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L'aménagement du schéma national vélo s'intensifie

Le rythme d'ouverture de nouvelles pistes cyclables tient bon grâce à la mobilisation des territoires. Mais les collectivités attendent un soutien de l'Etat pour affirmer le rôle stratégique du schéma national vélo et l'inscrire dans le Plan vélo annoncé par la ministre des Transport.

Infographie  |  Transport  |    |  Florence RousselActu-Environnement.com

"Le schéma national vélo est ouvert à plus de 66% au 1er janvier 2018 et les pistes EuroVelo ont, quant à elles, franchi le cap de 80% d'achèvement en France", se félicitent les Départements & Régions Cyclables (DRC) en dévoilant leurs indicateurs. Ces derniers confirment la mobilisation des territoires autour du développement de la colonne vertébrale qu'est le schéma national vélo.

L'année 2017 a connu 22% d'ouvertures de plus que l'année précédente soit 710 km d'itinéraires nationaux, dont 240 km d'ouvertures sur le Schéma EuroVelo, auxquels s'ajoutent 100 km d'itinéraires régionaux, départementaux et locaux. Les collectivités territoriales ont en ligne de mire des objectifs ambitieux : compléter de 7.750 km supplémentaires d'itinéraires nationaux pour 2030, dont 1.690 km d'EuroVelo, soit un rythme de 600 km par an environ. Les DRC invitent donc les collectivités territoriales à inscrire les itinéraires structurants dans leurs outils de planification (schémas régionaux d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires, schéma régional de développement du tourisme et des loisirs, plan local d'urbanisme, plan de déplacement urbain, schéma de cohérence territoriale).

Dans le même temps, les territoires expriment un besoin clair : l'Etat doit les soutenir dans la réalisation des infrastructures cyclables maillées et sécurisantes. Pour cela, les DRC lui demandent d'affirmer le rôle stratégique du Schéma national vélo, y compris pour la mobilité quotidienne, et de l'inscrire dans le Plan vélo annoncé par la ministre des Transports, Elisabeth Borne. "L'Etat ne peut ignorer le travail engagé par les collectivités sur le schéma national vélo. Il doit être moteur pour prioriser l'investissement et stimuler les réalisations avec un financement dédié. Sans itinéraires cyclables maillés et sécurisés, sans mobilité multimodale avec place de choix pour le vélo, la France ne luttera pas efficacement contre sa pauvre qualité de l'air", estime les DRC.

Réactions2 réactions à cet article

 

Les infrastructures vélo se développent et c'est bien. Mais il ne doit pas se développer sur un modèle unique basé sur le tourisme ou l'utilitaire en ville. Il faut prendre aussi en compte le vélo rapide (sport/loisir/électrique), tous ceux qui vont à plus de 15 km/h. En terme d'équipement, la cohabitation peut être dangereuse, en matière d'aménagement urbain (réserver des itinéraires et circuits empruntant les voies publiques) et en terme de réglementation pour que les rassemblements de cyclistes restent possibles.

dechede | 08 mars 2018 à 09h59
 
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Bonsoir, pourquoi les Territoires d'Outre Mer ne sont ils pas concernés par ce schéma national Vélo ? Le Ministre des Transports ferait bien de se déplacer et venir constater les gâchis financiers (gaspillage d'argent public). A quoi rime le plan vélo en Martinique par exemple : une piste cyclable en circuit fermé, réalisée depuis plus de 2 ans, réservée aux licenciés et toujours pas en service, autre grand désarroi notre Transport Commun en Site Propre, se résume à plusieurs centaines de millions d'€ dépensés et 14 bus à haut niveau de service (plus sous garantie) en sommeil depuis plus de 2 années. Ces investissements n'ont pas tenu compte de la moindre bande ou piste cyclable, alors des des centaines de cyclo empruntent ces axes les week end. Et oui, les autres jours, le 2 roues non motorisés restent très dangereux à pratiquer. Les victimes se recensent par dizaines le longs des routes. Politiquement pas correcte, voilà où passent nos impôts. Personne n'ose dénoncer ces gaspillages parmi t'en d'autres.

MDE | 08 mars 2018 à 22h58
 
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