En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Bee Friendly : un label pour promouvoir les produits respectueux des abeilles

Agroécologie  |    |  Rachida BoughrietActu-Environnement.com

Au Salon de l'Agriculture à Paris, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), syndicat représentant 22.000 apiculteurs, a lancé le 24 février le label européen "Bee Friendly" pour promouvoir "les produits respectueux" des abeilles et des pollinisateurs en déclin.

Ce label est lancé en partenariat avec les organisations apicoles européennes Unaapi (Italie) et Epba (Allemagne). Il a été élaboré par "un collège d'experts" de l'abeille, de l'agriculture biologique et de l'industrie agroalimentaire.

Son objectif est de sensibiliser les producteurs et les entreprises fabriquant et distribuant "des produits de la vie quotidienne à l'enjeu majeur que représente la survie de l'abeille, indicateur de la qualité de l'environnement" et de les inciter à mettre en place des pratiques "ayant un impact positif sur les pollinisateurs et leurs écosystèmes".

Le label a été présenté en présence du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. "Des négociations vont être engagées pour faire en sorte d'améliorer cette coexistence nécessaire entre les pollinisateurs et les productions agricoles". La démarche Bee Friendly s'inscrit dans "le dialogue", a souligné le ministre. Le label est "un élément d'un processus en France plus large" qui comprend le plan ministériel pour une apiculture durable, lancé en février 2013, a ajouté M. Le Foll.

   
Label Bee Friendly © Unaf
 
   

Ce label "va permettre aux agriculteurs de mieux valoriser leurs efforts", a souligné Olivier Belval, président de l'Unaf en pointant à nouveau "l'impact des pesticides" sur la baisse des populations d'abeilles et de la production de miel française. "Depuis 1995, 30% de nos colonies d'abeilles sont à renouveler " alors que les insectes pollinisateurs et l'abeille "engendrent 35% de nos ressources alimentaires", a indiqué M. Belval. Le chiffre d'affaires induit est estimé à 153 milliards d'euros par an dans le monde.

Sans pesticide néonicotinoïde et sans OGM

Pour protéger l'abeille,"la solution passe par l'information des consommateurs" via le label qui identifie les pratiques agricoles et les produits "non dommageables pour les pollinisateurs", a-t-il ajouté.

Pour ce faire, Bee Friendly répond à un cahier des charges "rigoureux" qui comprend 27 exigences "précises et mesurables". Parmi elles, l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes et pyréthrinoïdes (alpha-cypermétrine, matière active du Fastac…). Trois néonicotinoïdes (la clothianidine, l'imidaclopride et le thiaméthoxam) ont été suspendus fin 2013 par la Commission européenne pour deux ans. Il s'agit des substances actives des insecticides Gaucho, Cruiser, Poncho ou Cheyenne. Le cahier des charges prévoit l'utilisation de certains traitements phytosanitaires durant la nuit quand les abeilles dorment.

Il interdit en revanche d'utiliser des OGM y compris dans l'alimentation animale. Il prévoit également l'aménagement de zones de préservation de la biodiversité (augmentation des haies et surfaces fleuries), et "encourage le dialogue de terrain", ajoute Olivier Belval, en favorisant le partenariat avec les apiculteurs locaux.

En rayon fin 2014

Pour l'heure, le label a été développé sur deux types de produits : les fruits et légumes de Demain la terre, association de producteurs en agriculture raisonnée, ainsi que les produits laitiers "Les 2 Vaches" (bio). En France, les premiers produits labellisés seront commercialisés d'ici fin 2014.

La marque allemande Sternenfair a lancé dès décembre 2012 ses briques de lait labellisées puis en novembre 2013 ses plaquettes de beurre. Ces entreprises pionnières ont participé à la conception du cahier des charges, a indiqué M. Belval.

Réactions5 réactions à cet article

 

C'est bien, en particulier que le label soit accessible aux producteurs qui respectent des cahiers des charges en agriculture raisonnée. Ca remet les choses à leur juste place en quelque sorte. Par contre, si j'avais été en conférence de presse, je leur aurais demandé le rapport entre les OGM et la santé des abeilles...

BrunoV | 26 février 2014 à 12h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

BONJOUR ,LA CAUSE EST NOBLE ET JE LA SOUTIEN J AI DES RUCHES SUR MA PROPRIETE, MAIS FAUT IL UN LABEL EN ANGLAIS POUR MARQUER LES ESPRITS ,NE SOMMES NOUS PAS ASSEZ ENVAHIS DANS NOS SALLES DE CINEMA , LA FRANCE L ETENDARD DE LA FRANCOPHONIE...DANIEL..MERCI DE ME LIRE ..

daniel MEYER | 28 février 2014 à 14h39
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Le choix d'un nom anglais me laisse pantois. Les promoteurs de cette dénomination affirment que la langue anglaise est la mieux comprise. Ce choix, probablement issu de la tête de commerciaux acculturés, reflète un manque total de vision d’envergure historique et des lacunes linguistiques abyssales. Cette invasion affligeante de l’anglais est très importante car, non seulement il participe à la "macdonalisation" de la France, comme l'aurait souligné le Lituanien Julien Greimas, mais favorise l’hégémonie étatsunienne et sa cohorte de pollutions. La langue est une forme de pouvoir.
Deux mots anglais sur trois sont d'origine latine et le latin est la langue de référence de l'Europe et celle de culture, au moins jusqu'au XXe siècle, comme le sanskrit en Inde. "Apiculture" est un nom anglais. Pourquoi alors ne pas avoir choisi un nom formé sur une racine latine compréhensible par tous comme « apis », voire grecque comme «melissa »? « Apis Amici », les amis de l’abeille, a au moins l’avantage de se prononcer à la française.
Je ne proposerai pas un nom gaulois pour des raisons de communication bien que « ruche » soit un nom d'origine gauloise.
Ce label n'est pas le bienvenu sur le territoire de la République où le français est langue obligatoire, et où grec, gaulois et latin sont ses langues matricielles.

Chiomara | 06 mars 2014 à 17h12
 
Signaler un contenu inapproprié
 

MERCI ..CHIOMARA ,VOTRE COMMENTAIRE ME REJOINS ....,MON COMMENTAIRE DU 28 FEV ,.....ARRETONS AUSSI LES GRANDES CULTURES SOJA ET MAIS , HERBICIDES ET PESTICIDES 'POUR LES DEUX PREMIER DONNE MAUVAIS GOUT AU MIEL ,POUR LE RESTE « POISON » Y COMPRIS POUR LES HUMAINS ..MERCI ..!!!!

daniel meyer | 06 mars 2014 à 23h41
 
Signaler un contenu inapproprié
 

On ne trouve plus guere d'abeilles mais les zagriculteurs arrachent toujours des haies...les fleurs ici dans nos prairies des pissenlits
Le discours est beau la realité toute autre chez nous les zecolocrates nous font des cantiques sur le loup mais parlent peu des abeilles autrement plus importantes.......Le frelon asiatique est il un pollinisateur ??

firmin | 08 mai 2014 à 07h20
 
Signaler un contenu inapproprié
 

Réagissez ou posez une question à la journaliste Rachida Boughriet

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- disposant d'un porte-monnaie éléctronique
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partagez sur…