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Actu-Environnement

Bientôt un service de voitures électriques en libre-service à Paris et en banlieue

Avec l'installation en septembre du syndicat mixte Autolib', le projet parisien de voitures électriques en libre-service devrait voir le jour fin 2010, calqué sur le Vélib', élargi en banlieue. 4.000 véhicules répartis sur 1.400 stations sont prévus.

Transport  |    |  Rachida Boughriet Actu-Environnement.com
Deux ans après le lancement de système de vélos en libre service Velib', le maire de Paris Bertrand Delanoë a annoncé le 20 juillet l'installation officielle du syndicat mixte Autolib' en septembre prochain, permettant la mise en oeuvre du projet de voitures en libre service dans la capitale et en petite couronne.

Inspiré du modèle du Vélib' parisien, le système de location de véhicules électriques en libre service Autolib', prévu pour 2010, permettra à l'utilisateur d'emprunter un véhicule à tout moment (service 24h sur 24), sans réservation préalable et de le déposer en un point différent du point de départ, contrairement à l'autopartage.

Lancé en février, le syndicat mixte Autolib' a ainsi été officiellement créé le 9 juillet dernier par un arrêté du Préfet de Paris. L'installation du bureau en septembre permettra d'élire le président et vice-présidents mais aussi d'établir un calendrier de travail pour les prochains mois.

Destiné à réduire la pollution et le trafic de la capitale aux côtés des transports collectifs, du vélo, de l'autopartage (système de location horaire de véhicules) ou du covoiturage, le projet Autolib' prévoit de mettre à disposition des habitants 2.000 véhicules électriques à Paris intra-muros et 2.000 en banlieue.

Selon la Ville de Paris, le syndicat mixte Autolib' a déjà enregistré l'adhésion de villes telles que Créteil, Alfortville, Limeil-Brévannes, Boulogne-Billancourt, Sèvres, Arcueil, Bagnolet, Le Bourget, Cachan, Charenton, La Garenne-Colombes, Les Lilas, Montrouge, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Pantin, Paris, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Sceaux et Villeneuve-la-Garenne.

Ainsi dans la capitale, les véhicules électriques pourront être empruntés dans quelque 700 stations : 500 en surface et 200 en parcs de stationnement souterrains. Autolib' prévoit l'implantation de 4.000 véhicules au total sur 1.400 stations, à raison de 4 à 10 voitures par station.

Comme pour le Velib', l'utilisateur devra souscrire un abonnement. La Ville de Paris envisage une tarification de base, de 4 à 5 euros pour une demi-heure d'utilisation, de 15 à 20 euros par mois et entre 200 et 250 euros par an.

Afin d'optimiser la disponibilité des véhicules, l'usager pourra suivre en temps réel, le taux de remplissage des stations et pourra le cas échéant identifier les stations nécessitant un réapprovisionnement, a expliqué la Ville de Paris. Les utilisateurs disposeront également de supports d'informations ''en temps réel'' afin de connaître l'état du parc et pourront être orientés sur les véhicules disponibles immédiatement à proximité. Un système informatique devrait en outre permettre d'annoncer la station où l'on veut laisser la voiture, de manière à être sûr de trouver une place, a précisé M. Delanoë.

Un appel d'offres pour la délégation de service public sera lancé à l'automne, a indiqué la Ville de Paris en précisant que les opérateurs candidats devront proposer une offre globale intégrant une garantie de qualité et de disponibilité du service, une tarification accessible, un modèle de véhicule performant et fiable ainsi que des services commerciaux complémentaires.

Les Verts plutôt favorables à l'autopartage

Autolib', dont la mise en service est prévue fin 2010, ne fait pas l'unanimité auprès des élus Verts de la capitale qui s'inquiètent de la viabilité et de la faisabilité du dispositif et craignent qu'il génère des déplacements inutiles. Le 12 mai dernier, lors du Conseil de Paris, les Verts avaient présenté un voeu préconisant plutôt le développement de l'autopartage, qui permet un usage mutualisé de voitures individuelles. Celui-ci avait été rejeté par la majorité de gauche bien que l'autopartage soit déjà déployé à Paris par cinq entreprises privées labellisées par la Ville (Caisse commune, Carbox, ConnectbyHertz, Mobizen et Okigo), et compte environ 5.000 adeptes.

Si une voiture d'autopartage remplace de 5 à 10 voitures privées, rappelle la Mairie de Paris, contrairement au système Autolib', il reste nécessaire de ramener son véhicule à l'avance et surtout de le ramener au point de départ. Autre différence : les véhicules Autolib' sont électriques et pas ceux proposés par le système d'autopartage, souligne la ville précisant que selon des enquêtes menées auprès des utilisateurs , ces derniers montreraient leur volonté d'une liberté accrue d'usage.

Réactions11 réactions à cet article

 
Mouais

Mouais, il faudra enregistrer son n° de permis de conduire j'imagine..
on se demande le montant de la 'caution', pour Velib c'est 150 eur...
et qui va encore financer ca?
un nouveau contrat de pub pour Decaux???

ROSE | 24 juillet 2009 à 09h56
 
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Pour quoi faire?

Quel est l'objectif de ce dispositif hormis rajouter potentiellement 4000 véhicules dans les rues de Paris?
Pour les parisiens intra-muros qui ont le métro ou la taxi: Pourquoi louerait-il un véhicule électrique et se plonger dans le chaos du trafic parisien ???
Pour les banlieusards qui circulent en transport en commun: n'ont-ils pas meilleur compte à continuer ainsi.
Pour les banlieusards qui circulent en voiture: Vont-ils vendre leur voiture pour louer longue durée un véhicule électrique? Ou garder leur voiture et louer en plus un véhicule électrique?
Vos éclaircissements sont les bienvenus.

Ma Cantine Bio | 31 juillet 2009 à 14h58
 
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inutile

il faut être complètement cinglé pour aller rajouter des bagnoles dans Paris, qui dispose de transports en commun de qualité (fréquence, commodité et densité).
Francis NIMAL, Ingénieur centralien

duchnok | 31 juillet 2009 à 22h54
 
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Re:inutile

Transports de qualité... hum ! Ils mériteraient au moins une bonne révision. Avez-vous déjà pris la ligne 13 ou le RER B, cher monsieur ? La densité y est élevée, certes, mais c'est surtout la densité de voyageurs au mètre carré !

Anonyme | 06 août 2009 à 09h56
 
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Vive l'électrique

Voyons, 4000 VE fois 10 (en moins) nous font 40000 petarrets et autant des tonnes C02 à éviter!! De toute manières, la vie en ville est dejà un couchemar à ce niveau et si cela est vrai que 5% de morts dans les gros centres urbains sont dû aux paux d'echappements, nous n'avons qu'à nous rejouir de cette initiative. Pas tout le monde arrive chez soi avec les transport en commun. Après tout la democracie c'est cela aussi. Pouvoir prendre un transport propre quand cela nous chante

Maes | 08 août 2009 à 18h25
 
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Pas mal du tout, mais n'y a-t-il pas mieux ?

Je m’interroge. La voiture électrique n’est intéressante d’un point de vue environnemental que si l’électricité qui l’alimente est propre (c’est-à-dire très peu carbonée, donc issue des EnR ou du nucléaire) et si on se place dans un contexte de réduction du parc automobile, tant en volume qu’en puissance (vu que dans le cas contraire, cela impliquerait une explosion des besoins en électricité, sans parler des problèmes économiques et environnementaux liés aux batteries, métaux lourds qui les constituent).

Ici, l’électricité est peu carbonée, et l’usage d’une plate-forme de mise en commun de voitures permettrait le remplacement de 5 à 10 voitures privées, voir plus, si son succès équivaut à celui de l’auto-partage déjà en vigueur (cf. dernier paragraphe). A priori, on aurait donc une solution miracle, permettant de supprimer d’un coup 40 000 voitures polluantes de la circulation.

Ceci dit, une dynamisation des transports en commun ne serait-elle pas encore plus efficace ? Dans un bus, ce ne sont pas 5 personnes qu’on peut caser, mais environ 50, dans un tramway, encore plus, dans un métro et dans un TER, encore plus. Il paraît que le métro parisien est un cauchemar (pardonnez mon ignorance, je ne suis que lyonnais) alors l’argent utilisé pour acheter des voitures électriques ne serait-il pas mieux placé dans son lifting (qui le rendrait plus agréable d’usage et attirerait plus de monde) ? J’avoue ne pas connaître le réseau de TEC parisien, mais quand je vois déjà les problèmes de transports à Lyon, je constate que les grandes agglomérations ne sont vraiment pas faites pour la voiture. Dans ces conditions, l’achat de bus électriques et la création de lignes supplémentaires ne seraient-ils pas plus judicieux ? Par ailleurs, pour donner toutes leurs chances à ces alternatives (voiture électrique ou TEC), et réduire par là-même leurs coûts d’amortissement et d’exploitation, y a-t-il un système de péages à Paris, comme dans certaines zones de Londres ? Rendre l'usage de la voiture privée, non seulement très peu confortable à cause des embouteillages, mais en plus très couteux à cause d'un bon péage, voilà qui devrait faire dégringoler son utilisation, au profit des TEC.

Umwelt | 11 août 2009 à 12h51
 
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Bravo, changeons notre regard face à la voiture.

Plus que tout, c'est le changement de la mentalité attachée à la voiture. Enfin la voiture ne sera qu'un outil et non plus un marqueur sociale. En plus écolo fiable et abordable , un magnifique projet. Il est grand temps d'opérer un changement profond dans nos habitudes et je pense que cela ne sera pas 4000 voitures de plus mais 10000 voitures de moins. Les parkings de Paris sont plein de voitures qui ne bougent qu'une fois par mois dont la mienne. Alors même si la capitale jouit d'un réseau de transport en commun important, ce système nous offrira la possibilité de conserver et de préserver une forme d'individualité et de liberté que la culture de la voiture nous a insufflée depuis un siècle. Alors bravo et oui à ce changement, dès que possible je laisse tomber ma voiture.

Patinours | 16 août 2009 à 01h13
 
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electrique seulement. !!!

Je me pose des questions sur votre titre. il n'a jammais été dit que autolib serait un parc électrique. Cela est problable, mais d'autre solution sont possible. Allez, un peu de recherche journalistique. (Gaz, air, hybride, .....) toutes les portes sont ouvertes.

sirhill | 19 août 2009 à 09h54
 
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Re:electrique seulement. !!!

Bonjour,

En effet plusieurs solutions sont possibles tant que le projet n'est pas validé mais il semble que la Mairie de Paris s'oriente très fortement vers l'électrique puisque c'est dans la définition même du projet.

http://www.paris.fr/portail/deplacements/Portal.lut?page_id=2&document_type_id=2&document_id=71772&portlet_id=21994

La rédaction

Actu-environnement | 19 août 2009 à 11h16
 
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Electrique, vous avez dit électrique ?

Juste une précision par rapport au com de "Umwelt". Il dit une électricité est propre si elle est peu carbonée, et jusque là il a raison ; mais ça se complique après avec ses exemples. Evidemment, je veux parler du nucléaire quà aucun titre, même pas les rejets de carbone, on ne peut considérer comme propre.
Si polluer la planète, asservir les tribus, assoiffer les aborigènes, produire des déchets mortifères dont on ne sait que faire, corrompre les décideurs pour leur faire acheter un ou deux EPR, etc. c'est produire une électricité propre, je ne comprends plus la signification du mot SALE...
Soyons sérieux, ce système ne sera valable que s'il fonctionne avec de l'électricité issue d'énergies renouvelables (ce que n'est pas le nucléaire), sinon, il sera un gadget criminel de plus du lobby EDF/AREVA et consort. Et donc il sera criminel.

Pinoc | 19 août 2009 à 18h30
 
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Le concept est français, mais c’est en Inde que la voiture à air comprimé fera bientôt son apparition grâce à l’accord signé il y a quelques mois entre le holding MDI et le constructeur indien Tata.
A l’étude depuis plus de quinze ans dans le groupe MDI, une petite société située à Carros près de Nice (France), les moteurs baptisés CATs se caractérisent par leur simplicité et une pollution nulle, deux avantages qui n’ont pas manqué de séduire Tata Motors, le plus grand constructeur automobile indien au chiffre d’affaires annuel de 5,5 milliards de dollars. Il faut dire que le concept paraît presque trop beau pour être vrai, puisqu’il permet de rouler presque gratuitement en n’émettant pas la moindre particule polluante.
La recette du miracle
Guy Nègre, directeur et fondateur de MDI, a produit sa première CityCats en 1998, dont quelques exemplaires ont parcouru les rues de Brignolles, dans le Var (France). Celle-ci est équipée d’un moteur bi-cylindres qui l’apparentent à un moteur traditionnel. Mais la comparaison s’arrête là. L’explosion du mélange air-carburant est remplacée par la détente d’un flux d’air sous haute pression contenu dans des bonbonnes placées sous le châssis. Au passage, rappelons que le procédé a longtemps été utilisé comme démarreur sur des moteurs d'avions à pistons.

mr jute | 04 janvier 2011 à 15h01
 
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