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Incendie de Berre-l'Etang : les sites Seveso de nouveau sur la sellette

Risques  |    |  Laurent Radisson Actu-Environnement.com

Deux semaines après l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), c'est au tour de la raffinerie LyondellBasel de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) d'être prise pour cible par un acte vraisemblablement malveillant. Un système de mise à feu aurait en effet été retrouvé sur place.

Un incendie s'est déclaré dans la nuit du 13 au 14 juillet dans deux cuves distantes de 300 mètres l'une de l'autre. La première contenait de l'essence, la deuxième du naphta, un dérivé liquide du pétrole. L'incendie de la première cuve a été éteint au petit matin, celui de la deuxième à 11 heures 30, mobilisant 120 pompiers et une cinquantaine de véhicules sur le site de cet établissement classé "Seveso seuil haut". Le plan particulier d'intervention (PPI) n'a en revanche pas été déclenché.

Suite à cet incendie, le préfet de département a pris un arrêté prescrivant à l'exploitant des mesures conservatoires destinées à mettre en sécurité les installations, la remise d'un rapport d'accident détaillé, ainsi qu'une étude sur l'impact environnemental et sanitaire du sinistre. Le panache de fumée contenait en effet des hydrocarbures, des gaz irritants (Nox, Sox), ainsi que de la suie en grande quantité. "En complément, l'inspection des installations classées va procéder à une évaluation complète et approfondie de l'ensemble des conséquences de ce sinistre pour le site", indique la préfecture.

Vigilance renforcée sur les sites industriels

Au plan national, le ministre de l'Intérieur a envoyé une note urgente aux préfets afin de renforcer la vigilance sur les sites industriels, rapporte Le Parisien, les circonstances de l'incendie laissant à penser dès mardi 14 juillet qu'il s'agissait d'un acte de malveillance. Par cette note, Bernard Cazeneuve demande aux préfets d'effectuer une inspection minutieuse des sites industriels sensibles, en particulier ceux classés "Seveso", de vérifier leur enceinte et le bon fonctionnement de leur système de vidéoprotection.

Au plan judiciaire, le vice-procureur d'Aix-en-Provence, Rémy Avon, a annoncé l'ouverture d'une enquête pour "destruction par incendie".

La question de la protection des sites industriels les plus dangereux se pose de nouveau avec cet événement qui fait également suite au vol de plus de 150 détonateurs, de pains de plastic et de grenades sur un site militaire à Miramas (Bouches-du-Rhône). "Les citoyens sont (…) en droit de savoir quelles sont les menaces qui les guettent et quelles solutions sont apportées par les forces de l'ordre", réagit l'eurodéputée Michèle Rivasi. Rappelant que les questions posées par les survols de drones au-dessus des centrales nucléaires françaises n'ont toujours pas été élucidées, l'élue écologiste estime que les citoyens ne sont pas "sérieusement prémunis contre les risques terroristes".

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