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Actu-Environnement

La mise en concurrence des concessions hydroélectriques amorce le plan de relance de la production hydraulique

À l'occasion du 60ème anniversaire du barrage de Génissiat, le MEEDDAT a présenté hier un plan de relance de la production hydroélectrique française qui a débuté par la signature du décret autorisant la mise en concurrence des concessions.

Energie  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
La mise en concurrence des concessions hydroélectriques amorce le plan de relance de la production hydraulique
© Vladislav Gajic
   
Dans le cadre de sa visite au barrage de Génissiat dans l'Ain, le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire, Jean-Louis Borloo a annoncé la signature du décret autorisant la mise en concurrence des concessions hydroélectriques françaises. À partir de 2009, les prestataires actuels ne seront pas systématiquement reconduits lors des renouvellements. L'Etat choisira pour chaque renouvellement de concession la meilleure offre au triple plan énergétique, environnemental et économique, explique le MEEDDAT. Il s'agit de tirer le meilleur parti de cette ressource naturelle, de ce bien commun que constitue la force motrice de l'eau, ajoute-t-il.

Les premiers appels d'offres sont prévus pour 2009

Première filière de production d'énergies renouvelables en France, l'hydroélectricité représente 14% de la production d'électricité nationale. La puissance installée s'élève actuellement à 24.000 MW, contre 63.000 MW pour le nucléaire, et contribue à produire 70 TWh d'électricité par an sur les 480 TWh consommés chaque année par le pays. Le parc de barrages et autres installations au fil de l'eau est évalué à 744 ouvrages de plus de 10 mètres de haut, dont 296 de plus de 20 mètres, et des milliers d'ouvrages de taille inférieure.
400 barrages représentant 95 % de la puissance électrique sont actuellement sous le régime de la concession. Ces concessions ont été, la plupart du temps, attribuées pour une durée de 40 ans, à l'issue de laquelle les biens de la concession font retour à l'État qui peut alors décider de renouveler. EDF est titulaire de plus de 80 % des concessions et le groupe Suez de 12 % par le biais de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et de la Société hydroélectrique du midi (Shem). Les derniers 8 % étant des petites installations concédées à des producteurs indépendants.
À travers le décret signé hier, les candidats peuvent disposer de l'ensemble des éléments sur concession actuelle et établir une offre selon la procédure en vigueur. Après le lancement des appels d'offres par l'Etat, les candidats devront remettre une offre proposant des améliorations sur le plan énergétique (investissements, modalités d'exploitation, …), une proposition de taux de redevance que le concessionnaire accepte de verser à l'État et des propositions sur le plan environnemental qui doivent permettre de limiter l'impact de l'exploitation sur les milieux. Les premiers appels à candidatures auront lieu en 2009, soit trois ans avant les premières échéances. Les offres seront analysées selon ces trois critères et le candidat admis devra présenter ensuite la demande de concession qui sera instruite suivant les modalités actuelles (enquête publique, …).

Lancement d'un plan de relance de la production hydroélectrique

La signature du décret autorisant la mise en concurrence des concessions est le premier volet d'un plan plus large visant à relancer l'hydroélectricité en France dans le cadre de l'exercice de programmation énergétique pour 2020. L'Etat prévoit en effet un soutien massif aux investissements effectués dans les barrages, conformément aux engagements du Grenelle Environnement. Il s'agira dans un premier temps d'augmenter les capacités de production en installant des turbines de nouvelle génération qui permettront d'accroître de 30 % la puissance électrique des barrages. Le deuxième objectif est de renforcer la sécurité d'approvisionnement en électricité en développant particulièrement les stations de pompage (STEP) pour assurer une alimentation stable en période de pointe sans recourir aux centrales au fioul. Les STEP reposent sur deux bassins : l'un situé en amont, l'autre en aval, reliés entre eux par des conduites forcées avec un dénivelé important. En mode turbinage, l'eau est lâchée du bassin supérieur et fait tourner les turbines. En mode pompage, l'eau est remontée dans le bassin supérieur pour être relâchée ultérieurement. Ces installations permettent de stocker de l'énergie qui peut, selon les besoins, être mobilisée très vite surtout en période de forte demande.
Mais les associations de protection de l'environnement regroupées par France Nature Environnement précisent que la plupart des rares sites envisagés pour aménager de nouvelles stations de pompage se situent dans des zones sensibles de montagne souvent classées Natura 2000, réserves naturelles ou zones centrales de Parcs Nationaux ce qui pourrait compromettre l'atteinte du bon état écologique des cours d'eau d'ici à 2015.

L'Etat se dit également intéressé pour développer le petit et le micro hydraulique à travers notamment la standardisation des turbines mais là encore la FNE est sceptique : la restauration de la qualité physique et de la continuité écologique des cours d'eau (...) passe par l'effacement des petits ouvrages sans utilité économique, choisis avec discernement et qui représentent plus de 90% des barrages, explique Bernard Rousseau responsable des politiques Eau de FNE. Le développement d'une micro électricité insignifiante en termes de production, économiquement aberrante et écologiquement néfaste à la qualité des rivières, est donc un non sens flagrant, ajoute-t-il.

L'état se veut rassurant à ce sujet puisque le troisième volet du plan de relance consiste à reconquérir la qualité des eaux des fleuves et des rivières français. Un plan particulier sera présenté par le ministre à la rentrée. Il pourrait notamment intégrer la suppression de certains obstacles à la libre circulation des espèces animales comme les piles de pont, les anciens moulins désaffectés, les retenues d'eau, etc. L'office national de l'eau et des milieux aquatiques effectue actuellement un inventaire des 40.000 obstacles présents sur les cours d'eau français. Il est prévu que les agences de l'eau participent financièrement aux programmes de suppression des obstacles dangereux ou abandonnés.

L'ensemble de ces engagements devrait figurer dans une convention sur l'hydroélectricité discutée par l'ensemble des parties prenantes du Grenelle Environnement. Le MEEDDAT envisage de financer ces mesures par un relèvement sur les redevances des concessions hydroélectriques versées par les entreprises exploitantes et proposera cette mesure au Parlement dans le cadre du débat sur le projet de loi Grenelle.

Vers la programmation énergétique pour 2020

 
Je souhaite remettre au Parlement, avant la fin de l'année 2008, ces rapports révisés pour prendre en compte le changement radical de notre donne énergétique  
Jean-Louis Borloo
 
Ce plan hydroélectricité s'inscrit dans la planification de l'ensemble des investissements énergétiques à l'horizon 2020 qui doit se traduire par deux programmations pluriannuelles des investissements pour la production d'électricité et de chaleur respectivement et un plan indicatif pluriannuel des investissements dans le secteur du gaz. Je souhaite remettre au Parlement, avant la fin de l'année 2008, ces rapports révisés pour prendre en compte le changement radical de notre donne énergétique, explique Jean-Louis Borloo.
Cette future programmation 2020 précisera les objectifs français en matière de développement des énergies renouvelables, de développement des infrastructures gazières, de révision du parc de production d'électricité thermique et examinera à quel horizon la France devra engager de nouveaux investissements de production d'électricité pour assurer son indépendance énergétique.

Réactions10 réactions à cet article

 
C'est original!

Lorsque le Ministre déclare envisager d'injecter de grosses sommes dans l'hydraulique afin de favoriser son épanouissement, pourquoi avoir attendu que ces installations soient vendues à des privés ou en passe de l'être. Lorsqu'elles faisaient partie de nos installations publiques, c'était le contribuable français qui pouvait en être avantagé, maintenant ce seront les conseils d'administration qui recueuilleront nos oboles et feront flamber les prix (voir l'affaire de la Californie aux U S A ). Quant à améliorer les turbines cela sera d'autant plus difficile que très peu d'évolution les ont marquées depuis leur naissance au XIX° siècle, c'est oublier également qu'une usine est équipée d'un barrage, de prises d'eau complémentaires et surtout de canaux souterrains dont l'entretien est fort onéreux, développer le petit et moyen hydraulique est nettement moins intéressant que de garder notre patrimoine originel comportant les plus grosses unités, mais ce sont justement ces unités qui seront la proie des sociétés étrangères ( POWEO et autres ENEl) seulement intéressées par les usines de lac dont l'énergie est disponible immédiatement pour le marché de l'energie POWERNEXT. Quant aux petites unités et celles dites "au fil de l'eau" n'interessant que peu les loups de la finance, comme elles sont cataloguées "à obligation d'achat" c'est EDF qui continuera à payer l'achat de l'energie à un tarif préférentiel sue le compte de nos impôts. Encore une belle réussite pour ce Gouvernement qu'on ne peut que féliciter de son opportunisme. Si encore ces ventes servaient à rembourser notre dette nationale!

Paul | 25 juillet 2008 à 19h39
 
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Oui, très bien, mais

30 % de plus sur la puissance des barrages, plus une régulation de la production grâce à ces stations de pompages, ce sont encore quelques centrales nucléaires en moins.
Ceci dit, attention aux périodes d'été et aux sécheresses. D'une part elles affectent énormément les centrales nucléaires (baisse du niveau des fleuves, rivières et élévation de la température de l'eau, ce qui affecte doublement le fonctionnement (mise à l'arrêt) et le rendement (chute du rendement). C'est aussi un inconvénient majeur du nucléaire, comme l'ont démontré les problèmes liés à la dernière canicule (au moins cinq centrales ont eu des problèmes jusqu'à envisager leur arrêt). Sans parler de la forte élévation de température de la rivière qui a un effet destructeur sur la faune et la flore.
Ceci dit, les barrages peuvent avoir à long terme des problèmes liés au réchauffement climatique. Manque d'eau lié à la disparition des glaces de montagne(fonte estivale).
On voit donc ici aussi tout l'intérêt de réduire sa consommation en été, notamment les vis à vis des conditionnement d'air,très énergivores. Ici aussi, une bonne isolation permettrait d'économiser bien des ventilateurs et des conditionneurs d'air. L'isolation a en effet un double impact : isoler du froid en hiver amis aussi du chaud en été.

René-Pierre | 31 juillet 2008 à 10h23
 
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Re: C'est original!

Non ce discours n'est pas trés original... malgré sa somme de contradictions!
Vous citez la Californie ? haro sur les "sociétés étrangéres", sur le "privé"...bravo... anti capitalisme? nationalisme ? xenophobie? plutot intermondialisme et "antitoutisme"!....
Le conflit : privé publique ? qui a empéché le "publique de "depenser" des investissements pour "récolter" lui méme "les oboles que receuillerons les conseils d'administrations" (aprés paiement des impots) et puisque "l'entretien est fort onéreux" où prendront ils ces fameuses "oboles"?
-Les petites unités au fil de l'eau:
1)l'obligation d'achat est temporaire...
2)EDF achete moins cher qu'il ne revend....
3)et le "dereglement climatique" ...entendu parlé...
Effectivement lorsqu'on a affaire à un "Gouvernement opportuniste" on ne peut etre QUE contre, quoiqu'il fasse !!!!
et aussi,sans doute, contre l'eolien, le nucléaire...le 4/4 "DES AUTRES".. pour l'éclairage à la bougie "POUR LES AUTRES"

Anonyme | 31 juillet 2008 à 11h23
 
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Il y a tellement de choses à dire...

Ce sera difficile d'augmenter la puissance des barrages ! N'oubliez pas que les "débits réservés" devront passer du 1/40ème du module au 1/10ème dans peu d'années... QUID du productible de chaque ouvrage, notamment après toutes ces années de faibles précipitations.
Les STEP ont quant à elles besoin d'énergie (la nuit, hors heures pleines) pour "remonter" l'eau par pompage à leur bassin supérieur pour pouvoir effectuer les "éclusées" aux heures pleines, la seule énergie disponible la nuit est celle des........... centrales nucléaires.
Un dernier point quand EDF est obligée d'acheter de l'énergie à un prix relativement élevé, en fin de compte se sont les clients qui paient ce sur-coût.
Cordialement.

bibi06200 | 31 juillet 2008 à 13h34
 
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Re:Re: C'est original!

Cher Anonyme,

peut-être pourras-tu répondre à ces questions :
1/ pourquoi un opérateur privé s'intéresserait-il à une concession si elle n'est pas susceptible de lui apporter un bénéfice sonnant et trébuchant ?
2/ par quel miracle cet opérateur pourrait dégager du bénéfice sans augmenter son prix de vente au public ou sans économiser sur le process de fabrication ?

Allez, je te propose des éléments de réponse.
Comme le process dont il est question est bien rodé, même un établissement public comme EDF (sur lequel ne pèse pas trop la pression des actionnaires pour marger) a aujourd'hui atteint un coût d'exploitation quasi-optimal. Que reste-t'il donc pour faire des économies : la maintenance et le personnel ! Donc les futurs exploitants feront travailler des gens moins qualifiés et donc moins bien rémunérés (par ex un technicien à la place d'un ingénieur, je le sais, je suis technicien et j'occupe un poste d'ingénieur dans un autre futur ex-établissement public). Cela dit, comme les opérateurs privés appartiennent à des investisseurs qui visent 20 % de bénéfice quelle que soit l'activité (industrie, services, agro-alimentaire...), non contents de faire des économies sur les charges fixes, ils ne se gêneront pas pour augmenter le prix de vente aussi !
Et si tu te demande sincérement pourquoi l'Etat n'a pas investi dans ce type d'activité rentable au lieu de le confier au privé, je te rappelle que nous avons voté "oui" à Maastrich, traîté grâce auquel tous les services publics doivent être mis en concurrence, ce qui revient à les confier au privé. Les lobbyistes du privé ont bien travaillé, et les lourds investissements du passé, fais avec les impôts de mes grands-parents et de mes parents, vont bien profiter au privé, comme pour le gaz naturel. Si les frais de gestions des ouvrages hydrauliques sont trop lourds dans quelques années, les opérateurs privés savent qu'ils pourront compter sur nos impôts quand même, puisque pour des raisons de sécurité, l'Etat ne laissera pas les barrages s'écrouler.
Au fait, il n'y a pas besoin d'être xénophobe ou nationaliste pour s'étonner de la gestion californienne de la fourniture en électricité : ne trouves-tu pas étrange que le fleuron de la plus grande puissance mondiale souffre des mêmes problêmes qu'un pays en développement ?

botanion

botanion | 31 juillet 2008 à 14h26
 
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Booster l'hydro-elec et STEP !

"...augmenter les capacités de production en installant des turbines de nouvelle génération qui permettront d'accroître de 30 % la puissance électrique des barrages"...voilà ce qui est dit dans l'article.(Turbine + etages de transfo + electronique de traitement) Bonne idee et bel effort envisage ! ceci amenerait l'electricite d'origine hydro-elec. à 31000 MW pour 63000 MW de Nuc ! Tres Bien ! Presque 1/3 non-nuc !!! Bingo !
On peut à mon avis aussi augmenter le nombre et la contribution des STEP (station de pompage vers lac superieur). A voir l'exemple de nos amis belges, du "plat pays" donc, à Coo 3 Ponts du cote de Liege, 500 m de denivele entre les 2 lacs, lac superieur artificiel, 1000 MW de reserve potentielle....je suis sur qu'en se creusant qq peu les meninges et en creusant qq milliers de m3 sur qq 60 Ha, il y a moyen de faire pareil ou mieux en France, meme dans les Vosges tout en integrant le tout harmonieusememt et dans le respect max du DD...
Pour ce qui est de la provenance des MW des heures creuses pour alimenter le pompage des STEP (un peu en reponse à Bibi), ils proviennent certes des centrales nuc mais pas que: il y a aussi les eoliennes si vents ad hoc la nuit, les barrages au fil de l'eau, les centrales de cogen, etc....
Une autre source d'energie à exploiter, d'une part pour eviter des calories nefastes dans les cours d'eau et d'autre part pour rendre ces calories vraimemt utiles, c'est de valoriser les eaux de refroidissememt des generateurs/alternateurs et moteurs en les utilisant soit pour des circuits de chauffage urbain ou collectif en les associant au besoin à une PAC, ou en guise d'etape d'entree d'une chaudiere gaz Cogen produisant electricite & chauffage....vu ce debut aout dans une centrale sur le Rhin à Bad Saeckingen (Allemagne)....
A Bons Entendeurs....
A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91) | 07 août 2008 à 18h19
 
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Excellente occasion d'augmenter la productivité

Nos infrastructures ont été mise en place sur des standards très onéreux et désuets. C'est une bonne occasion d'introduire des conceptions plus compétitives pour une Entreprise FRANCE elle-même plus compétitive si nous voulons ralentir les délocalisations.

Plus de Technique pour elle-^m | 07 octobre 2008 à 10h21
 
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mais non!!! la micro éléctricité est rentable

même à 6 ou 8Cts d'euros . Allez voir notre site et aujourd'hui nous produisons avec notre roue et revendons à EDF . N'oubliez jamais que ce sont les petits ruisseaux qui font les petites rivières puis les grandes !!!! Et tous nos petits moulins que vous décriez sans jamais être venus les voir en fonction ont une capacité d' une tranche de centrale soit l'équivalent de l'économie de consommation française si toutes nos lampes d'éclairage passées toutes en basse consommations!!!! Et pour les poissons la plupart de nos moulins ont à ce jour un contournement et ils n'ont disparu qu'à l'aube des années 50/60 soit au m^me moment que nos moulins ont cessé d'être utilisés.

meunier1806 | 13 mai 2009 à 21h12
 
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plan excellent

- recherche augmentation de productivite
- partage de l'espace meilleur entre la nature et les besoins humains

emf949 | 29 janvier 2010 à 11h45
 
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Re: mais non!!! la micro éléctricité est rentable

Bonjour,
Je suis d'accord avec votre analyse.
Ma famille possède une micro usine hydroélectrique en Lozère (environ 550 kWh par an). Connaîtriez-vous une association de personnes dans notre situation ?
Cordialement
B Vincens (bvincens@numericable.fr)

bvincens | 04 mars 2010 à 12h15
 
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