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Industrie du nickel calédonien : le gouvernement français va-t-il financer une centrale à charbon ?

Energie  |    |  Marine Calmet Actu-Environnement.com

En visite en Nouvelle Calédonie, le Premier ministre Manuel Valls a rencontré la semaine dernière, les dirigeants de la société SLN. L'entreprise métallurgique française, filiale du groupe Eramet, implantée sur l'île est frappée par la crise qui touche la filière du nickel.

Le Premier ministre a annoncé un plan de sauvetage industriel consistant en un prêt de 200 millions d'euros notamment destiné à éviter les licenciements dans cette entreprise qui emploie 2.200 travailleurs. Cette aide doit être consentie aux provinces calédoniennes représentées au sein de la Société territoriale de participation industrielle (STCPI), actionnaire à 34% de la société SLN. Cela devrait lui permettre de couvrir ses pertes qui s'élèvent actuellement à 20 millions d'euros par mois et donner les garanties nécessaires à l'investissement aux dirigeants du groupe Eramet.

Mais le gouvernement compte également apporter sa garantie financière au projet de modernisation de l'usine. L'ancienne centrale à fuel doit notamment être remplacée par une centrale à charbon pour un coût de 800 millions d'euros. Ce projet devrait être élaboré en externe et cofinancé par les acteurs locaux du secteur énergétique. Mais ce programme se heurte à des inconvenants d'ordres environnementaux et économiques. Difficile en effet, de trouver des financements pour une nouvelle centrale à charbon en raison de la mauvaise réputation dont pâtissent ces investissements après l'accord de Paris sur le climat.

"Si ce projet de centrale à charbon voit le jour, la Nouvelle-Calédonie deviendrait le 4e émetteur de CO2 par habitant au monde, après le Qatar ou les Emirats arabes unis, dans un contexte où le Pacifique Sud est particulièrement touché par le dérèglement climatique", alerte le WWF.

Selon les évaluations économiques, une centrale au gaz ne permettrait pas de rentabiliser les investissements et de pérenniser la survie de l'entreprise. Malgré cela, la modernisation des installations est une condition essentielle de la pérennisation de la compétitivité de la société SLN dans ce secteur, notamment grâce à la baisse de ses coûts de production.

Réactions1 réaction à cet article

 

1 milliards d'investissement pour sauver 2200 emplois (soit 450 .000€ par emploi) et avec des coûts environnementaux monstrueux ??
N'a-t-on pas d'autres projets plus pérennes, plus vertueux et moins coûteux pour le développement économique et social de l'île ?

ludo | 03 mai 2016 à 13h04
 
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