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Le vin sous la menace du réchauffement climatique

Face aux évolutions climatiques qui menacent déjà la spécificité de la viticulture française, les Vignerons Indépendants de France s'associent à Greenpeace pour encourager la signature d'un accord ambitieux à Copenhague.

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com
Le vin sous la menace du réchauffement climatique
À l'occasion du Salon des vins des vignerons indépendants qui se tient du 26 au 30 novembre à Paris, Greenpeace et l'association des Vignerons indépendants de France appellent le gouvernement français à faire preuve d'exemplarité et d'ambition à la conférence internationale sur le climat prévue à Copenhague début décembre. ''Nous comptons sur la France pour être leader dans les négociations car les choses évoluent très vite dans nos terroirs'', explique Michel Issaly, président des Vignerons indépendants de France.

Des impacts déjà visibles

La viticulture est en effet déjà impactée par les évolutions climatiques. La plupart des changements observés ces dernières années concernent un avancement généralisé des différents stades de développement de la vigne en lien avec l'augmentation de la température et par conséquent un avancement de la date de vendange de trois, voire quatre semaines : ''dans certains vignobles du sud de la France, les vendanges commencent désormais début août ce qui nécessite d'adapter les conditions de travail en vendangeant notamment la nuit'', explique Michel Issaly.
Les changements climatiques peuvent aussi entraîner une baisse des rendements, un degré alcoolique en hausse et une perte des profils aromatiques. Résultats, le goût de certains vins rouges de la côte de Beaune se rapproche parfois de celui des vins des Côtes du Rhône. ''Certains terroirs sont en péril'', s'inquiète Michel Issaly. ''Nous risquons de perdre un certain nombre de nos microclimats qui font la spécificité des vins français'', ajoute-t-il.

A contrario, certains vins voient leur qualité augmenter notamment là où les vignes n'arrivaient pas à maturité. Mais à long terme l'ensemble des vignobles français sera affecté et la cartographie des vins modifiée. Le pinot noir, un cépage très sollicité en Bourgogne déteste les grosses chaleurs et ne pourra plus être cultivé dans cette région en cas de hausse des températures. Les associations cépage-terroir d'aujourd'hui qui font la spécificité des vins français disparaîtront à terme. Le dispositif des Appellations d'Origine Contrôlée (AOC) deviendrait caduc étant défini par le milieu physique (sol, climat), les techniques culturales et le matériel végétal utilisé. ''Des pays comme l'Angleterre pourraient d'ici quelque temps cultiver de la vigne et produire des vins proches du Champagne'', prévient Michel Issaly.

Inquiets pour leurs terroirs et leurs produits, les viticulteurs indépendants ont profité de leur salon pour alerter l'ensemble des pouvoirs publics sur cette question et ont décidé de signer la pétition Ultimatum Climatique lancée par plusieurs associations de protection de l'environnement dont Greenpeace. ''On a plus que 4 ou 5 ans pour inverser la tendance des émissions de gaz à effet de serre, il faut donc mettre de côté nos différends et le climat est l'occasion de nous rapprocher'', a commenté Pascal Husting , directeur général de Greenpeace France. ''C'est aussi l'occasion de sensibiliser nos vignerons et de leur faire prendre conscience de la menace'', explique Michel Issaly.

Espérons que cette prise de conscience provoque à terme une évolution massive des pratiques agricoles sachant que la viticulture et l'agriculture au sens large comptent parmi les activités qui impactent le plus l'environnement notamment en terme d'émissions de gaz à effet de serre.

Réactions1 réaction à cet article

 
Le vin sous la menace du réchauffement climatique

je ne comprends plus Greenpeace,quel impact aura son association pour atteindre son objecti?

esso | 30 novembre 2009 à 11h56
 
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