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Actu-Environnement

Inondations : pour des retours d'expérience plus cadrés et plus utiles

Différents services de l'Etat ont élaboré un guide pour cadrer la réalisation des retours d'expérience des inondations passées. L'objectif ? Améliorer le partage des connaissances.

Risques  |    |  Dorothée Laperche Actu-Environnement.com

Mieux utiliser les enseignements des retours d'expérience des inondations passées pour prévenir les futures : c'est dans cette optique que différents services de l'Etat ont élaboré un guide méthodologique. Intitulé "APRES inondation", l'outil s'adresse à l'ensemble des acteurs locaux. Par le cadre commun qu'il dresse, il vise à faciliter la capitalisation au niveau national et le partage des enseignements. Il vient en complément des actions sur la préparation et la gestion de crise menées par les préfets.

Cette démarche n'est pas superflue. Des progrès restent en effet à faire dans la gestion des inondations en France. Ainsi, la Commission européenne avait rappelé à l'ordre différents Etats membres dont la France, en mars 2019. La Cour des comptes européenne avait également pointé, en novembre 2018, des manques, notamment concernant les sources de financement dans les plans de gestion des risques d'inondation.

Une démarche basée sur la collecte de données

La nouvelle démarche "APRES inondation" passe par différents niveaux de collectes d'information : une caractérisation de l'événement, une analyse du phénomène, un relevé des donnés concernant ses conséquences, une évaluation des outils de prévention et la construction d'un plan d'actions. Toutefois, en préalable à cette démarche, quatre étapes doivent être mises en œuvre : la réalisation d'un portrait de territoire, la cartographie des acteurs et des moyens mobilisables, l'élaboration d'un plan dédié à l'après inondation mais également la mise en place de formations à cette démarche.

Lors de la survenue d'une inondation, les services de l'Etat conseillent d'enclencher la démarche "APRES inondation" très tôt lors de la gestion de crise. "Il est en effet indispensable d'aller vite pour organiser le recueil de certains éléments auprès des acteurs dès la gestion de crise du fait que certaines traces et données disparaissent rapidement ensuite", justifie le CGEDD. De son côté, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) a élaboré une brique opérationnelle pour mettre en œuvre ce guide, un démonstrateur d'outil de mutualisation des données, l'outil μrex.

Un besoin de cadre national

En parallèle, le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) a également formulé des recommandations pour améliorer la prévention. Il souligne notamment l'intérêt qu'aurait une instruction nationale idéalement interministérielle sur l'approche "APRES inondation". Il considère que l'observatoire national des risques naturels serait un acteur pertinent pour l'animation de la capitalisation et l'analyse de ces démarches.

Concernant la question du financement, le CGEDD appelle de ses vœux la constitution d'un groupe inter-administrations de suivi, pilotage et évaluation des dispositifs publics de prévention et retour à la normale. Il s'appuierait sur un dispositif national de retour d'expérience dédié. Pour le CGEDD, cette approche aurait vocation à être étendu aux autres risques naturels.

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