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Energie décentralisée : le biométhane promis à un bel avenir ?

Alors que le nombre de sites d'injection de biométhane produit à partir de la méthanisation des effluents d'élevage, de boues d'épuration ou encore de centres de stockage de déchets, se multiplie, l'avenir de la filière reste dépendant de l'équilibre entre production et consommation locales.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Energie décentralisée : le biométhane promis à un bel avenir ?

Injecter dans le réseau de distribution de gaz, le méthane produit par méthanisation de la matière organique après épuration du biogaz, plutôt que de le brûler localement par cogénération pour produire de l'électricité et de la chaleur : telle est la particularité du biométhane.

Injection plutôt que cogénération

Lorsqu'il n'est pas possible de valoriser la chaleur produite par cogénération, notamment du fait de l'absence de consommateurs en nombre suffisant localement, il apparait en effet plus efficace d'injecter le méthane produit dans le réseau de distribution GrDF pour étendre son potentiel de valorisation, par exemple auprès de clients particuliers ou industriels qui utiliseront le gaz pour le chauffage ou leur process de production.

Toutefois, le fait que le biométhane ne puisse pas remonter du réseau de distribution au réseau de transport national de gaz peut être, dans certaines régions, une limite au potentiel de développement de la filière. Alors que le nombre de sites d'injection se multiplie pour valoriser les effluents d'élevages agricoles, les boues d'épuration issues de STEP ou encore la fraction organique des déchets enfouis en ISDND, l'avenir de la filière semble bel et bien résider dans la gestion du stockage et d'équilibrage entre l'offre et la demande localement.

Réactions8 réactions à cet article

 

Le biométhane a du être purifié avant. On ne dit jamais ou va le déchet d'épuration du Sulfure d'hydrogène, pour le CO2 produita part égales avec le méthane on le rejette tel quel.

ami9327 | 07 juillet 2014 à 16h16
 
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@ Ami9327 : Bonjour. Hormis les traitements en aval, l'hydrogène sulfuré peut être retenu et précipité dans le fermenteur - comme pour les stations d'épuration et ce depuis longtemps - par l'addition de sels de fer (bivalents ou trivalents). Lors de l'extraction du substrat, le sulfure de fer est aisément oxydé par l'oxygène de l'air donnant un sulfate directement utilisable par les plantes. Le réseau de biogaz nécessite un traitement plus fin donc passage par filtre au charbon actif en plus. Il y a aussi posibilité d'oxygénation et obtention de soufre : H2S + 02 = 2S + 2H20. Mais plus d'inconvénients avec la formation possible d'acide sulfurique corrosif. La désulfuration est obligée dans la méthanisation (entre autre toxicité etc), pour l'amélioration du processus et la protection des catalyseurs, moteurs etc.

Energie+ | 08 juillet 2014 à 03h44
 
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Question,
Qu'est ce qui est ajouté aux effluents d'élevage pour favoriser la méthanisation ?
Des déchets vert ? Oui. Et du maïs. ... Je ne suis pas certains que cela soit la meilleur des méthode pour l'agriculture.

Terra | 08 juillet 2014 à 07h27
 
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@ Terra effectivment la méthanisation n'a de sens QUE SI elle permet de traiter DES DECHETS. Dans tous les autres cas c'est une absurdité comme il y en a tant dans en matière d'écologie, hélas!

La purification du biogaz est possible aussi par membrane et permet alors des résultats parfaits.

ami9327 | 08 juillet 2014 à 10h52
 
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et des surplus alimentaires, les restes de cantine....les déchets biodégradables à moins de 30 km peuvent être utilisés. Il y a surtout des cultures énergétique en Allemagne pour les méthaniseurs (plus de 6000), en France on fabrique du biodiésel avec de l'huile de colza ou du méthanol avec des betteraves ou blé (on a que quelques centaines de méthaniseurs à la ferme).
Et s'il n'y a pas de méthaniseur, la réaction de dégradation aura lieu mais dans la nature...

moris | 08 juillet 2014 à 11h52
 
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"50% des revenus de l'exploitation provient de la production de gaz et d'éléctricité"
J'aimerais connaitre le revenu hors subvention (nvestissement, rachat de l'énergie) dégagé par cette production. Donc au prix normal du marché.
L'effet d'aubaine n'est-il pas à craindre, comme on le voit avec la ferme dite "des mille vaches" on le but est de siphonner des subventions en valorisant la matière premiére "excréments de bovins" et non de produire du lait et de valoriser intelligemment les déchets d'élevage ?
Que vont devenir ces installations quand elles ne seront plus artificiellement rendues rentables ?

Gaspard | 08 juillet 2014 à 12h06
 
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@ Gaspard
Vous êtes en droit d´être inquiet, en fait il faut s´opposer à des projets comme celui dit "des mille vaches" car le premier but ce n´est pas la production de lait mais la production d´intrant pour capter les aides à plusieurs niveaux. Le lait ou la viande ne seront que de l´argent de poche, tout en créant une concurrence déloyable sur les prix du lait, de la viande et sur le prix biométhane. L´évaluation d´un revenu est difficile à faire. Il dépend de la puissance de l´installation, du type des intrants et de la commercialisation du gaz (biogaz ou biométhane). Il est certain que plus l´installation sera importante plus la valorisation sera élevée. Déjà au niveau de la puissance de l´installation, le coût baisse en rapport de celle-ci.

Idée du montant des aides (il faudrait plus d´information sur celles-ci):
Tarif de base (moins de 150 kW: 13,37 centimes d´euro/kWh)
effluent (2,6 centimes d´euro)
chaleur (4 centimes d´euro/kWh)
Aide PAC

2 coûts de gestion sont à souligner:
le chauffage du digesteur (30% de l´énergie produite, l´entretien 4 à 8% de l´investissement.
Coût investissement par kWe installé (5 à 11000 euro)
Cela dit je croit à la nécessité de la méthanisation agricole en terme de rentabilité diverse. De plus il est préférable de produire du gaz que de le rejeter dans l´atmosphère.

Tournesol | 15 septembre 2014 à 13h11
 
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Tout ces projets de biogaz sont intéressants. mais en Afrique pour l'entreprise que je dirige, nous peinons encore à convaincre les investisseurs. nous produisons du biogaz pour juste la cuissons et au meilleur des cas nous avons installer deux centrales à biogaz au Nigéria (lagos). j'ai deux questions fondamentale. comment fonctionne le système de filtrage par membrane? es ce possible d'embouteiller le biogaz filtré dans de petites bouteilles pour une consommation domestique?

Hénock | 27 mars 2017 à 14h47
 
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