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Greenpeace : nouvelle intrusion dans la centrale nucléaire de Fessenheim

Les militants de Greenpeace ont réussi à s'introduire à Fessenheim et entrer en zone protégée de la centrale. Le gouvernement va renforcer la protection et les capacités de surveillance des sites nucléaires.

Risques  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com
Greenpeace : nouvelle intrusion dans la centrale nucléaire de Fessenheim

Ce mardi 18 mars à 5h50 du matin, une soixantaine de militants de l'ONG Greenpeace se sont introduits dans l'enceinte de la plus vieille centrale de France Fessenheim (Haut-Rhin). Les militants de 14 nationalités (allemande, française, hollandaise, belge, suisse, italienne, polonaise, tchèque, suédoise, autrichienne, slovène, turque, australienne et israélienne) sont venus "occuper" Fessenheim, "pour dénoncer le risque que fait courir le nucléaire français à l'Europe entière, et pour rappeler l'impérative nécessité d'une vraie transition énergétique en France", a indiqué Greenpeace dans un communiqué.

Intrusion en zone protégée de la centrale

Les réacteurs de la centrale de Fessenheim "ont 37 ans. Fessenheim est située à proximité des frontières suisse et allemande, dans une zone exposée aux risques sismiques et d'inondations, et connaît de sérieux problèmes de sûreté. Plus de 7 millions de personnes vivent à moins de 100 km et seraient affectées en cas d'accident majeur", a de nouveau alerté l'association.

A 9 heures, 34 militants ont été interpellés, indiquait EDF l'exploitant de la centrale. "56 personnes sont sous contrôle de la gendarmerie" qui "poursuit les opérations d'interpellation sur le site en toute sécurité", a ajouté l'exploitant dans un communiqué, en affirmant que "ces événements n'ont aucune conséquence sur la sûreté des installations qui fonctionnent normalement."

Selon EDF, les équipes de protection de site ont "sécurisé, tout au long de l'opération, les points sensibles de l'installation". D'après l'exploitant, les personnes ne sont pas entrées à l'intérieur des bâtiments. Mais Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur a confirmé à l'AFP qu'une quarantaine des militants "ont réussi à entrer en zone protégée" . "Dix-neuf militants ont été interpellés immédiatement, puis quinze autres au fur et à mesure", a-t-il ajouté.

De son côté, Greenpeace affirme que certains activistes ont d'abord déployé une banderole à côté du réacteur n°1 de la centrale, tandis que d'autres seraient "montés sur la piscine du réacteur n°1 et sur le dôme." Depuis ce dôme, plusieurs militants grimpeurs ont déployé une banderole de 200 m2 indiquant "Stop risking Europe". "Ces activistes sont restés en place quatre heures avec cette grande banderole", assure l'ONG.

Vers 10h, plusieurs militants étaient toujours juchés sur le toit de la centrale et sur son dôme de protection du réacteur, en train de déployer cette banderole. Peu avant 11 h, les forces de l'ordre étaient en train de maîtriser les derniers militants.

ASN : pas d'impacts sur la sûreté nucléaire

A 11h45, l'ONG a annoncé que 20 autres activistes à bord de zodiacs déploient actuellement une banderole flottante de 32 m2 avec le message "Future is renewable! Stop Nuclear!"(le futur est renouvelable, arrêtez le nucléaire !) au pied de la centrale de Fessenheim, sur le canal du Rhin.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a indiqué avoir été alertée à 6h10 de l'intrusion de Greenpeace sur le site. "Conformément aux procédures, l'ASN a mobilisé son centre national de crise à 7h00 ce matin. Elle se tient informée de l'évolution de la situation, notamment auprès du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) qui est en charge du contrôle de la sécurité des installations", a-t-elle indiqué.

L'ASN assure que l'événement "n'a pas eu d'impact sur la sûreté de l'installation".

"La centrale de Fessenheim est un symbole", a déclaré, Cyrille Cormier, chargé de campagne Énergie pour Greenpeace France. "Sa fermeture annoncée ne doit être que le début d'une série de nombreuses fermetures de réacteurs en Europe pour limiter les risques, accidentels et financiers, liés au vieillissement et pour enfin lancer la transition énergétique", a-t-il ajouté.

La fermeture de la centrale de Fessenheim d'ici fin 2016, promise par le gouvernement, est prévue dans le projet de loi de transition énergétique. "En France, 80% des réacteurs nucléaires atteindront 40 ans entre 2017 et 2027. La meilleure manière pour François Hollande de tenir sa promesse de réduire à 50% la part du nucléaire est de fixer à 40 ans la limite d'âge des réacteurs dans le cadre de la future loi sur l'énergie", a déclaré Cyrille Cormier.

Zones nucléaires à accès réglementé

Dans un communiqué, Philippe Martin, ministre de l'Écologie et de l'Énergie, a annoncé que le Haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS) du ministère, en charge de la sécurité nucléaire, "va diligenter une inspection permettant d'analyser les évènements. Ses équipes se rendront sur place dès aujourd'hui".

Philippe Martin a confirmé le calendrier prévu pour l'arrêt définitif de la centrale de Fessenheim à la fin 2016."L'engagement de son démantèlement en 2018/2019 sera respecté", a-t-il indiqué.

Dans le cadre de la Loi de Programmation Militaire, les installations nucléaires seront désormais considérées comme "zones nucléaires à accès réglementé", a précisé le ministre. Ceci permet d'adapter les dispositions "pour la protection en profondeur et les capacités de surveillance (renseignement amont, dispositions autour du site)".

Le gouvernement va demander aux opérateurs de "renforcer la protection physique des zones les plus sensibles au sein de leurs installations nucléaires, par exemple en rendant obligatoire l'installation de dispositifs de protection dangereux (barrières à haut voltage)", a ajouté Philippe Martin.

Réactions23 réactions à cet article

 

Prolonger la durée d'exploitation des centrales est un RISQUE a ne pas prendre. Si on veut toujours de l'électricite nucléaire il faut construire de nouvelles centrales suivant une technique bien éprouvée et donc pas d'EPR: les chantiers en France et en Finlande ont connu des difficultés interminables, des dépassements de budget, des retards de livraison qui n'augurent rien de bon.
On peut éviter, par construction, un risque grave (la fusion du coeur) simplement en ne dépassant les 1000MW. Aujourdhui la tendance est de faire toujours plus puissant et d'ajouter un dispositif complexe qui puisse recueillir la fonte du coeur du réacteur; c'est absurde.

ami9327 | 18 mars 2014 à 14h18
 
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Greenpeace ?

A mon avis, des opportunistes, rien d'autre.
Ils font leur cirque sur une centrale française, pays où ils savent ne rien risquer, car le moindre "coup de pied au derrière", plus que justifié, aurait déclenché une tempête médiatique.
En gros, ils la joue "petit bras".
"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"
Je les estimerai crédible dans leurs convictions quand ils iront envahir une centrale nucléaire dans des pays "très conciliants" avec ce genre d'hurluberlus, tel que la Russie, la Chine, les USA, Israël, pour ne citer que ceux là...
Les Femen qui manifestaient en Tunisie "en avaient", elles, contrairement à eux.
Parce que ici, qu'est-ce qu'ils risquent ?
Au maximum, une amende et un peu de prison avec sursit ?

Tireman | 18 mars 2014 à 16h03
 
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Et toi c'est avec un grand courage que tu critiques, caché derrière un pseudo, des personnes qui se battent pour un meilleur futur!

gauthier | 18 mars 2014 à 18h07
 
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"Greenpeace ? A mon avis, des opportunistes, rien d'autre."

Vous n'avez rien comprit à l'enjeu des actions de Greenpeace Tireman. Ils ne s'amusent pas à grimper sur les centrales juste pour passer dans les médias. Et ils n'ont pas choisi la France par hasard : 3/4 de l'énergie consommée en France est d'origine nucléaire.

Mais quand on est encore à avoir ce genre de réflexions, rien de bien étonnant. "Opportunistes"? Qu'ont-ils à gagner à part alerter l'opinion publique, qui ne se préoccupe pas de savoir comment est produite l'énergie dès lors qu'elle à du courant?

Rudy | 19 mars 2014 à 08h48
 
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Bonjour à tous,

Monsieur Gauthier, je ne crois pas que nous ayons été présentés ?
Ce tutoiement est donc, à mon avis, quelque peu incongru.
Merci d’en prendre bonne note.

Monsieur Rudy,
Je vais poser ma question différemment.
La base originelle des intrusions des militants de Greenpeace était de démontrer que n’importe qui pouvait pénétrer dans les centrales nucléaires, qui sont, comme chacun le sait, des sites dits "sensibles".
Imaginons que l’ULM qui a survolé la centrale du Bugey dans l'Ain, et qui a été détecté très rapidement, ait été abattu par un hélicoptère de l’armée ?
Ou bien que les diverses intrusion dans des centrales se soient soldées par une réaction "musclée", pour ne pas dire pire, des services de sécurité, réaction qui aurait été rendue légitime par la crainte d’un attentat terroriste ?
Que croyez-vous qu’il se serait produit ?
Une belle campagne médiatique de la part de Greenpeace, organisation bien connue pour la manipulation et l'exagération alarmiste.
Si en France, nous avons des scrupules à appliquer les mesures adaptées à ce genre d’intrusion, les pays que j’ai cités dans mon post précédent n’auraient pas eu ce genre de scrupule, et les gens de Greenpeace le savent très bien, d'où le choix de la France.

Enfin, quand je vois le slogan de Greenpeace :
"Pas d’EPR, du vent"...
Je pose la question, quel est le lobby qui les agite ?
Il y a les faits, et l'apparence des faits.
Moi, j'aime bien soulever le tapis...

Tireman | 19 mars 2014 à 10h51
 
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C'est bien de soulever le tapis, mais ce tapis là est facile a soulever, il serait plus intéressant de fouiller dans d'autres directions les lobbys ne manquent pas encore faut il en avoir le courage

lio | 19 mars 2014 à 11h49
 
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Assez sibyllin le sens de votre commentaire, Lio ?
Dois-je en conclure qu'il est des tapis qu’il est bon de soulever et d'autres non ???
Désolé de ne pas avoir un sens de la recherche sélectif…
Ce qui est derrière le nucléaire, tout le monde connais.
Mais ce qui est derrière Greenpeace ?
Désolé d’éclairer se que certain veulent pudiquement voiler…

Tireman | 19 mars 2014 à 12h29
 
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Si vous sous-entendez que Greenpeace reçoit des aides financières de l'industrie éolienne, vous vous fourvoyez complètement et c'est que vous n'avez pas comprit leur message pourtant claire : protéger l'environnement en alertant les médias.

GP n’accepte aucune aide financière provenant d’entreprises, de gouvernements ou de partis politiques, et subsiste grâce aux dons de ses sympathisants et aux subventions octroyées par des fondations. Aucuns dons ne sont acceptés qui pourraient remettre en question leur indépendance et/ou leurs objectifs.

La question est alors la suivante : si GP ne le fait pas, qui le fera? Car il très facile de cracher sur le nucléaire suite à des accidents majeurs, mais pour remuer les foules en France où tout est à priori nickel, il n'y a plus personne!

Je constate enfin que vous êtes mal renseigné. GP propose entre autres pour sortir du nucléaire de développer LES énergies renouvelables, couplé à la mise en place d'une politique d'efficacité énergétique et de réduction des consos.

Rudy | 19 mars 2014 à 13h17
 
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Mon cher Rudy, voila bien ce que j’appelle "botter en touche", car vous ne répondez pas à ma question essentielle.
Cependant, je tiens à vous donner mon avis sur les points suivant, que vous soulevez :

"Greenpeace subsiste grâce aux dons de ses sympathisants et aux subventions octroyées par des fondations."
L’adage le dit bien, "l’enfer est pavé de bonnes intentions".
Les sociétés écran, cela existe, le savez-vous ?
Etant donné les sommes en jeu dans cette organisation, j'ai des doutes.

"…pour remuer les foules en France où tout est à priori nickel, il n'y a plus personne!"
Donc, si je résume, même si "tout est nickel", il faut tout de même trouver quelque chose à anathémiser ?
Cela fleure bon son inquisition…

"…développer LES énergies renouvelables"
Le constat en Espagne, où l’on a procédé à une introduction inconséquente des énergies renouvelables, les tarifs ont augmenté de 43% depuis le début de la crise en 2008 (3ème plus élevé de l'Union européenne, après Chypre et l'Irlande), aggravant la pauvreté de millions de personnes.
Je vous rappelle tout de même que les dites "énergies renouvelable", et surtout les intermitantes, ne vivent que sous perfusion des deniers publics sans jamais avoir fait la preuve de leur efficacité, ce qui est un comble.

Bien à vous.

Tireman | 19 mars 2014 à 16h06
 
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"Tout est à priori nickel" : qu'est ce que vous ne comprenez pas dans "à priori"?

Effectivement, selon les exploitants nucléaires, tout semble fonctionner parfaitement. Mais c'est sans compter les externalités du nucléaire (déchets, démantèlement etc), les incidents majeurs etc. Si une éolienne se décroche, combien de morts comparé à un incident nucléaire? Allez donc le demander aux anciens habitants de Fukushima.

Quant à la maturité et au financement du développement des ENR, cela n'est en rien comparable au nucléaire. La mise en oeuvre des filières ENR nécessite de faire des bilans économiques sur le long terme. Notez au passage que les subventions attribuées aux ENR rendent ces filières rentables comme pourrait le faire l'internalisation des externalités du nucléaire. Mais cela, il ne faut pas trop en parler pas vrai : quel sera le coût du démantèlement mon cher Tireman? Et en est-ton déjà capable?

En Allemagne, on estime que le programme "transition énergétique" sera rentabilisé en 2030-2035 par les économies d'énergies fossiles qu'il permettra : il est donc prématuré de parler de dépendance des ENR aux deniers publics... Seulement voilà c'est comme en alimentation, on préfère acheter toujours moins cher sans se préoccuper des conséquences. Nous ne payons pas le véritable prix du nucléaire!

Après on peut toujours critiquer assis devant son ordinateur la forme des interventions de GP, mais concrètement, ce n'est pas le sujet.

Rudy | 19 mars 2014 à 16h36
 
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"A priori", mon cher Rudy, votre raisonnement est assez subjectif.

Les "externalités du nucléaire", comme vous dites, ne seront pas résolues par les EnR.
Le problème demeurera, même ventilé par vos moulinettes.
Par contre, il est permis de penser que si la recherche sur la surgénération n’avait pas été sacrifiée sur l’autel de l’électoralisme au début des années 80, ce problème des déchets n’en serait peut être plus un.
Vous noterez que mon "peut être" implique une hypothèse !

"Notez au passage que les subventions attribuées aux ENR rendent ces filières rentables…"
Je suis content de vous l’entendre dire !

"En Allemagne, on estime que le programme "transition énergétique" sera rentabilisé en 2030-2035"
Je vous informe que l’Allemagne a décidé de mettre un sérieux coup de frein aux EnR…

"Nous ne payons pas le véritable prix du nucléaire!"
Mais bien sur, il est bien connu qu’EDF est une organisation philanthropique !

"Fukushima"...
Tient ? Vous avez oublié de mentionner ce vieux Tchernobyl…

"Après on peut toujours critiquer assis devant son ordinateur la forme des interventions de GP, mais concrètement, ce n'est pas le sujet."
Et vous êtes assis devant quoi ?
De plus, SI, c’est bien là le sujet.
Bien à vous.

Tireman | 20 mars 2014 à 11h10
 
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En matière de subjectivité, je pense que vous prenez de l'avance, vous qui ne lisez/citez qu'une partie de mes propos.

Je reformule : notez au passage que les subventions attribuées aux ENR rendent ces filières rentables, tout comme la filière nucléaire qui ne serait pas autonome si on intégrait le coût des externalités. Est-ce suffisamment compréhensible?

"Tient ? Vous avez oublié de mentionner ce vieux Tchernobyl…": cela est-ce drôle? Votre cynisme est plus que déplacé. Rien de bien étonnant, on reconnait là le français dans toute son arrogance et sa puissance, à se penser inatteignable dans la mesure où son confort personnel n'est en rien bouleversé.

Enfin, par rapport à votre remarque : "Les externalités du nucléaire [] ne seront pas résolues par les EnR." : effectivement oui, et j'ai envie de vous demander, de quel droit les ENR devraient en plus compenser les externalités du nucléaire? C'est un comble! Pour revenir sur vos rentabilités "exemplaires" de la filière nucléaire, il me semble qu'elle est en devoir d'en assumer seules les conséquences...à moins que quelques subventions soient nécessaires pour le démantèlement?!

Vous estimez cette filière comme "autonome" alors que nous ne savons rien de sa fin de vie. Ce qui n'est pas le cas des ENR.

Rudy | 20 mars 2014 à 13h41
 
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Cher ami,
Pour rester poli, vous me fatiguez.
Aussi, le « français arrogant » que je suis renonce à discuter avec un mur.
J’ai exprimé mon opinion, vous en avez fait de même, alors, basta !
Bien à vous.

Tireman | 20 mars 2014 à 16h07
 
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Bonjour Tireman,
vous semblez bien informé c'est très bien!
Mais que faites-vous concrètement pour améliorer le monde et les mentalités, à part discuter sur un forum?
Se battre sur le terrain, braver les interdits concrètement, être mis en accusation, etc... tout le monde ne le fait pas, la plupart des gens n'en ont rien à faire ou ne font que parler!
Je ne supporte pas la mauvaise foi de ce type là, être négatif en ayant réponse à tout!
Bon après-midi.

naturette | 20 mars 2014 à 16h07
 
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@ Naturette.
"Mais que faites-vous concrètement pour améliorer le monde et les mentalités, à part discuter sur un forum? "
Pensez-vous que je devrai aller faire sauter des éoliennes pour destruction de notre patrimoine ?

"Je ne supporte pas la mauvaise foi de ce type là, être négatif en ayant réponse à tout!"
Très révélateur comme réflexion...
Bien à vous.

Tireman | 20 mars 2014 à 17h08
 
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Eh bien, le débat qui commence à être intéressant se clôture car vous êtes fatigué! C'est la meilleure. Êtes vous fatigué ou souhaitez-vous seulement ne pas répondre à mes questions?

Des chiffres à donner sur le démantèlement? Sur les coûts des externalités lors d'incidents? Sur l'impact aux populations? Sur le stockage des déchets? A moins que ces chiffres n'existent pas encore.

Pour clore le débat, je trouve les actions de GP légitimes : eux au moins ont le courage de dire non!

A la revoyure

Rudy | 20 mars 2014 à 17h53
 
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Mon cher Rudy, je constate que vous répondez sans cesses hors sujet, c’est pourquoi je ne vois pas la nécessité de le poursuivre.
Je maintiens que les opérations de Greenpeace sont assimilables à des opérations terroristes, et qu’elles doivent être traitées comme telle.
Je maintiens que s’ils les font en France plutôt qu’aux USA (+ de 100 réacteurs nucléaires) ou en Russie, c’est parce qu’ils savent qu’en France ils ne courent guère de risque.
De plus, ils sont "félicités" par EELV, ce qui est une belle marque d’irresponsabilité de la part d’une organisation qui se veut parti politique.
Je pense donc que pour la France, la seule conduite à tenir serait la tolérance 0 vis-à-vis de ce genre d’action.
Je déclare que je n’aurais pas été ému outre mesure en apprenant que le gugusse qui s’était amusé à survoler la centrale du Bugey ait été abattu par un hélicoptère de l’armée, ce qui n'aurait pas manqué de ce produire dans les pays que j'ai cité dans un post précédent.
Que cela vous plaise ou non, notre électricité est produite à 75% par le nucléaire, économiquement parlant, il faut vous y faire.
Tous les pays qui on voulu jouer à fond la carte des EnR ont reculés, y compris l’Allemagne actuellement.
Les seules EnR qui ont de la valeur à mes yeux, sont celles dont le facteur de charge est au minimum égal à celui du nucléaire.
Le reste est un non-sens économique et écologique.
C’est tout.

Tireman | 20 mars 2014 à 20h00
 
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Monsieur Tireman,

Vous êtes l'exemple même du pro-nucléaire pour lequel tout autre moyen de production est futile. Laissez moi vous dire simplement parce que j'ai travaillé dans le nucléaire durant 15 ans, que le rendement thermodynamique des réacteurs à eau pressurisée n'est que de 30%, de sorte que le chauffage électrique a donc un rendement de 30%, ce qui est une aberration comparé au rendement d'un chauffage au gaz ou au fioul qui varie de 50 à 70%.
Mais le pronucléaire que vous êtes va me répondre en termes de CO², seule justification qui vous reste pour promouvoir le nucléaire, tout en omettant de parler, des rejets radioactifs dans l'air, dans l'eau des rivières qui alimentent les réacteurs pour leur refroidissement, des déchets, du démantèlement des centrales et des abondantes subventions déguisées ou non qui sont depuis les années 1960 octroyées au nucléaire en raison de son côté obscur, celui de l'arme de guerre.
C'est tellement vrai que depuis que nous avons des surplus de plutonium militaire, nous en mettons dans les réacteurs sous forme de Mox, alors que nos réacteurs n'ont pas été conçus pour fonctionner avec ce "combustible" mais avec de l'uranium enrichi à 6%. Il en résulte une aggravation du risque de fusion de ce Mox, le point de fusion du plutonium étant de la moitié de celui de l'uranium, soit 640 °C.
Lorsque vous parlez de disponibilité des réacteurs français, vous omettez de dire qu'il ne cesse de baisser et n'était en 2012 que de 81% et seulement de 7

Sturm | 22 mars 2014 à 16h15
 
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Monsieur Sturn,
On peut dire que vous commencez fort :
« Vous êtes l'exemple même du pro-nucléaire… etc. »
Donc, si on ne professe pas un angélisme béat envers les sources d’énergie intermittentes, c’est que l’on est obligatoirement « l'exemple même du pro-nucléaire » ???
Vous qui êtes, à vos dire, technicien, vous me parlez de « rendement », alors que je parle de « facteur de charge »…
Curieux saut du coq à l’âne, non ?

Dans ma région, le Massif Central, les moulinettes surgissent du sol comme autant de champignons vénéneux, au grand détriment de nos paysages.
Nous avons pourtant des gisements intéressant pour exploiter la géothermie à haute température, qui de plus, a un facteur de charge supérieur au nucléaire.
Je n’évoquerais même pas le facteur de charge des éoliennes, tant il est peanuts.
Enfin, je vous dirais que je place mes espoirs dans la fusion nucléaire, actuellement à l’étude.

Enfin, je terminerai en vous faisant remarquer que nous sommes quelque peu hors-sujet.

Bien à vous.

Tireman | 24 mars 2014 à 11h32
 
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re bonjour, je ne pense pas que vous devriez faire sauter des éoliennes, faites ce que vous voulez! je pense par contre que c'est facile, de mauvaise foi et insupportable de critiquer à ce point des militants qui se battent pour l'intérêt général pendant que des personnes comme vous ne font surement (?) qu'arbitrer. Allez au bout de votre pensée, organisez des manifestations et pourquoi pas un parti anti greenpeace et pro nucléaire! Vous seriez ainsi actif. Et vous sauriez la difficulté d'agir.
Je pense enfin que vous jubilez peut-être de déclencher plusieurs réactions vives avec vos propos. Peut-être vous sentez-vous vivre ainsi? la boxe comme sport serait une saine activité à envisager non?

naturette | 24 mars 2014 à 12h00
 
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Bonjour Naturette,
Hé bien, voilà un avis bien pondéré, comme je les aime.
A l’image des intégristes de tout poil, vous ne supportez ni le doute, ni le débat contradictoire.
Quand à mon « activisme », il ne m’aveugle pas au point de refuser le débat d’idées.
Vous me conseillez aimablement la boxe ?
Puis-je à mon tour, vous conseiller, tout aussi aimablement, une tisane de fleur d’oranger ?
Bien à vous.

Tireman | 24 mars 2014 à 12h52
 
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Tireman, vous êtes au moins tout aussi intégriste que ceux que vous jugez, vous faites preuve d'une dose de mauvaise foi impressionnante.
Les activistes ont une utilité dans cette société c'est ce que vous semblez ne pas comprendre. Alors réfléchissez-y si vous le voulez bien et s'il vous plait arrêtez d'infliger votre pessimisme à tout le monde.
merci.

naturette | 24 mars 2014 à 15h15
 
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Vous m’amusez Naturette.
Où, et comment suis-je de mauvaise foi ?
Tous les éléments que j’ai donné ici sont avérés et vérifiables.
La mauvaise foi consiste justement à renier en bloc tout ce qui vous dérange.
C'est cela l'intégrisme.

Quant à l’utilité des activistes, je dis non.
Nous ne sommes pas en temps de guerre, que je sache.
J’ai le plus grand respect pour le militantisme, qui lui a pour principe d’être ouvert au débat contradictoire.
Je n’en ai aucun pour l’activisme, qui part du principe qu’il a raison, et qui est bien décidé à imposer ses vue par tous les moyens, même, (et surtout) en bafouant la démocratie.
J’éprouve la plus grande des méfiances pour les gens qui réfutent le doute.

Le pessimisme, c’est justement de s’abriter mordicus derrière un dogme, et de refuser de s’ouvrir au dialogue.
En d'autre terme, cela s'appelle de la peur.
Je n’inflige rien à personne, je donne mon point de vue, c’est tout.
Je suis heureux que ce point de vue vous dérange dans vos certitudes, cela au moins est positif.
Vous n’êtes pas obligée de les partager, mais vous êtes obligée d’accepter que d’autre points de vue que le vôtre existent, et qu'ils ont le droit, sinon le devoir, de s’exprimer ici.
On appelle cela le débat démocratique.
Cela vous parle-t-il ?
Bien à vous.

Tireman | 24 mars 2014 à 17h41
 
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