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Coexistence OGM/sans OGM : la CFDT démissionne du haut conseil en biotechnologies

Agroécologie  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

Dénonçant depuis plusieurs mois déjà des "dysfonctionnements" au sein du comité économique, éthique et social (CEES) du haut conseil en biotechnologies (HCB), la CFDT a finalement décidé de démissionner de ce comité, en raison de "son incapacité à construire des consensus ou à exprimer un avis nettement majoritaire lorsqu'il existe". La goutte d'eau de trop a été versée avec la recommandation du 14 décembre (et présentée le 17 janvier) sur la coexistence entre cultures OGM et non OGM, estime le syndicat : "La CFDT a exprimé avec les acteurs économiques (FNSEA, Ania et GNIS) une divergence significative et majoritaire, sans résultat ! (…) La CFDT demande que la gouvernance de ce Conseil (HCB) et du Comité (CEES) soit amendée dans le but de favoriser l'expression d'avis commun (consensus) ou, au moins, d'un point de vue majoritaire explicite, argumenté et respecté".

Réactions3 réactions à cet article

 

La CFDT est un syndicat rétrograde, qui refuse le tout jeune principe de précaution parce certains de ses membres demeurent enfermés dans un dogmatisme quasi religieux, identifiant systèmatiquement tout developpement technique à un soit disant "progrés". Dogmatisme rétrograde conceptualisé par un positivisme scientifique datant du 19éme siècle.

Ce que la CFDT cherchait au sein du HCB, ce n'est pas tant un consensus fondé sur des faits réels révélant par exemple qu'aucune coexistence n'est techniquement possible sur le terrain en raison du vent et des insectes pollinisateurs, mais bel et bien un compromis fondé sur la négation de ces faits au profit d'une réalité totalement imaginaire, et donc mensongère !

antoine | 20 janvier 2012 à 10h53
 
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À vous lire, être progressiste aujourd'hui – le contraire de rétrograde – c'est faire dans le négativisme scientifique, identifier tout développement technique à une agression, voire une régression, et appliquer religieusement une version dévoyée du principe de précaution qui consiste à ne surtout rien faire dès lors que l'on a trouvé un prétexte pour ne pas bouger.

La coexistence n'est en effet pas possible dès lors que des mouvances qui s'inscrivent dans le déni de réalité ont décidé qu'elle n'est pas possible, par principe. Le Comité scientifique du HCB a estimé qu'il est possible de respecter même le seuil de 0,1 % – prôné par ces mouvances uniquement pour faire échec au progrès scientifique et technique – peut être respecté, moyennant toutefois des conditions techniques extrêmement contraignantes pour tous les opérateurs ». Vous, avec un bagage scientifique sans nul doute hors classe, vous posez qu'«  aucune coexistence n'est techniquement possible ».

D'autres États européens ont adopté des règles de coexistence sans que cela ait causé des cacas nerveux. Aux Pays-Bas – où l'on cultive le consensus en vue du bien commun plutôt que la défense acharnée d'intérêts catégoriels, voire personnels – les distances sont de trois mètres pour la pomme de terre (dix si un champ est « bio »), 1,5 m pour la betterave sucrière (trois) et 25 mètres pour le maïs (250 m). Ah oui ! La coexistence n'est pas possible...

Back to basics... Un grain de pollen Bt se promène ? Et alors ?

Wackes Seppi | 21 janvier 2012 à 17h52
 
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Wackes Seppi

Et ouais mon vieux ! j'affirme !

Pas besoin d'être un expert scientifique pour savoir que dans le monde réel, le vent et les insectes pollinisateurs ne respecteront aucune des distances de sécurité fixés par ceux qui pensent naïvement pouvoir contrôler la dissémination des OGM !

Et je n'ai pas non plus besoin d'un gourou qu'il soit scientifique ou expert, pour me dire comment je dois percevoir le réel ! car jusqu'à preuve du contraire le réel j'en fais moi aussi partie, et je suis donc tout à fait capable de le percevoir sans intermerdiaire et autres parasites !

scientifiques et experts qui par ailleurs se comportent comme de véritables curés ! révélant ainsi que le culte du "progrés" est bel et bien une forme de religiosité inversé, et ses adeptes des fanatiques de la pire espèce.

antoine | 03 février 2012 à 20h03
 
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