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Actu-Environnement

Énergies renouvelables : les chiffres des raccordements du premier trimestre 2022

Seule la filière du biométhane enregistre une véritable progression au premier trimestre 2022. Le biogaz pour la production d'électricité et l'éolien terrestre stagnent tandis que le solaire, après une année 2021 radieuse, calme légèrement ses ardeurs.

Infographie  |  Energie  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

Après une année record en 2021, le solaire photovoltaïque a réduit la cadence au cours du premier trimestre 2022. Au total, 484 mégawatts (MW) additionnels ont été raccordés entre le 1er janvier et le 31 mars, contre 736 MW sur la même période l'année précédente. La filière enregistre ainsi son premier trimestre sous la barre des 500 MW depuis janvier 2021. Le record de l'année 2021 a été néanmoins réévalué à la hausse. En mai 2022, le ministère de la Transition écologique a estimé l'installation de 2,86 TW en un an, contre 2,79 TW calculés fin 2021.

Toujours sans aucun parc marin mis en service, la filière éolienne entame l'année 2022 au ralenti. Le volume d'installations terrestres n'a augmenté que d'un 1 % en un trimestre, avec seulement 25 sites, d'une puissance cumulée de 234 MW, raccordés depuis le début de 2022. Cela représente une baisse de 22 % par rapport au premier trimestre 2021.

Le biométhane, quant à lui, roule définitivement à plein gaz. Après avoir dépassé la barre des 4 térawattheures (TWh) produits en un an, la filière a déjà injecté 1,5 TWh en seulement trois mois. C'est 79 % de plus qu'en 2021 à la même période. Le nombre encore impressionnant de nouvelles installations n'y est évidemment pas pour rien. Trente-six sites de méthanisation supplémentaires, pour l'équivalent de 560 GWh/an de puissance, ont été mis en service au premier trimestre 2022, soit 80 % de plus qu'au même moment en 2021.

Enfin, après réévaluation des données de l'année précédente, la puissance du parc d'installations de production d'électricité à partir de biogaz demeure au même point qu'en décembre 2021. La raison de cette stagnation est double. D'une part, « au premier trimestre 2022, 2,1 MW supplémentaires ont été raccordés, mais 1,4 MW ont été déclassés », précise le ministère. D'autre part, les chiffres nouvellement mis à jour font aujourd'hui état de l'équivalent de 5 MW d'installations raccordées au troisième trimestre 2021, contre 20 MW initialement recensés et probablement elles aussi déclassées depuis.

Réactions1 réaction à cet article

 

Développer les intermittentes... A quel prix ??? En France, on rase 10 km² carrés de forêts pour mettre du PV. En Allemagne, on ravage 1000 km² de forêts millénaires pour mettre de l'éolien. Et l'Europe qui incite à contourner tous les dispositifs de recours légaux. C'est vraiment ça qu'on veut : une nature détruite et remplacée par de gigantesques installations industrielles qui produiront un courant aléatoire ??? Aux niveaux atteints, deux obligations devraient urgemment être mises en place : le respect des paysages, et l'assurance d'un moyen de production en back-up de capacité suffisante. A défaut, on continuera à mépriser les vrais coûts, y compris sociétaux.

dmg | 08 juin 2022 à 10h37
 
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