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L'inventaire national des friches : un outil pour le zéro artificialisation nette ?

MAJ le 13/02/2020

Les travaux sur l'inventaire national des friches avancent. Retour sur les propositions de ce futur outil.

Aménagement  |    |  Dorothée Laperche  |  Actu-Environnement.com
L'inventaire national des friches : un outil pour le zéro artificialisation nette ?

« Aujourd'hui il y a une diversification des friches qui ne sont plus seulement industrielles : elles peuvent venir du champ des services, des commerces, de la logistique, des services publics, de la SNCF, de zones militaires, etc., pointe Marc Kaszynski, président du laboratoire d'initiatives foncières territoriales innovantes (Lifti). C'est également un sujet national ; il concerne aussi bien les métropoles que les zones rurales ». Les bases de données classiques sur les sites industriels ne suffisent donc plus pour avoir une bonne vision du gisement en France.

La seconde difficulté rencontrée aujourd'hui pour disposer d'une image nationale nette réside dans l'agrégation des informations souvent délicate. « Certaines collectivités ont bien avancé sur la question et ont mis en place des initiatives qui répondent à leurs besoins propres, précise Didier Margot, chargé de missions planification urbaine et requalification des friches polluées à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Il faudrait structurer les données de la même façon pour pouvoir constituer un inventaire national ».

Pour répondre à ces constats, le ministère de la Transition écologique a lancé, en juin 2019, un groupe de travail sur les friches. Co-présidé par l'Association des maires de France (AMF) et le Lifti, ce groupe a proposé une piste de structure pour une nouvelle base de données : l'inventaire national des friches.

Un appui sur les collectivités locales

« Pour nous, le dispositif d'inventaire de friche pourrait s'appuyer sur un niveau national qui regrouperait des informations sur un noyau dur de sept familles de données pivots, indique Marc Kaszynski. Celles-ci seraient fournies par des observatoires locaux ou des inventaires locaux, gérés localement par des collectivité territoriales. »

 
Aujourd'hui il y a une diversification des friches qui ne sont plus seulement industrielles.  
Marc Kaszynski, président du Lifti
 
Ces indicateurs seraient de deux types : un groupe propre au site et l'autre territorial, pour replacer la friche dans un contexte local. Ainsi la base de données de l'inventaire regrouperait notamment des indicateurs de localisation, de périmètre, de surface, de typologie de bâtiments, une description de l'état environnemental de la friche, depuis quand elle est en friche, les caractéristiques du propriétaire, la fiscalité locale mais également des renseignements sur les mutations immobilières géo-référencés. « Le géo-référencement permet de créer des liens entre le site et d'autres bases de données territoriales », explique Marc Kaszynski.

En parallèle, le Lifti compte également poursuivre ses réflexions sur un réseau national des inventaires territoriaux de friches pour répondre aux besoins des collectivités territoriales.

« Le gisement qui va permettre de répondre au mieux à l'objectif de zéro artificialisation nette, pourrait être le réaménagement des friches », projette le président du Lifti.

Reste désormais à voir les arbitrages qui seront retenus. L'outil est désormais entre les mains du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) : ce dernier s'est penché sur les questions liées à la mise en œuvre de cette plateforme. Initialement à l'ordre du jour du quatrième Conseil de défense écologique, la présentation de l'avancée des travaux a finalement été annulé et pourrait être détaillé lors du cinquième rendez-vous.

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