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Actu-Environnement

La population française trop exposée au cadmium, à l'arsenic et au chrome

Santé publique France publie les résultats de l'étude Esteban sur l'exposition des français aux métaux. Le cadmium, l'arsenic et le chrome dépassent les valeurs guides de l'Anses. En cause, l'alimentation et certains produits du quotidien.

Risques  |    |  Fanny Bouchaud  |  Actu-Environnement.com
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À quel point les Français sont-ils exposés aux métaux dans leur quotidien ? C'est la question que s'est posé Santé publique France, à travers l'étude Esteban (Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition). Cette dernière révèle que les niveaux de certains métaux sont en augmentation par rapport à une précédente étude (ENNS), que l'institution avait menée entre 2006 et 2007. Le cadmium, l'arsenic et le chrome dépassent ainsi les valeurs-guides définies par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Ainsi, un peu moins de la moitié de la population française adulte présente une cadmuirie trop élevée.

 
Pour en savoir plus Dans l'étude Esteban, Santé publique France a mesuré la présence de 27 métaux dans l'organisme des Français de 6 à 74 ans. Les cheveux, le sang et les urines de 1 000 enfants et de 4 000 adultes français ont ainsi été analysés entre 2014 et 2016. Tous les participants ont été tirés au sort, un peu partout sur le territoire français et pour que l'échantillon soit représentatif, les scientifiques ont sélectionné aussi bien des personnes habitant en ville qu'à la campagne. Cette étude est construite pour être répétée tous les 7 ans et suivre une cohorte tout au long de sa vie. Elle devrait permettre d'accéder à une vision globale de la santé sur tous les domaines : environnement, alimentation, activité physique et maladies chroniques. Un travail d'une envergure colossale.
 
Comme il s'agit de la première étude prenant en compte les risques sanitaires provoqués par l'excédent de métaux chez les enfants, aucun point de comparaison n'existe actuellement. Cependant, 99,9 % d'entre eux sont exposés aux métaux. De manière générale, les niveaux de métaux mesurés dans la population française, qu'il s'agisse des adultes ou des enfants sont plus élevés que dans les autres pays d'Europe et d'Amérique du Nord.

Les produits du quotidien mis en cause

À partir des concentrations en métaux, les scientifiques ont déduit les sources d'exposition. Il en ressort que l'alimentation, le tabagisme, certaines activités professionnelles et certains dispositifs médicaux favorisent l'exposition aux métaux.

En ce qui concerne les facteurs alimentaires, les chercheurs ont mis en évidence le rôle des poissons et des fruits de mer dans l'exposition à l'arsenic, au mercure, au cadmium et au chrome. Il est à noter que les enfants peuvent également être exposés aux dérivés de l'arsenic en buvant de l'eau en bouteille et au cadmium en mangeant des céréales au petit déjeuner. Notons que les céréales et les légumes issus de l'agriculture biologique participent à l'exposition au cuivre.

L'exposition aux métaux peut également provenir de produits du quotidien. Chez les adultes spécifiquement, les scientifiques estiment qu'une partie du mercure retrouvé dans les cheveux des participants provient des produits capillaires. La consommation de tabac est, quant à elle, identifiée comme responsable de la présence de cadmium dans l'organisme. Enfin les scientifiques ont identifié le mercure des plombages et autres amalgames dentaires, ainsi que le chrome des implants métalliques comme des sources d'exposition.

« Il est encore nécessaire de diminuer les expositions »

Tous ces métaux sont présents naturellement dans l'organisme et l'environnement mais peuvent devenir néfastes pour la santé s'ils dépassent un certain seuil. Risques de cancers, effets neurotoxiques, effets sur les os, les reins, le cœur… les conséquences sont variables et dépendent des métaux concernés. Aussi, le dépassement des valeurs-guides pour l'arsenic, le cadmium et le chrome inquiète Santé public France qui estime qu'il est « encore aujourd'hui nécessaire de poursuivre
les mesures visant à diminuer les expositions de la population générale à ces substances, en agissant en particulier sur les sources d'exposition
», insistent les chercheurs dans le rapport de l'étude. Pour les autres métaux, l'agence déplore l'absence de valeurs-guides. Elle conclut donc à la nécessité de « poursuivre le programme national de la biosurveillance et de réaliser des études en population à intervalle régulier ». Santé Publique France a d'ailleurs déjà engagé des travaux avec différents partenaires (l'Anses, la plateforme de surveillance de la chaîne alimentaire et l'INRAE) pour expliquer l'élévation des concentrations en cadmium dans la population française. Et plus précisément, l'agence vise le volet alimentaire, « de la culture jusqu'à l'assiette ».

Réactions2 réactions à cet article

 

Des études de sol sont préalablement diligentées pour les projets industriels. Ainsi en 2016, dans le 44 ERENA a fait étudier le sol et sous sol afin d'y réaliser une centrale thermique Californie à Rezé http://jc25mercier.free.fr/chaudieres/docs/Burgeap-1_5gAs-par-kg.jpg

il est apparu des anomalies significatives en Arsenic. Anomalies en Arsenic et Zinc, impact en arsenic et Hydrocarbures dans les eaux souterraines..
Ainsi on ne parle pas de pollutions, mais d'anomalies, on ne parle pas de nuisances, et non respect des orientations SRCAE, PPA, et autres mais d'enjeux.
Maintenant les équipements sont positionnés et fonctionnent. Une dérogation cependant pour l'excès d'ammoniac, portant la valeur max. de 5 à 15 mg / m3, cependant à 3 reprises en 2020, ces valeurs " triplées " ont été largement dépassées.
Il y a encore des progrès à faire. Peut être arrêter de faire des dérogations, et ne plus autoriser les vocabulaires qui contournent les obstacles. Les Autorités Environnementales pourraient parler VRAI. Les nuisances identifiées qui produisent des orientations lors de l'établissement des SRCAE doivent devenir des totems. INTERDICTIONS de .. et non des ENJEUX !!
L'ICPE en cause repasse en Enquête Publique. ... Elle n'aurait jamais dû être implantée ici aussi près des maisons, dans une zone déjà polluée, avec une chaudière bois qui toussote des fumées à l'ammoniac, mais vu les enjeux ...

J Cl M 44 | 05 juillet 2021 à 11h39
 
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On ne sait vraiment plus où donner de la dent. Tout est poison.
Il faudrait tout de même mettre les choses en proportions.
Sinon, je lis dans cet article :
« En ce qui concerne les facteurs alimentaires, les chercheurs ont mis en évidence le rôle des poissons et des fruits de mer dans l'exposition à l'arsenic, au mercure, au cadmium et au chrome. Il est à noter que les enfants peuvent également être exposés aux dérivés de l'arsenic en buvant de l'eau en bouteille et au cadmium en mangeant des céréales au petit déjeuner. Notons que les céréales et les légumes issus de l'agriculture biologique participent à l'exposition au cuivre. »

Doit-on en conclure qu'il faut abandonner l'adage sur l'indispensabilité alimentaire quotidienne des fruits et légumes pour y substituer :
« Pour votre santé, mangez cinq viandes et charcuteries par jour ! »
:)
Et pendant que l'on y est : cesser de boire de l'eau...
https://www.irsn.fr/expo-asn-irsn/Documents/pages/6-4.php.html
Bon appétit et bonne santé !

Alpes64 | 05 juillet 2021 à 15h01
 
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