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Infrastructures ferroviaires : l'Etat favorise la rénovation de l'existant pour désenclaver le Limousin

Transport  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Mardi 28 septembre, Elisabeth Borne, ministre des Transports, a reçu les élus locaux de l'ensemble des territoires concernés par le désenclavement du Limousin et des territoires limitrophes. Au cœur des discussions figure l'alternative au projet de ligne à grande vitesse Poitiers-Limoges dont la déclaration d'utilité publique a été annulée en avril 2016.

En juillet dernier, Michel Delebarre a remis un rapport qui préconise des solutions alternatives. A court terme, il recommande de poursuivre la modernisation de la ligne ferroviaire Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT). A plus long terme, il préconise de relier Limoges à la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux grâce à la mise à niveau de la ligne existante Poitiers-Limoges.

Lors de la réunion, la ministre des Transports a confirmé la modernisation de la ligne POLT pour un budget de "plus de un milliards d'euros engagé sur 2015-2025". Quant au projet à plus long terme, il semble plus incertain. A ce stade, la ministre "a demandé à SNCF Réseau de présenter un programme de modernisation de la ligne existante entre Poitiers et Limoges ainsi que les gains qui en résulteraient en matière d'accessibilité et de temps de parcours". Parallèlement, "elle s'est engagée à étudier les modalités d'une desserte aérienne adaptée aux besoins des territoires, et notamment de Limoges". La ministre et les élus locaux devraient réaliser un nouveau point au printemps.

Pour rappel, début juillet, le Président de la République a annoncé le gel de tous les grands projets d'infrastructure. En effet, il manque actuellement 10 milliards d'euros pour les financer sur les cinq prochaines années. Un travail de priorisation est en cours dans le cadre des Assises de la mobilité. Il devrait aboutir au report ou à l'abandon de certains projets pour répondre à l'insuffisance de moyens financiers. Début septembre, Elisabeth Borne a reçu les défenseurs du projet de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax (GPSO). Ces derniers espèrent préserver l'avenir du projet qui a reçu un avis négatif de la commission d'enquête publique. Une semaine plus tard, les défenseurs du projet de canal Seine-Nord ont été reçus : ils espèrent s'accorder sur un financement complémentaire des collectivités locales pour boucler le budget.

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