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L'Initiative Rénovons s'inquiète de la baisse du prix du CEE précarité

Bâtiment  |    |  Rachida Boughriet  |  Actu-Environnement.com

Face à la flambée des prix de l'énergie, les membres du collectif « Initiative Rénovons », dont le groupe Effy, délégataire de certificats d'économies d'énergie (CEE), alertent sur le prix des CEE « précarité énergétique », qui a baissé de « 30 à 40 % depuis un an ». Son prix actuel est de « 6,20 euros le mégawattheure (MWhc) cumac et est quasiment équivalent à celui du CEE "classique" », indique Audrey Zermati, directrice de la stratégie d'Effy.

Pour rappel, la 5e période des CEE (2022-2025) fixe aux fournisseurs d'énergie un objectif total de 2 500 térawattheures cumulés actualisés (TWhc) d'économies d'énergie, dont 730 TWhc en CEE précarité pour des opérations au bénéfice des ménages en situation de précarité énergétique. Depuis le 1er janvier 2022, les ménages très modestes ne peuvent plus bénéficier de certaines dispositions, notamment de la bonification « précarité », qui permettait de doubler le montant de leur prime CEE. Or, « avec la suppression de la bonification des primes aux ménages les plus précaires, cela entraîne aujourd'hui une division par trois des aides allouées à ces ménages », regrette le collectif dans un communiqué.

La baisse des prix des CEE s'explique notamment « par la surproduction de certificats lors de la période précédente. Ces stocks reportés sur la nouvelle période font chuter les prix car les obligés ont déjà accompli une partie conséquente de leur nouvelle obligation. Cela entraîne à terme la chute des prix et donc des primes », détaille l'Initiative Rénovons. Ces prix pourraient rester bas durant la nouvelle période de CEE et « augmenter le reste à charge des travaux de rénovation pour les ménages modestes », craint Danyel Dubreuil, coordinateur du collectif. Il estime que près de la moitié de l'obligation de CEE précarité serait déjà remplie, alors que vient de débuter la 5e période. Ce qui pourrait freiner les travaux des ménages précaires « jusqu'à la fin de la période », prévient M. Dubreuil.

L'Initiative Rénovons appelle, par conséquent, le gouvernement à « prendre de manière urgente les mesures correctives nécessaires. Cela passe par l'augmentation de 50 % du niveau de l'obligation de précarité ». Soit 350 TWhc supplémentaires en CEE précarité. Le collectif plaide aussi pour instaurer son dispositif de « bouclier énergie » « permettant de réduire durablement les factures d'énergie des ménages en précarité énergétique ».

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