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Actu-Environnement

“ OGM : Le caractère obligatoire des analyses de toxicologie n'est pas juridiquement établi ”

Alors que l'AESA doit rendre son avis définitif sur l'étude du Pr. Séralini, un projet de règlement visant à renforcer l'évaluation des OGM est discuté à Bruxelles, rappelle Christophe Noisette d'Inf'OGM. Enjeu du texte : l'obligation ou non de réaliser des analyses toxicologiques.

Interview  |  Risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
   
“ OGM : Le caractère obligatoire des analyses de toxicologie n'est pas juridiquement établi ”
Christophe Noisette
Rédacteur en chef à l'association de veille citoyenne Inf'OGM
   

Actu-Environnement.com : L'étude controversée du professeur Séralini alimente les débats sur les évaluations européennes des OGM. Une réforme des procédures est déjà en discussion entre la Commission et les États membres. Où en est-on ?

Christophe Noisette : La Commission européenne a proposé début 2012 un règlement qui établit de nouvelles règles d'évaluation des risques des plantes génétiquement modifiées (PGM) à destination de l'alimentation humaine et animale avant autorisation de mise sur le marché. Ces nouvelles règles sont censées répondre à la demande faite, à l'unanimité, en décembre 2008 par les ministres européens de l'environnement de les renforcer. Ce projet de règlement est actuellement en discussion auprès des Etats membres.

Il vient en complément de la directive 2001/18 et du règlement 1829/2003 sur la base desquels sont délivrées les autorisations. Mais ce nouveau règlement présente un défaut majeur : il fait du concept "d'équivalence en substance" la clef de voute de l'évaluation des PGM et l'affaiblit. Les caractères généraux (phénotypes) et la composition moléculaire d'une plante transgénique vont être comparés à ceux de la même plante mais non transgénique. Si, à l'exception du caractère induit par le transgène, aucune différence n'est observée, alors les deux plantes sont équivalentes en substance. Or, le règlement stipule que si l'équivalence en substance entre une plante transgénique et sa contrepartie non GM est montrée, les analyses de toxicité ou d'alimentarité ne seront pas obligatoires !

La procédure actuelle permet déjà aux entreprises de ne pas conduire d'analyses de toxicité. On observe qu'un nombre de dossiers d'autorisation - qui ne constitue toutefois pas la majorité des dossiers déposés - ont été proposés par les entreprises pétitionnaires, que ce soient Monsanto, Syngenta ou Bayer, en s'abstenant déjà de présenter de telles études sous ce prétexte d'équivalence en substances entre le maïs, le soja ou le coton transgéniques et leurs homologues non GM. Des dossiers qui ont été acceptés par l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA/EFSA) ou sont en cours de traitement ! L'inclusion du caractère obligatoire des analyses de toxicité, dans le règlement, constituerait effectivement un renforcement, en complément d'une réelle mise en œuvre de tests d'équivalence.

AE : Quels PGM ne présentant pas d'analyse toxicologique sont en cours d'autorisation dans l'UE ?

C.N. : L'Agence française de sécurité sanitaire (Anses) a mis en exergue ce manque d'analyse de toxicité dans le dossier du coton transgénique GHB 614 de Bayer, un dossier validé par l'AESA en 2009 et autorisé par la Commission européenne en juin 2011 pour l'importation et la transformation. Idem pour le dossier d'autorisation en cours de traitement du colza MON 88302 alors que l'Anses notait en juin 2012 qu'aucune étude de toxicologie n'était présentée par Monsanto. D'autres dossiers présentent la même lacune comme celui du maïs 5307 de Syngenta ou du maïs DAS40278-9 de Dow AgroSciences sont dans les tuyaux de la Commission.

Il faut rappeler que trois PGM sont déjà autorisées à la culture dans l'UE - le maïs Mon810 de Monsanto, le maïs T25 de Bayer tolérant au glufosinate d'ammonium et la pomme de terre Amflora de BASF. Le maïs Mon 810 est principalement cultivé en Espagne avec 97.326 hectares, ensuite vient le Portugal avec 7.724 ha, les autres pays (Pologne, Roumanie, République Tchèque, Slovaquie) ne cultivant que très peu de PGM. La pomme de terre Amflora représente moins de 100 hectares en Europe (en Suède et en Allemagne). Le Mon810 a été autorisé en février 1998, trois années après que son dossier ait été déposé. En revanche, le dossier de la pomme de terre GM Amflora a été déposé en 1996 en Suède et Amflora n'a été autorisée à la culture qu'en 2010, soit 14 ans après le dépôt du dossier.

AE : Combien de dossiers d'homologation pour la culture sont en attente ?

C. N : Il y a actuellement 27 dossiers d'autorisation pour la culture en attente : des pommes de terre, des maïs, des colzas, des betteraves, des cotons. Parmi eux, la pomme de terre "Fortuna "de BASF résistante au mildiou ou le maïs TC1507 pour lequel l'AESA vient de rendre un quatrième avis, lui aussi favorable.

41 OGM sont également autorisés à la commercialisation pour l'importation destinés à l'alimentation humaine et/ou animale. On y trouve vingt-cinq variétés de maïs, huit de coton, sept de soja, trois de colza et une de betterave. Tandis que 68 demandes d'importation sont en attente. Le dernier OGM, homologué le 20 octobre par la Commission européenne, est le maïs MIR 162 de Syngenta alors que fin septembre les États membres n'étaient pas parvenus à un consensus sur sa commercialisation. Tous ces chiffres sont le fruit d'un suivi assez compliqué par Inf'OGM des dossiers d'autorisation. Par exemple, plusieurs dossiers peuvent être déposés pour une même plante et la mise en ligne des informations est assez disparate. Un vrai jeu de piste pour essayer d'être exhaustif...

AE : Le projet de règlement ne risque-t-il pas de s'avérer inefficace si la Commission le passe en force en cas de désaccord entre États membres ?

C. N. : Ce règlement est en cours de discussion via la procédure de comitologie. Il suit donc exactement le même chemin que les demandes d'autorisation, un chemin qui ne passe pas par le Parlement européen et qui exige de la part des Etats membres une majorité qualifiée difficile à atteindre. Si aucune majorité n'est atteinte - comme cela se passe toujours pour les demandes d'autorisation de PGM -, ce projet de règlement devra passer devant le comité d'appel, comité qui statue lui aussi à la majorité qualité. Et en cas d'absence de majorité qualifiée, la Commission européenne pourra valider sa propre proposition.

Les Etats membres ont donc deux fois la possibilité de se mettre d'accord pour amender le texte et notamment clarifier le caractère obligatoire des analyses de toxicité. Précisons encore qu'aujourd'hui aucun règlement ne légifère sur le sujet et que seules les lignes directrices de l'AESA existent. Les pétitionnaires souhaitant obtenir une autorisation ont intérêt à suivre les lignes directrices édictées par les experts. Donc rejeter le règlement ne devrait pas modifier grand chose. En revanche, l'amender afin de rendre les analyses obligatoires et l'adopter serait clairement un progrès.

AE : La France, qui applique le principe de précaution pour la culture des OGM, souhaite une réévaluation des procédures d'autorisation et un renforcement des études toxicologiques à long terme. Est-ce possible dans ce contexte ?

C. N : Le premier avis de l'AESA sur l'étude de GE Séralini a été délivré en un temps record et sans discussion avec l'équipe du professeur. Dans cet avis, l'AESA s'applique avec méthode à critiquer l'ensemble du travail de l'équipe. Cela est tout à l'honneur de l'Agence... Cependant, cette position, légitime, contraste sévèrement avec la bienveillance avec laquelle l'AESA rend des avis favorables sur les dossiers de demande d'autorisation. Concrètement, nombre de critiques effectuées par l'AESA sur l'étude Séralini pourrait s'appliquer sur les dossiers de demande d'autorisation notamment quant à l'insuffisance de puissance statistique. Inf'OGM a montré dans un livret publié récemment que l'évaluation des demandes d'autorisation conduite notamment par l'AESA n'était pas scientifique.

La durée de l'étude, longue de deux ans, a également été critiquée par l'agence sanitaire alors que les tests demandés dans les dossiers d'autorisation sont de 90 jours. On peut réaliser une étude sur une longue durée mais il est nécessaire de l'enrichir car dans celle de Séralini, il aurait fallu travailler avec d'autres mammifères, d'autres rats, plus de lots. Plus l'étude est longue, plus elle demande une grande vigilance sur la race de rats choisie, leur nombre et les paramètres étudiés, ceci est incontestable et le professeur Séralini le sait. Il a fait ce qu'il a pu avec l'argent qu'il a réussi à obtenir auprès de bailleurs privés. L'étude du Pr Séralini a malgré tout permis de faire émerger les failles de l'ensemble des évaluations menées jusqu'à présent. A ce jour, aucune étude de cancérologie sérieuse n'a été menée sur les OGM et très peu d'études d'allergologie ont été suivies.

Le gouvernement français dispose donc actuellement d'un contexte au contraire favorable pour avancer dans la direction d'un renforcement de l'évaluation des OGM : le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) met en exergue, pour chaque demande d'autorisation, les lacunes des analyses fournies par les entreprises. L'Anses a énoncé à plusieurs reprises sa position quant au caractère obligatoire que doit avoir la fourniture d'analyses de toxicité. Le contexte actuel paraît donc tout à fait propice pour la France pour obtenir un tel renforcement de l'évaluation, sur base d'un règlement clair et précis qui ne laisse pas place au doute.

AE : Prévu mi-novembre, l'avis définitif de l'AESA sur cette étude ne risque-t-il pas d'entacher les négociations sur le nouveau règlement ?

C.N : Le fait que les dossiers d'autorisation des pétitionnaires passent la barrière de l'AESA, malgré l'absence d'études toxicologiques, démontre que le caractère obligatoire de ces analyses de toxicologie n'est pas juridiquement établi. Encore une fois, le gouvernement français qui annonce vouloir remettre à plat le système d'évaluation doit donc obtenir que cette obligation d'analyse soit énoncée clairement dans le règlement en discussion. Et entre temps, certains acteurs, comme la Confédération Paysanne, demande à ce qu'un moratoire soit décrété afin qu'aucune autorisation ne soit donnée tant que les réponses sur les effets à long terme ne sont pas obtenues.

Au-delà des aspects toxicologiques, remettre à plat, c'est aussi repréciser le cahier des charges de demandes d'autorisation et y adjoindre une étude socioéconomique sur les intérêts de mise en culture des OGM, demandée depuis des années. Cette étude est d'autant plus importante qu'elle devrait aborder la question de l'utilité des OGM. Il serait également intéressant de tester dans leur globalité les OGM tolérant aux herbicides Round up, ce qui rappelons-le n'est pas le cas actuellement. Seul le glyphosate, le principe actif de l'herbicide, est évalué dans les tests demandés aux entreprises et non tous les adjuvants qui constituent le cocktail final.

AE : La question de conflit d'intérêt est également au cœur de la polémique. Comment organiser et surtout financer des études indépendantes sur l'impact des OGM ?

C.N : Le fait que l'AESA soit actuellement l'objet de nombreuses critiques pour conflit d'intérêt n'est plus à démontrer. Les cas emblématiques de Diana Banati (ex-présidente du conseil d'administration de l'Agence amenée à démissionner) et ont été largement commentés par la presse internationale. Concrètement, l'AESA fait d'ailleurs l'objet d'une plainte et l'Agence a aussi été montrée du doigt dans un rapport de la Cour des comptes.

Le Pr. Séralini demandait aux pouvoirs publics un plus grand financement pour compléter son étude, ce qui lui a été refusé. Résultats : il a obtenu trois millions d'euros pour faire son étude en testant les groupes témoins de rats composés de 10 mâles et 10 femelles jugés insuffisants au lieu de 50 rats par lots conseillés par l'OCDE pour des études de cancérologie. Or, pour faire une étude avec 50 rats par lots, il aurait fallu au chercheur recueillir un financement bien supérieur (d'autant que certains experts de l'Anses parlent de 80 rats par groupe/sexe). Mais cette étude va être refaite, a annoncé la ministre de l'Environnement, Mme Batho, au HCB. Il semble finalement paradoxal d'avoir refusé de subventionner l'étude du Pr. Séralini pour, ensuite, demander à ce qu'elle soit refaite car soulevant des questions non encore répondues. Pour certains acteurs, la mise en place d'un fonds publics alimenté par les entreprises de biotechnologie permettrait de financer les études menées de façon contradictoire et réellement indépendante lors du dépôt de demandes d'autorisation de l'OGM. Le gouvernement français a annoncé la menée d'une telle étude. Inf'OGM attend avec impatience le cahier des charges de cette étude censée être indépendante, transparente et contradictoire.

Réactions26 réactions à cet article

 

On ne peut qu'attendre que le gouvernement actuellement en place aura suffisamment de corrones pour faire la lumière totale et lancer les Etudes réellement indépendante sur les OGMs avec les moyens nécessaires. Il en va en effet de la santé publique. La réaction 10 fois trop rapide de L'AESA pour dénoncer le caractère soi-disant "incorrecte" de l'Etude du professeur Séralini montre bien que cette agence a besoin d'un grand nettoyage afin d'exterminer tous les éléments subventionnés d'une façon ou d'une autre par les entreprises lié à l'agro alimentaire. Que le gouvernement fasse un réel travail vis à vis du citoyen et de sa santé.

arthur duchemin | 20 novembre 2012 à 12h17
 
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Nul besoin de passer du temps sur le torchon de GES pour se rendre compte qu'elle ne valait pas un clou.
Le temps de la lire (allez, on va dire 1h pour un spécialiste du domaine) et 2 à 3h pour écrire les conclusions. Bref, une demi-journée. Utiliser l'argument du "temps record" n'a donc aucune valeur !
Entre le dépôt de cette étude auprès du journal et son acceptation après relecture par deux reviewers, il ne s'est écoulé que 4 mois. Ce qui est relativement court dans le processus de publication. Des durées plus longues sont extrêmement fréquentes surtout s'il y a des allers et retours avec des demandes complémentaires des reviewers (ce qui semble avoir été le cas). Si le processus dure quelque mois, c'est parce que les reviewers se mettent à faire ce qui est leur demandé à la dernière minute pour respecter la date limite fixée par l'éditeur.

Quant Inf'OGM se permet de dire que les évaluations ne sont pas scientifiques alors qu'il ne sait même pas comment elles sont réalisées (lol)
Par ailleurs, il n'y a pas de conflit d'intérêt de Diana Banati, tête de turc des antis, bien que dans le staff de l'EFSA, elle ne jouait aucun rôle dans le processus d'évaluation scientifique à aucun moment (n'assistait pas aux réunions du panel, ne rédigeait et ne corrigeait rien) mais devait s'assurer que tout avait été fait selon les normes de qualité, preuve que CN ne connait que très superficiellement le processus d'évaluation. Lire la déclaration récente de C Geslain-Lanéelle

gattaca | 20 novembre 2012 à 19h09
 
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bon courage Christophe pour votre combat contre les OGM ,c'est notre santé qui est en jeux .
ingénieur agronome

NOUNOU | 21 novembre 2012 à 05h01
 
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l'agronome Nounou n'est-il pas capable de se rendre compte que les PGM Bt sont plus sûres sanitairement ? (le sait-il seulement ?).

Notre santé est sans aucun doute beaucoup plus assurée avec des produits issus de PGM qu'avec des produits issus de plantes conventionnelles et quel que soit leur mode de culture (y compris et surtout le mode AB... les exemples récents de problèmes y compris de décès ... faut-il une nouvelle fois les rappeler ?)

Mais surtout, il faudrait que les antis ne construisent pas leur argumentation sur un postulat qui décrète que les PGM sont a priori dangereuses !
Par analogie, ils sont sans doute persuadé que l'électricité qui arrive à la prise de leur cuisine est radioactive car provenant d'une centrale nucléaire !
Lorsque les gens réaliseront enfin que les variétés GM sont des variétés comme les autres, qui n'obéissent à aucune loi biologique spécifique, ils auront fait un grand pas dans la compréhension de ce qu'ils sont réellement.

Mais pour en arriver là, il faut qu'ils se renseignent, apprennent, comprennent mais surtout pas en allant sur un site aussi partisan qu'inf'OGM qui depuis l'origine de ce débat est ancré dans ses certitudes militantes et la plupart du temps mensongère par omission et donnant des informations du même "niveau" que celles de greenpeace.

gattaca | 21 novembre 2012 à 11h38
 
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Merci à Info'GM pour les éclairages essentiels qu'ils apportent sur cette question de société et face à l'opacité / malhonnêteté / mauvaise foi dont font preuve les firmes et les "experts" pro-OGM.

En entendant certaines personnes essayer, sans trop d'écho heureusement, de banaliser les variétés GM au point de dire qu'elle sont identiques aux autres (alors que le process est la transgenèse et non la sélection variétale classique), on ne peut qu'être soulagé de voir des chercheurs, des citoyens éclairés, des décideurs... étudier la question sérieusement et demander plus de transparence et des études indépendantes à ceux qui veulent nous imposer l'agriculture et l'alimentation de demain.

Merci à M. Noisette pour qui œuvre pour l’intérêt de tous (consommateurs, agriculteurs d'ici ou d'ailleurs, biodiversité...).

jujuniep | 22 novembre 2012 à 08h43
 
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Gattaca nous dit : "Quant Inf'OGM se permet de dire que les évaluations ne sont pas scientifiques alors qu'il ne sait même pas comment elles sont réalisées (lol) "
Conseil à Gattaca : lire "Expertise des OGM : l’évaluation tourne le dos à la science", Paru le 17 octobre 2012, écrit par F. Jacquemart, médecin, biologiste (ancien de Pasteur), membre du HCB et... président d'Inf'OGM.
Bonne lecture

fred | 22 novembre 2012 à 18h03
 
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@jujuniep,

pouvez-vous prouver, avez vous des exemples :
d'opacité / malhonnêteté / mauvaise foi dont font preuve les firmes et les "experts" pro-OGM ?

C’est tellement plus facile de croire un GES qui ment à tout le monde depuis le 19 septembre.

Questions opacité, malhonnêteté et mauvaise foi, les gourous anti-OGM, les écoloverdâtres sont passés maîtres depuis 16 ans.
16 années qu'ils crient au loup et que l’on ne voit toujours rien venir !

Par contre avez-vous lu les 600 publications/rapports/documents/études qui concernent des études de tox long terme sur des aliments ou sur des PPP (préparations phytopharmaceutiques) et qui n’indiquent pas le moindre début d’une dangerosité.

Êtes-vous au courant des accidents survenus avec des variétés issues de sélections autre que la transgénèse ?

Connaissez-vous un accident avéré avec une PGM mise sur le marché ?

Savez-vous que les PGM Bt utilisent moins d’insecticides chimiques et ont des teneurs moindres en mycotoxines ?

Etes-vous au courant des dégâts que causent chaque année les mycotoxines (substances cancérigènes) ?

Savez-vous que les PGM attentent moins à la biodiversité que l'agriculture conventionnelle, que leur EIQ est meilleur que pour les variétés conventionnelles ?

Il m'étonnerait que l'on trouve une seule de ces études sur le site d'Inf'OGM par contre on peut être sûr d'y trouver toutes celles qui sont foireuses !

gattaca | 22 novembre 2012 à 19h28
 
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M. Noisette affirme ici que le projet de règlement «fait du concept d'équivalence en substance la clef de voute de l'évaluation des PGM et l'affaiblit» et que «les analyses de toxicité ou d'alimentarité ne seront pas obligatoires» s'il y a équivalence.

Sauf erreur, ce serait là maintenir la situation actuelle, contrairement à ce qu'il laisse entendre.

M. Noisette devrait aussi nous expliquer comment il peut affirmer cela alors que son collègue Éric Meunier avait écrit en février dernier que « la Commission semble envisager de rendre obligatoires ces analyses pour les plantes contenant un événement transgénique ».

M./Mme Gattaca a écrit le 20 novembre 2012 à 19h09 :

« Le temps de la lire (allez, on va dire 1h pour un spécialiste du domaine)...).

Non!

Il suffit d'une minute pour lire le résumé et comprendre que l'article est orienté ; une minute pour s'apercevoir qu'il n'y a aucune donnée numérique et aucune analyse statistique sur la partie « tumeurs » ; cinq secondes pour s'apercevoir que les photos de rats avec des tumeurs énormes n'ont aucune utilité scientifique et didactique, et qu'elles témoignent d'une violation des règles de l'éthique de l'expérimentation animale. Les plus dégourdis auront mis cinq minutes pour comprendre la figure 1 et s'apercevoir qu'il y avait un loup.

Et une minute pour écrire et transmettre un commentaire lapidaire et rageur. C'est ce que certains scientifiques de renom ont fait.

Dire que ce genre de publication fait la une des journaux!

Wackes Seppi | 22 novembre 2012 à 21h33
 
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@ fred

Ah, la patabiologie de Jacquemard aurait un quelconque intérêt ?
si ce dernier est bien membre du HCB, ce n'est pas au sein du CS mais au sein du CEES.
Le premier a pour mission d'émettre des avis (scientifiques), le second des recommandations.
Quand on voit celles que ce CEES a émis depuis son origine ...! ouaoh !!!!! le niveau !!!!!
Cette commission a parfaitement démontré qu'un certain nombre de ses membres (y compris Jacquemard) avaient une opposition de principe contre les OGM.
Vous devriez apprendre l'épisode de l'oeillet bleu GM traité par ce CEES, il illustre parfaitement le niveau scientifique et comment effectivement Jacquemard, malgré son passage par des instances scientifiques, tourne le dos à la science.
Vous devriez apprendre qu'au moins 4 membres de CEES ont démissionné récemment (d'autres l'avaient fait avant) de cette instance tant les débats étaient irréalistes et irrationnels et surtout devant l'impossibilité totale d'avoir des discussions sensées et arriver à un consensus quelconque !
S'il y a bien une instance qui tourne le dos à la science, à la raison, au bon sens, aux connaissances scientifiques actuelles, c'est bien celle-là !
Et en plus, Jacquemard, président d'inf'OGM, prouve que le manque de connaissances scientifiques, la non compréhension, l'incompétence, tournent en rond ! N'y aurait-il pas d'ailleurs conflits d'intérêts ?

gattaca | 23 novembre 2012 à 09h39
 
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En tant que citoyen, heureusement que je ne suis pas uniquement informé par InfOGM.
Si on a peur pour sa santé, il faut militer contre l'importation des produits GM cultivés hors UE, pas contre la production en UE, qui est inexistante.

Albatros | 23 novembre 2012 à 14h41
 
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Et on est repartit avec les mêmes et avec la même ambiance ! Cela devient pénible de ne plus pouvoir poster un commentaire sans se faire matraquer (écoloverdatre, est-ce nécessaire pour le débat ?).

Des preuves d'opacité, malhonnêteté ? L'absence d'étude indépendantes, la mise au placard d'opposant au OGM aux États-Unis par des gens bien placés, le lobbying pro-OGM à l'encontre de l’intérêt général, les conflits d’intérêts, les actions agressives des firmes dans les pays en développement pour leurs imposer les OGM.... Et la liste est longue.

Et pour la mauvaise foi ? Citer des études toxicologique pour affirmer que les OGM sont safe alors qu'elles ont les mêmes défauts (voire pire) que l'étude de GES qui est considérée comme de la merde, dire que les OGM sont bénéfique pour la biodiversité... Une variété GM est peut être plus "ecolo" que son homologue standard en théorie... mais quand on sait que la culture du soja transgénique en Amérique du sud entraine une déforestation sans précédent, où est le bénéfice pour la biodiversité ? Et que dire de la surconsommation de glyphosate ?

Je me souviens de pro-OGM admettant que certaines choses étaient inadmissibles, vis-à-vis des critères d’évaluation ou du comportement des firmes sur le terrain. Gattaca, pourquoi ne pas admettre cela alors que ces problèmes sont indiscutables ? Pourquoi tant de certitudes et d'agressivité lorsqu'on parle d'une technologie récente ?

Vu l'ambiance et l'ouverture d'esprit, j'en resterai là.

jujuniep | 26 novembre 2012 à 08h58
 
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@jujuniep
il ne s'agit pas de faire une liste à la Prévert. Votre liste n'apporte aucun fait précis ni avéré.
Est-ce que oui ou non il existe 600 documents d'essais long terme qui ne montrent qu'il n'y a pas de problème ? Je peux évidemment en fournir la liste.
Les études présentes dans les dossiers d'évaluation n'ont certes pas les mêmes défauts de celle de GES. Elles suivent la norme OCDE pour des tests de toxicité sub-chronique (et non pas long terme).
Les améliorations postérieures par de nouveaux tests statistiques n’ont pas remis en cause les résultats précédents.
Pour la biodiversité, il vous reste apparemment bcp de choses à apprendre.
Si vous souhaitez cultiver une plante et uniquement cette plante, vous diminuez intrinsèquement la biodiversité localement. C'est d'une telle évidence qu'il est lamentable d'avoir à la rappeler.
Ce n'est pas pour autant que vous avez créé une atteinte à cette biodiversité. Plusieurs études dans le monde montrent qu'avec les PGM la biodiversité est plutôt meilleure que dans les cultures conventionnelles.
La déforestation régresse !... vous utilisez un mensonge de WWF sur ce point !
Surconsommation de glyphosate : faux , rien compris aux herbicides comme beaucoup d’ailleurs.
Sur la plan de la mauvaise foi, vous n'avez certes pas de leçon à donner quand on voit quelles sont vos références (Robin, Séralini, Belpomme, Testard, Jacquemard et autres charlots pseudoscientifiques).

gattaca | 26 novembre 2012 à 12h10
 
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Résumons... Je n'ai rien compris aux herbicides, ni à la biodiversité, ni à l'actualité. L'agronome nounou n'a rien compris à l'agronomie et Fred n'a rien compris à la vie... et tous les gens (experts, agronomes, scientifiques, journalistes, politiques, citoyens, écologistes...) qui apportent un avis différents du votre sont des crétins.

Alors, Gattaca, vous devez être une montagne de savoir au milieu d'un océan de bêtise (cela ne doit pas être facile tous les jours) et je ne peux que me taire devant autant de certitudes.

Pourtant je n'ai lu aucun commentaire de votre part sur la lettre des 140 chercheurs demandant, comme GES, des études transparentes de long terme sur les OGM. C'est peut être plus dur pour vous d'insulter de débile 140 scientifiques réputés ?

Et je ne reprendrai pas une nouvelle fois votre message bourré de certitudes, de malhonnêtetés intellectuelles, d'erreurs/d’horreurs qui nient toutes les évidences et d'absence totale de prudence.

En tout cas, je souhaite bon courage à ceux qui espère encore réconcilier les biotechnologies et les citoyens en essayant de faire de la pédagogie, car avec de tels comportements sur un forum ouvert à tous, la tâche va être compliquée.

Si vous vouliez tuer le débat, bravo c'est un succès !

jujuniep | 26 novembre 2012 à 15h44
 
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Ce billet présente une interview de M. Christophe Noisette et porte sur les modalités de l'autorisation (et de la non-autorisation) de plantes génétiquement modifiées.

Il est bien sûr loisible à tout commentateur de s'exprimer sur des sujet au mieux connexes. Et on peut, comme M./Mme Gattaca, trouver lassant de voir les mêmes contre-vérités déversées à chaque billet sur, ici, les PGM. On peut aussi trouver que ce n'est pas là un «débat», mais une succession de monologues.

Oui, il serait bon de s'informer un peu plus sur l'agronomie et la contribution que les PGM apportent à celle-ci. Cela n'empêche pas de rester «contre», mais au moins l'opinion ne serait pas fondée sur des certitudes invraisemblables, des malhonnêtetés intellectuelles déversées ad nauseam par des opposants agissant par principe ou intérêt.

Il est tout de même remarquable que le discours des animateurs d'Inf'OGM, payés pour déverser un certain discours sur les OGM, varie selon qu'ils publient sur leur site ou sur celui-ci!

M./Mme Gattaca n'a pas commenté le manifeste de 140 chercheurs sur ce site? Je ne l'ai pas fait non plus ici. Mais ailleurs. Ce texte écrit par M. Pierre-Henri Gouyon, chercheur mais aussi membre du conseil scientifique du CRIIGEN, et donc affligé d'un énorme conflit d'intérêt, est une bouse. Je vous invite à écouter l'intervention de M. Olivier Godard devant l'OPECST, à:

http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=3628&synchro=0&dossier=12

(à suivre)

Wackes Seppi | 26 novembre 2012 à 21h28
 
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(Suite)

Même M. Séralini a répondu que M. Godard avait tenu un «discours qui pouvait être accepté», ne s'étant insurgé que contre la caractérisation de son «étude».

On peut être un brillant chercheur (tous les signataires ne le sont pas, loin de là) et se laisser aller à signer un truc débile.

Lisez aussi les commentaires du mathématicien et statisticien Emmanuel Grenier dans le Monde:

Mais vous avez raison de souhaiter bon courage à ceux qui « espère[nt] encore réconcilier les biotechnologies et les citoyens». Parce qu'il faut faire preuve de beaucoup de pédagogie face à l'énormité de l'océan de mensonges auquel nous sommes – vous êtes – confrontés. Car «un mensonge a le temps de parcourir la moitié du globe avant même que la vérité n'ait eu une chance d'enfiler son pantalon!» (Winston Churchill). On l'a encore vu avec l'«étude» de M. Séralini. Ses données brutes sont a priori honnêtes et justes, mais l'interprétation qu'il en a donnée ne l'est pas.

M. Nounou a écrit (21 novembre 2012 à 05h01): «bon courage Christophe pour votre combat contre les OGM ,c'est notre santé qui est en jeux».

Il signe «ingénieur agronome». Quelle tristesse! Il nous fait honte!

Wackes Seppi | 26 novembre 2012 à 21h29
 
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Les conflits d’intérêts de gravités variables avec vous ! Car lorsqu'il s'agit de conflits d’intérêts au sein des instances qui autorisent la mise sur le marché d'OGM, je vous ai trouvé beaucoup moins sévère et prompt à dire les choses clairement... Par ailleurs, par rapport à l’intérêt financier que représentent les OGM, nous parler d'un conflit d’intérêt au sein de CRIIGEN est comique.

Vous parlez de contre-vérités... Mais par rapport à quoi ? Ce qui est reproché par ces 140 chercheurs, les associations, les citoyens en majorité c'est justement le manque d'étude indépendante et l'absence d'éléments fiables sur cette nouvelle technologie alors que pourtant les OGM sont cultivés, vendus, consommés.

Pour ce qui est de nounou, étant moi même ingénieur agronome, il ne me fait pas honte, cela n'engage que vous. Au contraire, et même si je ne partage pas son alarmisme, il me rassure face aux messages d'autres ingénieurs agronomes qui me consternent...

Enfin, et concernant Gattaca que vous défendez, c'est sa condescendance systématique et son agressivité que je lui reproche (en plus de ses positions, évidemment).
Car on peut certes me reprocher un manque de connaissance sur pas mal de choses. Mais de votre coté, avez-vous envisagé, ne serait-ce qu'une seconde, vous vous aviez tord et que les OGM n'étaient pas l'avenir de l'agriculture ? A lire vos messages, il paraît évident que non.

Face à cela, je n'ai pas honte... mais j'ai peur.

jujuniep | 27 novembre 2012 à 12h11
 
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comme Wakes Seppi, je suis effectivement effaré de voir dans quel océan de mensonges vous baignez et que vous cautionnez !
Vous seriez ingénieur agronome ! alors est ce que l'ingénieur agronome peut nous expliquer pourquoi faire un OGM provoque plus de différences au niveau génétique que faire un croisement conventionnel ? Ces modifications génétiques étant obligatoirement dangereuses pour un OGM et pas lorsqu'il s'agit d'un croisement conventionnel ?
En science, si vous n'avez pas de témoin, de référence, vous ne pouvez faire grand chose. Expliquez-nous alors en quoi le différentiel entre un OGM donné et la plante conventionnelle correspondante est si dangereux (et automatiquement dangereux d'ailleurs) que cela ?
De la part d'un ingénieur agronome, je n'arrive pas à comprendre qu'il condamne toute une filière (celle de l'amélioration des plantes) depuis 17 années maintenant voire beaucoup plus depuis la première PGM créée (1984), condamnant donc tous ses collègues généticiens-agronomes qui, de fait, n'ont eu de cesse de créer des variétés nouvelles améliorées (meilleures, plus intéressantes sur un caractère donné ) par rapport à ce qui existait avant et grâce à des techniques de plus en plus performantes et moins hasardeuses.
C'est vraiment avoir une attitude malsaine que de penser qu'ils auraient créé des variétés dangereuses et qu'ils ne se soient pas donnés les moyens de vérifier qu'elles n'étaient pas dangereuses pour les autres mais pour eux également !

gattaca | 27 novembre 2012 à 15h28
 
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Gattaca, je crois voire d'où vient le problème... Vous lisez des choses que je n'ai jamais écrites !

Je n'ai jamais condamné toute la filière de l'amélioration des plantes, nous avons déjà eu un échange là dessus. Je crois en l'amélioration variétale classique, celle qui, depuis l'invention de l'agriculture jusqu'à aujourd'hui (et non depuis 17 ans) créé des variétés de plus en plus productives.

Je vous ai dit que je savais qu'une variété GM n'est pas différente en soit d'une standard... mais que le croisement en question pour l'obtenir franchissait une barrière imposée par la "nature", ce qui est en soit discutable. Pas forcément dangereux... mais discutable.

Idem, je n'ai JAMAIS dit que les variétés GM étaient par défaut dangereuses, j'ai dit de nombreuses fois que l'opacité de leurs création, leurs buts, les comportement des firmes, et leurs présences cachées dans tous les aliments étaient inadmissibles.

Enfin, je n'ai jamais affirmer que les OGM condamnaient l'espèce humaine mais qu'il fallait énormément de prudence avec une nouvelle technologie à destination de l'alimentation et manipulant des ADN dont on ne connaît pas tous les ressorts. Cela ne serait pas la première fois dans l'histoire qu'une nouvelle technologie se révèle dangereuse malgré des experts disant le contraire.

Vous parlez de mensonges ? Mais encore une fois par rapport à quoi ? A vos certitudes inattaquables ? A ce que dit Monsanto ? Je radote mais vous avez envisagé d'avoir tord ?

jujuniep | 27 novembre 2012 à 16h29
 
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Ainsi donc, vous seriez ingénieur agronome, M./Mme Jujuniep! On peut donc vous créditer d'un bagage minimum.

Vous écriviez le 22 novembre 2012 à 08h43:

«Merci à Info'GM pour les éclairages essentiels qu'ils apportent sur cette question de société et face à l'opacité / malhonnêteté / mauvaise foi dont font preuve les firmes et les "experts" pro-OGM.»

Quelles accusations! Les firmes? Vous devez être bien à l'aise dans un secteur protégé, bien loin de la réalité des «firmes». Les «"experts" pro-OGM»? C'est exactement le genre d'accusation diffamatoire faite implicitement par le manifeste de Gouyon :

«Chers collègues, Je ne vous reproche pas d’avoir séché les cours de statistique quand vous étiez étudiant. Mais on ne se permet pas de calomnier les collègues du HCB et de l’Anses quand on n’est pas capable de comprendre leurs rapports.» M. Emmanuel Grenier dans le Monde.

Mais M. Grenier a mal décrit la cible des calomnies.

Car lorsqu'il écrit: «Enfin, nous tenons à assurer à nos concitoyens qu'il existe également, dans la communauté scientifique, un nombre important de chercheurs qui sont convaincus qu'il faut prendre au sérieux les risques associés aux technologies», M. Gouyon impute aux chercheurs "de l'autre camp", et plus généralement à tous ceux qui ne sont pas de son obédience, un mépris pour les risques. Vous pensez que c'est une attitude responsable? Digne d'un membre de la communauté scientifique?

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 18h56
 
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(Suite 1)

Vous écriviez aussi: «En entendant certaines personnes essayer ... de banaliser les variétés GM au point de dire qu'elle sont identiques aux autres...»

Où avez-vous vu ça? Où avez-vous vu écrit qu'une variété RR ou Bt, ou un papayer résistant au Ringspot, ou une pomme de terre résistante au mildiou grâce à deux gènes, ou un peuplier moins riche en lignine et donc plus facile à transformer en pâte à papier est «identique aux autres»?

Et encore: «...à ceux qui veulent nous imposer l'agriculture et l'alimentation de demain».

Qui sont ces gens? Et si vous visez l'industrie des variétés et des semences, expliquez-nous comment ils «imposent» les variétés.

Et enfin: «Merci à M. Noisette pour qui œuvre pour l’intérêt de tous (consommateurs, agriculteurs d'ici ou d'ailleurs, biodiversité...).»

Parce que c'est oeuvrer pour l'intérêt de tous que d'aligner des contre-vérités et des demi-vérités sur ce site?

M. Albatros a écrit le 23 novembre 2012 à 14h41:

« En tant que citoyen, heureusement que je ne suis pas uniquement informé par InfOGM.
Si on a peur pour sa santé, il faut militer contre l'importation...»

Entièrement d'accord sur le premier point. Quant au deuxième, quand on a peur pour sa santé, il faut arrêter de manger.

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 18h57
 
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(Suite 2)

M./Mme Jujuniep a aussi répondu à M./Mme Gattaca le 26 novembre 2012 à 08h58:

«Des preuves d'opacité, malhonnêteté ? L'absence d'étude indépendantes...»

Ce sont les procédures d'autorisation qui exigent des pétitionnaires qu'ils soumettent des études, réalisées soit par eux-mêmes, soit par des prestataires de service agréés et... indépendants.

« ...la mise au placard d'opposant au OGM aux États-Unis par des gens bien placés...»

Connaissez-vous le dossier Chapela? Le vrai, pas les belles histoires de conspiration de Mme Marie-Monique Robin?

« ...le lobbying pro-OGM... »

En quoi le lobbying est-il une preuve d'opacité, de malhonnêteté?

« ...à l'encontre de l’intérêt général»?

En quoi l'intérêt général serait-il affecté?

«...les conflits d’intérêts...»

Ah la belle affaire! Où est le lien avec l'opacité et la malhonnêteté des firmes? Avez-vous des preuves que la firme M., ou B., ou S., ait envoyé un de ses sbires dans un comité d'experts?

« ...les actions agressives des firmes dans les pays en développement pour leurs imposer les OGM »

Savez-vous que les agriculteurs indiens, brésiliens, boliviens, paraguayens, pakistanais ont commencé par cultiver, ou cultivent, des variétés GM à partir de semences illégales? Et, dans le cas de l'Inde, qui n'étaient pas de Monsanto? Et, du reste, comment imposeraient-elles ce qui est cultivé?

Votre problème, en bref, est que vous régurgitez le bréviaire anti-OGM.

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 18h58
 
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(Suite 3)


M./Mme Jujuniep a aussi écrit:

«Et pour la mauvaise foi ? Citer des études toxicologique pour affirmer que les OGM sont safe...»

Là, il me semble que les accusés ne sont plus les firmes mais les intervenants, surtout chercheurs, qui ne succombent pas à l'anti-ogmisme.

Et M. J. fait une erreur de jugement. Car il n'y a qu'une étude qui est régulièrement citée ces derniers temps, celle de Snell et al.

« ...alors qu'elles ont les mêmes défauts (voire pire) que l'étude de GES qui est considérée comme de la merde...»

Nouvelle erreur. Les critiques que l'on voit en ce moment concernent les études analysées par Snell et al. Personne n'a émis d'avis sur l'ensemble des études de toxicologie/alimentarité disponibles.

« ...dire que les OGM sont bénéfique pour la biodiversité... Une variété GM est peut être plus "ecolo" que son homologue standard en théorie... mais quand on sait que la culture du soja transgénique en Amérique du sud entraine une déforestation sans précédent...»

Nouvelle erreur. Chaque OGM est différent. Le riz doré ne présente aucun bénéfice pour la «biodiversité».

Et sophisme. La déforestation n'a rien à voir avec le soja OGM. S'il n'y avait pas d'OGM, on en cultiverait autant (sinon plus en termes de surface) pour satisfaire les marchés.

«...où est le bénéfice pour la biodiversité ? »

Moins de déforestation!

«Et que dire de la surconsommation de glyphosate ?»

Vous avez écrit «surconsommation»?

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 18h59
 
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(Suite 4)

«Je me souviens de pro-OGM admettant que certaines choses étaient inadmissibles...»

Sophisme de l'appel à la flatterie.

«...pourquoi ne pas admettre cela alors que ces problèmes sont indiscutables ?»

Il faudrait prouver que les problèmes allégués sont (1) généralisés et (2) inhérents aux OGM pour que cet argumentum ad misericordiam puisse marcher. Ce n'est manifestement pas le cas.

«Pourquoi tant de certitudes et d'agressivité lorsqu'on parle d'une technologie récente ?»

Cette question ne m'était pas adressée, mais il y a lieu de répondre sur les «certitudes» et un problème de logique récurrent: lorsque nous disons que l'argument A est faux, il est interdit par la logique de déduire que, selon nous, non-A est vrai.

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 19h00
 
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(Suite 5)

M./Mme Jujuniep a aussi évoqué à nouveau la question des conflits d'intérêts dans son commentaire du mardi 27 novembre à 12h11.

Oui, ils sont de gravité variable et, pour certains de ceux que l'on trouve cités et re-cités ad nauseam, sans incidence sur le travail pratique d'expertise. Ceci sans compter le fait que certains chasseurs de conflits (dont c'est le fond de commerce ou un élément de programme politique, ou encore un élément de querelle personnelle) en dénoncent certains qui n'en sont pas, les personnes mises en cause ayant été nommées par application de règles juridiques prévoyant précisément la représentation des intérêts en cause.

Vous devriez écouter ou lire les déclarations de M. Marc Mortureux et d'autres aux récentes réunions organisées par des instances parlementaires sur la distinction entre liens d'intérêts et conflits d'intérêts, et sur les abus d'invocation des conflits d'intérêts.

«...nous parler d'un conflit d’intérêt au sein de CRIIGEN est comique»?

Grossière erreur. Les intérêts ne sont pas que pécuniaires et ne se traduisent pas nécessairement par un profit. Ni M. Séralini, ni M. Gouyon ne peuvent se prétendre «indépendants», l'objectif réel du CRIIGEN étant de produire de la littérature anti-OGM et anti-pesticides (et aussi de la littérature pro-poudre de perlimpinpin destinée à «détoxifier » le corps des agressions des pesticides et des OGM).

(À suivre)

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 19h01
 
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(Suite 6)

M. Jujuniep a aussi écrit :

«Car on peut certes me reprocher un manque de connaissance sur pas mal de choses. Mais de votre coté, avez-vous envisagé, ne serait-ce qu'une seconde, vous vous aviez tord et que les OGM n'étaient pas l'avenir de l'agriculture ? A lire vos messages, il paraît évident que non. »

Je crains que certaines de nos écoles – des enseignants de la génération soixante-huitarde – aient oublié l'essence même de l'agronomie et les enjeux de l'agriculture et de l'alimentation. Mais les manques de connaissance se rattrapent.

Quant à mes convictions personnelles, je n'ai jamais envisagé les OGM comme «l'avenir de l'agriculture». Ce genre d'argument, un «strawman» ou homme de paille, fait aussi partie du bréviaire anti-OGM.

Les OGM font partie du paysage agricole (160 millions d'hectares dans le monde) et de l'économie agro-alimentaire. Ce sont des outils dont l'intérêt est variable, de l'inutile à l'indispensable; d'intérêt variable dans le temps; avec des avantages et des inconvénients; etc.

Et, à voir la fougue que vous mettez à argumenter, ce sont des outils qui sont vraisemblablement plus vieux que vous.

Wackes Seppi | 27 novembre 2012 à 19h02
 
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Cher Wakes seppi, impossible pour moi de répondre à 6 messages d'affilée bourrés à la fois d'éléments scientifique difficilement vérifiable sans des recherches approfondies, de propagande ogm'iste classique, d'attaques gratuites habituelles et en même temps d'aucune réponse à la seule question que je posait : avez-vous envisagé d'avoir tord ?

Car ce que je vous reproche, ce n'est pas d'avoir tord ou raison. C'est ne ne même pas imaginer que vous puissiez vous tromper... et du coup, tout vous contradicteurs deviennent des abrutis qui n'ont rien compris ! Il y avait les écolos, les journalistes, les chercheurs n'étant pas de votre avis, les politiques... il y a maintenant les établissements scolaires. Et si il y a bien une choses que vos magnifiques diplômes de vous ont pas appris, c'est la modestie.
Et si vous êtes un scientifique,il y a des choses à rattraper de ce coté là, si le temps vous le permet, évidemment.

Autre chose, mon précédent message ne vous était pas destiné et certains éléments était donc reproché à une autre personne que vous. Mais que vous le repreniez à votre compte est très intéressant...

Et comme je ne viens pas sur ce forum pour me faire aboyer dessus par les chiens de garde pro-OGM incapables de modération et mais pour discuter entre simples citoyens (jeunes ou vieux), je vais arrêté là mes messages, en tout cas pour vous répondre.

Si l'étroitesse d'esprit est corrélée à l'âge, je vous doit en effet le respect et vous laisse donc le dernier mot.

jujuniep | 29 novembre 2012 à 08h45
 
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