En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Accords et désaccords autour de la petite hydroélectricité

Quand il s'agit de moderniser les petites installations existantes, l'hydroélectricité ne fait pas débat. Mais dès qu'il est question d'équiper de nouveaux cours d'eau, le bât blesse. Les petites centrales hydroélectriques anéantissent-elles les rivières comme l'affirment les associations? Reportage

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Marie Jo SaderActu-Environnement.com
Accords et désaccords autour de la petite hydroélectricité

La société hydro-électrique Shem, filiale d'Engie (ex- GDF Suez), vient d'achever la rénovation de sa petite unité de Saint-Géry de 2 MW dans le Lot. Des travaux de modernisation qui n'avaient pas eu lieu depuis 40 ans et qui ont permis à la station d'accroître sa productivité de 14% grâce au remplacement de ses anciens groupes de production par des alternateurs à aimants permanents. De nouvelles machines plus performantes mais aussi plus respectueuses de l'environnement grâce à l'élimination des trois multiplicateurs qui contenaient 350 litres d'huile chacun et qui pouvaient représenter un risque de pollution par hydrocarbure. Le bruit autour de la station a lui aussi été nettement réduit. Quant au débit global d'eau turbiné, il reste le même : 63m3 / seconde. Un débit fixé par un dispositif préfectoral que les producteurs sont obligés de respecter. Des travaux de ce type pour augmenter le rendement de petites stations hydroélectriques ne font pas polémique. D'autant plus que la station de Saint-Géry s'est dotée d'une turbine dite VLH qui n'entraverait pas la traversée des poissons.

En France, l'hydroélectricté est la première des énergies renouvelables avec une production annuelle de 67 TW. Mais cette production est essentiellement attribuée aux grosses centrales. Pourtant la majorité des ouvrages existants sont de petites unités d'une puissance inférieure à 10 MW dont la production totale avoisine les 7 TW. On en compte 2.000 en France sur 25.000 km de rivières. Les industriels du secteur ne souhaitent pas s'arrêter là et l'Etat leur a récemment apporté son soutien en annonçant de nouveaux appels d'offres pour la création de petites unités. De quoi provoquer l'ire de certaines associations qui décrient l'impact de la petite hydroélectricité. A l'instar de France Nature Environnement, elles dénoncent la production dérisoire de ces ouvrages par rapport aux dégâts irréversibles qu'ils génèrent sur les cours d'eau. Obstacle à la migration des poissons, blocage du flux des sédiments, déformation du biotope, ils sont accusés de "tuer" les rivières et la pêche. Les associations militent pour l'amélioration des stations existantes au lieu d'équiper de nouveaux cours d'eau. Les producteurs, pour leur part, revendiquent les avantages de la petite hydroélectrcité. Energie locale, stockable,  qui répond instantanément aux besoins et ne produit pas de gaz à effet de serre, l'hydroélectricité, rappellent-ils, reste une source d'emplois et de revenus pour de nombreuses communes.

Réactions3 réactions à cet article

 

Dans le reportage le directeur de France hydrolélectricité indique que les barrages hydroélectriques se trouvent en zone de montagne. Je l'invite donc à se rendre à Toulouse, "petite" ville provinciale du Sud-Ouest de la France traversé par la Garonne. Dans cette ville on y trouve en plein centre ville, le long de la Garonne non pas une mais deux stations de production d'électricité par la force hydraulique du fleuve. Cette ville est loin de tout montagne et la déclivité du terrain très faible.

kévin | 15 juin 2015 à 14h46
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Continuons à barrer les fleuves et les rivières, à empêcher la vie aquatique, le transport de sédiments...Les barrages des bassins de la Dordogne, de la Garonne et de l'Adour font que en 100 ans les milliards de tonnes de sédiments qui se déversaient dans le golfe de Gasconne ne jouent plus leur rôle de remblaiement de la côte qui est en retrait catastrophique au point que certaines communes du littoral ont abandonné tout espoir de consolidation tant le coût des travaux est disproportionné. Trop facile de barrer les rivières, beaucoup plus difficile de maitriser la mer quand on a tout fait pour qu'elle envahisse.

babucologne | 29 juin 2017 à 14h56
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Il y a environ 20 ans les communes riveraines de la Vire (ou autre promoteur de l'initiative) avaient lancé un plan saumon pour assurer les remontées du salmonidé.Neuf microcentrales placées entre l'estuaire et la source de la rivière ont anihilé toute remontée de saumons et le projet a été abandonné.

babucologne | 23 août 2017 à 15h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Marie Jo Sader

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…