Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

L'Inrae commence une nouvelle étude des impacts climatiques sur l'eau en France

Eau  |    |  Félix Gouty  |  Actu-Environnement.com

L'Inrae et l'Office international de l'eau (OiEau) lancent aujourd'hui officiellement leur nouvelle étude des impacts climatiques sur les ressources françaises en eau. Nommée « Explore2 » et financée par le ministère de la transition écologique et l'Office français de la biodiversité (OFB), elle fait suite à une précédente étude, « Explore 2070 », initiée par le ministère entre 2010 et 2012. Le projet « Explore2 » a ainsi pour but de mettre à jour les données précédemment produites et les dernières publications du GIEC mais aussi d'accompagner les futures stratégies de gestion de l'eau, d'ici 2024. « La rareté de cette ressource naturelle pourrait entraîner des conflits qu'il faut anticiper », prévient l'Inrae dans un communiqué.

L'étude lancée aujourd'hui s'oriente autour de trois volets. Le premier, purement scientifique, doit produire des données (à la fois des indicateurs hydrologiques et des séries temporelles) sur la base des derniers scénarios d'émission de gaz à effet de serre et d'un ensemble de modèles climatiques et hydrologiques. Son objectif est d'estimer au mieux les incertitudes entourant l'impact climatique sur la ressource en eau jusqu'en 2100 en France. Pour rappel, en 2012, l'étude Explore 2070 avait annoncé une diminution de 10 % à 40 % des débits moyens annuels d'ici 2070. L'Inrae est aujourd'hui assistée dans cette tâche par Météo-France, BRGM, ENS-PSL, Sorbonne Université, IRD, CNRS et EDF.

L'OiEau assure quant à lui un deuxième volet, visant à concerter comités de bassin, agences de l'eau, collectivités et bureaux d'étude. Fort des premières données produites par l'Inrae, il devra les aider à initier leurs démarches prospectives et la mise en place de mesures d'adaptation adéquates. Cet accompagnement est prévu en parallèle d'un dernier volet de sensibilisation en lien avec le projet LIFE Eau&Climat, qui réalise le diagnostic des vulnérabilités en eau du territoire.

À terme, les futures projections hydro-climatiques présentées par Explore2 devraient avoir une influence directe sur la révision des Plans climat-air-énergie territoriaux (PCAET) de 2023, des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux en 2025, l'élaboration des 100 « projets de territoire pour la gestion de l'eau » à horizon 2027, sans compter sur l'élaboration des programmes d'actions de prévention contre les inondations. Les premières données seront disponibles en 2022 sur un portail web prévu à cet effet.

Réactions2 réactions à cet article

 

il n'y avait pas de centrale nucléaire dans le secteur des inondations (en Allemagne et en Belgique) , les mêmes précipitations dans le bassin versant de la Garonne et ce sera Fukushima ! Des milliers de personnes sont potentiellement en danger et comme pour la vallée de la Roya l'alerte sera donnée trop tard ! Il n'existe qu'une seule méthode pour se protéger des inondations : capter les ruissellements de surface le plus en amont possible des bassins versants (réserves collinaires, bassins d'expansion des crues, bassins de rétention, etc ...), autrement dit reconstruire de TOUTE URGENCE les fameuses digues que l'état a fait détruire au nom de la continuité écologique des cours d'eau ... On avait 30 ans pour se préparer au dérèglement climatique et au lieu de construire on a détruit ... Depuis plus de 30 ans les climatologues disent bien, qu'avec le dérèglement climatique, il n'y aura pas moins d'eau mais une dégradation de la répartition annuelle des pluies : inondations et sécheresses !
Les dernières inondations vont nous obliger à construire les réserves collinaires qui auraient dues être construites pour lutter contre les sécheresses ...

laurent | 20 juillet 2021 à 09h14
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Extraordinaires ces inondations en Allemagne, quand on voit ces champs nets de tous arbres sur des milliers d'ha, c'est peu surprenant.
Nous n'avons aucune crainte dans les Pays de la Loire, ces inondations font partie de notre culture, d'immenses terrains bien que cultivés servent d'échappement aux débordement de ce fleuve fous et sauvage, les bras d'échappement ne sont jamais remblayés et portent un nom local des boires (mot masculin en Français) son rôle est de boire l'eau de la Loire.
Manque d'"eau en 2050, je sais pas, quand le monde entier en aura fini avec le diésel et ses micro suies tueuses de nuages, on verra.
Ben oui pour qu'il pleuve il faut des nuages et au bon moment.

pemmore | 20 juillet 2021 à 11h29
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Félix Gouty

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager