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Une cinquantaine de start-up intègre l'incubateur de la Green Tech verte

Quarante-neuf start-up ont été sélectionnées pour rejoindre l'incubateur de la Green Tech verte du ministère de l'Environnement. Elles vont bénéficier d'une assistance technique et financière pour finaliser et mettre sur le marché leurs innovations.

Gouvernance  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

Le ministère de l'Environnement inaugure, jeudi 8 septembre, son incubateur de la Green Tech verte au sein de l'Ecole nationale des ponts et chaussées (ENPC). Sa mission ? Aider 49 start-up à finaliser de nouveaux produits ou services qu'elles ont imaginés. Depuis le lancement de la Green Tech verte en février 2016, plusieurs évènements ont permis de sélectionner les "bonnes idées". Un appel à projets, deux hackathons - dédiés aux compteurs connectés et à la biodiversité - et un concours réservé aux élèves des écoles du ministère ont permis de faire réfléchir de nombreux étudiants, informaticiens, entrepreneurs, chercheurs sur de nouveaux produits ou services. A cette occasion, le ministère de l'Environnement leur a mis à disposition de nombreuses données. Aujourd'hui, les 49 start-up sélectionnées vont pouvoir intégrer un espace de 205 m2 au sein de l'ENPC pour une durée de six mois à un an et bénéficier d'une assistance technique et financière.

L'incubateur proposera un accompagnement et des formations en matière de communication, marketing, design, gestion de projet, enjeux réglementaires concernant la propriété intellectuelle, levée de fonds… Les jeunes pousses de l'appel à projets Green Tech verte vont bénéficier de fonds de pré-amorçage pouvant aller jusqu'à 150.000 euros. Un second financement, pouvant aller jusqu'à 500.000 euros, sera proposé pour les projets les plus prometteurs.

Le numérique au cœur des innovations

Parmi les projets novateurs, le ministère a sélectionné Hydrao, un pommeau de douche intelligent qui colore l'eau en fonction des litres consommés. Connectée à un smartphone via une application, la douche permet aussi de faire des relevés de consommation, de calculer les économies et de suivre les progrès. Les économies d'énergie ont également inspiré de nombreux projets comme BeeBryte, Fidelise ou encore Joole et Hopepulse, deux tableaux de bord numérique permettant d'optimiser la consommation d'énergie des bâtiments publics. En matière d'énergie renouvelable, le projet Astre permettra à un propriétaire d'une installation solaire en autoconsommation de bénéficier de son excédent de production sur un autre lieu de consommation. Tandis que le projet Le Réseau doit permettre la mise en relation des producteurs d'énergie renouvelable et des consommateurs.

Le thème de la biodiversité a inspiré la création de nombreuses applications pour mieux reconnaître et connaître les animaux et les plantes : Pokemon Biodiv, Biosentinelle, Invasiv'Alert ou encore Map pollen ont toutes pour objectif d'informer l'utilisateur sur les espèces présentes et de participer à l'enrichissement de la base de données.

En matière de transport, la plupart des projets comme ChargeMap, OuiHop', Ridygo ou encore Elo et OkayBus facilitent l'accès à des modes de déplacement alternatifs à la voiture : transports en commun mais aussi covoiturage, partage de vélos électriques, location de vélos… Même tendance pour les professionnels de la livraison : le projet Citodi propose par exemple aux transporteurs d'optimiser leur flotte et l'organisation de leur livraison pour réduire les délais et les émissions de CO2.

Enfin, en matière de santé, l'incubateur accueillera le projet Scan Eat, un scanner portable capable de détecter les pesticides dans les fruits et légumes ou encore le projet Atmotrack pour surveiller la qualité de l'air en temps réel.

Vers un réseau territorial d'incubateurs

Ce premier incubateur situé à Champ-sur-Marne (77) sera suivi d'un second prévu à Orléans (45) sur le site du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Il devrait voir le jour à l'automne prochain. D'ici là, le ministère de l'Environnement compte lancer un second appel à projets pour la Green Tech verte afin de sélectionner 50 nouveaux projets. Un hackathon sur les risques naturels sera également organisé en octobre 2016.

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