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L'Insee publie 170 pages de données sur les acteurs économiques et l'environnement

L'Insee publie pour la première fois un ouvrage sur les acteurs économiques et l'environnement. En tout, 28 fiches thématiques font le point sur les indicateurs de l'environnement, notamment l'agriculture bio et la facture énergétique des logements.

Gouvernance  |    |  Albane CantoActu-Environnement.com

"« Les acteurs économiques et l'environnement » est le premier ouvrage entièrement sur l'environnement de l'Insee", se félicite Jean-Luc Tavernier, directeur général de l'Institut de statistique et des études économiques (Insee). Tout en notant une affluence, parmi les journalistes, nettement plus faible que lors de la présentation des tableaux de bord économiques.

"Depuis vingt ans, nous publions tous les quatre ans l'état de l'environnement – la prochaine édition est prévue en 2019. Là, nous regardons comment se situent les acteurs économiques face à l'environnement", indique Sylvain Moreau, chef du service de la donnée et des études statistiques (SDES) au ministère de la Transition écologique. Cette information est détaillée dans 28 fiches thématiques complétées par cinq dossiers sur l'agriculture biologique, la facture énergétique des logements, l'évolution des émissions de CO2 depuis 1990, l'action des ménages en faveur de l'environnement et l'artificialisation des sols - soit 170 pages au total. La tendance de fond est connue : les ménages comme les entreprises se sentent de plus en plus concernés par les enjeux environnementaux, mais sans que cela se traduise par des actions concrètes. Au final, l'état de l'environnement s'améliore, mais les objectifs de conservation (milieux, biodiversité, ressources, changement climatique…) ne sont pas atteints.

Premier focus sur l'agriculture biologique

Pour l'agriculture biologique, l'Insee a construit un échantillon inédit de 1.800 exploitations exclusivement en bio, sur trois secteurs : la viticulture, le maraichage et la production de lait de vache. Les données publiées sont celles de 2013. Elles confirment les grandes lignes déjà connues : les fermes bio sont plus petites que les conventionnelles, avec une main d'œuvre plus importante et elles génèrent un chiffre d'affaires supérieur. Notamment car elles font plus appel à la commercialisation par des circuits courts, ce qui permet une meilleure rémunération du fait de la réduction du nombre d'intermédiaires. Dans le maraichage biologique, l'Insee note un chiffre d'affaires plus bas, mais aussi moins de consommations intermédiaires. Ce qui conduit finalement à un excédent brut d'exploitation plus élevé. L'Insee prévoit de renouveler le calcul de ces indicateurs tous les trois ans.

Echec de la politique fiscale énergétique

Concernant la facture énergétique des logements, l'Insee a constaté une tendance à la baisse, malgré la hausse de la fiscalité. Ainsi, en 2015, un ménage a payé 1.400 euros pour son énergie (comprenant le chauffage, l'eau chaude sanitaire, la cuisson et les usages spécifiques de l'électricité), soit 200 euros de moins qu'en 2013. En cause : la baisse du prix du pétrole et des températures hivernales plus douces qui sont venus contrecarrer les hausses provoquées par la composante carbone introduite en 2014 dans la fiscalité énergétique. Initialement fixée à 7 euros par tonne de CO2 émise en 2014, cette taxe est désormais de 30,5 euros, et atteindra 86 euros en 2022. "Les réformes fiscales n'ont pas encore pu jouer leur rôle", relève Mathilde Clément, adjointe au chef de bureau de l'évaluation économique et de la fiscalité au ministère de la Transition écologique. Parallèlement, la fiscalité sur l'électricité a été modifiée afin de soutenir les énergies renouvelables, rappelle l'Insee. Cette étude montre par ailleurs l'évolution des modes de chauffage. Si 60% sont encore assurés par des énergies fossiles, la part du fioul est en baisse pour atteindre 12%, tout comme le charbon (1%) et le GPL (1%). Alors que la part du bois augmente (5%), tout comme le solaire thermique et les pompes à chaleur (3%) ainsi que le chauffage urbain (4%).

Les données sont également actualisées sur la précarité énergétique : en 2015, les ménages les plus modestes ont consacré 11% de leurs revenus à leur facture énergétique, contre 10% en 2013. Chez les ménages les plus aisés, ce sont 2% des revenus qui sont consacrés à la facture énergétique.

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