intervention sur le bois energie; Pouvez vous préciser le document auquel vous faites référence à la fin de votre post: "Le hors série pour la science sur l’énergie qui offre un panorama passionnant sur les réalités et perspectives énergétiques". Je n'arrive pas à mettre la main dessus. Le rapport Re:Thinking 2050 est très intéressant!

Maintenant, la France n'a besoin de rien d'autre qu'une bonne coordination efficace de la filière et une communication cohérente pour optimiser à court/moyen terme le potentiel existant sur place. J'ai bien l'impression tout de même que les décisions prises récemment au niveau du nucléaire soient au détriment des EnR. Ceci dit, ces décisions se révèleront comme étant cruciales et permettront à la France de trouver un certain équilibre énergétique même si je déplore l'insuffisance des actions du gouvernement pour développer une ressource abondante (biomasse).

FreddyStG | 15 novembre 2010 à 22h55
 
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La grande vulnérabilité des ENR est bien de vivre à l'ombre d'un géant tel que E.D.F !
On peut légitimement s'interroger sur la finalité de la stratégie commerciale du mastodonte...
A fortiori si l'on considère que celui ci est à la fois grand pourvoyeur d'énergie mais aussi grand pourvoyeur de technologie et ce de par le monde.
Face au Pape de la profession les petits sourds n'ont qu'à bien se tenir...

ECCE HOMO | 18 novembre 2010 à 13h28
 
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Une hausse de plus et un doublement à l'horizon 2020, qu'est ce qu'on attend pour profiter d'énergies propres et gratuites?! Par exemple, la cuisson solaire à l'aide d'un four solaire peut vous permettre d'économiser 20 à 50€ par an...

Solemyode | 03 janvier 2011 à 16h30
 
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Pour FreddySTG, mieux vaut tard que jamais !^^

DOSSIER POUR LA SCIENCE N° 69 - OCTOBRE - DECEMBRE 2010


Énergies à volonté !

Vers des ressources propores et inépuisables

Nous devons nous préparer à la fin des énergies fossiles, et nous devons agir vite. Un autre aiguillon nous y pousse, la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre. Si les obstacles à franchir – scientifiques, économiques, politiques, etc. – sont nombreux, la prise de conscience est acquise : le bouquet énergétique actuel (gaz, pétrole et charbon) sera remplacé par un autre plus touffu, plus riche (mer, vent, biomasse, Soleil, hydrogène, géothermie…). Toutes les pistes sont explorées et les recherches foisonnent...

Vicente | 05 mai 2013 à 00h10
 
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