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Quel mix énergétique pour intégrer les énergies renouvelables ?

A l'heure où le développement des EnR suscite de nombreuses critiques, l'Agence internationale de l'énergie estime qu'il est possible d'intégrer une production importante d'énergies variables à coût maîtrisé, en adaptant le système électrique.

Energie  |    |  Sophie Fabrégat Actu-Environnement.com
Quel mix énergétique pour intégrer les énergies renouvelables ?

Le déploiement à grande échelle des énergies renouvelables (EnR) peut-il mettre en péril l'équilibre du système électrique français ? Avec la crise, et la baisse de la demande d'électricité, la France s'est trouvée en situation de surcapacité électrique qui a conduit à une perte de rentabilité de certaines centrales thermiques. Résultat : gel des investissements, mise sous cocon de certaines centrales, fermetures envisagées…

Plus récemment, Dominique Minière, directeur délégué à la direction Production-Ingénierie d'EDF, analysait devant quelques journalistes l' "impact des renouvelables" sur le parc nucléaire français. Selon lui, ces énergies "imposent de faire varier plus fréquemment la puissance des réacteurs", parfois d'en arrêter certains, notamment le week-end lorsque la demande est plus faible. "C'est un phénomène que l'on constate depuis environ un an, même si l'impact économique est encore faible", ajoutait-il.

Faut-il freiner le déploiement des énergies renouvelables ? Une étude publiée par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) fin février estime qu'il est possible de développer les énergies renouvelables massivement à un coût maîtrisé, à condition que leur intégration soit anticipée. Ce qui nécessite un véritable changement de paradigme : "On ne peut pas intégrer les énergies variables en ajoutant simplement des capacités photovoltaïques et éoliennes dans la production. Il faut transformer le système dans son ensemble". La clé du succès : un système de production plus flexible, des capacités de stockage et une amélioration de la prévisibilité des productions renouvelables.

En appliquant ces recettes, l'augmentation des coûts est estimée entre 10 et 15% pour un taux de pénétration des EnR variables de 45% (sur la base des coûts actuels des technologies et d'un prix du carbone de 30 dollars la tonne). Avec la baisse du coût des technologies et l'augmentation du prix du carbone, l'intégration des EnR pourrait même s'avérer bien moins coûteuse, voire nulle…

Un mix électrique plus flexible

Pour y parvenir, il faut développer des moyens de production plus flexibles (gaz, centrales hydroélectriques), supportant des variations de production et des arrêts fréquents, et diminuer fortement le nombre de centrales qui sont conçues pour fonctionner en permanence (charbon et nucléaire). "Contrairement aux cas des pays émergents où la demande d'électricité est en croissance, dans les pays industrialisés, où la consommation est stable, l'introduction d'énergies renouvelables se fait au détriment d'autres moyens de production", reconnaît Cédric Philibert, expert de l'AIE. Cependant, "en France, cela devrait se faire assez naturellement avec la mise à l'arrêt, d'ici 2016 pour des raisons de non-conformité réglementaire, de centrales inflexibles au charbon". Selon l'AIE, les responsables politiques doivent accompagner la fermeture des centrales traditionnelles les moins flexibles, programmer ces fermetures dans le temps pour limiter les coûts et inciter l'installation de centrales d'appoint flexibles.

Mais les énergies renouvelables, elles aussi, doivent devenir plus flexibles et s'adapter davantage au système. Pour l'AIE, il faut penser et planifier leur développement sur le long terme, en fonction des infrastructures, et de la demande. "Par exemple, l'installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures peut être plus judicieuse du point de vue du système qu'une grande centrale photovoltaïque installée loin des lieux de consommation, même si l'investissement est plus élevé au départ", illustre l'AIE. Pour l'éolien, l'installation des parcs devrait davantage prendre en compte la proximité de la demande plutôt que la force du vent : "Les technologies les plus récentes peuvent être installées dans des zones où le vent est plus faible sans perdre en production" et en réduisant la variabilité. Les synergies entre EnR doivent également être mieux prises en compte : solaire (production diurne) et éolien (production nocturne), éolien et hydraulique, dont les productions annuelles peuvent se compléter, lissages géographiques des productions… Enfin, comme c'est déjà le cas en Espagne et au Portugal, il faut que les productions renouvelables puissent être arrêtées en cas de surcapacité.

Stocker l'énergie et gérer les consommations

Pour accroître la flexibilité du marché, l'AIE mise également sur les interconnexions et le stockage (notamment via les stations de pompage turbinages - Step). Dominique Minière (EDF) estime d'ailleurs lui aussi qu' "avec le développement du stockage, il est possible de développer un mix intelligent et équilibré entre les renouvelables et le nucléaire".

Le marché de l'énergie doit également être adapté aux nouveaux moyens de production : "Les opérations de marché mettent en correspondance l'offre et la demande. Afin de traiter efficacement la variabilité et l'incertitude, les opérations de marché doivent être réalisées au plus près du temps réel", analyse l'AIE. Autrement dit, il faut développer un marché de court terme. Parallèlement, la prévision des productions renouvelables doit être améliorée pour faciliter ces opérations.

Enfin, il faut mieux gérer la demande, en la réduisant au moment où les EnR produisent peu et en différant les consommations vers les périodes de forte production. "On devrait également se demander comment encourager la consommation d'électricité renouvelable dans les secteurs consommateurs de fossiles : transport, bâtiment, industrie", souligne Cédric Philibert.

Réactions27 réactions à cet article

 

Citations
1°La clé du succès : un système de production plus flexible, des capacités de STOCKAGE et une amélioration de la PREVISIBILITE des productions renouvelables.
2°Pour accroître la flexibilité du marché, l'AIE mise également sur les interconnexions et le stockage (notamment via les stations de pompage turbinages - Step).
Voila ce que j'écris a chaque fois sur les EnR.
Les EnR peuvent devenir rentables SI elles ont des capacités de Stockage pour vendre au prix fort leur électricite QUAND il y en a besoin. La contrainte est qu'il faut désormais investir dans le stockage en priorité.

ami9327 | 24 mars 2014 à 18h34
 
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Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. On se crée volontairement des problèmes et on cherche des solutions pour résoudre ces problèmes.
Effectivement l'intermittence ne peut se régler que par du stockage. Tant que l'on disposera pas de moyen de stockage efficaces et peu coûteux, il est inutile de développer rapidement les productions intermittentes et aléatoires. Par ailleurs sans ces capacités de stockage il faudra développer en même temps que les outils intermittents des productions fossiles (centrales à gaz). Le gaz méthane, moins émetteur que le charbon au KWh produit reste néanmoins une énergie fossile dont la combustion émet des quantités importantes de C02.
Si on veut développer les renouvelables intermittentes et aléatoires, il n'existe pas d'autre solution que de monter des centrales au gaz et que le même opérateur monte par exemple des éoliennes pour diminuer sa consommation de gaz les jours où il y a du vent. Ce même opérateur pourra intégrer tout naturellement les productions de renouvelables.
La difficulté est qu'il faut que cet opérateur fasse le double investissement, alors que la centrale à gaz sera sous utilisée, économiquement difficile à mettre en place. Il faut se rappeler les objectifs à l'origine de toutes ces élucubrations: ouverture du marché de l'électricité pour diminuer les prix aux consommateurs et réduction des émissions de c02. Que constate-t-on? tout le contraire.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué!

ITC78 | 24 mars 2014 à 23h10
 
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"Ce mardi 18 mars, Equilibre des énergies (Eden), une association regroupant des acteurs économiques et industriels du secteur de l'électricité, a présenté son plaidoyer contre l'arrêté fixant les modalités de calcul pour la réglementation thermique 2012 (RT 2012)."

C'est là ou l'on voit les capacités de nuisances de certains lobbys qui défendent leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif.
Merci messieurs

lio | 25 mars 2014 à 10h16
 
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On y va à reculons et on perd ainsi tout espoir d'évolution. Car c'est l'innovation qui prime, dans les ENR, comme ailleurs.
Sur d'autres continents on se pose moins de questions et on fonce.
Le marché et l'évolution technologique donneront rapidement raison aux ENR.
L'illusion du KWh nucléaire "pas cher" est en train de s'estomper et en plus, bientôt il faudra démonter une partie de ces "vieilles cathédrales" et donc en payer le coût réel.
Au final, au lieu d'investir dans l'avenir, on risque de dépenser l'argent à réparer les certitudes du passé.

Truffe | 25 mars 2014 à 10h36
 
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On y va à reculons et on perd ainsi tout espoir d'évolution. Car c'est l'innovation qui prime, dans les ENR, comme ailleurs.
Sur d'autres continents on se pose moins de questions et on fonce.
Le marché et l'évolution technologique donneront rapidement raison aux ENR.
L'illusion du KWh nucléaire "pas cher" est en train de s'estomper et en plus, bientôt il faudra démonter une partie de ces "vieilles cathédrales" et donc en payer le coût réel.
Au final, au lieu d'investir dans l'avenir, on risque de dépenser l'argent à réparer les certitudes du passé.

Truffe | 25 mars 2014 à 10h44
 
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Le développement des ENR condamne les centrales polluantes anciennes au charbon et les centrales nucléaires ...
Oui c'est très bien, c'est ce qu'il faut.

Le stockage est déjà possible en grande quantité. Via les STEP, mais leur développement est faible. trop faible. C'est une question de politique. Vu le nombre de barrage en France on peut utiliser l'énergie du réseau pour pomper ces eaux de barrage et les returbiner. Alors oui il faut transporter l'électricité mais au jour d'aujourd'hui le meilleur moyen de stocker l'énergie, c'est les barrages.

ITC78, je ne suis pas d'accord avec vous sur un point. A mon sens il faut continuer de développer les ENR, car c'est ce développement qui permettra aux privés d'investir massivement dans la R&D du stockage. Pour illustrer cela, je dirai que c'est parce qu'il y a eu des millions € au foot que la médecine du genou a fait des progrès spectaculaires. On crée une demande, une forte demande et les investisseurs développeront d'eux mêmes des solutions car la rentabilité sera au RDV.

Cependant, avec l'ouverture prochaine de l'EPR et la non fermeture de notre vieille dame, je doute que la fermeture obligatoire des centrales à charbon aura un effet quelconque pour les ENR. sic.

Terra | 25 mars 2014 à 10h53
 
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Bizarre...
Quand je lis "développement des EnR", je pense "Espagne".

Tireman | 25 mars 2014 à 12h38
 
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Agence Internationale de l'Energie ? Qui c'est-i, Qui c'est celui-là ? Quelles connaissances en production d'électricité, transmission et distribution, stabilité des réseaux, cosinus phi selon consommation, appels soudains d'énergie, compensateurs synchrones, réactions immédiates du système en cas de défaillances,etc. Encore une agence, un machin, un comité Théodule qui coûte beaucoup d'argent et ne sert à rien ? Paul Chérel

Paul Chérel - pas de pseudo | 25 mars 2014 à 13h39
 
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Reprise d'un texte publié et ........agrémenté:
On y va à reculons et on perd ainsi tout espoir d'évolution, surtout quand c'est le contribuable qui paie jusqu'à 300€/MWh. Car c'est l'innovation qui prime, dans les ENR-marines, comme ailleurs, mais pas à n'importe quel prix .
Sur d'autres continents on se pose moins de questions et on fonce.
Le marché et l'évolution technologique donneront rapidement raison aux ENR, mais si pour stocker on doit perdre 8 % à l'aller et 25 % ( 8 % de perte joule et 17 % de perte de rendement) au retour et en payant le péage à l'aller et au retour .
C'est à celui qui produit un kWh non garanti de payer et non au client final, ceci le renchérit encore .
Attendons donc ceux qui sont prêts à le payer au véritable prix de revient ( les vrais écolos ) ; et non à faire profiter les grands groupes aux subsides de l'état et aux banquiers des prix garantis mirobolants .
L'illusion du KWh nucléaire "pas cher" est en train de s'estomper et en plus, bientôt il faudra démonter une partie de ces "vieilles cathédrales" et donc en payer le coût réel : à ce jour 5 centrales ont déjà été démantelées et bien sur, vous nous avez donné ces couts !.
Et non répéter un argument éculé, allez sur le net en Europe et aux USA et vous aurez les couts, et aussi valider par la Cour des Comptes .
Au final, au lieu d'investir dans l'avenir, oui mais n'oubliez pas de donner son véritable cout, on risque de dépenser l'argent à réparer les certitudes du passé.

tout en mode doux | 25 mars 2014 à 14h07
 
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l'avenir des ENR est dans l'autoconsomation a l'échelon individuel ,industriel ou collectif avec la gestion inteligente... et un (mini) stockage de la production et au plus prés de la production
pareil q'un chauffe eau solaire
une serre bio climatique
une ventilation double flux
une récupération d'eau pluviale
ou un chauffage au bois .....

domifa | 25 mars 2014 à 16h29
 
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@terra
Malheureusement on peut imaginer tout un tas de solutions, mais la dure réalité financière limite rapidement les solutions pratiques.
Step : on ne peut qu'être d'accord, mais il faut deux niveaux de stockage d'eau pour assurer l'alternance pompage turbinage. Il est impossible aujourd'hui de créer de nouveaux barrages (le dernier prévu sur la Loire n'a pas pu être réalisé à cause du rejet des militants écologistes). La gestion par un même opérateur de la centrale à gaz et des éoliennes permettrait d'éviter les perturbations réseaux constatées en Allemagne en particuliers.dans ce cas Il faudrait subventionner et les éoliennes, et la centrale à gaz qui ne produit pas quand les éoliennes tournent (perte de rentabilité). Là où il y a des opérateurs distincts , la priorité aux éoliennes entraine la fermeture des centrales au gaz et une pagaille sur le marché (prix négatifs) comme sur le réseau qui surchauffe.

ITC78 | 26 mars 2014 à 00h06
 
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L'auto consommation est complexe. Comment auto consommer dans des tours d'immeuble ? En plein centre ville ? Un simple toiture de PV ne peut suffire on est d'accord ? Si on arrive à faire des immeubles à énergie positive il s'agit de constructions neuves. Difficile d'applique tout cela aux immeubles haussmanniens classés :)
Et ce même avec des solutions de stockage performante.

Il y aura forcément des zones d'énergie positives et des zones négatives (consommant plus qu'elles ne produisent). Ca me semble inévitable.

Mais effectivement, dans tous les coin reculé de France l'autoconsommation pourrait être privilégié, permettant peut être (mais alors là j'avance dans des hypothèse farfelue) de supprimer toute trace de réseau dans ces régions. Ca me semble impossible, mais bon, qui sait :)

Terra | 26 mars 2014 à 10h27
 
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"tout en mode doux"
Vous pourriez nous citer les centrales qui ont déjà été démantelées et les couts je serai curieux de les connaitre.
Combien vont couter les mises à niveau post Fukushima,et les travaux de prolongation de vie, et l'EPR, et cela n'aura évidement pas de conséquences sur les prix.
De qui se moque t'on?

lio | 26 mars 2014 à 10h27
 
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Les idéalistes rêvent, mais le réveil sera rude si on ne prend pas conscience de deux réalités :
- l'éolien et le PV sont intermittents, et il n'existe pas de solution de stockage autre que les STEP (stations de pompage). Outre leur coût, les STEP ne peuvent rester que marginales en raison de leur gigantisme (il faut deux lacs pour chaque STEP )! N'en déplaise à Terra, le stockage est un beau concept, mais on est encore très très loin de pouvoir passer à des solutions industrielles acceptables sur le plan environnemental et économique.
- éolien et PV sont intéressants quand ils se substituent partiellement à des centrales fossiles, car ils réduisent ainsi les émissions de CO2 et de particules fines ; mais quand on a du nucléaire qui n'émet rien, il n'y a aucun gain environnemental, c'est donc sans intérêt.
Si les rêveurs qui sont au gouvernement (et les autres) ne prennent pas en compte ces deux incontournables, alors on ira dans le mur comme l'Allemagne :
- les factures d'électricité vont doubler ou tripler
- les émissions de CO2 et de particules dangereuses vont augmenter, avec leurs effets néfastes sur la santé et le climat
- le réseau sera de plus en plus instable, avec un risque de coupures sévères en cas d'absence de vent (ou en cas de tempête). Au premier black-out Allemand, les idéologues vont découvrir ces réalités techniques, mais ils auront beau jeu d'accuser les ingénieurs qui pourtant les mettent en garde depuis longtemps, comme je le fais dans ces lignes.

alain38 | 26 mars 2014 à 23h21
 
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le mix...pourquoi pas, mais sans saccager notre environnement ...donc sous terre ou sous mer pour les éoliennes ! .

carl | 27 mars 2014 à 07h46
 
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Je ne savais pas que le nucléaire rendait aveugle, encore un inconvénient de plus

lio | 27 mars 2014 à 11h05
 
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"mais quand on a du nucléaire qui n'émet rien, il n'y a aucun gain environnemental, c'est donc sans intérêt."

Non mais non, vous ne pouvez pas dire cela !
Les centrales nucléaires ont d'autres soucis, même si on retire l'épineux dossier de la gestion des déchets.

Alors oui, il n'y a pas de CO2 de rejeté dans l'atmosphère, mais le reste pardon. On a déjà constaté bien des fuites radioactive dans l'environnement et c'est tout aussi grave sinon plus que du C02.

Quant aux solutions de stockage, elles sont en développement, certaines avancées et je doute fort de l'apparition d'un black out tant la production ENR est marginale en France.
Qui plus est, par le développement de la géothermie et des énergie marine, il y a possibilité de lisser ces intermittence. Alors c'est sure ce n'est pas aussi stable qu'une centrale nucléaire (en terme de production) mais c'est beaucoup mieux en terme d'impact.

Enfin le coût ... Quel est le coût, non terminé de l'EPR ? Quel sera le cout de démantèlement des centrales et de le renouvellement si nous poursuivons dans cette voie ?
Aujourd'hui les centrale nucléaire sont compétitives car la totalité de leur coût n'a pas été pris en compte et l'investissement de base est amortit depuis longtemps. Dans 10 ans l'énergie des éoliennes sera bcp bcp moins cher, alors dans 20 ans ... Et pas besoin de sécurisation à coup de milliard.

Terra | 27 mars 2014 à 11h36
 
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Comme les sites pour les STEP (stations hydroélectriques) sont relativement limités il reste la solution des barrages d'estuaires ou la mer sert de point bas. Les difficultés seront avec la différence de niveau qui restera faible, obligeant a des installations de turbines de grandes tailles. Mais avant d'en arriver là tout sera interdit "parce qu'il ne faut plus interrompre la continuité écologique des cours d'eau." Autant dire qu'il faut faire une croix sur l'hydroélectricité avec ce genre d'idées.

ami9327 | 30 mars 2014 à 00h32
 
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La promesse du renouvelable vient d'être rappelée par l'Europe dont aujourd'hui le principal argument à retenir est la baisse du prix de l'énergie aux industriels et aux ménages. Le DNTE l' également très clairement expliqué. Nous attendions aussi du renouvelable la lutte contre les gaz à effet de serre. Que nous apprennent les expériences en cours à grande échelle : doublement du prix de l'électricité, relance à grande échelle du fossile pour compenser l'intermittence des Enr et en France aucune possibilité de sortir du nucléaire avant longtemps (réduire ne sert à rien en terme de risque, de déchets etc...)
Nous sommes d'accord pour aller vers du renouvelable s'il propose une amélioration des prix et un mieux être pour tous. Aujourd'hui il faut ralentir voire arrêter le développement de l'éolien intermittent trop cher et générateur d'impôts. Il faut réserver les budgets au développement du stockage de l'électricité et dans 20 ou 40 ans lancer des renouvelables qui ne viendront pas dénaturer nos côtes et nos campagnes. L'éolien est la pire des solutions: Stop!
Quant au nucléaire, plusieurs rapports sous l'égide de l'ONU sur l'exposition à la radioactivité (naturelle et industrielles) montrent qu'il faut être vigilant mais pas de panique -Fukushima=ZERO décès dus à l'atome et quasiment pas de risque sanitaire pour la population la plus exposée.
OUI au renouvelables mais sans se presser, NON à l'éolien sociétalement insupportable.(Mats trop visibles, trop près des habitations).

ITC78 | 31 mars 2014 à 09h04
 
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Fukushima = zero décès ? ... On en reparle dans 5 ans ?
Que faire des terres polluées complètement inexploitable pour plusieurs générations ?
Les éoliennes au moins n'empêche pas l'exploitation des terres.
Quant au coûts, les ENR paraissent cher car elles sont en phase de développement et donc d'amortissement. dans 10 ans leur coûts sera bien moindre que le nucléaire actuel car l'investissement sera amortie.
Pour les comparer il suffit de prendre l'EPR. Nouvellement construit, avec plus de puissance que n'importe quel réacteur Français il est pourtant beaucoup plus cher ? pourquoi ? parce qu'il est en phase d'amortissement alors que toutes les anciennes centrales sont amorties.

Lorsqu'on fait de l'aménagement territorial ce n'est jamais rentable immédiatement. Ca vaut pour le nucléaire, pour les ENR, pour une route ou un cable réseau. Pour tout.

Terra | 31 mars 2014 à 10h30
 
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ITC résume bien la situation ...l' éolien est trés pervers à plusieurs titres ...ni pro ni anti nucléaire, il faut, je pense, trouver d'autres voix que le couple gaz / éolien .....géothermie , peut être hydrolien déja plus régulier et prédictible , recherche .....et surtout donner aux Français plus de moyens pour consommer moins !!!!!

carl | 31 mars 2014 à 10h43
 
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@terra
Excusez moi de vous corriger, mais vous avez dit beaucoup de choses fausses et c'est grave :
- sur les fuites radioactives de centrales nucléaires : aucune d'entre elles n'a jamais atteint un seuil mettant en danger la santé, et il s'en faut de beaucoup. Mais les particules de combustion des hydrocarbures, dont celles des centrales fossiles, ont tué 7 millions de personnes en 2012 (source OMS)
- il n'existe aucune solution de stockage qui soit industriellement réalisable et encore moins rentable. Ce n'est qu'un concept, au mieux des expériences de laboratoire
- le risque de black-out dont j'ai parlé concerne l'Allemagne. Relisez.
- le coût du kWh nucléaire intègre celui des déchets produits et du démantèlement futur des centrales (cf. Cour des Comptes). Y en a marre de colporter ce genre de mensonge.

alain38 | 31 mars 2014 à 22h16
 
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@Terra (à propos de ses dernières affirmations péremptoires)
Vous semblez guidé par l'idéologie plutôt que la rigueur scientifique.
Sur Fukushima : les Japonais ont respecté les limites de doses imposées par la réglementation internationale pour les populations proches de la centrale. Les spécialistes en radioprotection (dont l'IRSN) ne prédisent aucun décès par cancer, y compris dans 5 ans. Vous dites n'importe quoi. Vous avez le droit d'être antinucléaire mais pas de mentir.
Vos connaissances en économie sont bien minces : en règle générale (et c'est vrai tant pour l'EPR que pour les centrales nucléaires actuelles) le coût du kWh annoncé intègre l'amortissement. Evidemment, au delà de la durée d'amortissement on pourrait, si on faisait encore fonctionner une centrale, obtenir des prix imbattables. Mais EDF préfère corriger la durée d'amortissement comptable au fur et à mesure que la durée de fonctionnement est augmentée (aujourd'hui on vise une durée de vie ET un amortissement sur 50 ans).

alain38 | 31 mars 2014 à 22h28
 
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Alain 38 dit la vérité ....il faut aussi le reconnaitre ...pour ma part , il ne s'agit pas dêtre pro ou anti nucléaire mais de parler des différentes moyens de production énergétiques ou d'économie ...tout cela avec comme paramètres et objectifs de diminuer notre dépendance énergétique ( gaz , pétrole, uranium , métaux rares ) et nos émissions de co2, tout cela en faisant attention à l'efficité de chaque Euros dépensé , au coût et prix ....et aussi à l'impacte sur notre environnement puisque c'est quand même le théme principale de ce site ! .
C'est pour cela que je suis trés septique sur l'éolien qui dénature notre environnement et aux nombreux effets trés pervers ...et que dans tous les cas, cette technologie doit être trés limité dans le nombre et lieux d'implantation . ...mais notez bien que si je suis anti éolien , je suis pro autres ENR , économies d'énergie , recherche .....

carl | 01 avril 2014 à 09h43
 
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Pour alain. :)

J'aime bien quand mon me parle d'idéologie et de rigueur scientifique alors même que vous dites 7 millions de mort à cause des particules DONT les centrales.
Donc rigoureusement parlant les centrales, fussent-elles à charbon ne sont pas responsable des 7 millions de mort.

J'ai certainement des lacunes en économie ... mais alors pourquoi le cout est autant plus cher pour un EPR plus productif que pour une vieilles centrale ?

Je ne suis pas anti-nucléaire et effectivement il ne faut pas mentir.
Pas de mort au Japon dans les 5 ans ? Pas de problèmes avec les fuites radioactive ? Vraiment ? Vous pouvez dire cela ?
La mort par irradiation violente n'existe plus ou très très très rare. Effectivement. Et c'est sur ce genre de flou que les agences justifient le fait que personne ne va mourir à cause des retombées radioactives de Fukushima. On a dit la même chose de minamata et son mercure. ...
Enfin, merci d'apporter la preuve que le cout du démentèllement (malgré l'apport de la CDC) n'est pas pris en compte vous dites :
"il n'existe aucune solution de stockage qui soit industriellement réalisable et encore moins rentable."
Alors quid des déchets et des démantèlements ? Une centrale ce n'est pas une maison on est d'accord. Il y aura des déchets radioactif en quantité à transporter et à stocker. Sans compter les déchets provenant des systèmes actifs. Mais comment faire alors même que ce n'est pas rentable, sans même de solutions ?

Terra | 01 avril 2014 à 14h38
 
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Je ne suis pas anti nucléaire je pense même que l'avenir y passera forcément. Mais pas le modèle actuel.

On ne peut plus dire "il y a des fuites mais c'est en dessous des seuils" NON ce n'est pas possible de dire cela sur des installations aussi dangereuses et complexes que des centrales nucléaires ! Si ca ne l'est pas alors allez donc en boire tous les jours !

Bien sur qu'on ne va pas dire qu'une centrale va déclencher x nombre de cancer. Quel responsable oserait ?
Les terres à Fukushima sont fichus pour plusieurs génération. Même si on racle la terre, même si on en remet de la nouvelle pour faire jolis.
Vous rendez vous comte de ce que vous dites en substance ? Fukushima = aucun impact. NON ! Évidemment que non !

Le nucléaire a été une réussite scientifique et cela fait partis des progré du monde. Mais maintenant le monde a suffisamment progressé pour ne cautionner de futurs centrales sur le modèles qu'on connait.

L'avenir c'est le renouvelable, couplé intelligemment à d'autre source renouvelable.

Vous parliez de démantèlement chiffré, provisionne peut être ? (allons).
A Brennilis ça fait combien de temps qu'on démantèle ?

Et je ne mentirai pas. ON SAIT retirer le coeur le combustible et la partie critique. ON NE SAIT PAS quoi faire de tout le reste. Et pour tout le reste il ne s'agit pas (pardon) de dire "c'est inférieur à l'exposition normale"

Ps : vous travaillez dans une centrale ?

Terra | 01 avril 2014 à 14h48
 
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@terra
Fukushima zéro décès du fait de l'accident majeur sur les réacteurs.
6 décès à déplorer sur les personnels d'interventions non liés à l'exposition aux radiations. La population a été décimée et le territoire ravagé par le Tsunami.
Le risque sur les personnels recevant des radiations est évalué à la suite des suivis systématiques pratiqués sur la population qui a subi les bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki.Tous les seuils ont été fixés avec un maximum d'usage du principe de précaution. Il faut noter qu'il existe en France de nombreux endroits où la radioactivité naturelle est supérieure aux seuil de protection cités plus haut.
Sur le démantelement, les estimations ont été faites par des organismes officiels (on peut tout contester). Il faut aussi noter que les matériaux irradiés à longue durée d'activité représentent des quantités très faibles au regard d'autre sources de pollutions liées à l'activité humaine.Une cuve de réacteur c'est 300 tonnes soit 50 m3 environ (à comparer aux volumes des autres déchets que nous produisons). Concernant le PS effectivement je ne suis pas un ouvrier du nucléaire mais originaire de la région charbonnière du Nord de la France où j'ai vu mourir prématurément des dizaines de proches, ouvrier mineurs, d'une maladie professionnelle qui s'appelle la silicose.
L'industrie charbonnière c'est 300 000 morts par an. Chaque décès prématuré est un de trop, mais le risque du nucléaire n'est rien à coté du risque de l'usage de l'automobile.

ITC78 | 04 avril 2014 à 11h30
 
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