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Les sénateurs sont contre une interdiction totale des pesticides néonicotinoïdes

Risques  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com

La proposition de résolution écologiste, visant à demander un moratoire sur les insecticides néonicotinoïdes, a été rejetée par les sénateurs, le 4 février. Elle invitait le gouvernement à agir auprès des autorités européennes pour interdire toutes les utilisations de ces substances actives "tant que les risques graves pour la santé humaine, animale et l'environnement ne seront pas écartés".

Parmi les substances pointées du doigt : le thiaclopride, le dinotéfuran, l'acétamipride, le thiaméthoxam, l'imidaclopride et la clothianidine. Depuis le 1er décembre 2013, la Commission européenne a restreint pour deux ans l'utilisation de ces trois dernières substances. Suspectées d'être nocives pour la faune, elles pourraient également agir sur le système nerveux humain, selon l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Cette dernière demandait fin 2013 un abaissement des niveaux recommandés d'exposition acceptable et un renforcement de leur évaluation, afin de prendre en compte les effets neurotoxiques.

Attendre des preuves scientifiques

"Le Gouvernement n'est pas favorable à une interdiction qui reviendrait à reconnaître un lien de causalité direct entre l'usage des néonicotinoïdes et la mortalité des abeilles. (…) Si nous voulons parvenir à faire valoir nos vues au niveau européen, il faut des bases solides", a déclaré Stéphane Le Foll, lors du débat au Sénat. Le point de vue du ministre de l'Agriculture était largement partagé par une majorité de sénateurs qui ont voté contre la résolution (248 voix sur 312 votes exprimés, 64 pour) ou se sont abstenus.

"Je souhaite que l'on attende les résultats d'une étude d'un groupe d'experts de l'Anses, au deuxième semestre 2015, qui doit aboutir à des recommandations", a indiqué la sénatrice UMP Sophie Primas (Ile-de-France).

La feuille de route environnementale du gouvernement, présentée le 4 février, précise que la France mènera "une action volontariste au niveau européen" pour que les dossiers de réévaluation des trois substances restreintes soient intégralement revus en 2015 et que "toutes les autres substances néonicotinoïdes soient réévaluées au plus vite".

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