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L'Ineris examine le devenir des déchets industriels ultimes de Stocamine

Risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
L'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a annoncé le lancement fin décembre d'une étude visant à proposer une solution de traitement des déchets industriels ultimes du centre de stockage Stocamine, près de Mulhouse, arrêté depuis septembre 2002 suite à un incendie et au cours duquel des salariés avaient été exposés à des fumées toxiques.

Cette étude va être menée à la demande des Mines de potasse d'Alsace (MDPA) et de Stocamine, filiale à 100% des MDPA, en liquidation judiciaire amiable depuis janvier 2009, ont indiqué le 17 décembre l'Ineris et Stocamine dans un communiqué commun.

L'Ineris va ainsi analyser le stockage souterrain de déchets ultimes implanté dans la mine Amélie au sein du Bassin Potassique (Haut- Rhin). Cette mine est desservie par les deux derniers puits en activité Joseph et Else. 44.000 tonnes de déchets ultimes ont ainsi été stockés entre 1999 et 2002 dans les galeries souterraines de Stocamine.

L'étude consistera à proposer une solution ''opérationnelle'' de traitement et de fermeture du site de stockage souterrain. Pour ce faire, l'Ineris identifiera ''les différents scénarios de risques'' liés à ce type de stockage (risques sanitaires pour les opérateurs et les populations, impact des ouvrages souterrains sur le réseau hydrogéologique et sur les émanations de gaz du sol, etc.), afin de définir la procédure de gestion ''la plus adaptée'' : sécurisation des déchets sur site par travaux de confinement, récupération partielle ou totale des déchets.

''Le comportement mécanique à long terme de l'ouvrage souterrain abritant le stockage'' sera également analysé par l'Ineris, de même que l'impact environnemental et sanitaire du devenir des déchets en fonction des procédures envisagées, dans le cadre réglementaire en vigueur, précise l'Institut.

Les résultats de l'étude sont attendus fin 2010.

Réactions5 réactions à cet article

 
Deux poids deux mesures

Parmi les déchets dangereux, quoi qu'en disent certains, les déchets nucléaires sont traités de façon exemplaire et il est regrettable que la même procédure n'aie pas été appliquée pour les déchets toxiques (à durée de vie éternelle). Une véritable étude d'impact en amont et des procédures rigoureuses auraient évité cette affaire Stokamine.

André | 18 décembre 2009 à 22h48
 
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Nous avons confiance !

L'INERIS c'est parfait !
C'est un organisme sérieux, héritier du CERCHAR et de l'IRCHA, organisme spécialisé dans les mines et le sous-sol et dans la chimie appliquée. Nul n'est plus approprié pour faire ce type d'étude. Tous ces briants chercheurs sont issus du corps de mines, comme la DREAL et les ingénieurs des MDPA.
La famille suit le cercueil ...

Eyeswide Schott | 21 décembre 2009 à 17h40
 
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Oui,nous pouvons avoir confiance en ce qui concerne le rapport et la proposition finale de l'INERIS fin 2010 , Mais , selon qu'on est positionné
sur les plans écologiques ,voire politique,on privilégiera l'enfouissement
total et définitif comme en Allemagne,ou la réversibilité totale ou partielle des fûts incriminés. Malheureusement, vu les négligences des
contrôles promis par les experts, ne disposant pas des fiches de contrôles analytiques à la réception,le choix définitif de l'avenir de ce
site , sera dure à prendre pour le Préfet,car il a surtout la question
du cout de la reversibilité totale ou partielle . Un Préfet l'a signé,un autre devrait en tenir compte ,VRAI ou FAUX???
Merci

arthur | 19 novembre 2010 à 13h42
 
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On nous annonce les résultats pour fin 2010 et nous sommes début mars!
A qui s'adresser pour en prendre connaissance? En fonction de ces infos
nous souhaitons une nouvelle enquête publique? Merci

arthur | 09 mars 2011 à 16h19
 
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Si nous avons bien compris, l'INERIS reprendrai toutes les études concernant la composition de ces déchets les uns jugés plus toxiques que les autres! Quel cafouillage qui ne mènera à rien ou très peu de sûreté, car depuis 10 ans , des interréactions chimiques ont changé la nature de la majorité des déchets ,même pas analysés à la prise en charge, sauf pour la radioactivité! Le Labo n'était pas en mesure de la faire ,alors on comptait sur TREDI Hombourg ,dont aucun résultat nous a été fourni. Le déstockage partiel aura lieu , mais dans des drôles de conditions et Qui payera?

arthur | 21 décembre 2012 à 13h08
 
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