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Plus il fait chaud... plus il fait froid !

Dans de nombreuses régions françaises, le chauffage est le premier poste de consommation énergétique des bâtiments. Dans d'autres, c'est la climatisation. Mais si l'ensoleillement produit de la chaleur, il peut aussi créer du froid. C'est le concept de la climatisation solaire, testée à Montpellier.

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Plus il fait chaud... plus il fait froid !

Produire de l'eau chaude sanitaire, mais aussi du froid à partir de la chaleur du rayonnement solaire : tel est l'objectif des 240 mètres carrés de capteurs solaires thermique haute efficacité qui ont été installés sur un immeuble de Montpellier.

L'installation produit de l'eau chaude du 1er octobre au 31 avril, et du froid pour la climatisation le reste de l'année grâce à une machine à absorption simple effet à bromure de lithium d'une puissance nominale de 35KW. Pour évacuer la chaleur, un aérorefroidisseur abiabatique a été installé, qui présente de faibles consommations d'électricité et d'eau, de plus, il est non soumis à la réglementation anti-légionnelles.

Lauréat de l'appel à projet de l'Ademe EMERGENCE récompensant le développement de système de climatisation/chauffage solaire, la SERM, concessionnaire du réseau montpelliérain de chaleur et de froid, se voit attribuer des subventions conséquentes.

Coût de l'opération, 415 000 euros. L'ademe apporte 25 % du budget complété par le Feder, 19 % et la région Languedoc Roussillon 14 %.

Des résultats encourageants mais un investissement encore trop important

Après deux années d'expérimentation les résultats analysés par un bureau d'étude indépendant, Tecsol, sont sans appel : le Cop électrique, rapport entre l'énergie utile et l'énergie consommée pour faire fonctionner le système, est de 24,5 ! C'est-à-dire qu'il produit 24,5 fois plus que ce qu'il consomme ! C'est 5 fois mieux que l'objectif du programme EMERGENCE et jusqu'à 10 fois mieux qu'une installation classique. Le système permet ainsi d'éviter 40 tonnes d'émission de CO2 dans l'atmosphère par rapport à une solution conventionnelle ; groupe froid et chaudière gaz.

Mais le coût d'investissement reste trop élevé par rapport à des systèmes classiques et le faible coût de l'électricité en France ne permet pas encore de rentabiliser ce surinvestissement.

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