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Actu-Environnement

Intégrer le paysage dans le déploiement des énergies renouvelables

Energie  |    |  Déborah Paquet  |  Actu-Environnement.com

Préparer son territoire au déploiement des énergies renouvelables, c'est aussi prendre en compte son intégration dans le paysage local. C'est ce point qu'a souhaité développer Rhônalpénergie-Environnement (RAEE), agence régionale de l'énergie et de l'environnement en Rhône-Alpes, en collaboration avec la Fédération des Parcs naturels régionaux (FPNR) de France et l'Union régionale des CAUE Rhône-Alpes. Elle publie ainsi un guide "pour inciter élus et chargés de mission des communautés de communes à entamer le dialogue dans les territoires autour de la thématique «paysage et production décentralisée d'énergie renouvelable»".

Pour développer la production décentralisée d'énergie renouvelable et jouer sur une complémentarité des sources (solaire, bois-énergie, biogaz, géothermie, éolien, hydraulique voire carburants), le guide recommande de mesurer l'impact de l'implantation de dispositifs de production sur le paysage. Un des points clés de réussite de la transition énergétique à échelle locale est la "concertation autour des questions paysagères" pour entraîner l'appropriation du projet par la population locale et permettre une "modération des solutions". Il s'agit également d'anticiper, d'accompagner et de maîtriser les transformations et de définir des recommandations paysagères à inscrire dans les documents d'urbanisme de chaque territoire.

Le document est illustré par différentes initiatives développées en région Rhône-Alpes, comme les projets de centrales villageoises photovoltaïques. Il rappelle la position retenue par la FPNR sur les deux sources d'énergies renouvelables les plus développées actuellement. Elle privilégie l'étude paysagère pour choisir le meilleur site d'implantation d'un parc éolien et se dit "contre le solaire au sol au motif qu'il grignote des terres agricoles dont les exploitants manquent déjà, qu'il fabrique des discontinuités écologiques et ne crée quasiment aucun emploi local". Elle préfère l'intégration du solaire sur les toits "qui développe une activité au moins pour les charpentiers et les électriciens locaux".

Réactions1 réaction à cet article

 

On est en droit de rester dubitatif devant cette démarche.
Le schéma éolien régional a classé plus de 80 % des communes du département de la Loire ,en zones favorables à l'éolien !Où sera le meilleur site alors que le préfet a le dernier mot en cette matière.
Il existe une Commission des sites (CDNPS) pour examiner le dommage paysager des éoliennes ,elle n'est que consutative et la DREAL reste soumise aux volontés politiques de l'Etat.
En réalité on cherche à cacher les saccages paysagers derrière le paravent d'une instance supplémentaire et de ses "recommandations" dont on sait la portée réelle.

sirius | 22 juillet 2014 à 22h01
 
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