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Actu-Environnement

Le label bas carbone, un outil pour replanter des forêts

L'été 2019 fut ravageur sur la commune de Générac, dans le Gard : deux incendies ont brulé plus de 600 hectares de forêt. Le label bas carbone vient de permettre la replantation d'une parcelle de 8 hectares, reportage vidéo.

Reportage vidéo  |  Gouvernance  |    |  Baptiste Clarke  |  Actu-Environnement.com

Propriétaire du château de Valcombe à Générac (30), Dominique Ricome a vécu un véritable traumatisme en juillet 2019, avec l'incendie qui a ravagé la forêt de son domaine. 68 ha sont ainsi partis en fumée, laissant ce producteur de vin, très attaché à cette forêt familiale, démuni face à la situation. N'ayant pas les moyens financiers pour replanter une telle forêt, il se tourne alors vers le centre national de la propriété forestière (CNPF) pour obtenir des conseils. Ce dernier lui propose de monter un projet de compensation carbone, avec le « label bas carbone », initié par le ministère de la Transition écologique. Le label existe depuis 2019, il permet en effet de financer des projets locaux de réduction de gaz à effet de serre. Un label basé sur un référentiel bien précis qui doit permettre notamment de quantifier la réduction des gaz à effet de serre pour tel ou tel projet.

De la compensation carbone au niveau local

Une entreprise ou un établissement public qui investit dans ce type de projet pourra profiter d'une réduction de son empreinte carbone. Il devra déjà avoir fait des efforts pour baisser au maximum ses émissions des gaz à effets de serre. Mais il reste toujours des émissions résiduelles, celles qu'on ne peut pas éviter. C'est à ce moment-là que la compensation carbone entre en jeu. Ce système existait déjà avant la création du label bas carbone, mais seulement pour des projets internationaux, souvent à l'autre bout du monde, difficile à évaluer, notamment par l'entreprise elle-même… Or ici, son intérêt est double :  réduire son empreinte carbone et communiquer sur son action au niveau local.

Pour l'exploitation de Dominique Ricome, c'est le groupe La Poste qui a financé le projet à hauteur de 70 %. Le reste sera à la charge du propriétaire, plus de détails dans la vidéo. Avec ses 75 millions de litres de carburant consommés par an, la Poste mise sur la compensation pour atteindre la neutralité carbone. Elle avait déjà investi dans de nombreux projets à l'international, mais, au vu de son activité, les projets nationaux sont particulièrement intéressants pour son image. Elle a donc tout naturellement fait partie des pionniers sur les expérimentations forestières et contribuer à l'émergence du label bas carbone.

Un label en développement

La future forêt de Dominique Ricome n'aura pas vocation à être exploitée, elle permettra juste de recomposer un patrimoine écologique et paysager. Plusieurs espèces ont été choisies : le cormier, le chêne liège, le chêne chevelu, le cyprès de Provence et surtout le pin parasol qui présenterait une plus forte résistance et résilience à un incendie.

Depuis le lancement du label, 64 projets ont vu le jour dans le domaine forestier mais aussi plusieurs dans le secteur agricole. Les secteurs des transports ou encore du bâtiment, pourraient prochainement être concernés, selon le ministère de la Transition écologique.

Réactions4 réactions à cet article

 

Replanter des forêts c'est bien lorsque cette compensation écologique vient en dernier lieu après tous les efforts fait par l'entreprise, ce qui semble être le cas dans l'exemple décrit ci-dessus.
Mais il faudrait que les forêts et bois existants ne soient pas, en parallèle détruits par la voracité des promoteurs (c'est le cas chez moi) ou par une exploitation excessive des forêts.

On a, en fait, une politique à 2 vitesses : on communique beaucoup sur les quelques actions vertueuses alors que la banalité ambiante est la destruction. Et l'impression qui reste pour le non averti est que "les choses avancent" !

FV77380 | 08 février 2021 à 09h40
 
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Ce qui est étonnant c'est que personne ne parle des prairies permanentes qui absorbent autant de carbone qu'une foret replantée.
Au niveau biodiversité elles peuvent accueillir 60 espèces végétales et faunistique au m2 contre 10 dans une foret.
De plus elles ont l'avantage de nourrir sans frais et naturellement les animaux qui la pâturent. De plus selon le PNUE, le pastoralisme "- la production extensive de bétail dans les pâturages - offre d'énormes avantages à l'humanité et devrait être considéré comme un élément majeur de la transition mondiale vers une économie verte »/…./
e pastoralisme durable dans les écosystèmes de grands pâturages libres / …/ préserve la fertilité des terres et le carbone présent dans sol, et contribue à la régulation de l'eau et à la conservation de la biodiversité. Les autres avantages qu'il présente se trouvent sous la forme de produits alimentaires de grande valeur. "

ouragan | 08 février 2021 à 10h30
 
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Sans doute intéressant sur le principe et les variétés retenues. Toutefois quel intérêt de créer un bois avec des arbres alignés ? Ne reproduit-on pas les erreurs du passé ?

JEJE | 08 février 2021 à 12h14
 
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Une forêt de résineux qui ne crame pas tous les 100 ans, c'est pas normal du tout.
Faut remplacer par des érables, ça pousse aussi vite et ça crame plus difficilement, autrement il y a toute la panoplie d'autres feuillus tout aussi intéressants.

pemmore | 08 février 2021 à 13h56
 
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