En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Catastrophes naturelles : des phénomènes en augmentation et amplifiés par l'homme

Tremblements de terre, éruption volcanique et maintenant incendies dévastateurs, sécheresse, inondations et coulées de boue… L'année 2010 a particulièrement été marquée par les catastrophes naturelles, entraînant une avalanche de questions.

Gouvernance  |    |  Sophie FabrégatActu-Environnement.com
Tremblements de terre, inondations, tempête…Ces événements font régulièrement la une des journaux, entraînant une avalanche de questions. Ces phénomènes sont-ils en augmentation ? Quel est leur lien avec le changement climatique ? Sont-ils amplifiés par la bulle médiatique ?
Selon les spécialistes, le nombre de catastrophes naturelles a effectivement augmenté ces dernières années. Et celles-ci seraient de plus en plus dévastatrices. Selon l'Organisation des nations unies (ONU), en moyenne 211 millions de personnes sont directement touchées chaque année par les catastrophes naturelles, ce qui représente près de cinq fois le nombre des victimes de conflits.

Des catastrophes naturelles en augmentation au cours de la dernière décennie

Selon le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED), qui fait partie de l'Université catholique de Louvain (Belgique) et qui travaille avec l'Organisation mondiale de la santé, les dix dernières années ont vu le nombre de catastrophes naturelles augmenter nettement.

Parmi ces phénomènes, les catastrophes climatiques sont les plus nombreuses et seraient en nette augmentation. Aujourd'hui, environ 70 % des catastrophes naturelles sont liées au climat, près de deux fois plus qu'il y a 20 ans. En 2009, les catastrophes hydrologiques, parmi lesquelles les inondations, ont représenté 53 % du nombre total de catastrophes naturelles. Le nombre de cas déclarés catastrophes climatiques (températures extrêmes, sécheresses et incendies de forêt), était plus élevé en 2009 que l'année précédente, mais inférieur à la moyenne annuelle pour la période 2000-2008. Le nombre de personnes touchées par les catastrophes météorologiques tels que les typhons ont augmenté de 220 % par rapport à 2008.
L'Asie a concentré en 2009 un peu plus de 40 % de ces phénomènes. Les zones côtières sont également très touchées.

Une étude réalisée par la Banque mondiale et Columbia university a identifié 86 pays à très fort potentiel de catastrophes qui pourraient subir des pertes économiques et humaines élevées en raison de cyclones, tremblements de terre, inondations, sécheresses, éruptions volcaniques ou encore glissements de terrain.
Selon le rapport d'évaluation sur la réduction des risques de catastrophes au niveau mondial (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction), les risques de catastrophes augmentent le plus rapidement dans les pays à revenu moyen et faible dont les économies sont en forte croissance. Les pays en développement, les Etats fragiles et les petits États insulaires seraient les moins résistants à l'impact de ces catastrophes.

Faut-il y voir les effets du changement climatique ?

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur les changements climatiques (GIEC), dans un climat qui se réchauffe, les phénomènes extrêmes sont plus intenses et plus longs. Les scientifiques restent cependant prudents quant à l'interprétation des événements actuels (records de températures enregistrées à Moscou, fortes inondations au Pakistan…), arguant un manque de recul. Ils sont nombreux cependant à déclarer que ces catastrophes vont dans le sens des prévisions du GIEC.
Pour la Banque mondiale, ''les catastrophes naturelles devraient augmenter en termes de fréquence et de gravité en raison du changement climatique, de la croissance démographique, de l'urbanisation rapide et de la dégradation de l'environnement''. Un rapport conjoint du PNUD, de l'UNICEF, du FNUAP et du PAM, publié en janvier 2008 dresse le même constat : ''la portée des catastrophes naturelles et l'augmentation de leur fréquence et gravité indiquent que les conséquences du changement climatique ne feront qu'empirer, notamment en raison de l'urbanisation rapide actuellement en cours''.

Des catastrophes naturelles accentuées par la main de l'homme

Car si ces catastrophes sont naturelles, l'homme n'y est pas entièrement étranger. Ces événements et/ou leurs conséquences sont souvent accentués par le travail de l'homme sur son environnement et par la pression démographique.
La déforestation, la dégradation des sols, l'imperméabilisation ou la bétonisation amplifient les phénomènes d'inondation, de glissement de terrain, de coulées de boue. En Asie, la destruction des écosystèmes côtiers comme les mangroves, les forêts littorales ou les barrières de corail augmente la vulnérabilité en cas d'ouragan ou de tsunami.
En Russie, de plus en plus de voix s'élèvent pour dire que les incendies qui dévastent actuellement le pays sont dus à une mauvaise gestion des forêts. En Chine, la déforestation et le développement des énergies hydrauliques sont pointés du doigt après la mort de plus de 700 personnes à la suite d'une coulée de boue qui a recouvert une zone de 5 kilomètres sur 500 mètres dans le Gangsu. En France, la sécheresse actuelle est surtout due à une trop forte pression sur la ressource.

Réactions14 réactions à cet article

 
catastrophes naturelles de sophie Fabrégat

bonjour!
l'article ci dessus fait un constat tout en soulignant la tréqunce de phnomènes "naturels" dus en général au changements climatiques
précisement l'accélération de ces changements climatiques ne seraient-ils pas dus aux dégradations des forêts depuis la nuit des temps?
dégradation lente par une exploitation inconsciente, par une exploitation mércantile, commerce de bois en zones équatoriales, puis dans ces mêmes zones une exploitation délibérement inconsidérée, sous le couvert de la recherche des énérgies renouvelables avec tout cele engendre sur la vie de l'homme sur terre et les effets sur le climat terrestre
les travaux du GIEC n'ont-ils pas négligé le rôle des forêts dans le système climatique de manière générale?
comparons les superficies forestières depuis quelques milliers d'années par rapport à celles exixstantes, faisons un lien avec les superficies desertiques et tentons de tirer des hypothèses des influences
notre association est incapable de faire de telles analyses en tout point de vue particulièrement matériels
mais sommes disposé à y contribuer selon nos capacités et moyens humains A+

DAOUD Alger | 12 août 2010 à 08h32
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Quelle tragédie!

Malgré toutes les mises en garde, nous avons du mal à réagir. Il est grand temps de comprendre qu'il faut passer à une système bio-centré où l'Homme doit s'adapter à la Nature et à son environnement. Ces tragédies ne sont pas assez prises au sérieux.

clemda | 12 août 2010 à 09h23
 
Signaler un contenu inapproprié
 
aménagement et gestion du territoire

Mettons la planète en chantier.
Il devrait y avoir des normes infra-structurelles qui soit cohérentes avec notre niveau démographique.

La crise écologique résulte de notre désengagement dans une amélioration qualitative de nos infra-structure (crise économique et morale).

Prométhé, Nîmes | 12 août 2010 à 09h28
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Catastrophes naturelles

Je m'interroge sur le fait de savoir en quoi la main de l'homme serait responsable :

1) des tremblements de terre

2) des irruptions volcaniques

3) des "tsunumis"

Jarrid | 12 août 2010 à 11h55
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Catastrophes naturelles

En réalité, l'homme n'est pas directement responsable des tremblements de terre, irruptions et tsunamis...

En revanche, il est responsable de l'impact que ces évènements ont sur les populations. Les différents aménagements créés par l'homme empêche la nature de protéger les populations comme c'était le cas auparavant...

Sophie | 12 août 2010 à 14h01
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Météo, pas climat.

"Catastrophe climatique" est un terme inaproprié qui dénote les a priori idéologique de ceux qui les emploie. Le terme juste est "catastrophe météorologique".

MON810 | 12 août 2010 à 15h15
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Re:Catastrophes naturelles

je pense qu'il y a beaucoup de faces cachées dans lesquelles l'homme joue à l'apprenti sorcier. HAARP par exemple! 2 GW de puissance, c'est pas loin de trois réacteur nucléaire...

Anonyme | 12 août 2010 à 15h16
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Esotérisme

Ne faut-il pas voir dans ces manifestations naturelles un simple rapel à l'ordre de notre civilisation qui se joue de la nature, des esprits, des spiritualités anciennes et de l'homme tout court.
Le CO2 ne serait-il pas un joujou rassurant nous faisant croire qu'il existe un moyen facil de régler le problème ?
L'homme ne doit'il pas simplement accepter qu'il n'est pas tout puissant ?
Oups les puissants sont puissants et s'en foutent... zut alors !
Finallement c'est toujours la même chose, il faut rechercher la liberté avant tout, c'est elle qui détruit le pouvoir maudit.

Tutur | 12 août 2010 à 18h22
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Démographie Responsable

Pour une fois, il a lieu d'écouter ce que dit la Banque mondiale : « Les catastrophes naturelles devraient augmenter en termes de fréquence et de gravité en raison du changement climatique, DE LA CROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE, de l'urbanisation rapide et de la dégradation de l'environnement. » Et donc ,n'en déplaise à une grande partie de nos "élites", le problème de la stabilisation de l'effectif de l'humanité doit être impérativement mis à l'ordre du jour.

Manso | 15 août 2010 à 11h58
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Principe de précaution

Comme l'a fait remarquer la Banque mondiale, indépendamment des dégradations qu'elle provoque (déforestation, appauvrissement des sols...), la (trop?) forte démographie humaine est en partie la cause d'un plus grand nombre de sinistrés lors d'une catastrophe "naturelle": concentrez plus de personne sur un espace vulnérable et immanquablement vous aurez plus de "disparus". Et donc il serait grandement temps de se poser la question du nombre d'humains que "notre" planète peut raisonnablement accueillir.

Manso | 15 août 2010 à 19h06
 
Signaler un contenu inapproprié
 
plus de cata naturelles en 2011

il n'y a pas de raison que cela s'arrête, les tremblements de terre et peut être les tsunami vont augmenter dans les prochaines années pour une raison simple: les calottes glacières artique et antactique fondent libérant du poids sur le fond rocheux. celui-ci a tendance à remonter la preuve les pays scandinaves remontent de 8cm par an depuis quelques années, de plus l'eau de fonte se répartie sur les océans créant une pression supplémentaire, ce qui déstabilise totalement les structures rocheuses internes qui bougent pour retrouver un équilibre. Au niveau des failles actives et des anciennes failles qui se réactivent, les bouleversements sont de plus en plus importants
quand à la météo qui se détraque je ne vois pas encore de lien évident.

axi | 16 août 2010 à 12h43
 
Signaler un contenu inapproprié
 
Re:Catastrophes naturelles

Il parait en effet difficile de relier directement la main de l'homme et des catastrophes telles que des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou des tsunamis. Par contre l'augmentation de la population mondiale et la concentration des populations dans des zones exposées (bandes côtières par exemple) augmentera le nombre de victimes lors de catastrophes.

ITMETIC | 16 août 2010 à 14h28
 
Signaler un contenu inapproprié
 

A l'école on nous a tous rabâché un tas de conneries sur l'utilité d'étudier l'histoire, des dissertations, etc...
Soit disant pour "ne pas refaire les même erreurs...."
Franchement, moi quand j'analyse l'histoire humaine, je constate que la cupidité, l'égoïsme et la fuite ont toujours guidé l'humanité.
L'honnêteté, la compassion et le courage ne sont réunis que dans une infime partie de la race humaine dont les tenant sont malheureusement si stupides qu'ils préfèrent utiliser leur énergie à sauver des vies qui ne méritent pas d'être sur terre.
Le constat que l'on tire de l'histoire humaine est édifiant.
Nous reproduisons et reproduirons nos erreurs jusqu'à notre extinction.
Ce n'est qu'une fois que l'ampleur du désastre de notre planète sera si grand et impossible à gérer que les organisations politiques de nos nations décideront d'agir.
Mais il sera trop tard.
La raison de cette déduction est désarmante de simplicité.
Les populations font toujours passer leur intérêt personnels avant l'intérêt de l'ensemble : égoïsme.
Dés lors les factions politiques et les personnes élues (lorsqu'elles le sont) font passer leur intérêts avant celui de la communauté.
Que ce soit à la droite (mercantile) ou la gauche (mégalomane).
Note seul et unique chance réside dans le fait que la terre frappe si vite et si fort que la majorité de l'humanité disparaisse et que ceux qui en réchappent oublie la religion qui les divise mais basent leur éducation sur l'amour, l'honnêteté et le courage.

Jacknight | 09 janvier 2011 à 01h25
 
Signaler un contenu inapproprié
 

pas mal

Assimi | 14 janvier 2013 à 20h17
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Sophie Fabrégat

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…