En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Informer sur les risques d'utilisation des produits chimiques

Au regard des dernières recherches scientifiques, les inquiétudes sanitaires résultant de l'omniprésence des produits chimiques dans l'environnement s'accroissent. En attendant de lever les incertitudes, les ministères souhaitent informer.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
À l'occasion du colloque « Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant » organisé aujourd'hui à Paris dans le cadre de la Présidence Française de l'Union européenne, la ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative a annoncé des mesures sur les risques liés à l'utilisation de certaines substances chimiques, notamment à destination des femmes enceintes et des jeunes enfants.
Certains produits interagissent en effet avec les hormones naturelles et perturbent par conséquent certaines fonctions du corps : croissance, développement, comportements, reproduction, production, utilisation et stockage de l'énergie. Dénommées « perturbateurs endocriniens », ces molécules de synthèse peuvent imiter, gêner voire entraver l'action d'une hormone naturelle. Aujourd'hui ces produits sont utilisés dans les cosmétiques, pour la fabrication des plastiques souples ou en grande quantité en agriculture.

Roselyne Bachelot-Narquin a par conséquent demandé à l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) de mener une expertise collective sur les produits classés cancérigènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction de type 3 (CMR3), autrement dit ceux dont les effets sont non prouvés chez l'homme ou l'animal mais pour lesquels une suspicion d'effet CMR existe.

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) est également sollicitée pour réévaluer le risque des cosmétiques pendant la grossesse et chez le jeune enfant et notamment ceux distribués dans les maternités.

En parallèle, le ministère de la santé prévoit de mener une campagne d'information à destination du grand public, des femmes enceintes mais également des professionnels de santé, dont les pédiatres, gynécoobstétriciens et sages-femmes à travers l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé. Il est par ailleurs prévu d'insérer dans le carnet de maternité une information sur le risque potentiel de l'utilisation de ces produits pendant la grossesse. La création d'un logo pour les produits reprotoxiques indiquant qu'ils ne sont pas recommandés aux femmes enceintes et aux jeunes enfants est également envisagée.

Organisé conjointement avec le ministère de l'Ecologie, ce colloque a été l'occasion pour la secrétaire d'Etat à l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet de rappeler l'existence du Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE) qui devrait publier ses premiers résultats en 2009 et de donner les premiers éléments du deuxième Plan national santé environnement (2009-2012). Ce PNSE 2 inclura à son ordre du jour la réduction des rejets dans l'environnement des substances les plus préoccupantes dont les résidus médicamenteux. Il prévoit aussi des dispositions ciblées destinées à réduire l'exposition des publics les plus sensibles (enfants, femmes enceintes) aux produits cancérigènes, neurotoxiques et aux perturbateurs endocriniens.

Selon l'OCDE, entre 1995 et 2020, la production mondiale de produits chimiques aura augmenté de 85 %. Ces chiffres en constante augmentation nous imposent de nous interroger sur les effets néfastes de telles substances et sur les moyens de les limiter, a déclaré la ministre de la santé.
La secrétaire d'Etat à l'écologie a quant à elle prévenu qu'il fallait dès maintenant s'intéresser aux technologies émergentes afin d'éviter de refaire les mêmes erreurs. Nous savons à présent avec certitude que nous pouvons être malades de notre environnement (…), cette leçon, nous nous devons de l'appliquer, en particulier dans le domaine des technologies émergentes, je pense en particulier aux nanotechnologies, a-t-elle expliqué. À partir de maintenant il faudra, étendre un principe de précaution à priori et non à posteriori, estime-elle.

Réactions1 réaction à cet article

 
Pas de phtalates, ether de glucol, paraben dans ..

Pour ne pas faire de pub c'est dur pourtant il existe une alternative a trop de produits chimiques comme les Paraben, phtalates, ethers de glycol et autres cochonnerie de l'industrie !

Lire les etiquettes, oui , c'est long, fastidieux, pour des consommateurs qui ne veulent pas rester trop longtemps faire la corvee de course ! Dommage ...

Donc pas de pub mais lire et comparer...

raoul | 27 novembre 2008 à 10h27
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Florence Roussel

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager