En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

L'hydroélectricité bénéficie d'un nouveau cadre réglementaire grâce auquel elle pourra à nouveau se développer

Avec la loi sur l'énergie de juillet 2005 et la récente loi sur l'eau adoptée fin 2006, représentants un nouvel équilibre entre intérêts énergétiques et environnementaux, l'hydroélectricité devrait connaître un renouveau en France.

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
L'hydroélectricité bénéficie d'un nouveau cadre réglementaire grâce auquel elle pourra à nouveau se développer
© Marek
   
Première filière de production d'énergies renouvelables en France, l'hydroélectricité représente 14% de la production d'électricité. La puissance installée s'élève actuellement à 24.000 MW contribuant à produire 70 TWh d'électricité par an sur les 480 TWh consommés chaque année par le pays. Si sa participation peut paraître faible par rapport aux installations nucléaires, l'hydroélectricité est un élément clé pour l'équilibre du système électrique français car elle est modulable. Associées à un réservoir de type lac ou barrage, les installations hydroélectriques permettent de stocker de l'énergie qui peut, selon les besoins, être mobilisée très vite. Ainsi l'électricité de source hydraulique peut atteindre sa production nominale en 3 minutes alors qu'il faut 11 heures pour une centrale thermique et environ 40 heures pour un réacteur nucléaire. C'est pourquoi les usines de lac, les installations fonctionnant en éclusée et les stations de transfert d'énergie par pompage sont utilisées en période de forte demande et peuvent produire environ 33 TWh modulables par an. Cette forme de production d'électricité a d'ailleurs été très sollicitée lors de la panne électrique qu'a connu l'Europe le 4 novembre 2006 : 5.000 MW de barrages ont permis de limiter la panne.
Ces installations modulables à souhait sont complétées par des installations au fil de l'eau qui se trouvent sur les grands fleuves et qui produisent de l'électricité en continu, injectée directement sur le réseau. Sur l'année, ces installations contribuent à hauteur de 37 TWh de la demande en électricité française.
Outre le fait d'être modulable, rappelons que l'hydroélectricité est une énergie renouvelable, stockable, nationale et non productrice de gaz à effet de serre qui pourrait donc avoir une place importante dans le mixte énergétique français et aider à la réalisation des objectifs de l'hexagone qui sont de consommer 21% d'électricité issue de sources renouvelables d'ici 2010.

Un potentiel hydroélectrique d'environ 13 TWh/an supplémentaire

C'est pourquoi, le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie (MINEFI) s'est penché sur le potentiel de développement de la filière. Il en résulte dans le rapport présenté par Fabrice Dambrine, haut fonctionnaire au développement durable au MINEFI, que la France possède un potentiel hydroélectrique techniquement exploitable d'environ 98 TWh/an alors qu'elle n'en produit que 70 actuellement. Selon le rapport, la France pourrait produire 23 TWh de plus en renforçant ces installations actuelles comprises en 10 et 50 MW ou en en construisant de nouvelles. Il serait également possible de produire 4 TWh supplémentaires grâce aux petites unités de 0,1 à 10 MW (petite hydraulique) et 1 TWh supplémentaire en rénovant les anciens moulins déjà installés sur les rivières. En effet, 30.000 moulins pourraient accueillir des installations de pico-hydraulique (puissance comprise entre 10 kW et 100 kW).

Cependant, la construction d'ouvrages hydroélectriques n'est pas exempte d'impact sur les écosystèmes fluviaux et entre en conflit avec d'autres usages de l'eau comme la pêche, l'agriculture, le tourisme ou encore le « non-usage » de l'eau qui consiste à laisser l'eau libre pour préserver les sites. C'est pourquoi, certains cours d'eau classés dits « réservés », certains Site d'Importance Communautaire (SIC), certains lieux intégrés dans une Zone de Protection Spéciale de l'environnement ou dans un parc naturel ne peuvent pas accueillir de nouvelles installations hydrauliques ou alors sous certaines conditions. Ainsi, dans son rapport Fabrice Dambrine estime que le potentiel réel de développement de l'hydroélectricité est d'environ 13 TWh/an supplémentaire.

Un nouveau cadre réglementaire

Cette recherche d'un nouvel équilibre entre intérêts énergétiques, économiques et environnementaux a été au cœur des débats lors de la rédaction de la législation et de la réglementation qui est entrée en vigueur dernièrement. La loi de programme de juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique de la France a apporté des modifications dans le domaine de l'hydraulique : réalisation d'une évaluation du potentiel hydroélectrique par zone géographique et prise en compte de ce potentiel par les SAGE et les SDAGE, possibilité d'augmenter de 20% la puissance des installations déjà existantes… Ces modifications ont permis de fixer de nouveaux objectifs pour le développement de la filière. L'arrêté du 7 juillet 2006, relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité prévoit que d'ici 2015, la filière produisent 7 TWh supplémentaires par an. 2 TWh seront obtenus par l'amélioration de l'existant, 2 TWh par de nouvelles centrales d'environ 30 MW, 2 TWh de petites centrales d'environ 1 MW et 1 TWh en équipant les nombreux moulins.
Ces nouvelles dispositions et ces objectifs énergétiques ont, bien entendu, été discutées lors de la rédaction de la loi sur l'eau qui a été adopté fin 2006. Par conséquent la nouvelle loi sur l'eau prévoit de déconcentrer et de simplifier les procédures de classement des rivières en revoyant les critères des cours d'eau « réservés » où aucun ouvrage n'est possible. Mais elle rappelle que tout ouvrage à construire dans le lit d'un cours d'eau doit comporter des dispositifs maintenant dans ce lit un débit minimal garantissant en permanence la vie, la circulation et la reproduction des espèces vivant dans les eaux au moment de l'installation de l'ouvrage. A compter du 1er janvier 2014, ce débit minimal devra être égal à 1/10e du débit moyen annuel du cours d'eau. Cependant certaines dérogations sont prévues pour les centrales modulables déterminantes pour l'équilibre du système électrique et pour les rivières dont le débit moyen annuel est supérieur à 80 m3/s.

Avec ce nouveau cadre législative et réglementaire la France souhaite renouer avec son hydroélectricité et tente d'éviter de reproduire les mêmes erreurs écologiques que par le passé. Toutes ces nouvelles dispositions vont très vite entrer en vigueur puisque de nombreuses concessions doivent êtres renouvelés dans les prochaines années. Tous les acteurs réunis à l'occasion d'un colloque organisé hier par l'ADEME et l'Union Française de l'Electricité semblent satisfaits, même s'il reste plusieurs choses à fixer surtout sur le plan logistique et administratif.

Réactions31 réactions à cet article

 
?

J'aurais bien aimé savoir combien de nouvelles instalations hydrauliques sont en cours de projet (en France).
Il me semblait que la totalité des cours d'eau succeptibles de produire de l'electricité de manière rentable, était utilisée?

Anonyme | 18 janvier 2007 à 10h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Nos rivières ne sont-elles pas suffisament morcelé

Affirmer que l'hydroelectrique est une énergie renouvelable est faux! On s'aperçoit avec le temps que la ressource en eau n'est pas inépuisable.

De plus, les ouvrages hydroélectrique ont un impact non négigeable sur le milieu naturel surtout lorsque certaines conditions de fonctionnement ne sont pas respectées, nottamment sur les débits réservés...

Je vois mal comment la France pourra atteindre les objectifs de la DCE qui préconise un bon état écologique des cours d'eau pour 2015 avec une telle politique énergétique.

yoyo83 | 18 janvier 2007 à 10h38
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisament morc

Pensez vous que ne pas lutter contre l'effet de serre serait favorable pour la ressource en eau.... le bon état écologique des cours d'eau, les poissons ou le canotage? par contre si les régles édictées (debit réservé ?) ne sont pas respectées, c'est comme les excés de vitesse sur les routes, il faut les faire respectmais de grace pas de procés d'intention... les choix sont à faire trés rapidemment avant les catastrophes en cours, car si elles arrivent il n'y aura plus d'eau dans les riviéres pour faire de l'électricité. Content ? mais plus de poissons non plus ! Alors?

gece | 18 janvier 2007 à 11h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:?

300.000 kms de riviéres, 100.000 barrages (moulins) il y a un siécle , 2.000 à 3.000 utilisés, s'il reste peu (mais quelques uns quand méme) de sites à nouveaux à créer (voir le rapport Pintat) il reste des sites anciens inutilisés dont quelques uns pourraient étre équipés (donc aussi entretenus) (voir le méme rapport).
Nouvelles installations en cours: avec les anciennes contraintes pratiquement aucune. Quand à la rentabilité c'est à "l'entrepreneur" de faire son calcul... comme toute entreprise privée...

gece | 18 janvier 2007 à 11h53
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisament m

comme à chaque fois il n 'y a pas de position noire ou blanche qui tienne, l hydroelectricité n est pas un monstre, mais n est pas non plus LA solution à tout va...

une des pistes de reflexion pour nous aider dans nos choix pourrait être d estimer économiquement le bilan ecologique de chaque installation, en mettant en parallele:
l energie produite et donc le gain ecologique vis a vis du rejet de carbone;
avec la perte d habitats, de fonctionnalité des zones humides, de production piscicoles et autres faunes et flore, et donc de limpact sur le tourisme quand il y en a...

bref on connait le cout de chaque operation, on obtient donc 2 chiffres et l on voit bien si notre turbine serait "rentable" ecologiquement.

et la je pense que lon s apercevrait rapidement que sur des rivieres à fort debit, a forte pente, sur certain lacs... oui l hydroelectricité est majoritairement favorable écologiquement, mais que par contre l equipement d ouvrages sur des cours d'eau de faibles debits et faibles pentes, avec des hauteurs d eau relativement basse pour les ouvrages est un non sens ecologique (et desole de decevoir certains, de nombruex moulins rentrent dans cette categorie, des que lon se situe sur des cours d'eau des plaines calcaires du nord, de la normandie notamment...)

bref, pensons collectif et non pas interet individuel... il s agit bien d avoir un bilan ecologique positif et non pas de se faire plaisir en restaurant tel ou tel ouvrage avec des fonds; en se constituant un agreable bas de laine (et oui l hydroelectricite se vend chere...ce qui n aide pas toujours linteret collectif) d un coté ou bien en faisant sauter tous les ouvrages de lautre.

en esperant que nous serons assez sages

seve | 18 janvier 2007 à 12h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:?

nn hesitez pas a aller voir la 2eme reponse a lautre question pour en savoir plus sur la fameuse rentablilité...

seve | 18 janvier 2007 à 12h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 
hydroélectricité: trop souvent catastrophe écologi

"hydroélectricité trop souvent catastrophe écologique et économique" devait être le titre de cette brève. Je voudrais juste informer les lecteurs que les participants au colloque hydroélectricité cité dans l'article de Actu E ont aussi entendu que certaines visions prospectives du rapport Dambrine leur apparaissent comme des mirages au regard des réalités économiques, même EDF a déclaré qu'il se refuse à équiper des sites où l'investissement ne serait pas amortissable. On a entendu que les microcentrales de moins de 100kW ne peuvent compenser les coûts environnementaux par leurs bénéfices énergétiques et que jusqu'à 1MW il faut soigneusement analyser la balance coût-bénéfice pour y voir des ouvrages d'intérêt public. Il est toujours facile de privatiser les bénéfices et laisser à la collectivité l'obligation de compenser la perte du pouvoir autoépurateur des eaux de la rivière, la hausse des température, les multiples effets pernicieux de l'arrêt du transport sédimentaire, les ravages sur la faune piscicole, etc... En tant que représentant des ONG à la Commision Internationale pour la protection du Rhin je suis bien placé pour rappeler que l'hydroélectricité du Rhin (française et germanoi-suisse) a des effets négatifs sur le fonctionnement du fleuve qui n'ont pas de solution technique en matière de sécurité des digues , protection contre les crues, eau potable de plus de 20 millions d'habitants en aval, incise du lit menaçant la voie navigable , arrêt du charriage des matériaux sans même évoquer les multiples conséquences environnementales sur les populations piscicoles, la ruine des populations historique de poissons migrateurs (le Rhin fut le plus grand fleuve salmonicole d'Europe avant 1950 ). Deux rapports officiels de la CIPR (donc validés par les états riverains), le rapport 108 s"appelle "décision de la Commission sur les impacts négatifs des retenues et des usines hydroélectriques sur la continuité et le fonctionnement écologique des cours d'eau", l'autre sur les effets pernicieux du fonctionnement par "éclusées" des centrales hydroélectrique sur le bassion du Rhin méritent d'être connus des zélateurs d'un mode de production d'électricité ayant d'indéniables avantages (CO2, stockage, mobilisabilité ) mais qui a aussi défiguré et profondément altéré 95% de notre réseau hydrographique . J'ai entendu mardi de la bouche d'un éminent cadre de EDf que tous les sites exploitables en France de façon économiquement rentable sont équipés et que seulement maintenir la production à son niveau actuel est un défi qui ne sera pas facile à relever. Cela devrait dissiper les mirages du rapport Dambrine et j'aimerais que tous les lecteurs de Actu Environnement puissent aussi lire le discours de clôture de Madame la Ministre Nelly Olin, oû elle invitait les industriels à développer l'hydroélectricité dans le strict respect du patrimoine environnemental, nos milieux ayant déjà trop donné à cette folie du développemnt anarchique de turbines n'ayant aucun intérêt public. Je l'ai souligné au colloque de Bercy au nom de France Nature Environnement et comme artisan de la loi sur l'eau au titre du Comité National de l'Eau, " ne plus méconnaître l'intérêt économique des milieux naturels préservés et en particuliers des rivières fonctionnelles" est le passage obligé du développement de l'hydroélectricité.
Jean Wencker , membre du CNE, Vice président d'Alsace Nature et membre du directoire du réseau Eau de France Nature Environnement.

Anonyme | 18 janvier 2007 à 13h50
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisamen

N'oublions pas que c'est nous aussi qui pouvons faire changer les choses par le biais de nos comportements...

yoyo83 | 18 janvier 2007 à 14h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisa

En effet on ne le répètera jamais assez
"le meilleur MW est celui que l'on ne consomme pas"
bien sur il ne s'agit pas de revenir à la bougie mais d'être sobre. Limiter le gaspillage.
L'hydroélectricité a sa place à certains endroits, sous certaines conditions comme pour l'éolien, la géothermie ou la biomasse.
s'il est possible d'augmenter la part de l'hydroélectricité en France tout en assurant un bon état écologique de nos rivières alors pourquoi pas !!!!
le but est de limiter la gravité des changements climatiques qui s'annonce.
Je préfère perturber légèrement une rivière maintenant pour pouvoir continuer de venir y pêcher demain !!!

mimine | 18 janvier 2007 à 14h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 
L'hydraulique complémentaire de l'éolien

En construisant chaque année de nouvelles éoliennes, il est nécessaire de construire en parallèle des ouvrages hydrauliques. Pourquoi ? Pour la simple raison que lorsque l'éolien ne produit pas ou pas assez (les 3/4 du temps), les fournisseurs d'éléctricité doivent compenser avec des moyens rapidement mobilisables.
C'est la seule alternative aux carences éoliennes qui ne produit pas de CO².
Comme toujours, il faut donc faire des choix.

M. MARTIN

M. MARTIN | 18 janvier 2007 à 20h13
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisamen

"l equipement d ouvrages sur des cours d'eau de faibles debits et faibles pentes, avec des hauteurs d eau relativement basse pour les ouvrages est un non sens ecologique "

Pourquoi?? je vois très bien les effets négatifs des grands barrages, mais je vois mal l'effet négatif d'installation de type "moulin" (peut etre l'idée que je m'en fait ne correspond- elle pas à la réalité) .

bastien | 20 janvier 2007 à 13h42
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suffisa

lorsque lon parle de barrages, vannages... sur une riviere, il y a 2 types d impacts:
le premier concerne la franchissabilité de cet ouvrage et donc le morcellement des populations qui vivent dans la riviere ou encore l acces des migratuers aux habitats dont ils ont besoin à une phase de leur cycle de vie. en ce qui concerne les poissons, on peut "relativement facilement" diminuer cet impact avec la mise en place de passes a poissons si besoin est
la seconde famille d impact qui est tout aussi importante est l impact de l ouvrage sur la morphologie de la riviere et sur ses habitats. en effet, l ouvrage va faire augmenter la ligne d eau en son amont et diminuer cette meme ligne en son aval, et l ennoiement des habitats amont sera d autant plus conséquent (lineaire important ) que la pente sera faible (en faisant un dessin, on comprend ce qu se passe). en plus de la variation des lignes d eau il y a aussi un "effet bief" qui se crée à l amont de l ouvrage, avec une homogénéisation du courant qui se ralentie plutot. bref les habitats deviennent tous plus ou moins similaires et non adaptés à la plupart de la faune et de la flore initialement presentes (lorsqu il s agit d ouvrages sur des rivieres de 1ere surtout). ainsi meme sil on equipe les ouvrages de passes, ou meme s ils sont reputés franchissables, lorsque les ouvrages se situent sur des rivieres de faibles pentes, on arrive vite à la destruction des habitats de plus de la moitié de la riviere...

enfin, qui dit faible pente et rivieres calcaires dit aussi debit stable mais relativement faible, donc productivité energetique stable mais faible.
donc sur ces rivieres, les "dommages collateraux" des ouvrages meme de type moulin (sur une riviere de pente 1 pour 1000, un ouvrage de 70 cm de haut à un impact sur environ 900m, avec un ouvrage tous les 2 km , ce qui est courant, on voit l impact sur ce type de riviere) coûtent beaucoup plus à l environnemnet que la production hydroelectrique rapporte.

bonne journee a tous

Anonyme | 22 janvier 2007 à 11h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:hydroélectricité: trop souvent catastrophe écol

Quelle charge ... les éclusées du Rhin ?? à Strasbourg sans doute ? le Rhin salmonicole en 1950 ? je ne le savais pas, bien qu'étant justement à Strasbourg à ce moment là...... combien de ces micro centrales tant détestées ( car pas publiques ?) ont été installées sur le Rhin en France depuis 1950 ? sans doute aucune ... et pourtant elles auraient fait disparaitre les saumons !!!
Faut il conclure, monsieur le Président, avec des proverbes:
"qui veut trop prouver ... ne prouve rien" ou "quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage".
Plus sérieusement ; il faut que les installations soient faites dans les régles et surveillées... comme toutes les industries mais si tous les moyens ne sont pas utilisés pour lutter contre les déreglements climatiques... ce ne sont pas des slogans de 40 ans qui sauveront la biodiversité au contraire !
NB: Le rapport Dambrine n' a jamais préconisé de faire n'importe quoi ou de nuire à l'environnement..... mais là aussi "quand on veut tuer son chien......."

Anonyme | 23 janvier 2007 à 20h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suff

Trés savantes toutes ces affirmations péremptoires !
Je me pose des questions:
1) comment un barrage empéche t il un poisson de remonter à son lieu de naissance puisqu'il n'y est pas nait... ses parents n'ayant pu y remonter ou alors si, comme de nombreux barrages datent du moyen age, il a déjà vécu plusieurs siécles ?
2) quand au barrage de 70 cm...... il est là géneralement là lui aussi depuis le moyen age..... et il a fallu attendre notre temps pour s'aperçevoir de tous ces méfaits..... et dire qu'autrefois il y avait des poissons...... mais c'est sans doute qu'on ne les avait pas tenu au courant!

Anonyme | 23 janvier 2007 à 20h56
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas suff

Enfin du bon sens !.... merci.....

Anonyme | 23 janvier 2007 à 20h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Dur à croire

C'est ce type de loi qui autorise les débordements. C'est une stratégie bien connue que de dire que l'on va protéger l'environnement en mettant à jour les technologies des barrages, alors qu'il s'agit simplement de faciliter lìmplantation de barrages.
Le gouvernement francais et les députés sont des habitués de ces stratégies.
Il ne faut pas leur faire confiance.

bobby | 24 janvier 2007 à 12h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pas s

que de mépris mais bon il s agit ici de discuter d apporter des reponses et toutes les interrogations sont bonnes a prendre, car c ainsi que le debat avance, tant qu il y a du respect...
donc pour les reponses, tous les migrateurs ne font pas de homing strict ( c a dire de retour au lieu de naissance pour la reproduction); il leur suffit souvent de trouver une zone de frayere pour s y arreter. en plus pour les truites de mer, la population est confondue avec celle de la truite fario, donc les parents peuvent tres bien etre issus de lamont des bassins.
de plus il n y apas que des lieux de reproduciton en riviere pour les migrateurs, il y a aussi des lieux de croissance (anguille) et puis il y a les "petits" migratuers c a dire des poissons qu ine vient qu en eau douce mais qui ont differents habitats (truite fario, brochet pour ne citer queles plus celebres) et la la migration existe aussi sur des distances plus petites mais tout de meme considerables.

pour ce qu iest des mefaits des barrages qui datent de lan 40 : avant de nombreux barrages avaient un usage et avaient donc des jours de "relache" , souvent le dimanche, ou tous les usiniers devaient lever les vannes. il ne reste donc que les seuils a franchir, chose le plus souvent faisable pour les salmonidés, le seuil tournant souvent autour de 30 cm. actuellement cela n existe plus et il suffit de regarder la reponse de la nature a une levée de vannes obligatoire suite aux inondations (normandie pendant 3 ans consécutifs) pour voir que 1) la diversification des habitats reprend 2)les truitelles apparaissent en nombre au bout d unan et la populaiton de truites devient plus dense et plus structurée en age

bref sinon pour les bassins versant de 2nde plutot, et bien en ce qui concerne languille (ou la il s agit plus souvent d ouvrages beaucoup plus importants) et bien la population degringole depuis plusiures années (plusieurs 10aine d années) mais vu quil y a un temps de reponse d environ 20 ans vu le cycle de vie de languille (reproduction en mer au bout d une 20aine d année) on a aujourd hui les fruits de nos anemagements de 1990 et nous nous trouvons à 1% de ma population initiale, . au niveau europeen ils essaient de mettre un plan d aciton en marche, mais vu le seuil extremement bas de la population de nombreux scientifiques doutent de pouvoir "sauver" cette population. en gros vos petits enfants risqent de ne pas connaitre l anguille europeenne.

enfin je me suis focalisé sur quelques especes, mais il suffit de comparer les peuplements piscicoles et invertebrés actuels à ceux du pasé plus ou moins loitain (dans les livres notamment) pour voir qu il en est de meme pour toutes.
il ne faut pas non plus oublier qu'a l effet ouvrage, d autres parametres (degradation chimique de la qualité de l'eau, destruction physique des lits des cours d'eau...) viennent degrader l habitat parametres qui sont venus s ajouter au fil du temps et que lon passe ainsi petit a petit sous le seuil tolerable de renouvellement de population

et oui 1) nous ne savons pas tout
2) nous ne maitrisons pas tout
3) peut etre ne voulons nous pas tout voir et savoir... mais faut il rester dnas l habitude lorsque lon decouvre qu elle a de bons cotés certes mais ausssi de mauvais?

Anonyme | 24 janvier 2007 à 13h03
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Raisons et de déraisons

Il est une question beaucoup plus importante que celle des sources d’énergie électrique fussent-t-elles renouvellables. La croissance de la consommation électrique nationale a été ces dernières années supérieure à 2% à l’exception notable de 2005. Pour les années futures les prévisions, faites par exemple par la programmation pluriannuelle des investissements du Ministère de l’industrie (PPI), sont de 1,5% par an. Même avec la croissance de moins de 1% de 2005 celle-ci suffit à gommer en quelques mois tout le "bénéfice" promis par les promoteurs intéressés et extrémistes de l’hydro-électricité . La question importante est donc la maîtrise de la consommation électrique et l’on s’étonne de voir dilapider l’argent public dans le soutien donné à des gadgets aussi coûteux pour le contribuable et pour nos cours d’eau que l’équipement des dernières rivières encore épargnées par plus d’un siècle d’exploitation sans contrainte. Il est vrai que contrairement aux économies d’énergie , la production hydro électrique bénéficie d’un lobby puissant et efficace, qui se moque comme d’une guigne du réchauffement de la planète et qui dispose de relais bien dociles à l’ADEME et à la D4E au Ministère de l’Environnement : on n’est jamais mieux trahi que par les siens !

Anonyme | 02 février 2007 à 23h48
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:L'hydraulique complémentaire de l'éolien

En fait, la principale vocation de l'hydroélectricité en France et la raison de son développement excessif, c'est sa complémentarité avec le NUCLEAIRE sur lequel est assise toute l'ossature de l'équipement énergétique français. Développement de l'hydraulique sur les cours d'eau excessif parce qu'il a fallu, lors de l'état des lieux des cours d'eau mené en 2005, reconnaître presque1/3 des eaux françaises (tous types d'eaux confondus) comme masses d'eau trop fortement modifiées (MEFM) pour atteindre le bon état demandé par la directive cadre européenne sur l'eau pour 2015. Les impacts de ces équipements hydro électriques dépassent de très loin le seul problème de compétition avec les activités de loisir ou même l'atonie de certaines espèces de poissons, migrateurs notamment, bien que ce dernier point soit loin d'être anodin (biodiversité). Les parcours de rivières court-circuités par les installations sont incapables d'entretenir leur fonctionnalité du fait du manque chronique d'eau ( le gros des débits étant détourné pour être turbiné avant restitution plus ou moins violente selon qu'il y a ou non retenue de barrage ). Quelles sont ces fonctionnalités ? Entretien de la capacité du lit à absorber les grandes crues : il faut pour cela que le lit reçoive suffisamment régulièrement des eaux un peu fortes pour empêcher les sédiments puis des végétaux de plus en plus gros de s'installer dans le lit mineur et de le bloquer. c'est extrêmement important, car y il a forcément tous les trente ans, tous les cinquante ans, etc..de grandes ou de très grandes crues. Maintien de la capacité du cours d'eau à alimenter les nappes, maintien des capacités d'auto épuration, dépendent aussi d'une activité normale et non artificiellement modifiée du lit. Dernier point, sans prétendre avoir tout passé en revue, la pérénité des ouvrages (ponts, routes etc.) qui demande une certaine stabilité du lit (on ne parle évidemment pas ici de millénaires) : la présence et la multiplication de grandes retenues en amont et de dérivations tout au long du linéaire d'un cours d'eau sont à l'origine de phénomènes d'enfoncement accéléré des lits, de modifications de courants, suffisamment importants pour les déstabiliser.
Il faudrait aussi parler des conséquences des éclusées liées à nombre de retenues de barrages. D'autres l'ont fait ici. Les impacts multiples et profonds de l'exploitation hydroélectrique des cours ne sont généralement pas connus du public, ni même de tous les écologistes. Elles le sont, en revanche, des décideurs, mais.... Nous (association) réclamons depuis longtemps que l'on se décide enfin mettre au point des "outils" pour évaluer, SUR L'ENSEMBLE d'un cours d'eau et du point de vue de toutes ses fonctionnalités, quel poids d'équipements peut-être y envisagé sans nuire à son bon fonctionnement.

martine | 05 février 2007 à 12h49
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:L'hydraulique complémentaire de l'éolien

Tout à fait d'accord avec Martine sur l'Etat de nos cours d'eau et sur le rôle de premier plan joué par l'hydraulique dans cet état de fait lamentable. Je pense que les tenant de l'hydroélectricté font dans le meilleur cas preuve d'incompétence en ce qui concerne ces impacts.
Pour la complémentarité avec le nucléaire, oui encore au moins pour la Grande hydraulique surtout de moyenne et de haute chute.
Par contre non en ce qui concerne la microhydraulique, extrèmement désastreuse pour nos petits cours d'eau qui ne s'impose à coup de subventions que soutenue par des intérêts privés très éloignés de l'intérêt général.
La plus grande des mystification étant de faire passer les microcentrales pour nos anciens moulins alors que la puissance moyenne des micro-centrales Françaises dépasse le millier de KW comparer aux quelques KW qui suffisent à mouvoir une paire de meules !

jacques | 06 février 2007 à 23h15
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:hydroélectricité: trop souvent catastrophe é

tpourquoi les français qui sont pratiquement tous écologistes ont-ils accordés si peu de voix aux écologiste actuels ?

Anonyme | 24 juin 2007 à 09h09
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Aménagement durable

Les retenues de nos rivières sont l'aménagement durable le plus ancien de l'humanité grace a leurs fonctions écologiques hydrauliques economiques patrimoniales paysagères les détruires serait une catastrophe environnementale et sociale

Anonyme | 24 juin 2007 à 09h35
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:hydroélectricité: trop souvent catastroph

Les "partis" qui s'"auto" parent du titre "ecologiste" le sont ils vraiment ? ils partent du principe qu'il faut étre de gauche et, si possible, intellectuel de gauche, de préference de la capitale, manifester pour légaliser tous les sans papiers ou pour l'adoption d'enfants par les homosexuels.... pour pouvoir avoir le droit de défendre l'environnement...... quand il leur reste du temps pour le faire et en répétant des slogans éculés....
Ils excluent tous les autres (au nom de la democratie ?) Le resultat est là: les verts 1.78% alors que le "pacte écologique" qui lui ne melange pas tout.... obtient un succés certain ... y compris un ministre d'état.
Ce n'est pas des "partis ecologistes se melant de politique" mais "des partis politiques se melant d'ecologie" qui peuvent faire avancer les choses et il y a urgence ! Ce n'est qu'une opinion personnelle... mais je la partage !!!

Anonyme | 24 juin 2007 à 11h47
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles pa

bonjour,
je viens d'heriter d'un moulin a eau qui possédait jadis une roue a audes ( elle tournait encore il y a 30 ans). La retenue d'eau est un etang d'un hectare dont le deversement s'effectue en patte d'oie : une partie de l'eau va vers la roue, l'autre partie s'évacue par un ruisseau parralléle. La chute d'eau vers la roue est d'environ 5 metres pour une largeur de 70 cm et hauteur de 50 cm. Le débit semble constant et peut varié via la manipulation d'une vanne de l'étang. je pose donc ma question : pensez vous qu'il serait judicieux d'installer une turbine pour produire de l'electricité. Serait ce une demarche à la fois écologique et rentable ?
merci d'avance pour vos conseils eclairés .

pat | 24 juillet 2007 à 12h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-elles

bonjour Pat, je suis en train d'acheter une usine (ancien moulinage) pour la rehabiliter en habitation , ma pente est de 100m environ(je ne sais pas encore le degré d'inclinaison)et ce termine par une chute de 9m. le tubage qui est present en grande parti est en beton de diametre 40cm.
je suis en pleine recherche d'entreprises et de contacst pour mener a bien ce projet.
je propose de partager mes recherches.
region rhone alpes
david

david | 26 juillet 2007 à 17h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont-el

9 m de chute, c'est très correct, il faut connaitre le débit pour faire une simulation économique.
A titre d'infos un moulin qui produit 1 kw/h pendant un an soit 8760 h, peut espérer un gain annuel de 810 euros.

Mais réhabiliter un moulin est un travail long et couteux, presque à chaque fois non rentable si on fait appel à une entreprise, mais possible si on met la main à la pâte.En fait tout dépend de la taille du projet.

Ticapix | 30 septembre 2007 à 14h07
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Re:Nos rivières ne sont

pendant des siècles, l'énergie apportée par l'eau a comblé les besoins des hommes. Aujourd'hui certains pays l'utilisent encore comme souce première. Symbole de vie, l'eau a été, est et sera source de conflits pour son usage, pour son partage. Au temps ou les moulins utilisaient l'eau comme source d'énergie, cette eau était leur outil de travail et les procès entre meuniers ou usiniers étaient chose courante. Après la Révolution, son usage fut réglementé. Aujourd'hui, tout un corps de textes législatifs et réglementaires, édictés dans le cadre d'une multiplication des usagers de l'eau, tend à privilégier l'intéret général sur les intérets individuels. il est toutefois impossible de renier le poids de l'histoire qui a façonné la réalité hydraulique des rivières d'aujourd'hui.... Surtout serait-il rationnel de nier la place des moulins au sein du potentiel hydoélectrique ?
A l'heure où la société s'inquiète de son environnement et oùm les ressources énergétiques commencent à s'épuiser, il est plus que jamais essentiel de préserver le potentiel de production hydroélectrique de faible puissance dont l'histoire remonte très loin dans le passé, ainsi que les petits aménagements hydroliques qui sont les héritiers de cette histoire. Ils doivent etre protégés et restaurés, voire reconstitués, non seulement pour la conservation du patrimoine et du savoir-faire de nos anciens, mais également et surtout comme source d'énergie qui, pour négligeable qu'elle semble , n'en est pas moins réelle... Ils peuvent aujourd'hui, tout en gardant leur ame et leur imagre patrimoniale, produire de l'électricité ne serait-ce que pour un usage privé, avec la satisfaction de contribuer à la protection de l'environnement.

poelerie | 20 janvier 2008 à 20h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:L'hydraulique complémentaire de l'éolie..

Martine et Jacques me font sourire ! Dire que l ' hydroéléctricité a été justifié par le nucléaire est signe d ' aveuglement et de méconnaissance de l ' histoire de la création du parc réalisé par EDF en conformité avec les décisions du Conseil National de la Résistance présidé par le Général de Gaulle .
A la libération la jeune EDF a du rechercher des moyens les plus éfficaces de fournir de l ' energie électrique à un pays exangue et privé de matiéres premiéres et de charbon .
Aprés une exploration rapide des moyens disponibles le choix s ' est porté sur un programme hydraulique sans équivalent en Europe :Rhin, Rhone , Dordogne ,et meme la Rance et cela bien avant que l ' on soit en mesure de faire du nucléaire . Depuis le nucléaire, mis à part les Stations de Transfert d ' Energie, il n ' y a plus eu de grande hydraulique ; il est vrai que des Martines expliquaient à l ' opinion publique que l ' on n ' avait plus besoin de cette énergie puisque nous avions le nucléaire !
Aujourd'hui les Martines et Jacques nous disent qu ' il faut cesser de domestiquer l ' eau et de détruire nos paysages... Je pense qu ' ils devraient aller voir les lacs de Serre-Ponçon , de Ste Croix sur le Verdon , de Pareloup en Aveyron et de discuter avec ceux qui vivent sur leurs rives ..
Cetes l ' eau ne peut-etre utilisé que pour faire de l ' energie -pourtant vitale- et qu ' il est necessaire de réaliser des compromis harmonieux energie-agriculture-loisirs -environnement et cela se fait dés lors que les acteurs sont de bonne foi et ne moblisent pas leur forces au profit d ' un dogmatisme .J ' en donnerai un exemple avec les partisans de l ' éolien qui sous le fallacieux pretexte d ' une énergie non polluante provoquent la construction de nouvelles centrales à flamme , polluantes en GES , consommatrice de combustibles dont nous sommes dépourvus et oui car une éolienne ne fonctione que moins d ' un quart du temps et c ' est pour cela que les allemands et les danois sont heureux de nos lignes à 400 kV et que les espagnols veulent pour évacuer leur énergie éolienne intermittente sans réduire leur niveau de sécurité une 400 kV en Roussillon , à la grande joie des catalans...français ! Oui, pour Martine et Jacques il vaut mieux nourrir les constructeurs étrangers et les investisseurs en leur achetant la plus mauvaise énergie qui soit à 85 E/ MWh alors qu ' EDF produit à moins de 25 E et Vend autour de 50 E . Je n ' ai pas parlé de l ' aspect que donne les files d ' éoliennes sur les cretes du Minervois et de la Montagne Noire mais je pense que nos amis iront construire à coté ou camper dessous puisque les rives des lacs hydroéléctrique sont si désolantes !
Un dernier mot c ' est EDF qui en 1948 a dressé les premiéres cartes du gisement des vents en France ; il est vrai qu ' à l ' époque il fallait etre serieux et que n ' a pas souhaité perdre de temps sur cette énergie .
Enfin , pourquoi les pays vertueux du vent ont-ils des émissions de GES deux à trois fois plus élevées par kWh qu ' en France ?

aviateur 1930 | 26 avril 2008 à 14h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Re:hydroélectricité: trop souvent catastroph

je ne découvre que le 20 juillet les réactions à mon paragraphe sur l'hydroélectricité trop souvent catastrophe écologique. Je persiste et signe bien entendu mes assertions qui sont aussi des dires d'experts internationaux du Rhin, à celui des lecteurs qui ironise sur les scores électoraux des écologistes je voudrais juste préciser que personnellement je ne suis encarté nulle part sur l'échiquier politique,et que mon point de vue est celui d'un homme de 65 ans qui a vu naître l'écologie politique et qui dans les mandats publics qu'il a assumé ou continue d'assumer a toujours exprimé ses convictions, mais avec un regard critique sur l'insidieuse propagande parant l'hydroélectricité de toutes les vertus. Le saumon a disparu du Rhin à la fin des années 50 pour la seule raison qu'il a été empêché de gagner ses lieux de reproduction à cause des grands barrages EDF, ce n'est pas la pollution qui a éteint l'espèce selon tous les experts qui savent de quoi ils parlent, bien sûr que d'aucuns prétendent le contraire pour minimiser leur responsabilité.
Jean Wencker,qui ne se cache pas derrière des pseudonymes et est entre autres vice-président de l'association Saumon-Rhin (qui essaye de réimplanter une souche de saumons dans le bassin du Rhin...)

Anonyme | 20 juillet 2008 à 18h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Aménagement durable... à améliorer...

Entièrement d'accord pour conserver ces aménagements, mais une dièse : les AMELIORER.
Je développe : faciliter la montaison et la dévalaison des espèces migratrices (échelles, ascenseurs à poissons, à anguilles etc.) ; améliorer le transport solide lors d'épisodes de crues (effacement total maîtrisé des ouvrages); délivrance d'un débit réservé ha hoc en fonction de son impact sur les tronçons courts-circuités (variable du 20ème au 10ème du module) ; bonnes gestions des éclusées ; etc.
Implications transparentes des exploitants avec les acteurs locaux, l'Administration et tous les usagers concernés.
Sans oublier que dans le Développement Durable il y a la partie humaine (emplois), que le personnel exploitant ne soit pas réduit à une peau de chagrin, c'est hélas ce qui se passe (à dose homéopathique) actuellement avec une grande entreprise nationale (sic).

bibi06200 | 19 octobre 2008 à 21h45
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Petit calcul...

Si tu connais le débit en m3/s, tu appliques la formule suivante : 8 x Q x H

8 => gravité 9.81 m/s2 arrondie à 8 (pertes diverses)
Q => le débit turbinable en m3/s,
9 => c'est ta hauteur de chute en m
Le résultat obtenu te donnera la puissance en kWh.
Exemple : Pour un Q moyen de 0,200 m3/s, tu auras :
8 x 0,2 x 9 = 14,4 kWh de puissance installée.
Pour la turbine, consulte la turbine de type Banky.
Pense aussi à la ligne d'évacuation d'énergie (si absente).

bibi06200 | 19 octobre 2008 à 21h59
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager