En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

La société Dow AgroSciences fait appel de la décision d'annuler la mise sur le marché de deux insecticides

Agroécologie  |    |  Hortense Chauvin Actu-Environnement.com

La société Dow AgroSciences, filiale de la multinationale américaine DowChemical, a saisi, mardi 17 mars, la Cour administrative d'appel de Marseille afin d'obtenir l'annulation de l'interdiction de deux insecticides qu'elle commercialise, le « Closer » et le « Transform ». Ces insecticides contiennent tous deux du sulfoxaflor, une substance qui agit de manière similaire aux néonicotinoïdes et met en péril la santé reproductive des colonies de bourdons, selon une étude publiée dans la revue Nature en 2018.

Le « Closer » et le « Transform » avaient été interdits en novembre 2019 suite à une décision du tribunal administratif de Nice. En s'appuyant sur la littérature scientifique disponible sur le sujet, le tribunal avait estimé que ces pesticides présentaient « un risque pour les pollinisateurs ». Il avait par conséquent statué pour le retrait définitif de leurs autorisations de mise sur le marché, délivrées par l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) en septembre 2017. L'Anses et Dow AgroSciences avaient été condamnées à verser chacune 1 500 euros à l'association Générations Futures, ainsi qu'une somme globale de 1 500 euros à l'association Agir pour l'Environnement et à l'Union nationale de l'apiculture française.

À l'issue de ce jugement, l'Anses avait déclaré qu'elle ne ferait pas appel de cette décision de justice. Le sulfoxaflor est depuis décembre 2019 reconnu par le Gouvernement comme présentant un mode d'action similaire à celui des néonicotinoïdes, et donc interdit. La société Dow AgroSciences a malgré tout décidé de faire appel, laissant l'association Agir pour l'Environnement et l'Union nationale de l'apiculture française « perplexes ».

Toutes deux estiment qu'il est « scandaleux » que la multinationale américaine « profite de la crise sanitaire que traverse la France pour tenter d'obtenir, en catimini, la possibilité de commercialiser deux pesticides dont les effets néfastes sur les populations d'insectes pollinisateurs sont avérés. » Elles envisagent de contester cet appel en justice, en dépit des difficultés posées par les mesures de confinement actuellement en vigueur.

Réactions1 réaction à cet article

 

Entêtement implacablement logique de la part d'un géant mondial de la chimie habitué à broyer tout obstacle pouvant se dresser devant lui. Ses actionnaires ne lui auraient de toute façon pas pardonné de ne pas tout tenter pour préserver leurs royalties...

Pégase | 20 mars 2020 à 10h19
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question au journaliste Hortense Chauvin

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager