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Accélération des fusions acquisitions dans les ENR en 2010 et 2011

Energie  |    |  Sophie Fabrégat  |  Actu-Environnement.com

Selon le cabinet d'audit KPMG et Clean Energy pipeline, les années 2010 et 2011 ont connu une accélération des opérations de fusions et acquisitions dans le secteur des énergies renouvelables. ''Un intérêt accru pour les énergies renouvelables après Fukushima, de meilleures conditions de financement ainsi que la réduction annoncée de certaines incitations tarifaires entraînent une plus grande concurrence sur la vente des actifs du secteur'', analyse Wilfried Lauriano do Rego, en charge de l'activité Energie chez KPGM.

En 2010, 446 transactions ont été réalisées dans le secteur des énergies renouvelables dans le monde, soit une augmentation en volume de plus de 70 % par rapport aux 260 opérations conclues en 2009. Cette tendance se poursuit en 2011 avec plus de 140 opérations annoncées au 1er trimestre 2011, pour un montant atteignant 11,2 milliards de dollars, contre 5,5 milliards de dollars en moyenne par trimestre en 2010. Selon 74 % des personnes interrogées par KPGM, les fusions et acquisitions du secteur feront l'objet d'une concurrence accrue en 2011.

Les Chinois apparaissent comme les nouveaux grands acheteurs du secteur pour les sondés, mais ces derniers s'attendent également à ce que les nouveaux investisseurs soient Nord-américains, Indiens et d'Europe de l'Ouest. Les acheteurs investissent en priorité sur leur marché national (63 % des fusions et acquisitions réalisées en Chine en 2010 ont été menées par des investisseurs chinois, plus de 80% des Américains prévoient d'investir aux Etats-Unis). Les trois premiers pays visés par les Européens sont l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France. Les incitations gouvernementales constituent le premier moteur de développement du secteur des énergies renouvelables en Europe. Pour la France, la motivation principale des investisseurs est liée pour 34 % des sondés à la demande du marché, pour 31 % aux incitations gouvernementales, pour 14 % à la disponibilité de l'énergie renouvelable et pour 8 % à la compétitivité du marché.

Les fusions et acquisitions dans la biomasse ont atteint 2,2 milliards de dollars (multiplié par 2 en 2010) et représentent désormais 9 % des fusions et acquisitions contre 3 % en 2009. Dans les 18 prochains mois, 46 % des sondés l'intention d'investir dans la biomasse, puis dans l'énergie solaire (39 %) et dans l'éolien terrestre qui perd du terrain (30 % en 2011 contre 35 % en 2010). L'engouement pour l'éolien offshore reste stable autour de 10 %. Le projet d'appel d'offre du gouvernement français pour le développement de l'éolien offshore en France devrait attirer l'intérêt du secteur si les conditions tarifaires sont jugées suffisantes, note l'étude.

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