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Actu-Environnement

Les munitions au plomb interdites dans les zones humides de l'Union européenne

Risques  |    |  Laurent Radisson  |  Actu-Environnement.com

La présidente de la Commission européenne a signé le 25 janvier le règlement qui interdit l'utilisation de la grenaille de plomb dans les zones humides et à moins de 100 mètres de celles-ci. Cette interdiction, qui prendra effet en février 2023, est prise par le biais d'une mesure de restriction au titre du règlement Reach. Les pays qui possèdent plus de 20 % de zones humides pourront interdire les munitions au plomb sur l'ensemble de leur territoire à compter de février 2024.

Ces mesures réduiront sensiblement la pollution au plomb et éviteront la mort par empoisonnement d'environ 1 million d'oiseaux par an, indique l'exécutif européen en se basant sur une enquête de l'Agence européenne de produits chimiques (Echa). « Chaque année, 4 000 à 5 000 tonnes de plomb sont libérées par de la grenaille de plomb dans les zones humides », rappelle la Commission alors qu'il existe des alternatives telles que la grenaille en acier. « En comparaison, les rejets de toutes les sources industrielles ponctuelles [de plomb] de l'UE sont estimés à environ 500 tonnes/an, soit un huitième de ce chiffre », situe Yves Verilhac, directeur général de la LPO.

Vingt-quatre États membres de l'UE, dont la France, avaient déjà adopté des mesures de limitation de l'usage du métal lourd dans les zones humides. Le règlement permettra d'harmoniser et de renforcer les législations nationales, explique la Commission. Une mise à niveau très tardive car, en vertu de l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (Aewa), l'UE et ses États membres auraient dû procéder à cette interdiction en… 1999, rappelle Yves Verilhac.

Réactions19 réactions à cet article

 

Comment se fait-il donc que les chasseurs, qui ne ratent jamais une occasion de s'autoproclamer premiers protecteurs de la nature, n'aient pas d'eux-même pris l'initiative de bannir les munitions au plomb partout, et cela depuis longtemps ?

Pégase | 28 janvier 2021 à 20h57
 
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Question d'ordre technique : existe-t-il un autre matériau que le plomb pour servir de grenaille dans les munitions?

nimb | 29 janvier 2021 à 09h35
 
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Les chasseurs auraient militer pour faire avancer le changement de grenaille.

naphtes | 29 janvier 2021 à 10h02
 
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@nimb Oui, comme indiqué dans l'article, il existe une alternative avec la grenaille en acier, dont le coût est à peine supérieur.

Laurent Radisson Laurent Radisson
29 janvier 2021 à 10h30
 
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Haha si on leur enlève le plomb ils vont militer pour le remplacer par la glu vous allez voir !

bIBU | 29 janvier 2021 à 12h21
 
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Ben l'acier n'est tout de même pas une solution miracle, d'abord le plomb a un poids massique de près de 50% en plus, n'abîme pas le canon et donc circule plus vite.
En gros faut changer de fusil, la pression à la culasse passe de 900 bars à 1300 bars et une durée de vie plus faible.
Pas grand monde pourra se payer un nouveau fusil qui sera forcément hors de prix.
Et plus de territoires de chasse à l'abandon alors que pullulent sangliers, chevreuils (maladie de lime).
Chez-moi débutent des clubs de la chasse à l'arc, déjà c'est moins bruyant.
Il y a une recherche d'autres alliages pour remplacer le plomb, sans grand résultat.
On devrait tout de même se poser la question de pourquoi le plomb utilisé depuis des millénaires, protégé par son oxydation naturelle devient d'un seul coup dangereux.
Il s'agit simplement d'après la science d'une attaque par une base, donc les eaux seraient d'un seul coup devenues calcaires alors qu'avant elles étaient acides, On retombe sur notre pollution humaine qui a changé tous les paramêtres depuis environ 70 ans.

pemmore | 29 janvier 2021 à 12h35
 
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Oups, désolé et merci de la précision. C'est ce qui arrive quand on lit trop rapidement un article. Ok, donc affaire probablement à suivre... mais sur une autre thématique relative à l'environnement !

nimb | 29 janvier 2021 à 13h49
 
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@ pemmore : merci pour ces détails techniques (pression à la culasse).
Autres questions techniques : si les chasseurs cessaient d'agrainer les sangliers à coup de pleines remorques agricoles de maïs (j'en ai encore vu passer une dans le bourg de mon village il y a peu), soit-disant pour les fixer dans les bois (la grosse farce que voilà mais que des préfets font mine de ne pas comprendre, ce qui est fort commode pour continuer de fermer les yeux), ces derniers pulluleront-ils encore ?
Et les chevreuils, qui eux aussi ont appris à sortir du bois (peut-être en suivant leurs copains sangliers, lesquels ne se gênent guère pour saccager des semis la nuit), ne profitent-ils pas des immenses plaines céréalières intensives pour brouter, prenant bêtement les jeunes pousses de blé et d'orge pour de l'herbe tendre ?

Pégase | 29 janvier 2021 à 15h11
 
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Bonjour Pégase, Le sujet est la grenaille de plomb dans les zones humides et on ne chasse pas les sangliers ou les chevreuils avec de la grenaille. j'ignore où se situe votre village et dans quel département pour y voir passer de pleines remorques agricoles de maïs car en l’absence de prescriptions particulières de l'administration au sein du schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) l’agrainage est interdit.

Quid | 29 janvier 2021 à 17h04
 
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Pégase, Si il t'était possible de prendre de la hauteur, ou de t'informer, tu n'aurais pas besoin de la réponse de Quid, Merci à lui.
Il existe encore des parcs à sangliers, c'est à dire fermés, là certains alimentent les sangliers. Dans les forêts ouvertes, il faut une autorisation préfectorale pour apporter "en substitution" des aliments secs (maïs pour faire simple). Il s'agit de projeter avec un appareil (souvent un distributeur d'engrais de type Vicon) une faible quantité de maïs sur une ligne d'épandage enregistrée en préfecture et contrôlée par l'OFB. ce principe retient un peu les sangliers pour éviter qu'ils ne partent trop vite dans les parcelles cultivées, il ne s'agit pas d'alimentation, contrairement au matériel fixe de distribution utilisé autrefois. Pour avoir une dérogation, la demande est acceptée après étude de terrain, limitée à des surfaces de forêt (minimum 50 ha), pas en bordure de forêt et validité limitée dans le temps. Maintenant je ne pense pas qu'une loi empêche un agriculteur, un éleveur,... de transporter du maïs à ses animaux. La prochaine fois, demande lui l'utilisation qu'il souhaite en faire.
L'utilisation de la grenaille de plomb est interdite sur et en direction des lieux humides depuis quelques années.

jmf | 29 janvier 2021 à 19h09
 
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@ Quid :
Bonjour,
le sanglier se chasse aussi en bordure de zones humides. SI je ne m'abuse, grenaille ou balle, le projectile reste de plomb dans la grande majorité des cas, non ?
Agrainage interdit, dites-vous ? Il est surtout interdit de se faire prendre...

Pégase | 29 janvier 2021 à 22h33
 
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@ jmf : le plomb est effectivement interdit dans les textes depuis quelques années pour les tirs en direction des zones humides. Mais pour qu'une interdiction fonctionne, il faut des contrôles et, si elle n'est pas respectée, des sanctions. Quels sont les effectifs de "Saint Hubert" réellement affectés à cette mission de contrôle et sanction si nécessaire ? Quel en est le bilan ?
Idem pour l'agrainage. S'il est si bien contingenté ET respecté, qu'elle est l'explication à la démographie si florissante des sangliers ? Dans les campagnes, c'est curieusement quasiment systématiquement le mot "agrainage" qui est prononcé. Tout le monde sait fort bien que les enjeux financiers sont trop importants tant les battues aux sangliers sont prisées.
Il n'y a guère de place pour l'angélisme dans ce monde cynégétique là...

Pégase | 31 janvier 2021 à 18h00
 
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Quelle est la réglementation pour l'achat des projectiles ?? L'achat doit pouvoir se surveiller, tout le monde crie au fliçage.

naphtes | 31 janvier 2021 à 18h19
 
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Pégase, Non encore une fois, le sanglier se chasse à balle, avec une majorité de carabines tirant des ogives métal sans plomb, ou avec juste la pointe qui peut être aussi en une matière proche du plastique afin d'assurer une expansion. Certains, de moins en moins, peuvent tirer avec un fusil à canon lisse, ce peut être ici en grande partie du plomb, mais en raison du manque de précision, on ne peut tirer aussi précisément qu'avec une carabine. Le procès du plomb est d'abord contre les fusils à canon(s) lisse (s) et la grenaille,... et éventuellement contre la chasse tout court.

jmf | 31 janvier 2021 à 18h19
 
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jmf : le "procès", s'il en est, est bien avant tout celui d'un métal qui provoque le saturnisme dans certaines conditions, lesquelles sont assez couramment réunies en zones humides.
Pour ce qui est du procès de la chasse tout court, il n'est pas faux de l'évoquer, tant il paraît de plus en plus impensable à bon nombre de nos concitoyens que certains puissent éprouver du plaisir à traquer et tuer des animaux, dont un nombre considérable est favorisé ou élevé et relâché pour satisfaire cette "passion". Tout comme il est incompréhensible et de plus en plus mal vécu par une immense majorité des gens qu'il vaille mieux pour sa propre sécurité se terrer chez soi en période de chasse plutôt que de pouvoir librement randonner ou circuler sur des voiries publiques, voire même dans son propre jardin. La passion d'une toute petite minorité s'impose à tous les autres jusqu'à occuper une place démesurée dans l'espace vital de ces derniers.
Et que dire des rapports de scientifiques alertant en pure perte les décideurs nationaux sur les menaces que fait peser la pression de chasse sur des espèces en déclin, si ce n'est menacées en France. Ça aussi, le public le sait de mieux en mieux et ne l'accepte plus. Les politiques qui continuent à fermer les yeux et confortent ainsi les dérives de la chasse abîment leurs fonctions, ce qui est grave.
Continuer à ignorer ces faits, voir les dénigrer, revient pour le milieu cynégétique à se tirer une balle dans le pied, qu'elle soit en plomb ou non.

Pégase | 31 janvier 2021 à 21h23
 
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Merci à jmf et quid pour l'aspect technique. Ce qui me parait assez compréhensible. Quand j'étais gamin, j'entendais qu'on chassait les sangliers avec du "gros". De toutes façons, la photo de l'article est plutôt équivoque : plomb dans les zones humides = pour les oiseaux? On s'est déjà écharpés un peu, ici, à ce sujet au niveau de certains oiseaux migrateurs qui ne sont visiblement pas assez protégés en France (alors que dans le même temps, ils se sont fait largement décimer en passant au dessus du Maroc et de l'Espagne).

nimb | 31 janvier 2021 à 21h32
 
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naphtes- Pour acheter des cartouches ou balles, pour fusil ou carabine de chasse, il faut être titulaire du permis de chasser et de la validation annuelle (plus assurance) auprès d'un armurier ou magasin autorisé à vendre les munitions. Votre carabine a été déclarée à l'occasion de son achat ou d'un héritage, vous devez prouver son origine. L'achat de fusil de chasse est lui aussi déclaré depuis quelques années. Vous devez les détenir dans une armoire forte, les munitions à part. Au moment de l'achat, une enquête rapide est faite sur votre cas, la préfecture est informée.
Le contrôle des munitions et des armes est actif,...au moins pour les chasseurs et les adhérents d'un club de tir, qui doivent rendre leurs armes si ils ne chassent plus ou abandonnent leur club. Je ne suis pas certain que tous les détenteurs d'arme (s) soient soumis aux mêmes règles quand je lis les journaux et les faits divers!

jmf | 31 janvier 2021 à 22h54
 
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Quid de la présence des résidus de plomb issus de la chasse dans l’alimentation humaine ?
Du plomb a récemment été dosé (par la très officielle DGCCRF) dans du sel de Guérande (sel extrait de salines riveraines d’un site de balltrap) a plus de cinq fois la norme admissible, sachant qu’il n’y a pas de seuil de toxicité pour le plomb.
Tous les marais salants de la façade atlantique ont été chassés et le sont toujours aujourd’hui alors que l’on en extrait un produit directement consommable en partie commercialisé au bord des routes par les producteurs…
Quid des contrôles ?
Une solution simple et de bon sens dans l’intérêt des producteurs de sel et dans celui des consommateurs : interdire la chasse sur les propriétés salicoles par leurs propriétaires et/ou par les locataires exploitants de marais salants, ainsi que sur les zones humides périphériques et leurs bassins versants.
Les consommateurs sont en droit d’exiger une information claire sur l’origine précise du sel de table qu’ils achètent et sur sa composition, comme pour tout autre produit de consommation courante.

PS : à la station service il est précisé carburants « sans plomb » à quand la précision « sel sans plomb ».

R. Gautron | 01 février 2021 à 17h31
 
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Tiens, en consultant ma veille, je suis tombé sur cet article officiel de l'ECHA ( = Europe).
https://echa.europa.eu/fr/-/towards-sustainable-outdoor-shooting-and-fishing-echa-proposes-restrictions-on-lead-use?utm_source=echa-weekly&utm_medium=email&utm_campaign=weekly&utm_content=20210203&_cldee=c3JhdWx0QGNwLWludGVybmF0aW9uYWwuY29t&recipientid=lead-d41002cfc0e0e71180fa005056952b31-d22296b3ad0e4d03866f8170caf0c6a1&esid=3abd50cb-0d66-eb11-8128-005056b9310e

Période de transition de 5 ans pour les munitions. Pour les pêcheurs, entre 3 et 5 ans. Et exemption pour l'armée... et les sports dits-olympiques, celle là, c'est vrai que c'est la plus nécessiteuse!

nimb | 03 février 2021 à 14h36
 
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