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L'IRSN publie son bilan des expositions professionnelles aux rayonnements ionisants pour l'année 2005

Selon les statistiques de l'IRSN, la dose individuelle de rayonnements ionisants reçue en moyenne par les travailleurs concernés est de 0,24 mSv en 2005. Le secteur des activités médicales et vétérinaires compte les travailleurs les plus exposés.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Dans le cadre de ces missions en matière de protection des travailleurs contre les rayonnements ionisants, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) est chargé de centraliser l'ensemble des données de la surveillance dosimétrique des travailleurs et d'établir un bilan annuel. Cette surveillance est réalisée grâce à des dosimètres adaptés aux différents types de rayonnements qui permettent de connaître la dose reçue par le corps entier ou par une partie du corps (peau, doigt) soit en temps réel (dosimétrie active), soit en différé après lecture dans un laboratoire (dosimétrie passive). Le bilan annuel de l'IRSN se base sur les données transmises par les laboratoires de dosimétrie passive.

D'après les informations collectées en 2005, la dose individuelle de rayonnements ionisants reçue en moyenne sur l'ensemble des effectifs surveillés serait de 0,24 mSv contre 0,25 mSv en 2004. Elle est donc inférieure à la valeur limite annuelle admise pour le public qui est de 1mSv. Mais sur les 273.886 travailleurs concernés par cette surveillance, 14.659 soit 5,4% ont reçu des doses individuelles supérieures à 1 mSv. Parmi eux, 40 ont reçu une dose supérieure à la limite réglementaire française fixée à 20 mSv par an. 7 ont même été exposés à une dose supérieure à 50 mSv.

Les résultats du bilan de l'IRSN mettent en évidence des inégalités importantes entre les secteurs d'activités. Ainsi, le secteur des activités médicales et vétérinaires qui correspond à la majorité des effectifs surveillés compte les travailleurs les plus exposés : 30 personnes dont la dose individuelle est supérieure à 20 mSv en 2005. C'est dans le secteur de la recherche que les doses individuelles sont les plus faibles avec une moyenne de 0,1 mSv, tandis que les travailleurs des entreprises sous-traitantes des grands exploitants nucléaires ont les doses individuelles moyennes les plus élevées (0,9 mSv).

Concernant la dose collective c'est-à-dire la somme des doses individuelles reçues par un groupe de personnes, il apparaît qu'elle continue à diminuer en particulier dans les secteurs de l'industrie nucléaire et du médical alors que les effectifs surveillés correspondants ont plutôt augmenté. Entre 1996 et 2005, elle a été en effet divisée par deux. Selon l'IRSN, cette amélioration est liée à la mise en application de la directive européenne 96/29/Euratom et à sa transposition en mars 2003 dans la réglementation française par le n° 2003-296 du 31 mars 2003 relatif à la protection des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants. En revanche, il semblerait que les doses collectives restent sensiblement constantes depuis une dizaine d'années dans le secteur de l'industrie non nucléaire. Par ailleurs, si le nombre de travailleurs ayant reçu une dose externe annuelle supérieure à 20 mSv a été divisé par 13 entre 1996 et 2000, le nombre de dépassements observés chaque année depuis 5 ans reste relativement stable.

Au regard de ces résultats l'IRSN émet quelques recommandations. L'institut appelle tous les exploitants et tout particulièrement ceux en dehors du secteur nucléaire, à poursuivre et intensifier les efforts visant à réduire les expositions professionnelles. En particulier, tous les moyens de prévention doivent être mis en œuvre pour éradiquer les dépassements de valeur limite réglementaire.
Par ailleurs, l'IRSN appelle l'attention de l'ensemble des opérateurs concernés sur la nécessité de veiller au délai de transmission, à la qualité et à la complétude des informations relatives à la dosimétrie des travailleurs adressées à l'IRSN. Ces informations alimentent la base de données dénommée SISERI pour Système d'Information de la Surveillance de l'Exposition aux Rayonnements Ionisants. Elle est désormais accessible à des fins de prévention pour tous les médecins du travail et les personnes compétentes en radioprotection.

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