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Actu-Environnement

“Associées au gaz, les EnR peuvent permettre au Japon de se passer définitivement de nucléaire”

L'évolution des consommations énergétiques au Japon montre que l'accident de Fukushima n'a pas structurellement changé la donne, à l'exception du décollage des énergies renouvelables, explique à Actu-environnement Bernard Laponche, physicien nucléaire et consultant international.

Interview  |  Energie  |    |  Agnès Sinaï Actu-Environnement.com
   
“Associées au gaz, les EnR peuvent permettre au Japon de se passer définitivement de nucléaire”
Bernard Laponche
Physicien nucléaire, polytechnicien et consultant international dans les domaines de l'énergie et de l'efficacité énergétique. Membre des associations Global Chance et Energie Partagée.
   

Actu Environnement : L'accident de Fukushima a-t-il marqué un tournant dans la politique énergétique du Japon ? Est-ce la fin du nucléaire ?

Bernard Laponche : Même si, aujourd'hui, aucun des 48 réacteurs nucléaires du Japon n'est en service, on ne peut pas dire que c'est la fin du nucléaire. L'autorité de sûreté nucléaire est en train de les vérifier. Le gouvernement veut continuer à développer une industrie nucléaire internationale en participant à la construction de réacteurs au Royaume-Uni et dans les pays arabes. Inversement, un ancien premier ministre, Junichiro Koizumi, a pris position contre la reprise du nucléaire. Côté chiffres, la part du nucléaire dans la consommation électrique finale n'a cessé de décroître. Elle était de 26% en 2010, de 15% en 2011, de 1,8% en 2012, de zéro aujourd'hui.

AE : Le Japon consomme-t-il plus de charbon ?

BL : Entre 2010 et 2012, l'augmentation des importations énergétiques du Japon a porté sur le gaz (gaz naturel liquéfié). La contribution du charbon dans le mix énergétique primaire est restée stable. En revanche, les importations de gaz naturel, qui provient d'Indonésie et du Golfe, sont à la hausse. Si l'on regarde attentivement les chiffres, on s'aperçoit que l'utilisation du charbon dans les centrales thermiques est restée à peu près la même avant et après Fukushima : elle a même décru de quelques pour cents, passant de 53% en 2010 à 49,6% en 2012.

En revanche, l'utilisation du pétrole dans les centrales thermiques a presque doublé, passant de 8,9% à 15,4% entre 2010 et 2012, mais représente seulement 15% de la consommation de pétrole du pays. La part du gaz consacrée à la production électrique est passée de 65% à 72% de la consommation totale de gaz.

Il faut noter qu'au total, dans la période considérée, la consommation totale d'énergie primaire a diminué de 8%. La baisse des consommations d'énergie finale explique en partie cette diminution, mais aussi le fait que les centrales à gaz ont un rendement supérieur à celui des centrales nucléaires.

AE : Quel a été l'impact de l'arrêt des réacteurs nucléaires sur la facture énergétique du pays ?

BL : L'explosion de la facture énergétique du Japon peut être mal interprétée : elle est d'abord due à la hausse du prix des énergies fossiles importées par le Japon. Le prix du pétrole brut importé en 2012 a coûté 1,5 fois plus qu'en 2000, en dollars courants. Les factures énergétiques du Japon données par la Banque mondiale sont, pour les années 2010 et 2011, respectivement de 186 et de 258 milliards de dollars. A partir des données fournies par Enerdata et des quantités des importations nettes fournies par les bilans énergétiques, et en faisant une hypothèse sur le prix d'importation du gaz nous avons estimé la facture de 2012. Nous avons constaté que l'effet de la modification du mix énergétique, due essentiellement à la chute de la production nucléaire, sur l'augmentation de la facture énergétique du Japon représente 5% de cette augmentation en 2011 et 21% en 2012. Ce qui veut dire que l'essentiel de l'augmentation de la facture est dû à la hausse du prix des énergies importées.

AE : Quid du secteur des renouvelables ?

BL : On constate que les énergies renouvelables se sont énormément développées au Japon depuis 2010, alors que les investissements dans les énergies vertes ont légèrement fléchi dans le reste du monde. En 2013, le Japon est, après la Chine, le deuxième investisseur mondial dans les énergies renouvelables. Le pays est en train d'engager un effort sans précédent pour développer la production d'électricité par l'éolien et surtout le photovoltaïque. La plus grande ferme offshore du monde (1 gigawatt) est en cours d'implantation au large de Fukushima. D'énormes installations photovoltaïques sont en chantier, souvent avec le concours d'entreprises allemandes. Les autorités ont donné le feu vert pour 21,1 GW d'énergies renouvelables pour l'année fiscale qui se termine le 31 mars 2014. Le solaire photovoltaïque s'y taille la part du lion avec 20 GW. Au cours du troisième trimestre 2013, le Japon a investi 7,3 milliards de dollars dans ces filières, ce qui est colossal. Une proportion qui reste néanmoins très modeste comparée à ce que coûte un accident nucléaire de type Fukushima, compris entre 600 et 1000 milliards d'euros selon l'IRSN.

L'« effet Fukushima » a servi de catalyseur aux énergies renouvelables au Japon. Combinées avec des économies d'énergie (sobriété et efficacité) et surtout d'électricité et des centrales à gaz performantes, elles peuvent permettre au Japon de se passer définitivement de nucléaire.

AE – Quel est l'impact de l'arrêt du nucléaire sur les émissions de CO2 ?

BL : Les émissions de CO2 du Japon n'ont cessé d'augmenter de 1990 à 2007. Les émissions en 2012 sont à peu près au même niveau qu'en 2007. Du fait de la quasi disparition de la production d'électricité d'origine nucléaire, les émissions de CO2 du secteur de la production d'électricité ont augmenté de 16% entre 2010 et 2012, mais elles ne représentent que 38% des émissions totales. Ce sont les émissions hors secteur de l'énergie qui restent en 2012 nettement supérieures à celle du secteur énergétique.

Lors de la dernière conférence des parties au changement climatique à Varsovie, le Japon a annoncé ne pas pouvoir remplir ses engagements. Pourtant, une analyse fine des émissions japonaises montrent qu'elles n'ont pas substantiellement augmenté depuis 2010, mais seulement de 8%, dont les trois quarts sont attribuables à la chute de la production nucléaire. De ce point de vue, on peut penser que Fukushima est aussi utilisé comme alibi pour masquer le manque d'efforts, depuis 1990, pour réduire les émissions de CO2.

Réactions18 réactions à cet article

 

Quel déluge de chiffres et que de contorsions pour minimiser le recours aux énergies fossiles et plus particulièrement au pétrole. Mais la réalité est bien là :

« Nous avons constaté que l'effet de la modification du mix énergétique, due essentiellement à la chute de la production nucléaire, sur l'augmentation de la facture énergétique du Japon représente 5% de cette augmentation en 2011 et 21% en 2012. »

Quant à l'investissement dans 21,1 GW d'énergies renouvelables, je suppose qu'il s'agit de la puissance installée.

« Une proportion qui reste néanmoins très modeste comparée à ce que coûte un accident nucléaire de type Fukushima, compris entre 600 et 1000 milliards d'euros selon l'IRSN » ? Merci d'avoir mis votre ancien article en lien. L'estimation y est de 430 milliards... Très crédible le physicien nucléaire et consultant international.

Wackes Seppi | 13 janvier 2014 à 19h27
 
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Il nous faudrait quelques Bernard Laponche au ministère de l'industrie et au ministère de l'environnement.

Un débat entre lui et un cadre supérieur d'Areva serait certainement savoureux. Ou alors avec l'ex-patronne Anne Lauvergeon.

Jean-Marie | 14 janvier 2014 à 07h28
 
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C'est sur, comparé à un accident Nucléaire majeur les ENR sont largement plus rentable.
J'espère simplement que dans leur course au gaz ils n'exploiteront pas réellement les hydrate de méthane marin.

Terra | 14 janvier 2014 à 08h37
 
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"Ce qui veut dire que l'essentiel de l'augmentation de la facture est dû à la hausse du prix des énergies importées."
Finissez vos phrases Wackes seppi, manifestement vous maitrisez moins bien le domaine du nucléaire que celui de la chimie!
Maintenant que cela coute 430 milliards, ce qui est une simple estimation a minima, ou plus, sans compter les dégâts psychologiques et physiques sur la population, çà reste nettement supérieur à un investissement dans des ENR.
Je pense que Bernard Laponche sait de quoi il parle, lui.

lio | 14 janvier 2014 à 10h53
 
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Le plus grave ce sont les 50% d'électricité d'origine charbon !!
Les USa sont à 45% et l'Allemagne à 40%.
C'est de la super pollution de l'atmosphère...CO2 et souffre (pluies acides !).
Alors au lieu de se prendre la tête sur comment se passer de 20% de nucléaire au Japon on ferait mieux de ne pas oublier ces 50% de charbon ! Comment s'en passer ? On remplace le charbon par quoi ?

Roro | 14 janvier 2014 à 11h17
 
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A Roro,
Comme je l'ai dis, le Japon planche activement sur l'exploitation des hydrates de méthane.
Ces "glaces" de méthane sont contenus dans le fond des océans. Le gisement mondial est énorme et le Japon serait en passe de les exploiter commercialement parlant (bon 5 ans au bas mot tout de même). Des tests et des expérimentations sont menées, d'autres sont prévues en 2014 et 2015 et le Japon est "à la pointe". Et pour cause, il s'agit de sa seule ressource énergétique "à lui" et pourrait lui permettre de s'affranchir de sa dépendance énergétique.

Mais quelles conséquences ?

Il s'agit d'une exploitation sous marine, avec tous les risques associés.
L'exploitation d'une "mine" sous marine expose notamment l'environnement à des fuites massives de méthane (dont on connait le pouvoir GDS)
Il s'agit de bruler des tonnes et des tonnes de méthane et donc d'apporter toujours plus de CO2.

Les hydrates de méthane sont un réel danger, ils seraient l'une des causes de l'extinction massive de vie du permien-trias.

Bon alors les chances que de telle circonstances se reproduisent sont plus que mince, mais je pense que nous jouons assez avec le climat pour utiliser cette énergie.

Si tant est qu'on arrivé à l'exploiter sans dommage (il s'agit tout de même de racler et creuser le fond des océans ...) le CO2 produit devra être recapturé à sa sortie (à la rigueur on sait presque faire), engendrant des surcoûts qui ne sont pas du plus grand plaisir des économistes/politiques.

Terra | 14 janvier 2014 à 12h09
 
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On le sait depuis longtemps que les ER marchent au gaz ! Un américain avait même imaginé de mettre une petite turbine à gaz au pied de chaque éolienne de son projet. Les bretons, avant même l'installation des éoliennes off-shore, vont avoir leur centrale au gaz ( c'est tout petit, mais c'est l'équivalent de 1000 éoliennes!). Les allemands sont allés jusqu'à construire un oléoduc sous la Baltique. Seul problème: le coût du gaz est devenu si faible que c'est idiot de faire appel aux très coûteuses ER. Et en plus, le gaz, il est naturel, et contrairement au charbon il n'a pas besoin des ER pour soigner son image.
Le mix ER/gaz c'est 20%/80%
Le charbon a besoin d'un nez rouge pour se planquer derrière. Et Il est assez habile à ce jeu là, ce qui fait que certains ne le voient pas ou plutôt feignent de ne pas le voir. Car le charbon australien ne finit pas dans la mer (un peu quand même et assez pour détruire la barrière de corail en plusieurs endroits) mais dans des centrales thermiques évidemment. Mais pas dans celles du Japon !
Et pendant ce temps, les africains (et d'autres) meurent de soif et de faim par milliers ( sans doute par millions ) à cause du réchauffement climatique.
.

Jean Valthe | 14 janvier 2014 à 16h04
 
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Allons, l'article ne dit pas que les ENR tournent au gaz !
Et même si le Japon se penche sur les hydrates de méthane ça ne signifie pas qu'ils ferment la porte aux autres énergies.
Ce que j'en dit c'est que le Japon remplacera à terme sa dépendance au pétrole par les hydrates de méthane.

Concernant les ENR elles peuvent être couplées à des stockages d'énergie via barrages hydroélectriques ou fabrication/stockage d'hydrogène. La recherche des hydrates de méthane a paradoxalement bcp à apporter puisque ce méthane est "naturellement" stocké sous forme solide (ce que peuvent dire les promoteur des projets).

Mais bref, le raccourcie ENR=gaz (ou charbon) est un peu trop facile. Tout est question de choix politique et d'avancées technologiques. Donc de R&D et donc de financement (d'où leur développement pour assurer leur pérennité).

Quant à l'Afrique, à cause ou non du réchauffement climatique l’Éthiopie vient de terminer le plus grand parc éolien d'Afrique et compte revendre l'électricité à ses voisins.
Demain, ne pourrait-on pas imaginer des usines de désalinisation alimentée par des parc offshore d'éoliennes, d'hydroliennes ou d'éoliennes flottantes ?
Pas si méchantes que ça les ER.

Terra | 14 janvier 2014 à 16h43
 
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Tiens, Mme Lio prétend me donner des leçons !

Mais j'ai fini ma phrase, Mme Lio ! Ce que vous citez, c'est une nouvelle phrase. Une nouvelle phrase manifestement destinée à enfumer les benêts. Que l'essentiel de l'augmentation soit due à la hausse des prix – dont une partie peut sans doute être attribuée à l'augmentation de la demande japonaise... – n'empêche pas qu'un quart de l'augmentation, sur deux ans, soit due à la modification du mix.

« Je pense que Bernard Laponche sait de quoi il parle, lui » ? Pensez donc ! Moi, je constate.

Je constate que M. Laponche avance « 600 et 1000 milliards d'euros selon l'IRSN », alors qu'A.-E. a produit un article détaillé qui nous explique les 430 millions ; et qui attribue les 600 à 1000 milliards à EELV se référant à un rapport de la Cour des comptes. Rapport qui fait certes état de ces 600 à 1000 milliards, mais en tant qu'« estimations préliminaires de l'IRSN ». C'est à la page 425, Mme Lio.

Vous pensez ? Je constate !

Wackes Seppi | 14 janvier 2014 à 18h27
 
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Les émissions de co2 du Japon ont peut-être augmenté, mais le production de déchets nucléaires est tombée à 0% ! Et ça c'est une très bonne nouvelle...

Observatoire du nucléaire | 15 janvier 2014 à 10h24
 
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Et la mortalité due aux radiations vous l'estimez a combien Wackes ? Vous me direz ça ou les phytos il faut bien mourir de quelque chose.
7.3 milliards moins 430 milliards il reste 422.7 milliards si ils les investissent dans les ENR je pense qu'ils pourront largement se passer du nucléaire( en éteignant un peu les villes bien sur)
Vous pensez, je constate

lio | 15 janvier 2014 à 10h33
 
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Oui enfin, Observatoire Nucléaire, les déchets sont tombés à 0% sans compter ceux qui sont dilué dans l'air, la terre et la mer.
De part le "nettoyage" des sites je pense que le Japon va produire pendant encore quelques temps des déchets nucléaires.

Terra | 15 janvier 2014 à 13h56
 
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Observatoire du nucléaire a écrit :

« Les émissions de co2 du Japon ont peut-être augmenté, mais le production de déchets nucléaires est tombée à 0% ! Et ça c'est une très bonne nouvelle... »

Je suis choqué d'apprendre qu'il y a des gens pour qui l'augmentation des émissions de CO2 – l'utilisation de ressources carbonées fossiles – pour produire de l'énergie est une bonne nouvelle.

Mme Lio prétend toujours donner des leçons ! En sautant d'un sujet à l'autre.

« Et la mortalité due aux radiations vous l'estimez a combien Wackes ? » Je n'estime pas, je constate... Je constate que les gens sérieux disent : zéro.

« 7.3 milliards moins 430 milliards il reste 422.7 milliards... » ? Les bras m'en tombent !

Wackes Seppi | 15 janvier 2014 à 14h55
 
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Vous ne faites pas parti des climato-sceptiques Wackes seppi ?
Vous correspondez pourtant au profil type, personne n'est parfait!

lio | 16 janvier 2014 à 11h24
 
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Bravo lio
« 7.3 milliards moins 430 milliards il reste 422.7 milliards... » ?
Là, on a un beau résumé de l'intérêt de vos compétence dans le débat ainsi que de la pertinence de vos interventions.
Pour cette belle démonstration, pas besoin de penser,il suffit de constater.
Et vous critiquer la pertinence des arguments de Wackes Seppi……!. Il fallait oser

yannquirigole | 17 janvier 2014 à 08h58
 
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"Yannquirigole jaune" vous savez très bien qu'une catastrophe nucléaire est inchiffrable en termes de couts,notamment en couts humains.
430 milliards sans compter les couts du raz de marée,les japonais sont moins bêtes que certains Français ils ont compris que le nucléaire n'était pas une solution d'avenir.

lio | 17 janvier 2014 à 13h38
 
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Intéressante, cette interview.
Quel dommage que le Japon n'ait pas eu l'idée de se tourner pleinement vers les énergies renouvelables avant Fukushima ! 430 (au moins) milliards de perdu ainsi... Mais les Japonais semblent avoir compris la leçon, le Japon étant l'un des pays qui investit le plus dans ces énergies d'avenir.
Les Allemands ont compris quelle était la bonne voie, en matière d'énergie.
Quand à la France, elle s'enlise dans le nucléaire. Face au déclin nucléaire mondial, nous nageons à contre-courant...

Chantal | 17 janvier 2014 à 18h11
 
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Les EnR peuvent dans l'absolu répondre a la totalité de nos besoins. Mais il faudra se tourner AUSSI vers d'autres EnR que celles d'aujourd'hui. S'agissant d'énergies diffuses il faut savoir qu'elles mobiliseront des surfaces immenses (on ne parle pas de coût ici) Il y aura donc un équilibre trouver chez les écologistes entre ceux qui ne veulent jamais rien voir changer autour de chez eux d'abord et m^me ailleurs ensuite et ceux qui comprennent la situation.
L'Energie thermique des mers si elle est associée convenablement à l'énergie solaire permet d'augmenter considérablement le rendement des centrales solaires thermique. Bien sûr cela n'est possible que sur la côte. Cette energie a une autre qualité précieuse: produire de l'eau douce ET de l'Electricite en même temps. Habituellement on consomme de l'électricite POUR produire desaliniser l'eau de mer...
La géothermie est prometteuse aussi.

ami9327 | 16 avril 2014 à 15h58
 
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